Guide pour l'examen ante-mortem

Bien que le Règlement sur la salubrité des aliments au Canada (RSAC) est entré en vigueur le 15 janvier 2019, d'autres exigences seront introduites en 2020 et 2021 selon le produit alimentaire, le type d'activité et la taille de l'entreprise. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez les échéances pour le RSAC.

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Buts de l'examen ante mortem (tri)

Tel que décrit dans les Normes pour l'examen et l'inspection ante mortem, l'examen ante mortem (tri) doit être effectué par l'exploitant sur tous les animaux/troupeaux, qu'ils soient d'origine domestique ou étrangère, dans les 24 heures précédant l'abattage. Si, pour une quelconque raison, il n'a pas été possible d'abattre ces animaux à l'intérieur de cette période, on doit les examiner de nouveau avant l'abattage. Il est de la responsabilité de l'exploitant de présenter à l'inspection ante mortem de l'ACIA, les animaux/troupeaux destinés à l'abattage. Les procédures d'examen ante-mortem décrites dans ce document rencontrent les exigences des articles 137 et 138 du Règlement sur la salubrité des aliments au Canada et les Normes pour l'examen et l'inspection ante mortem.

Il faut se rappeler qu'il y a d'importantes raisons pour effectuer un examen ante mortem (tri) sur les animaux/troupeaux et vous devez en tenir compte au moment de faire votre examen. Cette examen sert à :

  1. Identifier les animaux/troupeaux qui montrent des signes évidents de maladie ou d'anomalie rendant la carcasse impropre à la consommation humaine. Cela vous permet également d'identifier les animaux atteints d'une maladie qui ne présentent ni symptômes ni lésions pathologiques à l'inspection post-mortem (par exemple, un animal atteint de rage présente des signes caractéristiques à l'ante mortem mais aucune lésion détectable à l'inspection post-mortem régulière).
  2. Identifier les animaux/troupeaux qui pourraient présenter un risque pour les personnes qui manipulent les carcasses (par exemple, les cas de teigne).
  3. Identifier les animaux/troupeaux qui sont soupçonnés d'être affectés d'une maladie ou d'une condition qui pourrait rendre la carcasse impropre à la consommation humaine.
  4. Identifier les animaux/troupeaux qui sont susceptibles d'avoir reçu des médicaments tels que des antibiotiques ou d'autres substances chimiothérapeutiques pouvant entrainer la contamination des carcasses.
  5. Identifier les animaux/troupeaux qui pourraient poser des difficultés particulières lors de l'habillage et résulter en des carcasses fortement contaminées durant les procédures d'éviscération.
  6. Identifier les animaux qui sont soupçonnés d'avoir une maladie à déclaration obligatoire ou une maladie animale exotique (par exemple, l'influenza aviaire et la tuberculose sont des maladies à déclaration obligatoire alors que la fièvre aphteuse est une maladie exotique puisqu'elle n'est pas présente au Canada).
  7. Identifier les animaux/troupeaux suspects qui requièrent une ségrégation et doivent être abattus séparément. Sont inclus dans cette catégorie les animaux qui sont ordonnés à l'abattage.
  8. Juger si les animaux peuvent être envoyés à l'abattage, de telle façon que les animaux morts ou mourants ne puissent se retrouver sur le plancher d'éviscération.
  9. Identifier les animaux qui ont besoin d'être traités de façon particulière pour prévenir la cruauté (par exemple, un animal avec une fracture).

Veuillez ne pas oublier que des responsabilités supplémentaires concernant le bien-être animal se retrouvent dans le Règlement sur la salubrité des aliments au Canada, le règlement sur la Santé des animaux et  sont expliquées plus en détail dans les documents de référence sur le bien-être animal. Ceux-ci traitent des soins et de la manipulation des animaux pour alimentation humaine et peuvent aussi être considérés lors de l'étape de l'examen ante-mortem.

Examen des animaux

Vous allez incorporez dans votre Plan de Contrôle Préventif (PCP) les dispositions pour un examen et tri ante mortem complet.

Votre premier examen consiste à observer et à détecter les animaux qui présentent des anomalies visibles. Donc, vous devez d'abord savoir reconnaître un animal normal. La section qui suit vous indique comment reconnaître les animaux qui doivent être séparés des autres.

Comment faire votre examen

Il est extrêmement  important que vous développiez une approche standardisée pour votre examen, de façon à ce que tous les animaux soient observés complètement, et ce, de façon constante. Les bonnes pratiques sont d'examiner les animaux dès leur arrivée.

Les animaux qui ne sont pas en cageot doivent être observés au repos et en mouvement. Les deux côtés, le devant et l'arrière de l'animal doivent être examinés.

Lorsque le tri se fait en enclos, on devrait s'assurer de respecter les mêmes exigences tout en assurant la sécurité de la personne qui examine. On peut aussi examiner les animaux en mouvement lorsqu'ils quittent le parc d'attente au lieu de le faire au déchargement.

Les espèces en cageots devraient être observées directement dans leur cage/cageot, que cela soit sur le convoyeur ou non. Tel que décrit dans votre plan de contrôle préventif, vous examinerez, à l'aire de réception vivante, un échantillon de l'envoi qui a été choisi afin de représenter fidèlement  la santé général du troupeau de l'envoi entier.

« L'envoi » doit être défini par le titulaire de licence. La définition devrait permettre d'atteindre tous les objectifs d'un examen ante mortem. Présentement, un envoi correspond aux oiseaux transportés  ensemble dans un chargement.  Lorsqu'il y a plusieurs remorques pour un seul chargement, chaque remorque doit être échantillonnée séparément. Certains établissements reçoivent de petits envois de fermes. Dans certaines circonstances la ferme et l'établissement se retrouvent sur les mêmes lieux.  On permettra de considérer  plusieurs  petits chargements pour un tel transport rapide  comme un seul envoi par heure si les oiseaux ont été élevés dans les mêmes  conditions d'élevage  et que cette pratique ne soulèvera pas de préoccupations de salubrité des aliments ou de bien-être animal.

Pour la volaille et les lapins, examinez un échantillon de 5-10% de l'envoi d'animaux pour alimentation humaine destinés à l'abattage ainsi que la fiche d'élevage, afin d'atteindre tous les objectifs de l'examen ante mortem. Même si les oiseaux sont capturés de façon aléatoire à la ferme, les conditions de ventilation et météorologiques auxquels ils sont exposées varient au cours du transport; toutes les parties d'un envoi devraient être échantillonnées pour l'examen ante mortem.

Le titulaire de licence doit présenter à l'ACIA un échantillon de l'envoi pour inspection. La taille de l'échantillon à être présenté à l'ACIA pour inspection est déterminée par l'inspecteur  vétérinaire avec autorité de supervision local. L'ACIA peut exiger que tout l'envoi soit présenté et peut alors choisir un échantillon à inspecter. A la discrétion de l'ACIA, les oiseaux peuvent être présentés pour inspection par l'inspecteur vétérinaire de l'ACIA et/ou  l'inspecteur désigné de l'ACIA dans une aire désignée pour l'inspection. Quelque fois des envois entiers peuvent être retenus pour une inspection détaillée par l'inspecteur vétérinaire.

Veuillez ne pas oubliez de revoir, selon le cas, le document d'information concernant l'animal pour alimentation humaine (par exemple la fiche d'élevage pour la volaille  et le document d'information concernant les équidés) pour vérifier s'il est complet et exact. Le titulaire de licence doit informer le vétérinaire avec autorité de supervision de ses constatations.

Symptômes à détecter

Quels sont les différents types d'anomalies auxquels vous devriez porter une attention particulière au moment du triage ante mortem? En général, tous les animaux qui s'écartent de la normale devraient être mis à part pendant le triage ante mortem. On fait quelques exceptions pour certaines anomalies d'importance mineure, comme une vache avec une seule corne ou un trayon surnuméraire, un porc sans queue, des éraflures superficielles, etc. Selon l'espèce, le type d'animal (càd  animal de marché ou animal de réforme) et le risque relatif associé avec certains écarts, le vétérinaire officiel peut déterminer que certains écarts  n'ont pas à être ségrégués afin de rencontrer l'intention du règlement. Une telle exception doit être discutée avec le vétérinaire avec autorité de supervision de l'établissement et doit être bien documentée dans votre PCP. 

Votre travail est de reconnaître les anomalies. Il est donc primordial que vous reconnaissiez ce qui est normal quand vous examinez un animal. Cela peut prendre un certain temps et avec l'expérience vous apprendrez à juger quelles conditions doivent être soumises à un médecin vétérinaire officiel pour une inspection détaillée. Afin d'avoir une référence facile, il est recommandé d'afficher  dans l'aire d'examen ante mortem des photos de maladies, en particulier pour les maladies animales exotiques et étrangères.

Généralement, les anomalies qui font que l'animal doit être isolé au moment du tri appartiennent à l'une ou l'autre des catégories suivantes :

  • respiration anormale;
  • comportement anormal;
  • démarche anormale;
  • posture anormale;
  • écoulement anormal ou protrusion par les orifices naturels;
  • coloration anormale;
  • apparence anormale; et
  • odeur anormale.

Avisez le personnel d'inspection lorsque des animaux malades sont retrouvés dans un lot car le restant du lot pourrait être affecté de la même maladie  (par exemple maladie respiratoire chez le porc). Aussi est-il important d'aviser le vétérinaire officiel de l'ACIA lorsqu'il y un taux élevé de mortalité à l'arrivée.

Voici quelques précisions sur chacune de ces catégories d'anomalies.

N'hésitez pas à demander de l'aide afin d'apprendre à bien juger et à reconnaître des anomalies.

Respiration anormale

Lorsque la respiration ne se fait pas normalement, c'est habituellement le rythme de la respiration qui est affecté. On peut aussi parfois constater une toux sévère et de la difficulté à respirer. Des exemples d'anomalies de la respiration sont :

  • chercher son air  et éternuer
  • difficulté respiratoire démontrée par un cou en extension et la respiration par la gueule
  • toux fréquente

Le point le plus important est de se rappeler que, si la respiration vous semble anormale, l'animal devrait être isolé.

Comportement anormal

Les comportements anormaux sont très importants dans certaines maladies très graves comme la rage et l'empoisonnement par le plomb. Les symptômes d'un comportement anormal sont :

  • un animal qui pousse avec sa tête contre un mur;
  • un animal qui marche en cercles;
  • un animal qui attaque en fonçant vers les objets;
  • un animal qui a une expression d'anxiété dans le regard;
  • un animal qui agit de façon très agressive.
  • un animal/oiseau qui a une expression d'abattement dans le regard;
  • un animal/oiseau qui est séparé du troupeau ; et
  • Un oiseau avec un torticolis ou avec un cou dévié (neurologique), une tête penchée, une perte de coordination, une tête retenue proche du corps ou dévié sur le dos

Les animaux qui se comportent de façon anormale devraient être isolés au moment de l'examen ante mortem. Ce problème mérite une attention toute particulière afin que l'animal ne présente pas un danger pour les humains ou autres animaux.

Démarche anormale

Quand un animal a une démarche anormale ou évite de se déplacer, cela indique habituellement qu'il ressent une douleur quelque part. L'animal peut souffrir d'une douleur aux pattes mais peut aussi avoir mal à la poitrine ou à l'abdomen. Cela peut aussi signifier qu'il souffre de troubles nerveux.

Posture anormale

Un animal avec une posture anormale :

  • peut se tenir debout avec le ventre rentré;
  • peut se coucher avec la tête repliée sur le côté, le long du corps;
  • peut se tenir debout avec les membres antérieurs étirés vers l'avant;
  • peut se tenir debout avec la tête et le cou en extension; et
  • peut être incapable de se lever.

Ce sont là des exemples de postures anormales. Avec l'expérience, vous reconnaitrez rapidement la posture normale des animaux. Il arrive parfois qu'un animal normal adopte une posture qui ressemble à celle d'un animal malade : par exemple, une vache qui est restée couchée longtemps peut s'étirer et étendre ses membres devant elle comme on le voit dans certaines maladies; aussi, les bovins qui sont couchés ont parfois la tête tournée le long du corps. Chez les animaux normaux, ces postures disparaissent si on stimule l'animal.

La posture anormale la plus fréquente est bien sûr observée chez les animaux « à terre » (downer). Les animaux « à terre » sont les animaux qui ne peuvent pas se tenir debout ou qui peuvent seulement se lever pour de très courtes périodes. Ces animaux doivent être traités de façon à ne pas leur causer de souffrance indue et sont habituellement isolés dès l'examen ante mortem initial. S'ils ne peuvent être isolés, on doit prendre le temps nécessaire pour s'en occuper immédiatement et arrêter les opérations s'il le faut. Après l'inspection par le vétérinaire, les animaux « à terre » doivent être insensibilisés sur place si le fait de les déplacer leur cause des souffrances indues. Une fois insensibilisés, ils doivent ensuite être déplacés vers une aire de saignée appropriée.

Écoulements anormaux ou matériel faisant protrusion par les orifices naturels

Un animal/oiseau normal ne présente pas d'écoulement ou de matériel faisant protrusion par ses orifices naturels. Voici des exemples d'écoulements anormaux ou de protrusions :

  • écoulement nasal;
  • diarrhée colorée ou sanglante;
  • salivation très abondante;
  • placenta qui pend par la vulve;
  • patte d'un veau sortant de la vulve;
  • intestin qui fait protrusion par le rectum;
  • utérus qui fait protrusion par la vulve; et
  • excroissance à un œil.

Coloration anormale

Les colorations anormales sont en général moins importantes que les autres anomalies; vous devez quand même être attentif à les surveiller. Exemples :

  • zones noires sur la peau des porcs
  • zones rouges sur la peau claire (inflammation)
  • zones bleu foncé, par exemple lors de la gangrène du pis
  • coloration jaune du blanc de l'œil ou de la peau (jaunisse)
  • décoloration bleuâtre des crêtes et des barbillons « chez la volaille».

Apparence anormale (conformation)

Ces cas sont fréquents. Chaque fois qu'il y a une modification par rapport à la conformation normale d'un animal/oiseau, la possibilité d'une maladie existe. Par exemple :

  • tuméfaction de la peau (abcès)
  • enflure autour de la tête et des yeux et œdème 
  • articulations ou os enflés
  • nombril enflé
  • pis très enflé
  • ventre ballonné
  • pattes enflées
  • mâchoire enflée (« lumpy jaw »)
  • abdomen inférieur en forme de poire (qui pend vers le bas)
  • gonflement des nœuds lymphatiques (glandes) sous la peau 
  • dermatite ou autres lésions de la peau.

Il est parfois utile de comparer les deux côtés de l'animal pour trouver les asymétries. Tout animal qui présente l'une de ces anomalies ou une anomalie semblable devrait être isolé pour examen vétérinaire.

Odeur anormale

C'est habituellement difficile à détecter à l'examen ante mortem. On peut détecter à l'occasion des odeurs de tabouret des champs, de médicaments ou d'abcès perforés. Votre devoir sera alors de détenir les animaux suspects pour examen vétérinaire.

Que devez-vous faire quand vous constatez une anomalie?

Dans tous les cas où vous constatez qu'un animal présente une ou plusieurs de ces anomalies vous devriez :

  • isoler l'animal; et
  • aviser le médecin vétérinaire  de l'ACIA responsable.

Veuillez ne pas oublier que vous pourriez possiblement avoir à mettre en œuvre des mesures supplémentaires/ spécifiques selon les résultats de votre examen ante-mortem ou selon les instructions du représentant de l'ACIA suite aux constatations révélées par leur(s) inspection(s) ante mortem. Par exemple :

  • si l'abattage immédiat est nécessaire pour des raisons de bien-être animal
  • si l'abattage immédiat est nécessaire parce qu'une maladie spécifiques est suspectée
  • si l'animal /le troupeau devrait être retenu et échantillonné parce qu'il y a une suspicion de résidu chimique
  • si une maladie animale exotique (MAE) est suspectée, vous mettrez en œuvre votre plan d'urgence pour les MAE.

Que devez-vous faire quand vous avez un animal/troupeau réacteur?

Lorsque des animaux/troupeaux  sont identifiés comme des réacteurs, vous les  isolerez dans l'attente des instructions de l'ACIA subséquentes à son inspection ante mortem détaillée. A moins d'un abattage immédiat pour des raisons de bien-être animal, tous les réacteurs seront abattus séparément, en dehors de l'abattage régulier, préférablement à la fin de la journée, et l'identité de l'animal/troupeau est bien préservée tout au cours de l'éviscération.

Selon le cas, le plancher d'abattage, l'équipement, les enclos, etc, qui ont été utilisés pour retenir ou déplacer les réacteurs pourront nécessiter un lavage et une désinfection  en profondeur. Dans le cas des oiseaux, les camions et cageots utilisés pour transporter les oiseaux seront complétement lavés et désinfectés.

Que devez-vous faire lorsque vous avez un animal/troupeau suspect?

Tous les animaux/troupeaux suspects seront gérés de façon appropriée selon les directives du vétérinaire de l'ACIA. Tous les animaux /troupeaux seront identifiés de façon appropriée durant tout le processus d'abattage, càd de l'aire de réception jusqu'à l'inspection finale de la carcasse.

À moins que l'abattage immédiat soit nécessaire pour des raisons de bien-être animal, tout suspect sera abattu séparément, en dehors de l'abattage régulier préférablement à la fin de la journée, et l'identité de l'animal/troupeau est bien préservée tout au cours de l'éviscération.

Selon le cas, le plancher d'abattage, l'équipement, les enclos, etc, qui ont été utilisés pour retenir ou déplacer les réacteurs pourront nécessiter un lavage et une désinfection en profondeur.

Qu'est-ce que vous devriez inscrire aux dossiers, et comment, après que votre examen ante mortem soit complété?

Vous préparerez et maintiendrez des dossiers dans un format vérifiable conformément aux exigences réglementaires décrites  dans le document Normes pour l'examen et l'inspection ante mortem.

Ces dossiers démontreront :

  • Les constatations de votre examen ante mortem, y compris les écarts observés et les actions prises en conséquence
  • Le nombre de mort à l'arrivée et/ou  de morts dans le bâtiment en une journée (nombre de mort à l'arrivée sur la base d'un lot, par exemple un camion) et l'information associée  détaillant quand ils ont été retrouvés morts, leur identification et quand et comment ils ont été éliminés
  • Le nombre d'animaux/troupeau qui ont dû être tué sans cruauté en une journée (nombre d'animaux/oiseaux sur la base d'un lot, par exemple un camion) et l'information associée  détaillant quand ils ont été retrouvés morts, leur identification et quand et comment ils ont été éliminés
  • Quand les animaux/oiseaux ont été condamnés à l'ante-mortem, l'identité des animaux/oiseaux condamnés incluant l'information concernant combien ont été condamnés  et les détails de quand et comment ils ont été éliminés

De plus, il est de meilleur pratique d'inscrire la date et l'heure où les animaux ont été abattus.

Que devriez-vous faire si des animaux/oiseaux ont besoin d'être retirés ou gardés dans votre établissement?

Si, pour quelque raison que ce soit, les animaux/oiseaux ont besoin d'être retirés de l'établissement, il incombe à l'exploitant d'aviser verbalement l'inspecteur vétérinaire de l'ACIA. De telles pratiques devraient être évitées car il y a potentiellement  un plus grand risque de transmission de maladie dans l'environnement de l'abattoir. Si une telle pratique a lieu, seuls les animaux/oiseaux qui sont en santé peuvent quitter l'établissement. Une exception s'appliquerait pour des animaux/oiseaux qui sont déplacés de l'établissement vers une clinique vétérinaire.

L'exploitant aura aussi besoin d'aviser verbalement l'inspecteur vétérinaire de l'établissement lorsque des animaux/oiseaux ont besoin d'être gardés à l'établissement pour plus de 7 jours. Ceci ne devrait s'appliquer que dans des circonstances exceptionnelles. L'industrie doit avoir la capacité et l'habileté de nourrir les animaux sur une base quotidienne.  L'exploitant peut aussi avoir à réévaluer temporairement certaines normes de bien –être animal (par exemple, le besoin en espace disponible pour chaque animal dans un enclos peut être plus grand que ce qui est nécessaire lors d'une journée normale de production).

Dans les deux cas, il incombe à l'exploitant de satisfaire à toutes les exigences règlementaires applicables  qui assurent que les animaux/oiseaux ne souffrent pas.

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