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Une nouvelle façon d'évaluer le risque

Mars 2019

Dans un monde où les risques, l'innovation et les nouvelles technologies ne cessent d'évoluer, l'ACIA sait que nous devons nous adapter et devenir plus efficaces et souples.

L'ACIA a toujours tenu compte du risque dans le cadre de ses activités de surveillance. Par exemple, l'ACIA réalise chaque année des enquêtes sur la spongieuse et d'autres espèces réglementées pour informer l'analyse du risque phytosanitaire, afin d'orienter les plans d'intervention, qui pourraient comprendre des restrictions sur les importations au Canada. Pour ce qui est de la salubrité des aliments, l'Agence procède à un échantillonnage ciblé de certains produits de poisson importés en fonction des antécédents de conformité des envois antérieurs. Dans le domaine de la santé des animaux, la surveillance des oiseaux sauvages et d'élevage aide à déceler la présence de l'influenza aviaire et à mettre au point des plans d'intervention.

Malgré tout, les risques auxquels sont exposés les aliments, la santé des animaux et les végétaux continuent d'évoluer à un risque effarant. Parallèlement, l'industrie canadienne est en train de devenir plus efficace et plus novatrice pour livrer concurrence dans une économie mondiale.

C'est dans ce contexte que l'ACIA a évolué dans sa façon de gérer les risques. Elle aide l'industrie à faire face à la concurrence mondiale et adopte la technologie pour offrir des services plus efficaces et mieux adaptés aux besoins.

« Notre Agence améliore sa capacité de recueillir, d'analyser et d'utiliser de manière efficace les données dans le cadre de son processus décisionnel, souligne Alyssa Daku, responsable de la gestion des risques à l'ACIA. Il sera primordial de poursuivre la collecte d'information sur les risques afin de pouvoir cibler les secteurs qui présentent les plus grandes menaces pour la salubrité des aliments. »

L'ACIA a travaillé en collaboration avec le milieu universitaire, les industries et des partenaires gouvernementaux pour créer un outil permettant de réaliser des inspections selon une approche cohérente et efficace. Le Modèle d'évaluation du risque axé sur les établissements (ERE) utilise des données, ainsi qu'un algorithme mathématique, pour évaluer le niveau de risque que présentent les établissements de transformation des aliments agréés par le gouvernement fédéral pour les consommateurs canadiens.

ERE – Fonctionnement

Le modèle d'ERE met en évidence les secteurs à risque élevé de même que les établissements dans lesquels les inspecteurs devraient passer plus ou moins de temps. En utilisant les données de conformité scientifiques et les renseignements propres à l'établissement recueillis à partir des questionnaires remis aux établissements agréés, le modèle d'ERE évalue une installation et détermine son niveau de risque. On peut ainsi facilement cerner les établissements ou les secteurs qui demandent plus d'attention.

On recueille l'information auprès des établissements au moyen de questionnaires et des évaluations de conformité de l'ACIA. Les données sont utilisées aux fins de l'ERE, qui établira le profil de risque de chaque établissement.

Pénétrer le marché mondial

Le modèle d'ERE a déjà retenu l'attention sur la scène internationale. Food Microbiology, une revue scientifique qui se spécialise dans la publication d'information et de résultats de recherches les plus récents, publiait l'automne dernier un article consacré au modèle d'ERE de l'ACIA.

« L'ACIA est fière de faire connaître le modèle d'ERE à la communauté scientifique, explique Aline Dimitri, chef adjointe de la salubrité des aliments à l'ACIA. La mise en valeur de notre travail et de notre méthode nous permet d'obtenir une rétroaction de nos homologues. »

L'ACIA examinera et actualisera le modèle d'ERE de façon continue en se fondant sur des données scientifiques, la technologie et l'évaluation des risques. Ce modèle a été conçu de manière à ce qu'il puisse s'adapter rapidement aux tendances mondiales et scientifiques émergentes, aux nouveaux risques et aux changements apportés dans les établissements.

Pour en savoir plus

Personnel de l'ACIA dans une usine de transformation des aliments.

Ouvrir la voie dans le secteur des produits laitiers

La collecte de données dans le secteur laitier est terminée : il s'agira du premier secteur dont les résultats de l'ERE seront intégrés aux inspections – prévues pour l'automne 2018. Les inspecteurs de l'ACIA pourraient ainsi se rendre plus souvent dans certaines installations laitières et moins souvent dans d'autres. La fréquence d'inspection et les tâches réalisées varieront selon la catégorie de risque, parmi les 4 catégories établies, correspondant à l'installation.

Conformément à une approche d'inspection axée sur les risques, les établissements à risque plus élevé (catégories 1 et 2) devraient faire l'objet d'une surveillance plus étroite, alors que les établissements à risque moindre (catégories 3 et 4) nécessitent une surveillance moins stricte. Un nouvel établissement laitier dont on n'a pas établi la catégorie de risque devra faire l'objet d'une inspection prioritaire. Les catégories de risque déterminent l'ampleur et la fréquence minimale des inspections : au moins une inspection complète est exigée tous les 30 mois dans les établissements à faible risque, alors qu'une inspection complète sera réalisée une fois l'an dans les établissements à risque élevé.

Avant la mise en œuvre du modèle, des séances d'information spécialisées seront offertes aux parties réglementées afin qu'elles puissent poser des questions et donner leur rétroaction.

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