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Sommaire des consultations sur les valeurs maximales d'éléments nutritifs dans les aliments pour porcs

Commentaires des répondants
et réponses de l'ACIA

Du 23 novembre au 23 décembre 2016

Sur cette page

Introduction

En se fondant sur les nombreuses consultations, les activités de recherche et les initiatives de conception et de planification effectuées au cours des dernières années afin d'améliorer la façon dont l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) mène ses opérations. L'agence progresse quant aux cinq priorités stratégiques visant à préserver la salubrité des aliments, la santé des animaux et la protection des végétaux, afin d'améliorer la santé et le bien-être des Canadiens, la protection de l'environnement et la prospérité de l'économie.

Afin de maximiser les capacités de l'Agence à traiter des risques d'aujourd'hui et à l'avenir, tous les efforts effectués par l'ACIA s'aligneront sur ces cinq priorités :

  1. Outils de réglementation moderne : Les outils de réglementation moderne de l'ACIA, qui sont axés sur les résultats avec de nouveaux outils de conformité et de promotion, appuient le rôle de l'Agence envers la protection des aliments, des végétaux et des animaux du Canada, tout en facilitant l'innovation de nouveaux produits.
  2. Intégration du risque : Les décisions et les mesures entreprises par l'ACIA sont axées sur les risques et sont fondées sur les données scientifiques. Les nouveaux outils de gestion, d'analyse et de surveillance des risques de l'Agence contribuent à informer l'allocation des ressources et l'établissement de priorités d'application tout en améliorant la capacité de l'ACIA de s'adapter rapidement et à répondre à de nouveaux risques dans un environnement mondial en pleine évolution.
  3. Inspections cohérentes et efficaces : Une approche d'inspection unique axée sur les résultats en matière de réglementation et appuyée par du soutien et des outils mobiles contribuera à plus d'efficacité et d'agilité pour intervenir en cas de risques émergents.
  4. Priorité aux outils et services numériques : Privilégier la voie électronique pour demander et recevoir des services de la part de l'ACIA par l'entremise d'applications comme Mon ACIA et Demandez à l'ACIA, appuiera la conformité des industries aux exigences réglementaires tout en aidant à la gestion et à la prévention de risques à la salubrité des aliments.
  5. Chef de file mondial : La collaboration de l'ACIA avec des partenaires internationaux appuiera l'élaboration de normes et de règles internationales, l'équité dans les pratiques commerciales, l'utilisation accrue de la technologie, la coopération en matière de réglementation et l'amélioration de l'accès aux marchés pour les industries.

La modernisation du Règlement de 1983 sur les aliments du bétail (le Règlement) tient compte de ces priorités afin d'en tirer avantage pour l'industrie collective des aliments du bétail au Canada, qui comprend les éleveurs, les fabricants commerciaux d'aliments du bétail, les détaillants, les importateurs, les exportateurs, les fabricants d'ingrédients, et les transformateurs de produits alimentaires. En plus d'assurer l'harmonisation avec les autres régimes internationaux de réglementation des aliments du bétail, la modernisation maintient l'objectif d'assurer que les règlements soient axés sur les résultats, efficaces, et le plus souples possibles tout en continuant d'assurer que les aliments pour le bétail soient salubres et contribuent à la production et à l'entretien de bétail sain et d'aliments d'origine animale salubres et qu'ils ne posent pas de risque considérable à l'environnement.

La surveillance de la teneur en éléments nutritifs dans les aliments destinés aux animaux n'est qu'un aspect du Règlement qui fait l'objet d'un examen dans le cadre du projet global de modernisation. Le tableau 4 de l'Annexe I a été créé et intégré dans le Règlement de 1983 sur les aliments du bétail dans les années 1980 comme mécanisme permettant d'exempter certains groupes d'aliments du bétail de l'enregistrement obligatoire. Actuellement, si un aliment complet comporte des éléments nutritifs qui s'inscrivent dans les limites indiquées dans le tableau 4, ou si un supplément possède un mode d'emploi qui ferait en sorte qu'un aliment complet fournirait des éléments nutritifs qui s'inscrivent dans les limites indiquées dans le tableau 4, l'aliment pour animaux peut donc être exempté d'enregistrement. Les aliments pour animaux qui comportent des éléments nutritifs qui s'inscrivent hors des limites indiquées dans le tableau 4 et qui ne répondent à aucun des critères d'exemption supplémentaires doivent être évalués et enregistrés auprès de l'ACIA avant leur fabrication et leur mise en vente.

Les valeurs présentées dans le tableau 4 n'ont plus la même pertinence nutritionnelle qu'au moment de sa publication initiale. Les intervenants croient également que le tableau 4 fait obstacle à l'innovation pour de nouveaux aliments du bétail; toutefois, un grand nombre de limites maximales d'éléments nutritifs qui figurent actuellement dans le tableau 4 doivent être prises en considération puisqu'elles ont des répercussions sur la santé et la sécurité.

L'ACIA a entrepris une consultation du 23 novembre au 23 décembre 2016 concernant une proposition sur les valeurs maximales d'éléments nutritifs dans les aliments destinés aux porcs. Il a également été suggéré que le tableau 4 soit retiré du Règlement et ne serve plus de facteur déclencheur pour l'enregistrement des aliments du bétail en fonction d'étendues précisées de contenu en éléments nutritifs. Finalement, la proposition a indiqué que ces valeurs maximales d'éléments nutritifs seraient ajoutées dans un document qui sera incorporé, par renvoi, au Règlement afin d'offrir la souplesse nécessaire pour modifier les listes en temps opportun, au besoin.

Le présent rapport vient consolider et résumer les commentaires reçus à l'égard de la proposition sur les valeurs maximales d'éléments nutritifs dans les aliments pour porcs et la réponse de l'ACIA à ces commentaires.

L'ACIA tient à remercier chacun des participants aux activités de consultation pour le temps qu'ils ont consacré au processus de consultation et pour avoir fait part de leurs points de vue.

À propos de la consultation

Le mode de consultation principal était composé de la préparation et la publication de la Proposition – Valeurs maximales d'éléments nutritifs dans les aliments destinés aux porcs sur le site Web de l'ACIA ainsi que la sensibilisation directe des intervenants de l'industrie, des partenaires gouvernementaux et des membres du personnel de l'ACIA. 27 commentaires écrits ont été reçus en réponse à la proposition sur les valeurs maximales d'éléments nutritifs dans les aliments pour porcs.

Ce que nous avons entendu

Profil des répondants

Tableau 1 : Profil des répondants
Catégorie de répondant Répartition
Industrie des aliments du bétail – individus 13
Industrie des aliments du bétail – associations 4
Producteurs de bétail – individus 3
Producteurs de bétail – associations 0
Autres 3
Gouvernement (fédéral et provincial du Canada) 4
Total 27

Les commentaires des associations de l'industrie des aliments du bétail représentent les fabricants canadiens et américains d'aliments pour animaux, ainsi que certaines plus grandes organisations de fournisseurs d'ingrédients d'aliments pour animaux. L'Association canadienne des industries de l'alimentation animale représente 90 % des aliments du bétail commerciaux fabriqués au Canada, alors que l'association américaine représente environ 75 % des aliments du bétail commerciaux fabriqués aux États-Unis. Les « Autres » figurant dans le tableau ci-dessus comprenaient une société d'experts-conseils, un fabricant de produits alimentaires et une association nationale de l'industrie alimentaire.

Messages clés des répondants

La nouvelle approche à l'égard de la surveillance présentée dans cette proposition a suscité beaucoup d'intérêt parmi les répondants. Alors que les intervenants ont présenté plusieurs suggestions pour améliorer la proposition sur les valeurs maximales d'éléments nutritifs pour les aliments pour porcs, l'ACIA n'a reçu aucun commentaire indiquant un total désaccord à l'approche réglementaire proposée.

Les répondants ont indiqué qu'ils étaient d'accord avec le concept de discontinuer l'utilisation du tableau 4 comme moyen d'exempter les aliments pour animaux à l'enregistrement, mais ont toutefois également soulevé certaines préoccupations concernant la proposition, y compris :

Une discussion plus détaillée concernant ces préoccupations ainsi que les réponses de l'ACIA sont présentées ci-dessous.

Les commentaires reçus de la part des producteurs de bétail rejoignent les préoccupations exprimées par d'autres intervenants et se concentrent principalement sur les répercussions que certaines des valeurs proposées pourraient avoir sur leurs pratiques de production et sur les animaux. Ils ont également souligné l'importance de maintenir la flexibilité concernant certaines valeurs d'éléments nutritifs qui peuvent excéder les besoins nutritionnels des porcs pour assurer la croissance optimale et la reproduction.

Rétroactions concernant la proposition sur les valeurs maximales d'éléments nutritifs dans les aliments pour porcs

Portée de la proposition

La portée de l'examen du tableau 4 a été décrite dans la proposition comme l'établissement des valeurs d'éléments nutritifs qui peuvent avoir une incidence sur la santé et la sécurité du bétail en question, des humains et de l'environnement, la détermination des valeurs d'éléments nutritifs qui appuient un objectif nutritionnel contrairement à un objectif thérapeutique et la détermination des valeurs d'éléments nutritifs qui peuvent produire des résidus dans l'aliment résultant qui pourraient être nuisible aux consommateurs des produits. 5 répondants ont présenté des rétroactions sur la portée déclarée de la présente proposition. 4 répondants ont laissé entendre que les valeurs maximales proposées pour certains éléments nutritifs se fondaient plutôt sur les préoccupations du rendement de l'animal et non sur les préoccupations concernant la santé de l'animal, ce qui va donc au-delà de la portée de la présente proposition. 1 répondant était incertain de la façon dont les préoccupations à l'égard de la sécurité au travail pour les humains seraient traitées en ce qui concerne l'utilisation de microprémélanges et de macroprémélanges fortement concentrés.

Réponse de l'ACIA

Lors de cette évaluation ayant pour but de proposer des niveaux maximaux d'éléments nutritifs, l'ACIA a examiné des études scientifiques pour déterminer le niveau maximal tolérable du point de vue de la santé des animaux pour ensuite vérifier si ces niveaux d'éléments nutritifs pourraient représenter une préoccupation à l'égard de la salubrité des aliments, concernant une utilisation thérapeutique, ou environnementale pour les travailleurs. Les éléments nutritifs administrés à des niveaux pouvant avoir un effet néfaste sur le bétail sont généralement observés en premier lorsque la réduction du rendement des animaux, comme l'efficacité alimentaire, survient. Par conséquent, il était raisonnable de tenir compte du rendement animal dans le cadre de l'examen à titre d'indicateur de la santé animale.

En ce qui concerne les aliments du bétail qui peuvent contenir des niveaux concentrés d'éléments nutritifs (comme les microprémélanges et les macroprémélanges), le mode d'emploi pour mélanger continuerait d'être requis sur les étiquettes des aliments du bétail afin d'indiquer les valeurs maximales d'éléments nutritifs à respecter lors de la préparation des aliments complets. L'étiquetage adéquat permettra la préparation et l'utilisation sécuritaire de rations pour les porcs et réduira possiblement les risques d'exposition néfaste aux travailleurs ainsi que les risques d'excédent aux valeurs maximales en éléments nutritifs.

Suggestions de points à améliorer

En ce qui concerne les éléments nutritifs particuliers et leurs valeurs maximales, dans plusieurs cas les répondants ont indiqué que les valeurs proposées étaient trop faibles, par rapport aux pratiques actuelles de l'industrie et aux expériences de nutritionnistes quant à la formulation des régimes pour les espèces de porcs.

Réponse de l'ACIA

L'ACIA apprécie le temps consacré par les intervenants pour présenter les descriptions détaillées et les justifications de leurs pratiques de production, de leurs étapes de croissance et de leurs préoccupations concernant les valeurs maximales proposées d'éléments nutritifs. L'ACIA reconnaît ces points de vue et, dans bien des cas, est d'accord pour augmenter certaines valeurs maximales d'éléments nutritifs en réponse à ces commentaires, comme décrit de façon plus approfondie ci-dessous.

Étapes de croissance

La proposition indiquait les étapes de croissance suivantes pour les porcs :

Étapes de croissance des porcs
Catégorie Exigence proposée
Début 3 à 5 Kg
6 à 10 Kg
11 à 20 Kg
Croissance 21 à 50 Kg
Finition 51 à 80 Kg
Plus de 80 Kg
Truies taries Reproduction
Truies en lactation En lactation

Bien que 2 répondants ressentaient que les catégories proposées étaient adéquates et étaient d'accord avec l'approche proposée, 6 répondants ont indiqué des préoccupations envers la catégorisation des âges des porcs proposée. Ces répondants ont par la suite suggéré des solutions de rechange pour les étapes de croissance afin de refléter les pratiques de l'industrie, comme les suivantes :

Réponse de l'ACIA

L'ACIA convient qu'il est possible que les catégories énoncées dans la proposition ne reflètent pas les pratiques actuelles de l'industrie des porcs et procédera aux modifications concernant les étapes de croissance des porcs comme suit afin d'être harmonisée au document de 2012 du CNRC :

Porcs
Catégorie Étapes de croissance révisées
Début Moins de 7 kg
7 à 11 kg
11 à 25 kg
Croissance 25 à 50 kg
50 à 75 kg
Finition 75 à 100 kg
100 à 135 kg
Truies taries Dry
Truies en lactation En lactation
Verrats sexuellement actifs Verrats

Bien que les verrats ne soient pas particulièrement identifiés comme étant une catégorie dans la proposition, ils figurent dans le document du CNRC de 2012. Puisqu'aucune préoccupation particulière envers la toxicité des éléments nutritifs pour les verrats n'a été identifiée, l'ACIA prévoit d'ajouter une catégorie additionnelle de porcs pour ensuite ajouter des valeurs maximales d'éléments nutritifs pour les verrats sexuellement actifs. De plus, étant donné les similarités entre les verrats et les truies en lactation en ce qui concerne leur taille, leurs exigences en éléments nutritifs et leurs utilisations en matière de production alimentaire, il a été proposé d'orienter les valeurs maximales en éléments nutritifs pour les verrats sur celles pour les truies en lactation.

Si les pratiques de production continuent de changer au fil du temps, des modifications aux étendues d'âge pourront se faire de façon plus opportune puisque l'intention de l'ACIA est d'incorporer par renvoi ces étendues dans le Règlement.

Macro-minéraux

Sommaire des rétroactions : niveaux de calcium et de phosphore
Élément nutritif Nombre de répondants ayant présenté des commentaires Nombre de répondants en accord avec les valeurs proposées Nombre de répondants en désaccord – Sommaire des commentaires
Calcium (Ca) 10 3 4 – Les répondants ont indiqué que la valeur proposée était trop faible et ont suggéré d'utiliser la recommandation du CNRC d'un rapport de CA : P de 1,25 : 1, ce qui augmenterait donc la valeur maximale de Ca à 1,25 %.
2 – Les répondants ont laissé entendre qu'il n'existe aucune préoccupation pour la santé animale et que des niveaux plus faibles pourraient entraîner des anomalies squelettiques.
1 – Le répondant a suggéré de maintenir la valeur maximale qui figure actuellement dans le tableau 4.
Phosphore (P) 6 5 1 – Le répondant a indiqué qu'il n'existait aucune préoccupation envers la santé animale ou la toxicité de cet élément nutritif, ce qui veut donc dire qu'aucune valeur maximale ne devrait être établie.

Réponse de l'ACIA

Rapport calcium-phosphore (Ca : P)

Le document de 2005 du CNRC indique un rapport optimal de Ca : P comme étant de 1 :1 à 1,25 : 1. Avec l'utilisation d'un rapport de Ca : P alimentaire de 1,3 : 1 à 2 :1, les porcs ne démontrent aucune réaction négative envers le rendement de la croissance ou les caractéristiques des os lorsqu'exposés à différents niveaux de phosphore alimentaire allant jusqu'à 0,9 %. Le phosphore en excès du taux tolérable maximal (TTM) suggéré par le CNRC de 1 % entraîne une réduction quadratique de l'efficacité de l'utilisation des aliments dans les porcs en croissance (CNRC, 2005). Selon ces renseignements, la valeur maximale pour le calcium sera ajustée (voir ci-dessous) afin de permettre des formulations alimentaires contenant un rapport de Ca : P de jusqu'à 2 :1.

Calcium

Après avoir examiné attentivement et pris en considération les valeurs suggérées de tous les répondants, l'ACIA entend modifier les valeurs maximales de calcium dans les aliments pour porcs à 2 % pour toutes les catégories.

Ces niveaux permettront la formulation d'aliments pour porcs dans l'ensemble de l'étendue optimale du rapport de Ca : P tout en respectant le TTM pour le phosphore de 1 %. Les modifications proposées pour les valeurs maximales de calcium permettront d'augmenter la souplesse des pratiques variables en matière d'alimentation des animaux et à la diversité génétique et permettront aussi de prévenir certains troubles métaboliques liés à la nutrition.

Phosphore

En général, les répondants étaient d'accord avec les valeurs maximales proposées pour le P qui sont harmonisées au TTM pour la santé animale de 1 % du document du CNRC (2005). De plus, l'augmentation du P alimentaire cause des répercussions négatives à l'environnement.

Sommaire des rétroactions : niveaux de magnésium, de sodium, de potassium et de soufre
Élément nutritif Nombre de répondants ayant présenté des commentaires Nombre de répondants en accord avec les valeurs proposées Nombre de répondants en désaccord – Sommaire des commentaires
Magnésium (Mg) 11 0 6 – Les répondants ont suggéré que la valeur proposée était inutilement faible et ont proposé de maintenir la valeur maximale indiquée dans le tableau 4 de 0,3 %.
5 – Les répondants ont laissé entendre qu'il n'existe aucune préoccupation envers la santé animale ou la toxicité de cet élément nutritif qui peut être utilisé pour aider à diminuer le comportement agressif des porcs.
Sodium (Na) 5 4 1 – Le répondant a indiqué que la valeur maximale est déjà trop élevée et suggère de maintenir la valeur maximale indiquée dans le tableau 4 de 0,8 %.
Potassium (K) 8 1 3 – Les répondants ont indiqué que la valeur maximale figurant actuellement dans le tableau 4 de 2 % était suffisante pour toutes les catégories et devrait être maintenue.
3 – Les répondants ont laissé entendre que la valeur maximale proposée devrait être augmentée à 3 % puisqu'il n'existe aucune préoccupation de toxicité.
1 – Le répondant a suggéré d'arrondir la valeur proposée à soit 2 ou 3 % pour toutes les catégories.
Soufre (S) 11 0 5 – Les répondants ont laissé entendre que la valeur maximale était trop faible et ont suggéré d'utiliser la valeur maximale du CNRC de 0,4 % à la place.
3 – Les répondants ont indiqué que limiter le soufre à 0,2 % pour les porcs de début limiterait l'utilisation de sulfate de lysine.
3 – Les répondants ont proposé de n'établir aucune valeur maximale pour cet élément nutritif puisque les niveaux retrouvés dans certains ingrédients alimentaires sont difficiles à contrôler et ont laissé entendre qu'il n'existait pas assez d'appuis scientifiques afin de proposer un niveau maximal.

Réponse de l'ACIA

Magnésium

L'incorporation du Mg dans l'alimentation du bétail était traditionnellement utilisée pour éviter les troubles métaboliques associés à la carence en Mg. Le document du CNRC (2005) recommande un TTM de 0,24 % dans les aliments pour les porcs; toutefois, les commentaires reçus concernant la réduction proposée de la valeur maximale de Mg de 0,3 à 0,2 % indiquent que la réduction est véritablement inutile et que la valeur actuelle de 0,3 % devrait être maintenue. L'utilisation de niveaux supérieurs à 0,2 % peut causer la diarrhée osmotique, mais celle-ci est aisément traitée selon les répondants. L'utilisation de niveaux s'élevant jusqu'à 0,3 % a pour effet d'améliorer la qualité de la carcasse puisque les muscles sont relâchés; il a aussi été démontré que la couleur du porc est améliorée par la supplémentation de Mg à court et à long terme. L'amélioration de la capacité de rétention de l'eau des porcs et la réduction de pertes causées par l'égouttement ont aussi été observées à la suite de courtes périodes de supplémentation de Mg avant l'abattage. Autres que les augmentations gérables de selles lâches, des niveaux de Mg s'élevant jusqu'à 0,3 % ne causent aucun effet néfaste. À la suite de ces commentaires et à l'aide des références de documents scientifiques indiquées ci-dessus, l'ACIA maintiendra la valeur maximale de 0,3 % pour le Mg. Références : D'Souza et coll., 1998; D'Souza et coll., 1999; Apple et coll., 2000; Hamilton et coll., 2002; Swigert et coll., 2004; Apple, 2007; O'Driscoll et coll., 2013; Tarsitano et coll., 2013.

Sodium

Étant donné les commentaires reçus de la part des répondants, l'ACIA procédera donc avec les valeurs maximales pour le sodium de 1,1 % identifiées dans la proposition.

Potassium

Selon les documents scientifiques consultés indiquant de faibles préoccupations envers la toxicité pour le potassium dans les aliments pour l'étendue de 2 à 3 % et les commentaires reçus de la part des répondants, l'ACIA modifiera sa proposition à 3 % pour toutes les catégories de porcs.

Soufre

Bien que les jeunes porcs soient plus sensibles à la diarrhée osmotique et à la diarrhée post-sevrage lorsqu'ils sont initialement exposés à des niveaux élevés de soufre dans l'eau ou dans les aliments, ces effets sont généralement temporaires puisque les animaux s'adaptent à des niveaux plus élevés de S de sorte que le rendement n'est pas affecté. En général, les documents scientifiques indiquent que les aliments pour animaux contenant jusqu'à 0,4 % de S sont tolérés; à l'heure actuelle, il n'existe pas assez de données afin de suggérer qu'un niveau plus élevé serait toléré. Ainsi, l'ACIA fixera la valeur maximale pour le soufre pour les porcs à 0,4 % pour toutes les étapes de production selon les recommandations du CNRC (2005) et les commentaires reçus de la part des répondants.

Oligo-éléments

Sommaire des rétroactions : niveaux de cobalt, de cuivre, d'iode et de fer
Élément nutritif Nombre de répondants ayant présenté des commentaires Nombre de répondants en accord avec les valeurs proposées Nombre de répondants en désaccord – Sommaire des commentaires
Cobalt (Co) 5 5 0
Cuivre (Cu) 9 4 3 – Les répondants ont indiqué que la valeur proposée était trop élevée et ont suggéré d'utiliser celle déjà indiquée dans le tableau 4 de 125 mg/kg en raison de préoccupations environnementales.
2 – Les répondants ont contesté les avantages d'augmenter la valeur maximale et ont suggéré que la valeur proposée pourrait seulement être imposée à l'alimentation des porcs de début.
Iode (I) 7 5 2 – Les répondants ont indiqué que des niveaux plus élevés d'iode peuvent être utilisés pour améliorer la détection de l'œstrus dans les truies. La valeur maximale proposée était donc trop faible et devrait être augmentée à au moins la valeur maximale actuelle de 10 mg/kg.
Fer (Fe) 6 6 0

Réponse de l'ACIA

Cobalt

Étant donné qu'aucune objection concernant les niveaux de cobalt n'a été énoncée, l'ACIA procédera donc avec les valeurs maximales pour le cobalt identifiées dans la proposition.

Cuivre

La consultation auprès de la Direction des médicaments vétérinaires (DMV) de Santé Canada au sujet de la résistance aux antibiotiques et de son association à la résistance aux métaux suggère que l'augmentation de la teneur en cuivre dans des aliments du bétail n'est pas justifiée à ce temps. Des études ont permis d'identifier des mécanismes possibles pour l'acquisition ou la transmission de cette résistance. L'augmentation des valeurs maximales augmenterait probablement l'émergence et la propagation de la résistance aux antimicrobiens (RAM). La DMV a recommandé de maintenir ou de réduire encore plus la teneur maximale actuelle de 125 mg/kg pour les aliments pour les porcs. Un aliment contenant la quantité maximale de 125 mg/kg est déjà 12 à 25 fois plus élevé que les exigences nutritionnelles basales, selon l'étape de production du porc. Compte tenu de cette recommandation et de celles des répondants qui ont indiqué qu'il est inutile d'augmenter la teneur maximale de cuivre, l'ACIA modifie sa proposition d'une teneur maximale de cuivre à 125 mg/kg pour tous les aliments pour porcs.

Iode

Les exigences alimentaires en iode du CNRC (2012) de 0,14 kg/mg d'aliment pour toutes les catégories de porcs sont équivalentes à 0,04 mg/jour pour les porcs de 5 à 7 kg et à 0,84 mg/jour pour les truies an lactation. L'ACIA procédera donc avec une valeur maximale de 4 mg/kg. Cette quantité fournit un tampon 30 fois plus élevé pour la formulation d'aliments contenant des substances goitrigènes et des facteurs antinutritionnels, comme, par exemple, des glucosinolates (Lüdke and Schöne, 1988; Schöne et coll., 1988; Schöne et coll., 1990; Schone et coll., 2006; Berk et coll., 2008).

L'hypertrophie de la thyroïde a été démontrée à dans des aliments dont la concentration était supérieure à 4 mg/kg (Newton and Clawson 1974; Schöne 1999; Schone et coll., 2006; Berk et coll., 2008; Franke et coll., 2008). Comprendre 10 mg/kg d'iode dans l'alimentation de porcs de croissance et de finition a entraîné une augmentation doublée ou triplée du contenu musculaire d'iode selon la source de l'iode, tandis que les augmentations en contenu musculaire d'iode lorsqu'alimentation contenait seulement 4 mg/kg n'étaient pas considérablement différentes. Les tissus d'organes, en particulier ceux du foie et des reins, accumulent l'iode à un degré plus élevé que les muscles (Schöne, 1999; Schone et coll., 2006; Franke et coll., 2008; Li et coll., 2012).

Aucune référence n'a été retrouvée à l'appui de l'utilisation de niveaux élevés d'iode alimentaire dans la détection de l'œstrus dans les truies, comme il avait été indiqué par deux répondants comme justification du maintien de la valeur maximale de 10 mg/kg. Djurdjevic et coll. (1992) n'a observé aucun avantage à la supplémentation de plus de 1 mg/kg d'iode aux jeunes truies à différentes étapes de leur cycle de reproduction.

Fer

Étant donné qu'aucune objection concernant les niveaux de fer n'a été énoncée, l'ACIA procédera donc avec les valeurs maximales pour le fer identifiées dans la proposition.

Sommaire des rétroactions : niveaux de manganèse, de sélénium et de zinc
Élément nutritif Nombre de répondants ayant présenté des commentaires Nombre de répondants en accord avec les valeurs proposées Nombre de répondants en désaccord – Sommaire des commentaires
Manganèse (Mn) 7 6 1 – Le répondant a indiqué que ce niveau était trop faible et devrait être augmenté à 500 mg/kg pour les porcelets, 1 000 mg/kg pour les porcs en croissance et de finition et 2 000 mg/kg pour les porcs adultes. Ce répondant a aussi laissé entendre que l'établissement d'une valeur maximale pour cet élément nutritif était hors de la portée de ce projet puisque le niveau était fondé sur les gains quotidiens moyens réduits et non sur la santé animale.
Sélénium (Se) 14 2 12 – Les répondants ont exprimé des préoccupations concernant les mesures de contrôles nécessaires pour respecter la valeur totale exigée. Les suggestions ont compris l'augmentation de la concentration à 0,5 mg/kg, 0,6 mg/kg ou à 1 mg/kg et de maintenir les besoins fondés sur la « quantité ajoutée » plutôt que sur la « quantité totale ».
Zinc (Zn) 14 1 11 – Les répondants ont suggéré l'augmentation de la valeur maximale, par exemple à 2 000 à 3 000 mg/kg, afin d'aider à prévenir la diarrhée et de promouvoir la croissance.
2 – Les répondants ont laissé entendre que la valeur maximale proposée était trop élevée étant donné la possibilité d'augmentation de l'émergence et de la propagation de pathogènes résistants aux antibiotiques associée à l'utilisation de niveaux élevés de zinc et suggèrent que la valeur maximale actuelle de 500 mg/kg devrait être maintenue.

Réponse de l'ACIA

Manganèse

Bien que des gains quotidiens moyens aient été observés dans Matrone et coll. (1959), ceci a été attribué à l'anémie plutôt qu'à un effet direct causé par le manganèse. Toutefois, l'anémie a été prolongée et exaspérée par l'interférence du manganèse avec la formulation d'hémoglobine. Étant donné la sensibilité des porcelets à l'anémie, l'ACIA maintiendra le niveau maximal de manganèse dans l'alimentation des porcs de début à 125 mg/kg. Toutefois, selon les commentaires des répondants, l'ACIA modifiera le niveau maximal à 1000 mg/kg pour toutes les autres catégories afin d'être harmonisée à la tolérance maximale du document du CNRC (2005).

Sélénium

L'établissement de teneurs maximales en sélénium en fonction d'une ration alimentaire totale plutôt qu'en fonction d'un apport en sélénium est conforme aux modalités d'établissement des normes régissant tous les nutriments. De récents travaux réalisés par Environnement et Changement climatique Canada dans le cadre du Plan de gestion des produits chimiques mettent en évidence la nécessité d'appliquer des mesures de gestion des risques de sorte à diminuer les rejets de sélénium dans les eaux causés ou influencés par les humains. Cela devrait inclure les rejets provenant de l'agriculture, dont les rejets d'aliments pour animaux. Une norme basée sur la teneur totale en sélénium plutôt que sur un apport en sélénium ajouté limite les apports dans les aliments pour animaux, diminuant ainsi les rejets de l'agriculture. Elle règle par ailleurs la nécessité de limiter le transfert de sélénium aux aliments d'origine animale destinés à la consommation humaine. L'ACIA a communiqué à la Direction des aliments de Santé Canada des données sur le transfert de sélénium contenu dans des aliments pour animaux aux aliments d'origine animale destinés à la consommation humaine. Santé Canada a indiqué qu'une teneur totale en sélénium de 1 mg/kg dans une ration ne devrait pas donner lieu à des concentrations préoccupantes de sélénium dans les aliments d'origine animale destinés à la consommation humaine. Les données communiquées par l'ACIA étaient tirées d'études sur la présence du sélénium d'origine biologique et minérale dans les rations et tenaient compte des taux de sélénium intrinsèque et de sélénium ajouté dans les rations. Les commentaires des intervenants indiquaient qu'une teneur maximale totale en sélénium de 1 mg/kg était réalisable. La proposition initiale d'une teneur maximale totale en sélénium de 0,5 mg/kg dans les rations pour porcs sera modifiée à 1 mg/kg à 88% de matière sèche, ce qui est conforme aux observations des intervenants et à l'analyse de Santé Canada.

Zinc

La consultation auprès de la Direction des médicaments vétérinaires (DMV) de Santé Canada au sujet de la résistance aux antibiotiques et de son association à la résistance aux métaux suggère que l'augmentation de la teneur en zinc dans des aliments du bétail n'est pas justifiée à ce temps. Des études ont permis d'identifier des mécanismes possibles pour l'acquisition et la transmission de cette résistance. L'augmentation des valeurs maximales augmenterait probablement l'émergence et la propagation de la résistance aux antimicrobiens (RAM). La DMV recommande la réduction des niveaux maximaux actuels de zinc de 500 mg/kg à 150 mg/kg pour les porcs, conformément aux recommandations de l'ACIA et du domaine public. Cette réduction serait bénéfique de sorte à diminuer les possibilités d'émergence et de propagation de RAM selon les connaissances actuelles sur la supplémentation de métaux et des mécanismes de co-résistance aux antibiotiques. Le niveau maximal de 150 mg/kg de zinc est 2 à 4 fois plus élevé que les exigences nutritionnelles basales pour les porcs. La DMV reconnaît que l'utilisation de zinc dans le traitement ou la prévention de la diarrhée dans les porcelets est un objectif thérapeutique vétérinaire. L'utilisation de zinc à cette fin nécessiterait l'approbation de la DMV. L'ACIA modifie sa proposition d'une teneur maximale en zinc à 150 mg/kg pour les aliments pour toutes les catégories de porcs.

Vitamines

Sommaire des rétroactions : niveaux de vitamine A, de vitamine D, de vitamine E et de vitamine C
Élément nutritif Nombre de répondants ayant présenté des commentaires Nombre de répondants en accord avec les valeurs proposées Nombre de répondants en désaccord – Sommaire des commentaires
Vitamine A (Vit A) 14 0 14 – Les répondants ont laissé entendre que la valeur maximale proposée était trop faible puisqu'il n'existe aucune preuve de toxicité ou de préoccupations envers la santé des animaux et ont suggéré de modifier la valeur proposée de 12 000 UI/kg à 20 000 UI/kg, selon les catégories.
Vitamine D (Vit D) 9 8 1 – Le répondant a laissé entendre que la valeur maximale était trop faible puisqu'il n'existe aucune preuve d'effets néfastes à des niveaux plus élevés et a suggéré que la valeur soit augmentée à 3 500 UI/kg.
Vitamine E (Vit E) 6 3 2 – Les répondants ont laissé entendre qu'aucune valeur maximale ne devrait être établie puisqu'il est très coûteux de nourrir des niveaux élevés de cette vitamine et que cela ne serait donc pas effectué.
1 – Le répondant a suggéré l'utilisation de la valeur recommandée par le CNRC de 2 000 UI/kg afin d'assurer le niveau de souplesse le plus élevé pour l'industrie.
Vitamine C (Vit C) 4 4 0

Réponse de l'ACIA

Vitamine A

De nombreux répondants ont indiqué que le niveau maximal de 6 500 UI/kg pour les porcs en croissance et en finition est trop faible et certains ont indiqué qu'ils n'ont observé aucun enjeu sur le terrain. La santé animale n'est pas la préoccupation causée par la vitamine A dans les aliments pour les porcs en croissance et en finition. L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) (2008; 2013) a identifié que le foie est le seul aliment d'origine animale dont la consommation pose un risque aux consommateurs adultes. Un examen complet de la corrélation entre la consommation de vitamine A et les réserves de vitamine A dans le foie des porcs a été mené par l'EFSA (2008). Selon les corrélations déclarées et les données sur le contenu de vitamine A dans le foie de porc du Fichier canadien sur les éléments nutritifs (21 650 UI/100 g [écart-type : 3 334,623; n=13]), une estimation à la limite supérieure de confiance à 95 % indique un contenu de vitamine A dans un aliment pour animaux d'environ 7 200 UI/kg dans l'alimentation des porcs. Une valeur maximale modifiée pour la vitamine A pour les aliments pour porcs en croissance et en finition de 10 000 UI/kg est proposée selon les commentaires des répondants et des analyses additionnelles. Cela dit, l'ACIA demandera un examen des niveaux de vitamine A dans les foies à la Direction des aliments de Santé Canada.

Pour les truies en reproduction et en lactation, les enjeux associés au rendement reproductif, aux recommandations génétiques de l'éleveur et à la gestion de l'alimentation ont été identifiés par de nombreux répondants, indiquant ainsi qu'une valeur unique pour toutes les catégories de truies de 12 000 à 15 000 UI/kg représenterait mieux les pratiques de l'industrie. Selon ces commentaires et leur relation aux porcs de marché, une modification aux valeurs maximales pour la vitamine A pour les truies taries et en lactation de 15 000 UI/kg est proposée.

La valeur maximale proposée de 16 000 UI/kg pour le contenu en vitamine A dans la ration de porcs de début (porcelets) semble se trouver dans l'étendue des pratiques alimentaires actuelles de l'industrie puisqu'aucun commentaire particulier n'a été effectué contre cette valeur qui offre la souplesse nécessaire pour les étendues d'ingestion d'aliments nécessaires au cours des étapes de début de la production. Cette valeur maximale est aussi harmonisée à celle proposée par l'EFSA (2008; 2013).

Vitamine D

La majorité des répondants étaient d'accord avec l'augmentation de la valeur maximale de vitamine D à 2 200 UI/kg d'aliment, qui est harmonisée à la valeur maximale d'alimentation à long terme de plus de 60 jours du document du CNRC (1987). Un répondant a soulevé des travaux plus récents (Wilborn et coll., 2004) dans le cadre desquels des porcs en finition ont été nourris d'aliments contenant 40 000 et 80 000 UI de vitamine D3/kg (tels que consommés) pendant 44 et 51 jours avant l'abattage et pour lesquels des effets néfastes sur les gains quotidiens moyens étaient seulement observés dans le groupe de traitement de 80 000 UI. Bien que ces recherches soient plus récentes, elle ne traite aucunement d'intervalles d'alimentation de plus de 60 jours. Les observations se trouvent dans l'étendue de celles du document du CNRC de 1987 qui indiquait que l'alimentation de niveaux s'élevant jusqu'à 33 000 UI dans les aliments pendant moins de 60 jours peut être tolérée sans effets néfastes sur la santé animale. La valeur de 2 200 UI/kg d'aliment proposée, harmonisée à la valeur maximale d'alimentation à long terme de plus de 60 jours du document du CNRC (1987), est 2,5 à 14,7 fois plus élevée que les exigences en vitamine D pour différentes catégories de porcs du document du CNRC (2012) et est 10 % plus élevée que la valeur maximale fixée par la Commission européenne.

Vitamine E

L'ACIA est d'accord avec l'avis des répondants qu'une augmentation de la valeur maximale proposée ne présente aucun risque à la santé animale ou à la salubrité des aliments et pourrait être bénéfique pour la santé des animaux. Par conséquent, l'ACIA convient d'augmenter les valeurs maximales proposées de vitamine E à 2 000 UI/kg pour toutes les catégories de porcs, ce qui harmonisera avec l'étendue supérieure au lieu de l'étendue inférieure proposée par le CNRC (1987).

Vitamine C

Étant donné qu'aucune objection n'a été soumise concernant l'élimination de la vitamine C de la liste des valeurs maximales d'éléments nutritifs, l'ACIA supprimera donc la vitamine C de la liste des valeurs maximales d'éléments nutritifs de la proposition.

Autres commentaires des répondants

Règlement visant la fabrication d'aliments du bétail préparés selon la formule du client

En plus des modifications suggérées par les intervenants et résumées ci-dessus, l'ACIA a reçu des demandes supplémentaires au sujet de la situation à venir sur les critères d'exemption visant la formulation du client. 4 répondants ont indiqué qu'ils souhaitent que l'ACIA maintienne la flexibilité que procurent à l'industrie les critères actuels concernant la préparation d'aliments selon la formule du client, y compris l'accès à des outils sécuritaires pour obtenir les concentrations élevées d'éléments nutritifs dans les aliments du bétail, à la demande de l'acheteur.

Réponse de l'ACIA

Actuellement, l'exemption à l'égard des formules des clients permet aux fabricants d'établir la formule des aliments du bétail, à la demande de leur client, en dehors des étendues d'éléments nutritifs figurant dans le tableau 4 sans nécessiter d'enregistrement préalable à la mise en marché par l'ACIA. Étant donné que les étendues d'éléments nutritifs du tableau 4 seront supprimées du Règlement et remplacées par une liste de valeurs maximales d'éléments nutritifs établie en ce qui concerne la santé animale, la santé humaine et la protection de l'environnement, il n'est donc pas prévu de permettre la fabrication d'aliments ayant des valeurs maximales supérieures à celles indiquées, quelles que soient les circonstances. Pour les intervenants qui souhaiteraient fabriquer des aliments avec un ou plusieurs éléments nutritifs au-delà des valeurs maximales établies, une demande visant à modifier la valeur maximale devra être présentée à l'ACIA ainsi que les données à l'appui prouvant la salubrité de l'aliment en question. Veuillez consulter la Proposition consolidée, « Aliments préparés selon la formule du client ou selon la formule-conseil » sous la rubrique « Autorisations – Aliments mélangés ».

Prochaines étapes

L'ACIA prépare actuellement une proposition réglementaire officielle en vue d'une publication dans la Partie I de la Gazette du Canada qui tiendra compte des commentaires reçus concernant l'ensemble des propositions énoncées lors de la consultation, des réunions publiques, des ateliers et des présentations d'intervenants et d'autres activités de sensibilisation qui ont eu lieu au cours du projet. Une ébauche de la liste des Valeurs maximales d'éléments nutritifs dans les aliments pour porcs sera disponible aux fins d'examen public au moment de la publication dans la Gazette du Canada.

Annexe I - Valeurs maximales d'éléments nutritifs dans les aliments pour porcs

Catégories de porcs
Catégorie Valeur proposée Valeur révisée
Début 3 à 5 kg
6 à 10 kg
11 à 20 kg
moins de 7 kg
7 à 11 kg
11 à 25 kg
Croissance 21 à 50 kg 25 à 50 kg
50 à 75 kg
Finition 51 à 80 kg
plus de 80 kg
75 à 100 kg
100 à 135 kg
Truies taries Reproduction Taries
Truies en lactation En lactation En lactation
Verrats sexuellement actifs Aucune modification proposée Verrats

Macro-minéraux

Calcium (Ca)
Catégorie Niveau proposé
(% à 88 % MS)
Niveau révisé
(% à 88 % MS)
Toutes 1 2
Phosphore (P)
Catégorie Niveau proposé
(% à 88 % MS)
Niveau révisé
(% à 88 % MS)
Toutes 1 1
Magnésium (Mg)
Catégorie Niveau proposé
(% à 88 % MS)
Niveau révisé
(% à 88 % MS)
Toutes 0,2 0,3
Sodium (Na)
Catégorie Niveau proposé
(% à 88 % MS)
Niveau révisé
(% à 88 % MS)
Toutes 1,1 1,1
Potassium (K)
Catégorie Niveau proposé
(% à 88 % MS)
Niveau révisé
(% à 88 % MS)
Début (3 à 5 kg) 3 3
Début (6 à 10 kg) 2,8 3
Début (11 à 20 kg) 2,6 3
Croissance (21 à 50 kg) 2,3 3
Croissance (51 à 80 kg) 1,9 3
Finition (plus de 80 kg) 1,7 3
Truies taries 2 3
Truies en lactation 2 3
Verrats sexuellement actifs Aucune valeur maximale proposée 3
Soufre (S)
Catégorie Niveau proposé
(% à 88 % MS)
Niveau révisé
(% à 88 % MS)
Début (3 à 5 kg) 0,2 0,4
Début (6 à 10 kg) 0,4 0,4
Début (11 à 20 kg) 0,4 0,4
Croissance 0,4 0,4
Finition 0,4 0,4
Truies taries 0,4 0,4
Truies en lactation 0,4 0,4
Verrats sexuellement actifs Aucune valeur maximale proposée 0,4

Oligo-éléments

Cobalt (Co)
Catégorie Niveau proposé
(mg/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(mg/kg à 88 % MS)
Toutes 1 1
Cuivre (Cu)
Catégorie Niveau proposé
(mg/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(mg/kg à 88 % MS)
Toutes 250 125
Iode (I)
Catégorie Niveau proposé
(mg/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(mg/kg à 88 % MS)
Toutes 4 4
Fer (Fe)
Catégorie Niveau proposé
(mg/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(mg/kg à 88 % MS)
Toutes 750 750
Manganèse (Mn)
Catégorie Niveau proposé
(mg/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(mg/kg à 88 % MS)
Début 125 125
Croissance 125 1 000
Finition 125 1 000
Truies taries 125 1 000
Truies en lactation 125 1 000
Verrats sexuellement actifs Aucune valeur maximale proposée 1 000
Sélénium (Se)
Catégorie Niveau proposé
(mg/kg totaux à 88 % MS)
Niveau révisé
(mg/kg totaux à 88 % MS)
Toutes 0,5 (total) 1 (total)
Zinc (Zn)
Catégorie Niveau proposé
(mg/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(mg/kg à 88 % MS)
Début 1 000 150
Croissance 1 000 150
Finition 1 000 150
Truies taries 1 000 150
Truies en lactation 1 000 150
Verrats sexuellement actifs Aucune valeur maximale proposée 150

Vitamines

Vitamine A
Catégorie Niveau proposé
(UI/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(UI/kg à 88 % MS)
Début 16 000 16 000
Croissance 6 500 10 000
Finition 6 500 10 000
Truies taries 12 000 15 000
Truies en lactation 7 000 15 000
Verrats sexuellement actifs Aucune valeur maximale proposée 15 000
Vitamine D
Catégorie Niveau proposé
(UI/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(UI/kg à 88 % MS)
Toutes 2 200 2 200
Vitamine E
Catégorie Niveau proposé
(UI/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(UI/kg à 88 % MS)
Toutes 1 000 2 000
Vitamine C
Catégorie Niveau proposé
(UI/kg à 88 % MS)
Niveau révisé
(UI/kg à 88 % MS)
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