PI-005 : Chapitre 5 - Procédures d'inspection : Inspection sur pied des pommes de terre de semence

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Table des matières

Personne-ressource

La personne-ressource pour l'examen de ce document est le gestionnaire national, Section des pommes de terre, Division de l'horticulture, Direction générale des politiques et programmes, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

Révision

Cette directive sera mise à jour au besoin. Pour de plus amples renseignements ou des éclaircissements, veuillez communiquer avec l'ACIA.

Approbation

Approuvé par :

Représentant du Comité du contenu espace (date) espace

Directeur, Division de space (date) space

Registre des modifications

Les modifications à ce document auront des numéros consécutifs. Les modifications à ce document seront affichées sur l'intranet de l'ACIA. Pour les documents sur support papier, insérez toutes les modifications, retirez les pages désuètes et assurez-vous de compléter le registre ci-dessous.

Modification

Numéro de la modification :

Modifié par :

Date de la remise pour l'approbation de la modification :

Sommaire de la modification et le nombre de pages modifiées :

Introduction

Le Programme canadien de certification des pommes de terre de semence s'appuie sur un système de déclassement progressif par lequel la classe Matériel nucléaire, testée en laboratoire et exempte de maladie fournit la base pour les générations successives au champ de pommes de terre de semence. Après un maximum de 7 générations au champ, les cultures ne sont plus admissibles pour la vente comme semence. Les pommes de terre de semence sous certification doivent répondre aux exigences du Règlement sur les semences Partie II Pommes de terre de semence. L'éligibilité des cultures de pommes de terre de semence au Programme canadien de certification s'appuie principalement sur les tolérances de réglementation pour les lectures visuelles des maladies et des mélanges de variétés dans la culture, l'historique des champs, de même que l'origine des semences plantées, les épreuves en laboratoire et la documentation justificative.

1.0 Portée

Les procédures décrites dans ce document visent à aider les inspecteurs de l'ACIA lors de l'inspection sur pied des cultures de pommes de terre de semence pour déterminer si elles répondent aux normes énoncées dans le Règlement des semences Partie II et celles à l'Annexe 8 du présent document. Les principaux objectifs de l'inspection sur pied sont :

  • Déterminer l'admissibilité de la culture de l'unité de production pour l'inspection sur pied grâce à l'examen de la demande de déclaration des producteurs de pommes de terre de semence La Demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence – déclaration du producteur (CFIA/ACIA 1317) et la confirmation de la déclaration du producteur.
  • Évaluer et consigner le taux de maladie, la pureté variétale, l'information concernant la rotation des cultures, le type de culture, l'isolement ainsi que l'état général de la culture de pommes de terre de semence.
  • Déterminer l'admissibilité de la culture inspectée à recevoir le statut de pommes de terre de semence et lui attribuer une classe de semence et un numéro unique de certification des récoltes, le cas échéant.

2.0 Références

Eugenia Banks (editor), 2004, Potato Field Guide, Insects, Diseases and Defects, Publication 823, Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, Queens Printer for Ontario, Toronto, Ontario.

Walter R.  Stevenson, Rosemary Loria, Gary D. Franc, and D. P. Weingartner (editors). 2001, Compendium of Potato Diseases. Second Edition, APS Press. American Society of Phytopathology.

Règlement sur les semences, Partie II – pommes de terre de semence, C.R.C., c.1400.

Avis sur les prix de l'ACIA.

Directives :

3.0 Définitions, abréviations et acronymes

Les définitions des termes utilisés dans le présent document se trouvent dans le Glossaire de la protection des végétaux.

Remarque : Bonnes pratiques (BP): Certaines informations dans ce document vont se référer aux Bonnes Pratiques (BP). Les BP sont présentées au lecteur comme une suggestion de pratique à suivre et non pas comme une exigence du programme de l'ACIA basé sur le Règlement sur les semences. Les BP ne sont pas directement liées aux exigences du programme, mais, lorsque approprié, l'ACIA peut recommander l'application de ces pratiques pour minimiser les risques phytosanitaires.

BP - Tout au long du document, les BP seront présentées dans un encadré comme celui-ci.

Dans le cas d'une BP, l'inspecteur peut fournir de l'information à l'établissement, lorsque approprié, mais la BP ne doit pas être considérée par l'établissement comme étant un critère requis.

3.1 Formation pour les inspections sur pied des cultures

Pour être qualifié pour l'inspection des cultures de pommes de terre de semence, l'inspecteur doit avoir complété la formation appropriée, incluant ce qui suit, mais non limité à:

  1. Bien connaître le Règlement sur les semences, Partie II, C.R.C., c.1400 et les directives reliées aux pommes de terre de semence incluant la lecture de la PI-005 : Manuel d'inspection pour la pomme de terre de semence.
  2. Participer à une formation nationale sur les pommes de terre de semence comme celle donnée à Ridgetown.
    • Pour un nouvel inspecteur : sa participation à la formation de Ridgetown est obligatoire (idéalement au cours des deux premières années).
    • Pour un inspecteur expérimenté (plus de trois années d'expérience) : sa participation à la formation de Ridgetown au 5 ans est recommandée afin de faire une révision de ses connaissances. De plus, la participation à cette formation comme chef d'équipe est recommandée pour les inspecteurs ayant une vaste expérience.
  3. Les deux premières années d'inspection doivent se faire en collaboration avec un inspecteur principal/mentor (mentorat/jumelage).
    • Lors de sa première année d'inspection sur pied des pommes de terre, l'inspecteur doit se faire accompagner d'un inspecteur expérimenté.
    • Lors de sa deuxième année d'inspection sur pied des pommes de terre, l'inspecteur doit être sous une supervision périodique et sous mentorat par un inspecteur expérimenté.
  4. Lorsqu'elles sont mises au calendrier, participer à des formations planifiées par la direction générale des opérations et la direction générale des politiques et des programmes avant que la saison d'inspection débute.
  5. Avant de faire seul des inspections sur pied des pommes de terre, les inspecteurs nouvellement formés devraient recevoir une évaluation régionale afin de s'assurer que ceux-ci sont qualifiés pour la conduite d'inspections en solo.

4.0 Demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence

À l'exception de la production de pommes de terre de semence de classe Matériel nucléaire, le formulaire « Demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence – déclaration du producteur (CFIA/ACIA 1317 (Annexe 1) », doit être rempli et présenté par le producteur au bureau de l'ACIA, avec tous les documents justificatifs le, ou avant le 30 juin.

Une demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence peut être faite après le 30 juin, seulement si l'inspecteur de l'ACIA, en consultation avec le superviseur et/ou l'agent régional de programme (ARP), détermine qu'il y a encore du temps pour effectuer l'inspection conformément au Règlement sur les semences Partie II et que le producteur justifie que le délai pour présenter la demande était hors de son contrôle.

Pour la production de pommes de terre de semence de classe Matériel nucléaire, veuillez vous référer au chapitre 6 de la PI-005, ainsi qu'à la directive D-97-08 : Production, conservation, multiplication et certification des pommes de terre de semence de classe Matériel nucléaire.

Pour chaque culture de pommes de terre cultivées sur l'unité de production, dont les cultures de pommes de terre non enregistrées pour la certification, les renseignements suivants doivent être indiqués sur la demande :

  • Numéro du champ (peut être attribué par les inspecteurs de l'ACIA)
  • Les champs enregistrés pour la certification doivent être identifiés par un « X »
  • La variété plantée
  • Le nombre d'hectares planté avec des tubercules ronds (entiers) ou tranchés
  • La classe plantée
  • Le numéro de certification des lots plantés (source des semences)
  • La quantité de semences plantées
  • La date de la plantation
  • La rotation des cultures des 2 années précédentes (historique du champ)
  • L'emplacement du champ (la description officielle de l'emplacement du champ ensemencé lorsqu'il est disponible ou une carte de la région indiquant l'endroit où la culture a été plantée)
  • La signature du producteur et la date à laquelle la demande a été soumise.

En signant la demande, le producteur déclare que :

  • Toutes les cultures de pommes de terre issues de l'unité de production sont inscrites sur la demande;
  • Toutes les cultures de pommes de terre inscrites sur la demande d'inspection sont issues de semence de pommes de terre de classe Fondation ou d'une classe supérieure;
  • Au moins deux des lots de l'unité de production des années précédentes (le cas échéant, voir la D-97-12 pour plus de renseignements) ont été soumis à des tests de laboratoire et trouvés exempts de l'agent pathogène responsable du flétrissement bactérien (Clavibacter michiganensis subsp. sepedonicus). Si un seul lot de pommes de terre de semence a été produit et entreposé, il est acceptable d'avoir des résultats pour un seul lot. Une demande d'inspection pour une unité de production peut aussi être examinée pour fin d'approbation si l'unité de production n'a pas vendu ou planté ses propres lots de semences, c'est-à-dire que les lots ont été commercialisés à d'autres fins que pour la semence comme par exemple, vendu pour la consommation ou la transformation, ou encore, s'il s'agit d'un nouveau producteur de pommes de terre de semence;
  • Tous les droits d'inspection requis définis dans le formulaire CFIA/ACIA 5440 (Annexe 2), conformément à la section 62 du Règlement sur les semences, Partie II et l'avis des prix de l'ACIA, ont été payés en totalité tel que précisé dans la D-95-13;
  • Toute portion des pommes de terre récoltées et vendues comme semence sera classée selon les normes relatives aux tubercules et ce, conformément à l'article 48.1 du Règlement sur les semences Partie II.

Afin d'appuyer sa demande, le producteur doit fournir la documentation suivante, le cas échéant :

  • Source(s) des semences (preuve appropriée d'achat ou d'acquisition) ou
  • Les formulaires appropriés de l'ACIA ou l'équivalent : Certificat de Matériel nucléaire – Programme des pommes de terre de semence (CFIA/ACIA 4351), étiquettes de semences, Dossier de transport en vrac des pommes de terre de semence (CFIA/ACIA 2343), Certificat d'autorisation pommes de terre de semence (CFIA/ACIA 4378), Permis spécial pour la vente de pommes de terre de semence non admissible à l'étiquetage officiel (CFIA/ACIA 1278), Documentation de paiement en vue d'une inspection sur pied de pommes de terre de semence (CFIA/ACIA 5440).
  • Résultats d'analyses d'un laboratoire de l'ACIA, d'un laboratoire approuvé par l'ACIA ou d'un laboratoire considéré comme étant équivalent c'est-à-dire, les laboratoires approuvés par l'USDA, le cas échéant.
  • Identification de l'emplacement des champs, préférablement sur une carte (si une carte n'est pas fournie, en demander une copie papier au producteur).

L'inspecteur doit examiner la demande, clarifier et corriger l'information manquante ou erronée, pour ensuite approuver ou refuser la demande avant d'initier une inspection sur pied.

Dans certains cas, si de la documentation ou des renseignements supplémentaires sont nécessaires pour appuyer la demande, l'inspecteur peut la demander et la vérifier dans les locaux du producteur avant de procéder à l'inspection initiale. Toute modification faite sur le formulaire de demande doit être notée, datée et paraphée par le producteur et l'inspecteur avant que le processus d'inspection sur pied soit initié.

Toute divergence remise en question par l'inspecteur à l'égard de l'approbation d'une demande, doit être portée à l'attention du superviseur d'inspection de l'ACIA et/ou à un agent régional de programme (ARP). Une fois qu'une demande d'inspection sur pied est finalisée par un inspecteur, la demande doit être examinée et approuvée par un superviseur de l'ACIA et/ou un agent régional de programme (ARP). Une copie de la demande doit alors être fournie à l'inspecteur affecté à cette unité de production. L'inspecteur ou le personnel de bureau pourra ensuite enregistrer l'information, que contient la demande, dans le module de la base de données du PAM portant sur les pommes de terre de semence.

Une version papier du dossier devrait être créée (si non existante) pour chaque producteur présentant une demande d'inspection sur pied de pommes de terre de semence. Tous les documents connexes doivent être conservés dans ces fichiers pour un examen plus approfondi au besoin. Les documents constituant le dossier doivent inclure;

  • Une copie de la Demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence – déclaration du producteur (CFIA/ACIA 1317),
  • Les preuves d'achat de semences,
  • Les Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298),
  • Une copie des Rapports d'inspection du champ (CFIA/ACIA 1284),
  • Une copie du Certificat de récolte sur pied (CFIA/ACIA 1318),
  • Une copie de la Révocation de la certification (CFIA/ACIA 2546) si elle est utilisée,
  • Toute autre information pertinente, comme les dossiers de nettoyage, la carte des champs, etc.

La période minimale de conservation des documents ayant trait aux pommes de terre de semence est de 10 ans.

4.1 Numéro de certification

Pour un nouveau producteur, un numéro d'identification de l'unité de production (appelé aussi un numéro de producteur) est émis par un représentant de l'ACIA une fois que la demande est approuvée. Les producteurs de semences existants conservent leur numéro d'identification d'une année à l'autre. Chaque champ inscrit pour la certification reçoit un numéro d'identification unique qui est utilisé à des fins de suivi tout au long du processus de certification.

Un numéro de certification est composé de 14 chiffres représentant l'année de production, la province, le district, l'unité de production et le champ. Le numéro est attribué à un lot de semences qui, suite à l'inspection sur pied, a rencontré toutes les exigences réglementaires nécessaires.

Par exemple, si un numéro de certification est 2011-3041187-001, il contient les renseignements suivants :

  • Année de production - 2011
  • Province - 3 (NB)
  • District - 04
  • Unité de production - 1187
  • Champ - 001

Dans ce cas, 3041187 est le numéro du producteur (unité de production) pour cette unité de production.

Remarque : Les provinces sont désignées comme suit : 0 - Terre-Neuve et Labrador, 1 – Île-du-Prince-Édouard, 2 - Nouvelle-Écosse, 3 - Nouveau-Brunswick, 4 - Québec, 5 - Ontario, 6 - Manitoba, 7 - Saskatchewan, 8 - Alberta, 9 - Colombie-Britannique.

4.2 Producteurs de semences existants

Il est important de connaître l'historique de unité de production. Le statut de l'unité de production est établi en examinant la demande (CFIA/ACIA 1317). Un producteur qui a présenté une demande et a été approuvé pour l'inspection sur pied l'année précédente, peut être considéré comme un producteur de semences existant si :

  • Tous les droits ont été payés conformément aux dispositions décrites dans la D-95-13;
  • La demande d'inspection a été effectuée conformément à l'article 49 du Règlement sur les semences Partie II ;
  • L'inspecteur a été en mesure d'examiner la déclaration du producteur sur la demande avant la première inspection et en confirmer son exactitude; et
  • Le flétrissement bactérien (FB) n'a pas été détecté sur l'unité de production au cours de la dernière année. Si l'unité de production a été testée positive pour le FB, consulter la section 4.5 pour plus de détails.

De plus, le critère suivant s'applique :

4.3 Nouveaux producteurs de pommes de terre de semence

Un nouveau producteur de pommes de terre de semence est celui :

Remarque : Ne peut pas être considéré comme un nouveau producteur :

  • Un membre de la famille immédiate qui prend le contrôle de la ferme familiale de pommes de terre de semence,
  • Un individu provenant d'une autre unité de production qui a eu des pommes de terre inscrites dans le système de certification dans les deux années précédentes et que celui-ci fait l'achat d'une ferme existante de pommes de terre de semence.

Chaque situation doit être examinée avec l'agent régional de programme et le spécialiste du programme des pommes de terre.

BP - L'année ou les années précédant l'adhésion au programme de certification des pommes de terre de semence, un nouveau producteur doit mettre en place des bonnes pratiques de gestion à la ferme, incluant un programme de prévention des maladies. L'inspecteur doit sensibiliser un nouveau producteur de pommes de terre de semence potentiel à l'application de telles mesures de prévention. Ceci devrait inclure un nettoyage et une désinfection minutieuse et globale. Il est recommandé de mettre en place une procédure d'inspection visuelle et un plan d'échantillonnage afin de tester pour la présence de flétrissement bactérien, virus et autres.

Pour un nouveau producteur de pommes de terre de semence :

  • Afin de participer au programme de certification des pommes de terre de semence, un nouveau producteur de pommes de terre de semence doit envoyer une demande à un inspecteur de l'ACIA avant de recevoir, sur son unité de production, toutes semences de pommes de terre destinées à la plantation.
  • L'inspecteur de l'ACIA doit s'assurer que le nouveau producteur est au fait du Règlement sur les semences Partie II et des directives pertinentes (voir les directives mentionnées dans la section des références) concernant les exigences de certification et devrait fournir des copies au producteur potentiel de semences avant l'achèvement de la Demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence – déclaration du producteur (CFIA/ACIA 1317).
  • L'inspecteur doit examiner la demande avec le producteur pour clarifier toutes les inscriptions et répondre aux questions.
  • Tous les équipements de manutention des pommes de terre, les installations d'entreposage, les bacs de manutention et les autres équipements associés à la production des pommes de terre sur l'unité de production, doivent être nettoyés et désinfectés avec un désinfectant homologué avant de prendre possession des pommes terre de semence. Le nettoyage et la désinfection doivent être effectués sous la supervision d'un inspecteur de l'ACIA et documentés sur un Rapport de désinfection (CFIA/ACIA 2415) (Annexe 3) avant l'arrivée des pommes de terre de semence sur l'unité de production. Des autorités reconnues, à savoir le gouvernement provincial et les associations de producteurs de pommes de terre, peuvent confirmer que la conduite et/ou la vérification de la documentation du nettoyage et de la désinfection ont été effectuées correctement.
  • Tous les champs utilisés par un nouveau producteur pour produire des pommes de terre de semence et qui sont soumis aux fins d'inspection (certification) doivent avoir été exempts de pommes de terre, y compris les spontanés, au cours des deux années précédentes. Pour les champs de l'unité de production qui ne sont pas inscrits à l'inspection, l'inspecteur de l'ACIA doit être capable de vérifier que le(s) champ(s) ont été exempts de pommes de terre au moins l'année précédente, ou n'ont pas été plantés avec des pommes de terre non certifiées. Des preuves et des plans de champs doivent être fournis à l'inspecteur afin de prouver ces allégations.
  • La demande d'inspection a été effectuée conformément à l'article 49 du Règlement sur les semences Partie II.
  • Tous les droits d'inspection requis ont été payés tel que spécifié dans la D-95-13 et le formulaire CFIA/ACIA 5440 a été dûment rempli.

Vous trouverez ci-dessous un tableau récapitulatif des principales exigences s'appliquant à un nouveau producteur comparativement à un producteur existant.

Le tableau ci-dessous compare les exigences, telles que les exigences précédentes en matière de champs, les exigences en matière de désinfection, de relevé de flétrissement bactérien, auxquelles sont soumis le producteur existant et les nouveaux producteurs.

Tableau 4.3 – 1 : Exigences comparatives entre les nouveaux producteurs et les producteurs existants
Exigences Producteurs existants Nouveaux producteurs

Historique de champs

Champs à l'inspection :

  • Champs identifiés par le producteur produisant des pommes de terre de semence dans les années précédentes ou semés avec des pommes de terre de semence de classe Fondation ou plus élevée dans les deux années précédentes.
  • Les nouveaux champs provenant de l'extérieur de l'unité de production (champs loués ou échangés) doivent avoir été exempts de pommes de terre, y compris les plantes spontanées, au cours des deux années précédentes.
  • Pour les classes Pré-Élite : la semence doit avoir été plantée dans un champ où il n'y a pas eu de culture de pommes de terre pendant les deux années précédentes.

Même exigences que pour les producteurs existants avec en plus, les exigences suivantes :

  • Tous les champs inscrits à la certification de l'unité de production doivent avoir été exempts de pommes de terre les deux années précédent l'adhésion.

Champs non inscrits à la certification :

  • Ils doivent avoir été plantés avec des semences certifiées l'année précédente ou avoir été exempts de pommes de terre.

Désinfection

  • Un nettoyage et une désinfection annuelle de toutes les machineries, équipements et locaux sont recommandés.
  • Lors de la prise de possession de pommes de terre pour l'ensemencement
  • Une désinfection sous supervision de l'ACIA est obligatoire.
  • Un nettoyage complet et minutieux doit avoir été réalisé avant l'arrivée de l'inspecteur.
  • Lors de la prise de possession de pommes de terre pour l'ensemencement

Enquête pour la détection du flétrissement bactérien

(voir directive D-97-12 à la section 3.2.2)

Les échantillons sont prélevés par le producteur et la supervision constante de l'inspecteur n'est pas requise.

Le plan d'échantillonnage est le même que pour les producteurs existants mais les échantillons doivent être prélevés par l'inspecteur ou sous sa supervision directe.

4.4 Désinfection

Le nettoyage complet suivi d'une désinfection représente un moyen efficace de prévention contre la propagation de plusieurs agents pathogènes. Un désinfectant homologué par l'ARLA ou Santé Canada contre le flétrissement bactérien, doit être utilisé lors de la désinfection.

En tout temps, la machinerie, les équipements et les boîtes qui transitent d'une unité de production de pommes de terre de consommation vers l'unité semence, ou encore qui proviennent de l'extérieur de l'unité semence (forfait, achat, emprunt), doivent obligatoirement être désinfectés. Un registre de nettoyage et de désinfection devrait être complété lorsqu'une désinfection obligatoire est réalisée. En cas de doute sur l'exécution et la qualité du nettoyage et de la désinfection, ou encore dans un cas précis, l'inspecteur peut demander d'être avisé systématiquement avant chaque nettoyage/désinfection.

BP

  • Dans le cas où le producteur décide d'avoir différentes unités de production ou qu'il y a partage régulier d'équipement entre plusieurs unités distinctes, il est fortement recommandé que celui-ci mette en place un manuel de qualité décrivant ses procédures de nettoyage et de désinfection entre les unités. La vérification des désinfections entre les unités, par un inspecteur de l'ACIA, n'est pas obligatoire. Il peut cependant être nécessaire de vérifier occasionnellement la mise en application par le producteur de sa procédure, si le temps du personnel des opérations le permet.
  • Il est fortement recommandé que toutes les activités de désinfection soient consignées dans un registre. À noter que le registre pourrait également faire l'objet d'une vérification par le personnel d'inspection.

Le tableau ci-dessous résume les exigences en matière de désinfection telles que les désinfections obligatoires, la vérification par l'ACIA et le journal des désinfections.

Tableau 4.4 – 1 : Récapitulatif des exigences relatives à la désinfection
Exigences Désinfection obligatoire? Vérification par l'ACIA? Registre de désinfection?

Nouveaux producteurs

Oui

Oui

Recommandé

Producteurs avec flétrissement bactérien l'année précédente

Oui

Oui

Recommandé

Machinerie ou équipement circulant entre :

Les champs à l'inspection et non à l'inspection d'une même unité de production.

Non

Non

Recommandé

Machinerie ou équipement circulant entre :

Les unités de production de semence d'un même producteur,

Fortement recommandé

Non

Fortement recommandé

Machinerie ou équipement circulant entre :

Une unité de production et une unité non pour la semence 

Non

Non

Fortement recommandé

Lors de la location ou de l'emprunt d'entrepôts de pommes de terre situés à l'extérieur de l'unité de production

Oui

Oui

Recommandé

Lors de l'achat, emprunt ou location de machinerie usagée venant de l'extérieur de l'unité de production

Oui

Non

Recommandé

4.5 Unité(s) de production des producteurs de semences atteinte(s) par le flétrissement bactérien (FB) l'année précédente

Une unité de production de pommes de terre de semence ayant eu une récolte ou ayant produit des pommes de terre atteintes du pathogène causant le flétrissement bactérien (FB) au cours de l'année précédente, devra être soumises à des exigences supplémentaires avant qu'elle ne soit admissible à nouveau pour produire des pommes de terre de semence certifiées.

  • Avant la réception de nouvelles semences destinées à la plantation, une unité de production dont la présence du pathogène causant le FB est confirmée, doit être soumise à un nettoyage complet et une désinfection des équipements de manutention et de stockage des pommes de terre sous la supervision d'un inspecteur de l'ACIA, d'un gouvernement provincial reconnu ou d'un représentant d'une association de producteurs de pommes de terre. (pour plus d'information, consulter la D-95-18 : Programme de certification des pommes de terre de semence - modalités d'enquête à suivre après la détection de Clavibacter michiganensis subsp. sepedonicus dans une unité de production de pommes de terre de semence)
  • Les champs dont la culture a été infestée par l'agent pathogène causant le FB doivent être inspectés par l'ACIA, le gouvernement provincial ou un inspecteur d'une association de producteurs de pommes de terre, et être déterminés comme étant exempts de plants de pommes de terre (y compris les plants spontanés) pendant deux ans avant de pouvoir être utilisés pour la production de pommes de terre de semence sur cette même unité de production. Les résultats de ces inspections doivent être enregistrés et conservés pour référence future comme preuve de suivi. Un suivi par écrit doit être remis au producteur pour lui faire part des résultats de l'inspection.
  • Un endroit (champ) sur une unité de production, ayant vraisemblement produit  des pommes de terre atteintes du FB peut être déclaré suspect pour le FB s'il n'était pas possible d'obtenir un échantillon et de mener une enquête sur la récolte, tel que spécifié dans la D-95-18 : Programme de certification des pommes de terre de semence – modalités d'enquête à suivre après la détection du Clavibacter michiganensis subsp. sepedonicus dans une unité de production de pommes de terre de semence.Dans un tel cas, le ou les champs déclarés suspects pour le FB sont alors soumis à l'exigence d'être exempts de toutes pommes de terre pour une période de deux ans. Les champs qui ne sont pas trouvés positifs ou suspects au flétrissement bactérien sont éligibles à être plantés pour la production de pommes de terre de semence.

BP - Lorsque c'est possible, il est recommander de planter la semence sur des terres ayant été exemptes de pommes de terre pour au moins les deux dernières années.

4.6 Pommes de terre de semence Choix du sélectionneur

Pour qu'un producteur obtienne la certification de pommes de terre de semence Choix du sélectionneur, en plus de répondre aux exigences de la Demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence - Déclaration du producteur (CFIA/ACIA 1317), les conditions suivantes doivent être remplies :

  • La souche parentale doit avoir été analysée en laboratoire et ne pas être positive pour le viroïde de la filosité des tubercules (PSTVd);
  • Un échantillon du lot ou de la culture sur pied doit avoir été analysé en laboratoire et ne pas être positif pour la présence du pathogène Clavibacter michiganensis, sous espèce sepedonicus, causant le flétrissement bactérien;
  • Toutes les cultures Choix du sélectionneur doivent avoir été plantées à plus de 10 mètres de toutes autres classes de pommes de terre de semence;
  • Toutes les cultures identifiées pour la certification de pommes de terre de semence Choix du sélectionneur doivent être inspectées au moins deux fois durant la saison de croissance et être dans les tolérances spécifiées pour les pommes de terre de semence de classe Fondation.

Remarque : Il est obligatoire de déclarer des cultures comme Choix du sélectionneur sur la même demande que les autres pommes de terre produites sur l'unité de production. Les pommes de terre de semence Choix du sélectionneur pour lesquelles un certificat de récolte a été émis peuvent être expédiées entre différentes unités de production à l'intérieur du Canada seulement si un Certificat d'autorisationest émis par un inspecteur de l'ACIA et qu'une copie du certificat accompagne le chargement. La classe émise pour les semences Choix du sélectionneur, lorsque les tolérances précisées pour les pommes de terre de semence de classe Fondation sont confirmées, doit être Choix du sélectionneur.

4.7 Pommes de terre de semence importées

Une autorisation préalable doit être obtenue pour importer des pommes de terre de semence des États-Unis (zone continentale des É.-U.), que ces pommes de terre de semence soient destinées ou non à entrer dans le programme canadien de certification des pommes de terre de semence. Pour de plus amples renseignements, les inspecteurs devraient se reporter à la directive de l'ACIA D-98-01: Exigences en matière d'importation de pommes de terre de semence ou autre matériel de multiplication de pomme de terre.

Outre l'information régulière requise, les renseignements suivants doivent être inscrits sur la demande (CFIA/ACIA 1317) :

  • Approbation des résultats des tests requis en vertu de la D-98-01;
  • La classe de semence canadienne équivalente assignée au lot en vertu de la D-98-01. L'équivalence de la classe sera attribuée à partir de l'information inscrite sur le North American Certified Seed Potato Health Certificate (NACSPHC) fourni par les autorités de l'État, suite à la demande de l'acheteur ou de l'ACIA.

Suite à la réception des documents ci-haut mentionnés, l'inspecteur transmet le tout à l'agent régional de programme (ARP) pour fins de vérifications.

4.8 Droits

L'ACIA perçoit des droits en conformité de l'Avis sur les prix de l'Agence canadienne d'inspection des aliments et de la D-95-13 : Programme de certification des pommes de terre de semence -Présentation/remboursement des droits d'inspection sur pied.

Quiconque aurait besoin de plus de renseignements au sujet des droits peut communiquer avec le bureau local de l'ACIA ou consulter la D-95-13 et visiter notre site Web sur les l'Avis sur les prix.

L'Avis sur les prix de l'Agence canadienne d'inspection des aliments établit les droits que l'ACIA peut percevoir pour la prestation de ses programmes.

  • La partie 15 de l'Avis sur les prix de l'Agence canadienne d'inspection des aliments prévoit des frais pour l'étude d'une demande de 50,00 $ et de 20,00 $ l'hectare pour l'inspection, avec un frais minimum de 20,00 $. Une partie d'hectare n'est pas facturée en sus. Les frais et taxes applicables doivent être payés au Receveur général du Canada.
  • Des frais supplémentaires pour les activités de certification phytosanitaire et d'analyses en laboratoire sont couverts séparément. Pour de plus amples renseignements au sujet de ces droits, consulter l'Avis sur les prix de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.
  • Tous les frais pour l'étude d'une demande doivent être payés en totalité au moment de la présentation de la demande (CFIA/ACIA 1317) à l'ACIA. Les activités d'inspection ne devraient pas commencer tant que toute l'information et la documentation d'appui n'ont pas été soumises et vérifiées, et que les frais n'ont pas été payés en totalité par chèque, carte de crédit ou comptant.
  • Une fois qu'un inspecteur a commencé l'inspection de toute culture, aucun frais ou partie de frais n'est remboursable (voir la D-95-13 pour plus de détails).
  • Pour de plus amples renseignements au sujet des frais ou des remboursements pour les champs retirés de la certification, consulter la D-95-13.

5.0 Inspection sur pied – Procédures administratives

À titre d'inspecteur, il est important d'établir et de maintenir d'étroites relations de travail avec l'industrie et d'être respectueux de la propriété privée. Voici quelques exemples de bonnes relations publiques que les inspecteurs de l'ACIA, procédant à des inspections sur pied, devraient suivre :

  • Toujours demander au producteur ou à son représentant d'accompagner l'inspecteur sur le terrain pour l'inspection sur pied;
  • L'inspecteur doit refermer toutes les barrières lorsqu'il entre ou sort d'un champ à moins qu'il en soit convenu autrement;
  • Ne pas discuter ou comparer les relevés d'inspection sur pied de pommes de terre de semence d'un producteur à ceux d'un autre producteur;
  • Éviter d'endommager inutilement les cultures lors des déplacements d'un champ à un autre ou dans l'exécution des inspections sur pied;
  • Prendre les mesures de biosécurité appropriées, p. ex. : bottes propres, vêtements de rechange si nécessaire, véhicule propre, utilisation d'un désinfectant au besoin, etc.

Il incombe au producteur de voir à ce que les cultures faisant l'objet d'une demande de certification soient prêtes au moment de l'inspection. Pour ce faire, le producteur peut faire un examen visuel de l'état des cultures ou embaucher un spécialiste des cultures pour observer et épurerNote de bas de page 1 régulièrement les cultures.

Une épuration faite correctement consiste à enlever les plants et tubercules malades et étrangers du champ avant les inspections. Il n'est pas approprié de laisser les plants dans les sillons, les tournières ou en bordure des champs parce que les plants peuvent demeurer une source d'inoculant pour les plants non infectés.

5.1 Établissement du calendrier d'inspection

Une fois qu'un inspecteur de l'ACIA a reçu une Demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence - Déclaration du producteur (CFIA/ACIA 1317), qui a été révisée et approuvée, la planification des activités d'inspection devrait tenir compte des éléments suivants :

  • La connaissance de l'emplacement de l'unité de production, ainsi que du nombre et de la superficie des champs, aidera à déterminer le temps nécessaire à l'exécution de l'inspection ou des inspections;
    • Une bonne compréhension des caractéristiques physiques, des réactions pathologiques, du type de développement et de l'âge de maturité des variétés indiquées sur la demande est essentielle à la conduite appropriée d'une inspection sur pied;
  • Il est très important de bien synchroniser les inspections sur pied
    • La première inspection devrait avoir lieu 40-60 jours après la plantation (hauteur des plants d'au moins 25-35 cm);
    • Des inspections subséquentes (non finales), si nécessaire, devraient être prévues à des intervalles de 7-14 jours après la première inspection;
    • L'inspection finale devrait avoir lieu environ 60-90 jours après la plantation (environ 20-30 jours après la première inspection) dépendamment de la maturité et de la variété de la culture.
  • Il est important que l'inspecteur communique avec le producteur pour s'assurer que l'inspection finale ait lieu avant le défanage, ce qui rend cruciale la synchronisation de cette inspection pour les cultivars précoces.

Après s'être assuré que l'inspecteur a une bonne compréhension des points mentionnés ci-dessus, il convient de communiquer avec le producteur pour fixer une date d'inspection. On devrait tenir compte des éléments suivants :

  • Le stade de croissance des plants, de manière à établir le meilleur moment pour procéder à l'inspection sur pied;
  • Le statut des activités d'épuration, étant donné que les producteurs voudront probablement épurer la culture avant l'inspection de manière à s'assurer que la culture rencontre les normes réglementaires de la classe applicable. Il est pertinent de mentionner au producteur qu'à cause du caractère évolutif de certaines maladies, il est souvent nécessaire de maintenir un effort constant de dépistage, d'épuration et de traitement phytosanitaire durant toute la saison.;
  • Les producteurs doivent épurer tôt afin de ne pas nuire à la coordination des inspections de l'ACIA.
  • Les temps de rentrée sécuritaire au champ après l'application d'un pesticide pour des raisons de santé et de sécurité au travail;
  • Les dates préférées pour la tenue des activités d'inspection;
  • Les conditions environnementales, p. ex., sécheresse, stress environnemental.

5.2 Examen final avant l'entrée dans le champ

Lors de son arrivée à l'unité de production, l'inspecteur devrait (si inconnu) se présenter et prendre le temps nécessaire pour expliquer le processus d'inspection aux producteurs ou à leurs représentants. L'inspecteur devrait adresser les points suivants avant son entrée au champ :

  • Informer le producteur ou son représentant de tout changement à la politique ou de tout nouveau règlement qui pourrait avoir un impact sur son exploitation;
  • Vérifier que l'information sur la demande (CFIA/ACIA 1317) demeure exacte. Toutes les modifications doivent être paraphées et datées par l'inspecteur et le producteur ou son représentant; l'inspecteur doit identifier et rassembler tous autres documents à l'appui, si nécessaire;
  • Noter les retraits et/ou ajouts, selon le cas, dans le processus de certification et procéder aux remboursements ou paiements conformément à la D-95-13;
  • Confirmer que des pommes de terre non certifiées ou des pommes de terre de semence de classe Certifiée n'ont pas été semées sur l'unité de production;
  • La non-conformité à cette exigence entraînera le rejet de la demande et l'unité de production sera traitée comme une nouvelle unité de production. L'unité devra satisfaire aux conditions pertinentes d'un nouveau producteur de semence si elle désire présenter une demande d'inspection sur pied dans les années à venir, voir section 4.3).
  • Réviser l'emplacement des champs et la classe de semence semée dans chaque champ; si une carte ou un plan n'a pas été fourni avec la demande, s'informer si un tel document peut être disponible pour l'ACIA à des fins de référence;
  • Dans le cas où la culture a été ensemencée à partir de plusieurs sources de semences, demander comment ont été positionnées les différentes sources dans le champ.
  • Toutes nouvelles parcelles de terre (champs loués ou échangés) provenant de l'extérieure de l'unité de production d'un producteur existant, qui sont utlisées pour produire des pommes de terre de semence, doivent avoir été exempts de pommes de terre, y compris les spontanés, au cours des deux années précédentes.
    • Cette exigence ne s'applique pas lorsque le producteur est en mesure de prouver à l'inspecteur que cette terre louée/empruntée a été utilisée pour produire de la semence les deux années précédentes.
  • Vérifier la sécurité de l'entrée au champ suite à toute application de produit chimique;
  • Demander que les étiquettes de certification des pommes de terre de semence ou les dossiers de certificats de transport en vrac délivrés pour les récoltes de l'année précédente qui n'ont pas été utilisés soient retournés;
  • S'informer de tous problèmes qui pourraient entraver le déroulement des inspections, tels que des maladies (c.-à-d. mildiou).

Un inspecteur devrait avoir avec lui les articles suivants lorsqu'il procède à une inspection sur pied :

  • Une Demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence - Déclaration du producteur (CFIA/ACIA 1317) signée par le producteur
  • Une carte ou plan des champs (si fournie par le producteur)
  • Les Notes d'inspection (CFIA/ACIA 1298) (Annexe 4) indiquant les informations suivantes : producteur, variété, numéro de champ, classe, source des semences, hectares et comptage minimum de chaque champ
  • Le Manuel d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence, les directives applicables ainsi que les descriptions des variétés
  • Le Règlement sur les semences Partie II
  • La carte de désignation et l'insigne d'inspecteur
  • Crayon/stylo
  • Désinfectant approuvé (mélange conforme à l'étiquette), vaporisateur et brosse ou sceau
  • Couteau
  • Calculatrice
  • Loupe simple
  • Compteur portatif
  • Sacs de plastic pour échantillons de plants
  • Chaussures appropriées, écran solaire, insectifuge et vêtements protecteurs (c-à-d imperméable, chapeau, jambières et guêtres)

5.3 Inspection sur pied

Quand un inspecteur de l'ACIA est prêt à commencer l'inspection, il devrait demander au producteur ou à son représentant de l'accompagner dans le champ. La première inspection est la première occasion pour l'inspecteur d'observer la culture en croissance. À ce moment, les plants devraient normalement afficher toutes les caractéristiques de la variété et la plupart des symptômes de maladie devraient être identifiables.

En termes de procédure et de préparation, les inspections subséquentes (le cas échéant) et finale doivent être menées de la même manière que la première inspection. La seule différence importante est que le point d'entrée dans le champ ne devrait jamais être celui utilisé lors des inspections précédentes. Ceci pour éviter de suivre un parcours identique à celui utilisé lors de la première inspection. Cette procédure permet à l'inspecteur d'être plus confiant pour dire que le rapport d'inspection sur pied reflète bien la culture au moment de l'inspection.

Les éléments généraux à observer et à noter par l'inspecteur dans le document Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298) (Annexe 4) ou dans le Rapport d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1284) (Annexe 5) lors d'une inspection sur pied comprennent, mais non exclusivement : l'intégrité de la variété, la présence de virus, les insectes présents, les mélanges de variétés possibles, l'état de l'ensemble de la culture (peuplement, vigueur et culture), les maladies bactériennes et fongiques telles que mildiou, flétrissement bactérien, jambe noire, flétrissures, symptômes d'anomalie, facteurs environnementaux, etc.

L'inspecteur devrait aussi prendre en considération la superficie du champ pour s'assurer qu'elle correspond à ce qui est indiqué sur la demande du producteur. Si la superficie du champ indiquée est en doute, elle devrait être vérifiée.

En entrant dans un champ, il est important de vérifier que la variété à inspecter est bien celle indiquée sur la demande du producteur. L'inspecteur ne devrait pas procéder à la certification d'une culture si l'intégrité de la variété est mise en question.

Lors de l'inspection sur pied, certaines situations pourraient amener l'inspecteur à prélever un échantillon. Pour plus d'information concernant l'échantillonnage, veuillez vous référer à la section 5.7 du présent document.

5.3.1 Biosécurité

Les processus de biosécurité constituent un ensemble de pratiques appliqué par les inspecteurs de l'ACIA lors de leur circulation dans les exploitations, établissements ou installations agricoles. Ils servent également à minimiser l'introduction, la transmission et la propagation d'agents pathogènes et d'organismes nuisibles aux populations végétales.

L'ACIA considère qu'il est important que ses employés mettent en pratique les processus de biosécurité lors de leurs inspections. Ce faisant, l'ACIA adresse les préoccupations de l'industrie concernant la possibilité que son personnel d'inspection constitue un vecteur de propagation d'agents pathogènes et d'organismes nuisibles aux végétaux.

Au moment d'effectuer des inspections sur pied de pommes de terre, le personnel de l'ACIA doit :

  • comprendre et appliquer le niveau de biosécurité adéquat de façon à prévenir la propagation d'agents pathogènes et d'organismes nuisibles aux pommes de terre;
  • promouvoir les bonnes pratiques de biosécurité à la ferme;
  • encourager l'adoption et la mise en œuvre des bonnes pratiques de biosécurité au sein des exploitations inspectées.

Avant de procéder à l'inspection sur pied des pommes de terre, le personnel de l'ACIA doit se familiariser avec les programmes de biosécurité de l'exploitation inspectée et être pleinement préparé à entrer dans un établissement et à en sortir sans poser de risque pour la biosécurité.

*Important : Le personnel de l'ACIA doit appliquer le niveau de biosécurité qui est adapté à l'entreprise visitée. Toutefois, certains établissements peuvent avoir des protocoles de biosécurité plus rigoureux. Dans l'éventualité où les protocoles de biosécurité d'une installation différeraient de ceux de l'ACIA, le personnel d'inspection doit se conformer à la norme la plus sévère, peu importe qu'il s'agisse du protocole de l'industrie ou de celui de l'ACIA.

Pour plus d'information concernant la biosécurité, veuillez vous référer au Guide de planification nationale pour la biosécurité à la ferme - Gestion proactive des ressources végétales

5.3.2 Avant l'entrée dans le champ

  • Avant d'arriver sur l'unité de production, s'assurer que le véhicule est propre et exempt de terre. Il est recommandé de nettoyer le véhicule avec un jet d'eau à pression et d'enlever toute accumulation de terre et de débris végétaux se logeant sur et sous le véhicule avant d'entrer sur une unité de production de pommes de terre de semence
  • Stationner le véhicule en bord de route ou dans la cours de l'unité de production. Éviter le plus possible de pénétrer avec votre véhicule dans les champs.
  • Commencer la journée par la classe de pomme de terre la plus élevée à inspecter sur l'unité de production et terminer par la classe la plus basse. Cette pratique contribue à réduire la probabilité de répandre/propager des organismes nuisibles transmissibles mécaniquement, c'est-à-dire : bactéries, champignons parasites et virus. Dans le cas où il n'est pas possible de débuter l'inspection par une classe élevée, procéder à la désinfection des bottes et survêtement de protection avant de passer à l'inspection d'une autre classe.
  • Reporter les inspections sur pied reconnues comme étant infestées au mildiou à la fin de la journée.

5.3.3 Pendant l'inspection

Durant l'inspection sur pied d'une culture, l'inspecteur doit prendre en note toutes ses observations, qu'elles portent sur les maladies, les virus, les mélanges de variétés ou sur tous autres aspects de la culture, par exemple : les conditions d'isolement ou encore, la présence de mildiou. Il ne faut pas oublier que le travail de l'inspecteur, dans ce cas ci, se résume en une inspection visuelle approfondie, d'où l'importance de prendre en note tout ce qui a été observé au champ.

L'inspection doit s'effectuer selon un des tracés présentés à la section 7.1.4.

Dans le cas où la culture a été ensemencée à partir de plusieurs sources, ceci devra être pris en considération au moment de l'inspection notamment dans le choix du tracé et dans l'évaluation globale des taux de maladie/virus/mélanges dans la culture. Cette information est primordiale car si la culture n'atteignait pas les normes, l'inspecteur pourrait procéder à la séparation du champ afin d'en conserver une partie seulement pour fin de certification et rejeter la partie de la culture plantée avec une source plus contaminée.

5.3.3.1 Suspension d'inspection sur pied en cours d'activité

Lors de la première inspection, l'inspecteur peut suspendre son activité d'inspection si, après avoir effectué un minimum de comptes (par exemple : 2 à 5 comptes) sur une portion du champ, il constate une problématique qui peut être corrigée par le producteur. Dans les cas où le producteur a planté au champ plus d'une source de semence, la superficie à inspecter avant de cesser l'activité pourra varier.

Suite à la suspension de son activité d'inspection, l'inspecteur doit transmettre au producteur les raisons justifiant sa décision de mettre temporairement fin à son activité. L'objectif de la suspension est d'accorder au producteur l'occasion d'appliquer des mesures correctrices (voir section 5.4.1). À ce moment, l'inspecteur doit s'assurer que le producteur comprend bien la situation et que, si des plants doivent être épurés pour cause de maladies, virus ou mélange, le producteur est en mesure de les reconnaître. Selon le cas, il peut être pertinent que l'inspecteur amène le producteur voir les endroits plus problématiques dans le champ.

Après avoir fait part de ses observations au producteur, l'inspecteur peut lui émettre des recommandations afin que ce dernier puisse procéder à différentes interventions afin que les cultures rencontrent et maintiennent la norme finale de la classe souhaitée. Veuillez vous référer à la section 5.4 afin de prendre connaissance des actions à prendre lorsque la culture ne rencontre pas les normes.

Remarque : Il est important de comprendre que, si en se rendant pour la première fois au champ l'inspecteur décide de suspendre son activité d'inspection en cours d'activité, cette portion de l'activité effectuée ne constitue pas la première inspection. Puisque l'inspecteur arrête son activité en cours de route et que la culture n'a pas été inspectée dans sa totalité, on ne peut pas qualifier cette activité d'inspection. On entend par première inspection, la réalisation de la première inspection complète de la culture.

5.3.3.2 Cessation d'inspection sur pied en cours d'activité

Durant le processus d'inspection, ou à l'arrivée sur l'unité de production, des conditions peuvent se présenter justifiant la fin immédiate de l'inspection d'une culture donnée ou la fin de toutes les inspections des cultures sur cette unité de production. Par exemple, une inspection peut être cessée immédiatement lorsque l'une ou plusieurs des conditions suivantes sont rencontrées:

  • Les comptages d'inspection montrent des niveaux excessifs de maladie ou de mélange des variétés à un point tel que la culture est clairement inadmissible à la classe Certifiée, tel que mentionné à la section 5.4.
  • Il n'y a pas de rang vide (minimum de 2 mètres) séparant deux cultures de variétés différentes (on peut accorder au producteur la possibilité, dans un délai d'une semaine à partir de la constatation initiale, d'enlever un rang entre les deux variétés).
  • Il n'y a pas de marquage ou de séparation clair (10 mètres de rang vide aux deux extrémités du champ) séparant une culture donnée d'une classes différentes de même variété et il n'est pas possible d'assigner une classe plus basse, tel que mentionné à la section 5.4. C'est le cas si la culture de la classe la plus basse est rejetée.
  • L'inspecteur constate que la culture a été traitée avec un inhibiteur de germination ou a été exposée à un inhibiteur de germination.
  • Suite à une plantation tardive, d'un manque de culture, de la présence excessive de mauvaises herbes, blessure du feuillage, blessure par pesticide ou engrais, il n'est pas possible de déterminer par le biais de l'inspection visuelle la pureté variétale ou l'incidence de maladies.
  • L'équipement utilisé pour la plantation, la production ou la pulvérisation de la culture a été exposé à une contamination par des pathogènes réglementés (c.-à-d. le viroïde de la filosité des tubercules (PSTVd)) qui nuisent à la culture, à moins que l'équipement, immédiatement avant chaque entrée dans une culture de l'unité de production, a été entièrement nettoyé et désinfecté de manière à détruire les pathogènes réglementés et que le producteur démontre à l'inspecteur que le nettoyage et la désinfection ont été complétés.
  • Le pathogène PSTVd a été détecté dans la culture ou dans la source des semences utilisées pour semer la culture.

De plus, toutes les inspections sur pied sur une unité de production se terminent lorsque l'une ou plusieurs des conditions suivantes sont rencontrées:

  • L'agent pathogène causant le flétrissement bactérien ou une maladie justifiable de quarantaine a été détecté.
  • Des pommes de terre de semence non certifiées ou de classe Certifiée ont été plantées sur l'unité de production.
  • Dans le cas d'un nouveau producteur ou d'un producteur existant, la culture est dans un champ où des pommes de terre de semence non certifiées ou de classe Certifiée ont été plantées dans les deux années précédentes.
  • L'inspecteur sait que l'équipement utilisé pour semer ou cultiver la culture a été utilisé dans un champ infecté par le flétrissement bactérien ou dans un champ de pommes de terre non certifiées et peut avoir été contaminé par un agent pathogène tel que, mais non exclusivement, le flétrissement bactérien.
  • Une culture est dans un champ qui a été infecté par le flétrissement bactérien dans les deux années précédentes et le champ n'a pas été déclaré exempt de plants volontaires de pommes de terre durant cette période.

5.3.4 À la fin de l'inspection

  • Aviser les producteurs ou leurs représentants des résultats de l'inspection, c-à-d., présence de virus, jambe noire, mélange de variétés, séparation insuffisante (isolement), insectes, flétrissure, etc.;
  • Si le producteur ou son représentant n'est pas disponible à la fin de l'inspection, communiquer avec celui-ci dans les plus brefs délais par téléphone, télécopieur ou courriel pour lui fournir les résultats d'inspection.
  • Après avoir terminé ses inspections de la journée sur une unité de production et à la fin de chaque journée, nettoyer et désinfecter les chaussures et équipement avant de quitter les lieux.
  • Si possible, changer de vêtements entre chaque unité de production. Si on porte des vêtements jetables, jeter et remplacer par de nouveaux vêtements (p. ex., pantalons en Tyvek). Les chaussures et autres objets et vêtements protecteurs non jetables, nécessaires à l'inspection sur pied, devraient être nettoyés et désinfectés.
  • On recommande de laver et de nettoyer le véhicule entre les unités de production si celui-ci est sale (pneus, logements de roue, etc.).
  • Les arrangements pour l'inspection suivante devraient aussi se faire avant de quitter l'unité de production.

Les producteurs qui prévoient faire des tests de dépistage du flétrissement bactérien au moyen d'échantillons de tiges devraient en discuter avec l'inspecteur de l'ACIA pour établir la date la plus précoce à laquelle une culture serait admissible à un échantillonnage des tiges. Pour de plus amples renseignements au sujet de l'échantillonnage des tiges pour détection du flétrissement bactérien, le personnel devrait consulter la directive D-97-12.

Lors de d'inspection sur l'unité de production, inscrire tous les résultats de l'inspection sur le formulaire Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298) et, une fois l'inspection terminée, déterminer si ces observations coïncident avec la classe prévue. Les modifications apportées aux renseignements sur le rapport doivent être paraphées et datées, et le format (espaces, tirets, lignes, crochets, etc.) doit être uniformisé. Les observations ou interventions effectuées ainsi que les échantillons prélevés devraient également être inscrits et datés. Tous les échantillons de plants envoyés au laboratoire aux fins d'analyse doivent être indiqués dans la section observations du formulaire Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298). Le producteur doit être avisé que des échantillons ont été envoyés au laboratoire.

5.3.5 Inspection subséquente

Une inspection subséquente est ni une première inspection, ni une inspection finale. Une inspection subséquente est utilisée ou peut être nécessaire pour réviser une évaluation antérieure d'une culture, si l'inspecteur croit qu'il n'était pas en mesure de déterminer avec exactitude l'expression pathologique ou les mélanges de variétés lors de la première inspection. Les inspections subséquentes n'ont pas pour but d'accorder au producteur le temps nécessaire pour l'épuration si la culture ne satisfait pas aux normes d'inspection de la première inspection.

5.3.6 Notes sur l'inspection finale

Un des principaux points de l'inspection finale est la détection de mélange de variétés, des indices possibles d'infections virales saisonnières, de flétrissures et de flétrissement bactérien. L'agent pathogène du flétrissement bactérien peut présenter des symptômes environ 70 - 90 jours après la plantation. L'inspection finale de la culture se fait généralement en pleine floraison ou autour de la floraison, il est donc important de porter attention aux caractéristiques florales et à la hauteur du feuillage de la variété faisant l'objet de l'inspection. C'est également l'occasion d'identifier les variétés étrangères qui pourraient avoir une maturité retardée ou différente et de s'assurer que la culture possède les tolérances aux maladies de la classe requise.

À mesure que la saison de croissance avance, l'exposition aux agents pathogènes augmente et l'inspecteur devrait être conscient des conditions environnementales, comme la température et l'humidité, qui peuvent avoir des effets sur les niveaux de maladie. De plus, les niveaux d'inoculants pathologiques augmentent, de même que la possibilité de propagation de virus par des pucerons infectés. Les degrés de concentration des virus dans les plants augmenteront au cours de la saison de croissance et les plants qui n'affichaient aucun symptôme pourraient maintenant présenter des symptômes suite à la réplication du virus. Les inspecteurs devraient savoir qu'une infection saisonnière peut apparaître sous forme de zones circulaires de plants symptomatiques lorsque des pucerons infectés se déplacent dans un champ et propagent le virus de façon circulaire à partir du point d'introduction. De plus, le mildiou, la jambe noire et la brûlure hâtive peuvent se développer rapidement à cette période de l'année parce que des rosées nocturnes abondantes créent un environnement favorable à leur développement et propagation.

5.4 Cultures n'atteignant pas les normes

Une culture peut échouer à la première inspection et aux inspections subséquentes et être ainsi rejetée ou déclassée pour diverses raisons. Quand une culture est déclassée ou rejetée, l'inspecteur doit noter ses relevés et observations dans ses Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298) et indiquer la(les) raison(s) du rejet.

Lorsque la culture ne rencontre pas les normes, l'inspecteur doit informer le producteur des résultats de son inspection. Toute intervention/action corrective requise avant la prochaine inspection pour satisfaire aux exigences de la classe applicable est de la responsabilité du producteur. Une intervention ou action corrective doit avoir lieu avant la prochaine inspection et peut comprendre entre autres : l'épuration, séparation pour pureté des variétés, etc. L'émission d'une recommandation d'action corrective, que se soit une recommandation d'épuration ou autre, est octroyée de façon discrétionnaire par l'ACIA afin de permettre au producteur de procéder au maintien ou à rendre conforme sa culture dans le but qu'elle rencontre la norme. Il est toutefois important de se rappeler que suite à l'évaluation de la culture, l'ACIA peut décider, au moment même de l'inspection, de déclasser ou de refuser de certifier la culture et ce, sans recommandation d'action corrective au préalable.

5.4.1 Recommandation d'action corrective

En tenant compte des exigences réglementaires et de ses observations faites au champ, l'inspecteur doit déterminer le statut de la culture inspectée. Afin d'aider l'inspecteur dans sa prise de décision, voici une liste non exhaustive de critères pouvant être utilisés dans le but de déterminer si une recommandation d'action corrective (épuration ou autre) doit être émise ou non afin de déterminer le statut de la culture.

Voici les critères  pouvant justifier l'émission d'une recommandation d'action corrective :

  1. Les observations faites au champ après la première inspection sur pied démontrent que les résultats dépassent la norme pour la classe souhaitée mais ne dépassent pas les tolérances suivantes :
    • Classe : Certifiée
    • Mélange : 1%
    • Virus : 3 %
    • Jambe noire + virus : 3 %
  2. Les observations faites au champ après la première inspection démontrent que les résultats sont équivalents ou légèrement au-dessous de la norme minimale pour la classe inspectée. Sachant qu'à la deuxième inspection le taux de virus aura sans doute augmenté, il est préférable de recommander une action corrective (c.-à-d. : épurer);
  3. Les superficies totales pour lesquelles l'épuration ou toute autre action corrective est nécessaire sont raisonnables. Il est réaliste que des mesures correctives soient prises, c.-à-d. : déterminer une superficie à épurer;
  4. Suite à ses observations, l'inspecteur est confiant que, lors des inspections subséquentes, il sera encore en mesure de bien distinguer les critères lui permettant de déterminer le statut de la culture;
  5. L'inspecteur montre au producteur les plants virosés et/ou problématiques et ce dernier est en mesure de les reconnaître aisément au champ. À ce moment, l'inspecteur est confiant que le producteur sera en mesure d'effectuer une épuration de ses champs en vue de retirer un nombre suffisant de plants problématiques;
  6. La variété, l'état et la maturité de la culture (grosseur des plants, sénescence, etc.) sont dans des conditions optimales;
  7. L'historique de la ferme concernant sa capacité et son efficacité à élaguer ses champs est bon;
  8. Mise en place immédiate des actions correctives ou dans un délai déterminé par l'inspecteur; et
  9. Autres raisons possibles.

Aucune demande d'action corrective ne devrait être émise une seconde fois pour une même problématique. À défaut de corriger la situation, la culture concernée sera déclassée ou rejetée du programme canadien de certification.

BP - À partir des informations qui lui auront été transmises par l'inspecteur, le producteur pourrait soumettre à l'ACIA un plan d'action, verbal ou écrit, présentant les mesures correctives qui seront déployées dans les champs concernés afin de corriger la situation.

Dans la mesure du possible, le producteur devrait débuter la mise en place des actions correctives avant que l'inspecteur quitte l'unité de ferme afin de pouvoir se référer à celui-ci au besoin. Après avoir complété les actions correctives demandées, le producteur doit aviser l'inspecteur afin que ce dernier puisse déterminer une date pour procéder à la première inspection complète, à une inspection subséquente ou à l'inspection finale.

5.4.2 Culture déclassée ou décertifiée

Une culture qui ne rencontre pas les normes de la classe demandée sera ramenée à la classe correspondant aux normes atteintes. Les cultures qui ont été déclassées continueront d'être inspectées, mais elles devront satisfaire aux normes de la classe appropriée. Une culture peut être déclassée pour les raisons suivantes :

  • Les comptes à l'inspection montrent des maladies ou mélanges de variétés dépassant les normes prévues.
  • En l'absence de marquages ou de séparations clairs, une indentation d'un minimum de 10 mètres de rang vide aux deux extrémités du champ pour les cultures de la même variété et de classes différentes ou d'une séparation (c.-à-d. rang vide) entre deux cultures de la même variété, les deux cultures seront déclassées à la plus basse des deux classes. S'il s'agit de deux variétés différentes, se reporter à la Section 5.4.1 du présent manuel.

Si la culture ne satisfait pas aux normes de pommes de terre de semence de la classe Certifiée à la première inspection, ou lors d'une inspection subséquente ou à l'inspection finale, la culture doit être rejetée comme pomme de terre de semence. L'inspecteur doit indiquer la raison du rejet dans son Rapport d'inspection du champ (CFIA/ACIA 1284) (Annexe 5). Les cultures rejetées n'ont plus à être inspectées pour certification de pommes de terre de semence. Cependant, elles doivent être enregistrées dans la base de données du PAM.

5.5 Conditions justifiant une révision du calendrier de l'inspection sur pied

Une inspection sur pied peut être reportée si :

  • La croissance des plants ou les conditions environnementales ne sont pas favorables à une bonne inspection (p. ex., vents forts, présence excessive de mauvaises herbes, plants fanés à cause de la sécheresse, récente culture, croissance insuffisante des plants, etc.).
  • La présence de dommages excessifs au feuillage (p. ex. dommages causés par le gel, la grêle, des insectes, des champignons parasites, etc.).
  • Les conditions environnementales ne sont pas sécuritaires. La plupart des pesticides indiquent sur l'étiquette le temps de rentrée sur le terrain (p. ex., 24 - 72 heures). Encourager les producteurs à afficher des avis au bord du champ indiquant toute application de produits chimiques et la date de rentrée au champ possible. On recommande de consulter les guides pertinents pour déterminer le temps de rentrée au champ pour un produit chimique donné.

5.6 Rapport officiel des résultats de toutes les inspections sur pied

Lorsque l'inspecteur est de retour au bureau (après l'inspection finale sur pied), le Rapport d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1284) est préparé à partir des Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298) et est entré dans le système PAM et devient la copie définitive de l'inspection sur pied. Tous les renseignements contenus dans les Notes d'inspection en culturesont transcrites, sauf toutes notes personnelles non pertinentes à la classification et désignation finale de cette culture (p. ex., historique du lot, etc.). Toutes les corrections à l'information préimprimée sur le rapport doivent être paraphées; et datées par l'inspecteur. Toutes les sections du rapport exigeant le nom de l'inspecteur et la date d'inspection doivent être remplies.

Lorsque toutes les inspections sur pied d'une unité de production sont terminées pour la saison, la copie originale des Rapports d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1284) est classée dans les dossiers du bureau local de l'ACIA. Une fois prêt, une copie du Rapport d'inspection en culture ainsi que le Certificat de récolte sur pied (CFIA/ACIA 1318) doivent être remis au producteur (Section 6 et Annexe 6).

Remarque : Idéalement, un autre inspecteur devrait vérifier que tous les Rapports d'inspection en culture et les Certificats de récolte sur pied sont exacts et complets avant d'être envoyés au producteur.

5.7 Prélèvement et envoi des échantillons

L'échantillonnage est une tâche qui fait partie intégrante des fonctions d'un inspecteur.

Selon les circonstances, le prélèvement d'échantillons et le diagnostic en laboratoire peuvent être nécessaires. Il est essentiel que les inspecteurs comprennent qu'une inspection visant à évaluer divers facteurs d'une culture (c-à-d., présence de virus communs, jambe noire, etc.) à l'égard des tolérances réglementaires établies dans le Règlement sur les semences  Partie II, est basée sur des observations visuelles. Un test en laboratoire peut aider à distinguer une maladie d'une condition physiologique ou encore, confirmer les observations sur place. L'inspecteur qui veut confirmer son diagnostique, dans des cas particuliers, peut consulter son superviseur ou l'agent régional afin d'obtenir leur aide ou de l'information complémentaire. S'il est décidé qu'un échantillon est prélevé, en informer le spécialiste de programme et/ou agent régional.

D'autres cas pourraient justifier le prélèvement d'échantillons aux fins d'analyse en laboratoire, y compris notamment mais non exclusivement, les exigences de certification phytosanitaires des pays importateurs de pommes de terre de semence canadiennes, lorsqu'on soupçonne la présence d'un nouvel organisme nuisible ou une maladie, pour faire des analyses ou relevés d'enquête ou quand on soupçonne la présence d'un organisme nuisible à tolérance zéro, (comme le PSTVd ou le flétrissement bactérien), d'un organisme de quarantaine, comme le nématode à kystes de la pomme de terre.

Le superviseur, l'agent régional et/ou le spécialiste de programme doivent être informés du prélèvement immédiatement. Le producteur devrait également être avisé de tous les échantillons prélevés sur son unité de production pour une analyse plus approfondie.

Les échantillons devraient être prélevés selon les protocoles pertinents et des instructions détaillées de la Direction du programme et/ou des laboratoires compétents. Selon les analyses, différentes parties d'une plante donnée telles les feuilles, tiges, racines ou tubercules présentant des symptômes (ou non, selon le cas) peuvent devoir être collectées. Les échantillons prélevés devraient être notés dans la section des observations des Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298). La date et la raison du prélèvement de l'échantillon doivent également être précisées sur le rapport. Le formulaire Web de la Protection des végétaux pour la pomme de terre disponible dans le Système informatisé pour l'enregistrement et le suivi des analyses de laboratoire (SIESAL), doit être complété pour chaque soumission et transmis en ligne, ainsi que par courriel au laboratoire compétent, avant l'expédition des échantillons. Le formulaire de soumission d'échantillon doit contenir les renseignements suivants :

  • Nom du producteur, unité de production;
  • Année de culture;
  • Numéro du producteur;
  • Numéro d'identification (on peut utiliser le numéro de certification du champ);
  • Variété;
  • Type et taille de l'échantillon;
  • Genre végétal : Solanum et espèce : tuberosum;
  • Raison de la demande (préciser les maladies ou souches de virus soupçonnées);
  • Date du prélèvement;
  • Identification régionale de l'échantillon;
  • Personne ayant effectuée le prélèvement;
  • Inspecteur soumettant l'échantillon.

Les échantillons doivent être étiquetés, emballés et expédiés aux laboratoires compétents, selon l'analyse qui doit être faite pour l'échantillon. Consulter le laboratoire et l'agent régional de programme, ou encore le spécialiste du programme des pommes de terre, pour confirmer les bonnes méthodes d'expédition et la destination.

Remarque : À moins d'avoir prévu des dispositions spéciales, on recommande de ne pas expédier des échantillons si on prévoit leurs arrivées au laboratoire en fin de semaine ou lors d'un jour férié. Normalement, le personnel de l'ACIA n'est pas disponible pour recevoir des échantillons en fin de semaine ou lors de jours fériés, de sorte que les échantillons pourraient se détériorer et ne plus être acceptables pour fin d'analyse.

Les résultats seront communiqués à l'inspecteur qui a soumis l'échantillon et à tout autre superviseur ou agent de programme désigné. Dans certains cas, comme lors de la détection de Clavibacter michiganensis, sous-espèce sepedonicus, ou d'un organisme nuisible de quarantaine, seuls l'agent régional du programme des pommes de terre et le gestionnaire national de la section des pommes de terre seront d'abord avisés. De plus, les résultats peuvent être distribués sur demande selon des besoins spéciaux. Les analystes du laboratoire ne divulgueront pas de résultats verbalement. Tous les résultats doivent être approuvés et divulgués en conformité avec les procédures en place dans chaque laboratoire de l'ACIA. Les résultats seront distribués seulement à l'interne.

6.0 Certificat de récolte sur pied - pommes de terre de semence (CFIA/ACIA 1318)

Lorsqu'un inspecteur a inspecté les cultures d'une unité de production et a établi que ces dernières satisfont à toutes les normes énoncées dans le Règlement sur les semences Partie II  pour la classe de  pommes de terre de semence applicable, un Certificat de récolte sur pied est émis par un inspecteur de l'ACIA ou l'agent régional du programme. Outre les renseignements sur le producteur et l'unité de production, le certificat doit préciser :

  • La classe et la variété de chaque culture de pommes de terre de semence
  • Pour les pommes de terre de semence Choix du sélectionneur, la variété et l'identification du clone indiqués sur la demande (CFIA/ACIA 1317)
  • Le nombre d'hectares qui ont passé l'inspection
  • Le numéro de certification

Quand des changements sont apportés au Certificat de récolte sur pied, tel que la combinaison de lots après la récolte des pommes de terre, le certificat original devrait être révoqué par l'émission d'une Révocation de la certification (CFIA/ACIA 2546) (Annexe 7) et un nouveau Certificat de récolte sur pied peut être émis à condition que toutes les récoltes/lots déclarés continuent de satisfaire aux exigences réglementaires.

6.1 Conditions où un Certificat de récolte sur pied - pommes de terre de semence (CFIA/ACIA 1318) n'est pas émis pour une culture particulière

Le Certificat de récolte sur pied ne doit pas être émis pour une culture particulière si l'inspecteur prend connaissance de certaines circonstances après son inspection finale. Certaines des circonstances suivantes pourraient être devenues apparentes après ou durant l'inspection finale, ce qui peut mettre fin à une inspection (Section 5.3.3.2) :

  • La culture n'a pas été défanée conformément à la directive d'un inspecteur, ou
  • La culture a été défanée ou ne permettait pas la tenue d'un minimum de deux inspections sur pied, ou
  • La culture a été traitée avec un inhibiteur de germination ou a été exposée à un inhibiteur de germination, comme dans le cas de dérive d'un autre champ, ou
  • Si l'inspecteur détermine que la culture a été infectée au PSTVd ou que des semences infectées par cet agent pathogène ont été utilisées pour semer la culture.

6.2 Conditions où un Certificat de récolte sur pied - pommes de terre de semence (CFIA/ACIA 1318) n'est pas émis pour toute culture sur l'unité de production

Le Certificat de récolte sur piedne doit pas être émis pour toute culture produite sur une unité de production dans les circonstances suivantes :

  • Tout équipement ordinaire ou spécialisé a été utilisé pour couper des tubercules infesté par le flétrissement bactérien ou pour semer, arroser ou cultiver une culture infestée par le flétrissement bactérien, à moins que l'équipement, avant chaque entrée dans un champ de l'unité de production, a été entièrement nettoyé et désinfecté de manière à détruire la contamination, prévenir l'infection de la culture et que le producteur démontre à l'inspecteur que le nettoyage et la désinfection ont été effectués de façon satisfaisante;
  • Il est évident, par le biais d'une inspection sur pied ou d'analyse en laboratoire, que la culture a été contaminée au Clavibacter michiganensis, sous-espèce sepedonicus, ou par un organisme nuisible de quarantaine.

6.3 Révocation d'un Certificat de récolte sur pied - pommes de terre de semence (CFIA/ACIA 1318)

Il y a des situations où un Certificat de récolte sur pieda été émis mais que, suite à la réception de renseignements supplémentaire après l'émission du certificat, il soit nécessaire de procéder à la révocation du certificat.

En ce qui a trait à une culture individuelle sur une unité de production, le Certificat de récolte sur pied peut être révoqué en tout temps si l'inspecteur détermine que la culture a été soumise à l'une des circonstances suivantes :

  • A été exposée à un inhibiteur de germination ou à des produits chimiques nocifs;
  • A perdu son identité;
  • A perdu sa capacité de se propager;
  • Est infectée au PSTVd ou elle a été produite par des pommes de terre de semence infectées au PSTVd.

En ce qui a trait à toutes les cultures d'une unité de production, le(s) Certificat(s) de récolte sur pied peut (peuvent) être révoqué(s) en tout temps dans l'une des circonstances suivantes :

  • L'inspecteur détermine qu'un des lots est infecté au Clavibacter michiganensis, sous-espèce sepedonicus.
  • L'un des lots est entré en contact avec un Clavibacter michiganensis, sous-espèce sepedonicus, ou avec tout équipement ordinaire ou spécialisé utilisé sur une exploitation de pommes de terre qui a été infecté au Clavibacter michiganensis, sous-espèce sepedonicus, à moins qu'un inspecteur ait vérifié qu'un nettoyage et une désinfection de l'équipement ont été effectués avant l'utilisation de l'équipement sur l'unité de production.
  • L'inspecteur détermine que des pommes de terre non certifiées provenant d'une autre unité de production sont entreposées avec des pommes de terre de semence certifiées.
  • Les pommes de terre de semence certifiées sont entreposées, classées ou manutentionnées par un équipement qui n'a pas été nettoyé et désinfecté convenablement après avoir été utilisé pour manipuler des pommes de terre non certifiées.

Si un Certificat de récolte sur pied (CFIA/ACIA 1318) doit être révoqué, on devrait utiliser le formulaire Révocation de certification (CFIA/ACIA 2546) et en conserver une copie au dossier.

6.4 Regroupement de cultures/lots multiples en un lot

En réponse à une demande d'un producteur, un inspecteur peut regrouper dans un même lot des cultures multiples de même variété ayant été reconnues comme satisfaisantes aux exigences de la classe applicable.

  • Si des lots multiples d'une même variété mais de classes différentes sont entreposés dans un même compartiment sans séparation, afin d'empêcher le mélange des classes, l'inspecteur de l'ACIA doit faire un ajustement et retenir seulement le numéro de certification du lot de la classe la plus basse.
  • Si des lots multiples de même classe et d'une seule variété sont entreposés dans un même compartiment sans séparation, les pommes de terre de semence recevront alors le numéro de certification du lot ayant le pourcentage de maladie le plus élevé.

Dans ces deux circonstances, le numéro de certification choisi sera indiqué dans le Rapport d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1284) pour toutes les cultures pertinentes, alors que leurs numéros de champs et notes d'inspection s'y rattachant demeureront les mêmes. Le lot combiné représentera toutes les récoltes pertinentes sur le Certificat de récolte sur pied (CFIA/ACIA 1318).

Dans le cas où des récoltes/lots ont été combinés après l'émission du certificat, le Certificat de récolte sur pied original devra alors être révoqué, corrigé et émis de nouveau. L'inspecteur devrait se reporter au manuel du PAM pour connaître les instructions détaillées de groupement de champs, cultures et lots multiples dans le PAM.

Remarque : Certains marchés d'exportation ne permettent pas le regroupement de champs (c-à-d Mexique, Uruguay, etc.), de sorte que les inspecteurs devraient se renseigner au sujet des exigences du marché auprès de leur agent régional du programme respectif avant de s'entendre avec le producteur au sujet du groupement de champs, cultures ou lots.

7.0 Lignes directrices pour l'évaluation des cultures

Lorsqu'il a été établi qu'une culture de pommes de terre de semence est admissible à une inspection sur pied, on en fera l'inspection. Cette inspection vise à confirmer l'identité de la variété et déterminer la conformité aux normes réglementaires pour les diverses classes de pommes de terre de semence en vertu du Règlement sur les semences Partie II, ainsi qu'à évaluer l'état général de la santé de la culture. Une liste des tolérances se retrouve à l'Annexe 8 en termes de défauts, de maladies et de mélange des variétés à la première inspection, aux inspections subséquentes et à l'inspection finale sur pied de toutes les classes de pommes de terre de semence, à l'exception de la classe Matériel nucléaire. À noter que les maladies rapportées en vertu des tolérances pour les pommes de terre de semence cultivées au champ (de la culture de pommes de terre de semence présentée pour la certification) peuvent être composées de bactéries, de champignons, de virus, ou d'autres entités biologiques nuisant à la qualité de la pomme de terre de semence. Les dommages qu'elles causent varient d'une année à l'autre en fonction d'un certain nombre de facteurs biotiques et abiotiques.

Durant l'inspection sur pied, l'inspecteur tente, en se déplaçant à pied dans le champ, de confirmer l'identité de la variété et de décrire avec exactitude l'état de la culture au moment de l'inspection et ce, à partir d'examen visuels aléatoires des plants en croissance. Toutes les conditions de culture anormales et/ou inusitées observées dans le champ sont également inscrites sur le rapport d'inspection. Pour effectuer une inspection sur pied, un inspecteur doit avoir une bonne connaissance des symptômes ainsi que de la terminologie utilisée pour décrire des symptômes pathologiques ou des troubles physiologiques.

La présente section se veut un guide général dans le but d'aider le personnel d'inspection à évaluer les plants de pommes de terre et à compléter les Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298). Les inspecteurs devraient se reporter aux descriptions des variétés et aux autres documents pertinents pour confirmer l'intégrité de la variété.

Les sept images ci-dessous représentent certains des termes les plus couramment utilisés pour décrire les symptômes observés sur les plants de pomme de terre :

image - Chlorosis. Description ci-dessous.
Chlorose - Coloration anormale vert pâle ou jaune des feuilles due à une production  insuffisante de chlorophylle, qui peut être causée par un manque de lumière, une carence de minéraux, une infection (particulièrement par des virus) ou des facteurs génétiques.
image - Lésion. Description ci-dessous.
a et b : Lésion - Une partie distincte de tissu végétal malade. Un chancre sur la tige (A) ou une nécrose localisée sur la feuille (B).
Image - Marbrure. Description ci-dessous.
Marbrure - Un motif bigarré caractérisé par des points ou taches jaunâtre à couleurs ou tons multiples.
Image - Nécrose. Description ci-dessous.
Nécrose - La mort de cellules ou de tissus végétaux, souvent caractérisée par assombrissement ou décoloration, se manifestant comme symptôme.
Image - Pourriture. Description ci-dessous.
Pourriture - Désintégration et décomposition du tissu végétal de deux principaux types : sèche ou molle. Une pourriture sèche est une carie sèche et ferme; une pourriture molle est tendre, généralement aqueuse et souvent odoriférante.
Image - Mosaïque aiguë. Description ci-dessous.
Mosaïque aiguë - Grave cas de mosaïque accompagné de déformation comme le plissement, l'enroulement ou le ridement de la surface des feuilles. Normalement causée par la combinaison de multiples virus.
Images - Bigarrure. Description ci-dessous.
Bigarrure - Taches, points ou traînées de couleur verte sur les feuilles qui définissent nettement les bordures des changements de couleur. Cette caractéristique se distingue de l'infection virale complexe appelée mosaïque. La mosaïque n'est pas aussi prononcée et les parties claires et foncées ont des démarcations plus diffuses (marbrure).

7.1 Évaluation et cotation des maladies exigeant des comptages

On utilise le comptage des plants pour déterminer les niveaux d'infection de maladie et de mélange de variétés dans le champ. Les comptages sont effectués à intervalles réguliers selon un parcours aléatoire dans tout le champ/culture pour s'assurer que les résultats de l'inspection sont représentatifs des niveaux de maladie et de mélange de variétés dans le champ. Un comptage consiste à 100 plants consécutifs dans un rang. On peut compter les plants un par un ou encore procéder par pas calculés dans le champ tel qu'indiqué ci-dessous.

Le nombre réel de plants malades ou de mélange de variétés par comptage est inscrit et utilisé pour déterminer le pourcentage de plants se rapportant à chacune des catégories mentionnées ci-dessous et qui se retrouvent sur le rapport des Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298).  De plus, toutes les parties des plants, y compris les tubercules, non épurées correctement devraient être incluses dans le comptage d'inspection susmentionné.

  • Nombre de plants montrant des signes de mosaïque
  • Nombre de plants montrant des signes de virus de l'enroulement de la pomme de terre (PLRV)
  • Nombre de plants montrant des signes de jambe noire
  • Nombre de plants montrant des signes de flétrissures
  • Nombre de plants étrangers (plants d'une autre variété)
  • % de manques

Voici des calculs de base que le personnel d'inspection devrait connaître :

  • Il y a 43 560 pieds carrés dans une acre.
  • Il y a 2 471 acres/hectare (ac/ha) ou 0,405 hectare/acre.
  • p. ex., à espacement de 12 pouces (30 cm) entre les plants dans un rang et un espacement de 36 pouces (90 cm) entre les rangs, il y a un plant par 3 pieds carrés (0,27 m2).

À distance fixe de 36 pouces entre les rangs, la densité des plants peut être estimée pour tout champ à partir de l'espace entre les plants dans un rang, par exemple:

  • Espacement de 8 pouces (20cm) = 21 780 plants/ac ou 53 800 plants/ha
  • Espacement de 10 pouces (25cm) = 17 424 plants/ac ou 43 037 plants/ha
  • Espacement de 12 pouces (30cm) = 14 520 plants/ac ou 35 880 plants/ha
  • Espacement de 16 pouces (40cm) = 10 890 plants/ac ou 26 900 plants/ha

7.1.1 Détermination du rythme de comptage au champ

Il est important d'établir précisément combien de pas constituent un comptage de 100 plants. Le rythme de comptage au champ peut être établi comme suit :

  • Marquer un rang dans le champ (à au moins 10 m du bord du champ);
  • Compter à la main 100 plants et marquer l'extrémité du comptage;
  • Le nombre de pas en moyenne pour aller du début à la fin des 100 plants constituera le rapport pas/comptage;
  • Les inspecteurs devraient marcher le comptage de 100 plants au même pas que lors de leurs inspections sur pied. De légères variations à cette étape cruciale peuvent produire une importante différence dans les calculs de l'incidence des organismes nuisibles une fois l'inspection terminée.

En général, le nombre de pas par comptage de 100 plants variera entre 30 et 40 pas, dépendamment de la longueur des pas, de l'espacement entre les plants et du nombre de plants manquants dans le champ. Étant donné que la densité des plants peut varier en fonction de la date de plantation, de la variété, du type de sol, etc., le processus de détermination du rythme de comptage au champ devrait être répété chaque fois qu'un nouveau champ est inspecté.

Remarque : Tenir compte du fait que vers la fin de la journée, vos pas peuvent être plus courts en raison de la fatigue. Vous pourriez devoir réévaluer votre nombre de pas pour rajuster votre comptage de plants.

7.1.2 Établissement du nombre minimum de comptages

Il est essentield'établir et d'inspecter chaque culture en utilisant un nombre minimum de comptages dépendamment de la classe plantée et de la taille du champ, tel que précisé au tableau 7-1.

Remarque : Les plants infectés qui sont observés mais qui ne font pas partie du comptage devraient être notés dans la section des observations des Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298).

Le tableau ci-dessous est un guide conçu pour aider à calculer le nombre de comptages à effectuer lors des inspections en fonction de la classe des plantes cultivées et de la taille du champ en hectares.

Tableau 7-1 Guide pour déterminer le nombre de comptages d'inspection
Classe plantée Superficie du champ (Ha) Nombre minimum de comptages

Nucléaire

S.O.

Tous les plants

Pré-Élite

S.O.

Min de 10% des plants ou 10 comptages lorsque possible

E-1 à Fondation

< 1.0

Min de 10% des plants ou 10 comptages lorsque possible

E-1 à Fondation

1.0 – 1.5

10

E-1 à Fondation

> 1.5 – 5.0

15

E-1 à Fondation

> 5.0 – 10.0

20

E-1 à Fondation

>10.0 – 15.0

25

E-1 à Fondation

>15.0 – 20.0

30

E-1 à Fondation

>20.0 – 25.0

35

E-1 à Fondation

>25.0 – 30.0

40

E-1 à Fondation

>30.0 – 35.0

45

E-1 à Fondation

>35.0

50

Dans le cas d'une culture plantée de classe Pré-Élite, inspecter au moins 10 % des plants ou 10 comptages. Cela peut être déterminé comme suit :

  • Densité de plants estimée (basée sur l'espacement entre les plants) × nombre d'hectares = total des plants
  • Total des plants × 10 % = Nombre de plants à examiner
  • Nombre de plants à examiner / 100 = Nombre de comptages
  • Inspecter un minimum de 10 comptages lorsque possible

De plus, il arrive que les inspecteurs fassent face à des situations où les calculs standards ne donnent pas une représentation exacte des pourcentages de comptage des maladies. Par exemple, un inspecteur peut faire 10 comptages et ne trouver aucun plant malade dans ses comptages mais avoir observé un certain nombre de plants malades dans le champ, en dehors de ses zones de comptage. Le comptage montre donc un pourcentage de zéro même s'il est évident que le champ n'est pas totalement exempt de maladies ou de mélange de variétés. En pareille situation, l'inspecteur devrait procéder à des comptages supplémentaires pour augmenter la couverture du champ et la précision des résultats de l'inspection. Si les comptages n'ont toujours pas de plants malades ou de mélange de variétés, l'inspecteur devrait noter les plants malades ou étrangers dans la section des observations de son rapport d'inspection et porter l'affaire à l'attention du producteur. Ces constatations, si négligées, pourraient entraîner le déclassement de la culture à une génération de classe inférieure.

En calculant les plants manquants, les inspecteurs doivent aussi prendre des comptages aléatoires, se concentrant sur le nombre de plants manquants dans le comptage. On utilise ensuite ces comptages aléatoires pour calculer le pourcentage moyen de plants manquants.

Exemple – Calcul des plants manquants, des plants étrangers et des pourcentages de maladie :

Prenons une inspection sur pied dans un champ où 50 comptages (100 plants par comptage) ont été pris. Dans ces 50 comptages, 7 plants atteints d'enroulement et 13 plants atteints de mosaïque ont été trouvés au total.

Le niveau d'infection pour l'enroulement et la mosaïque doit être calculé comme suit :

Nombre de plants atteints d'enroulement divisé par le nombre total de plants comptés, multiplié par 100%. C'est-à-dire : (7/5000) x 100 % = 0,14%.

Même méthode de calcul pour le pourcentage de mosaïque, c'est-à-dire : (13/5000) x 100% = 0,26%.

L'incidence totale de virus = 20/5000 x 100 % = 0,4%. Si on obtenait cette incidence totale de virus à l'inspection finale, la classe admissible à assigner serait Fondation si la classe plantée avait été Élite 4 ou plus.

7.1.3 Parcelles de terrain où sont cultivés des tubercules individualisés

a) Lorsque les tubercules individualisés sont identifiables, compter 100 tubercules. Ceux-ci seront considérés comme un compte [par exemple, si les tubercules ont été coupés en 4 morceaux et plantés consécutivement, compter 400 plants et le nombre de plants malades sont comptés par unité (une unité = 4 plants infectés consécutifs)]. Les producteurs peuvent choisir d'utiliser une plantation par tubercules individualisés comme bonne pratique culturale, mais ce type de plantation n'est plus une pratique réglementée.

Remarque : La taille des unités de tubercule peuvent varier car un tubercule peut être coupé en plusieurs morceaux (2, 4, 6, etc.). Tant que les morceaux d'un tubercule de semence sont plantés consécutivement et peuvent être identifiés comme une unité, on les considérera comme une unité. De plus, la plantation d'une semence entière peut être considérée comme une unité.

b) Lorsque le producteur indique avoir utilisé une plantation par tubercules individualisés sur sa demande et que l'inspecteur est incapable d'identifier exactement chaque unité de tubercule, ce dernier doit consulter le producteur pour vérifier la méthode utilisée. Si le problème persiste et que les unités de tubercules ne sont toujours pas identifiables, l'inspecteur doit traiter le champ comme un champ avec ensemencement en masse/dispersé, où le compte est de 100 plants et où chaque plant infecté est compté comme un plant.

7.1.4 Modèles de parcours du champ pour assurer un échantillonnage aléatoire

L'inspecteur doit parcourir le champ et faire un examen aléatoire des plants, comprenant/couvrant les deux côtés du champ, en suivant un tracé en X ou un tracé en V inversé, sauf s'il doit inspecter 100 % des plants. Ces deux modèles permettent généralement à l'inspecteur de mener l'inspection de la manière la plus aléatoire possible, de couvrir la plus grande superficie du champ et d'inspecter le plus grand nombre de plants tout en réduisant les probabilités d'omettre un foyer d'infestation. Si la configuration du champ ne permet pas ce type de tracé, il incombe à l'inspecteur d'utiliser la méthode la plus aléatoire possible pour que le champ soit couvert convenablement.

Dans les champs utilisant une irrigation à pivot central un tracé en V ou triangulaire, au centre du pivot, devrait être suivi pour chaque inspection. Ce tracé devrait être suivi de deux autres tracés modifiés en V plus courts pour compléter l'inspection. Des exemples de tracés à utiliser pour l'inspection de cercles et de champs à formes irrégulières sont donnés ci-dessous (figure 7-1). Le tracé du champ et le point d'entrée au champ (tel que mentionné à la section 4.3) devraient être prédéterminés et changés d'une inspection à l'autre. Ces deux modèles, tel qu'illustré ci-dessous, permettront à l'inspecteur de mener l'inspection de la manière la plus aléatoire possible, de couvrir la plus grande superficie du champ et d'inspecter le plus grand nombre de plants tout en réduisant les probabilités d'omettre un foyer d'infestation.

Les images ci-dessous présentent des exemples de parcours d'inspection de champs circulaires ou de forme irrégulière.

Figure 7-1 Exemple de tracés pour inspecter des cercles et des champs de forme irrégulière
Figure 7-1. Description ci-dessous.

Ceci est une image de deux champs de pommes de terre de semence. L'un est en forme de L et l'autre est rond. Les champs contiennent des flèches expliquant qu'il faut compter 5 à 10 mètres à l'intérieur des limites du champ au début d'une inspection. Puis, il y a des exemples de parcours à pied utilisés par l'ACIA durant l'inspection des champs de pommes de terre délimités irrégulièrement, dans le but d'observer adéquatement la culture en entier.

À son entrée dans le champ, l'inspecteur devrait avancer sur une distance d'environ 5 à 10 m avant de commencer à faire des comptes d'inspection. Cette procédure vise à contrecarrer l'effet de bordure. Cependant, l'inspecteur ne doit pas manquer d'observer les premiers 10 m parce qu'ils peuvent montrer des dommages causés par des insectes et/ou des mélanges de variétés si c'est l'endroit où la plantation a commencé dans ce champ. De plus, tout le champ devrait être examiné, l'intégrité de la variété devrait être déterminée et des notes devraient être prises au sujet des problèmes possibles à investiguer à mesure qu'avance l'inspection. Une attention spéciale devrait être accordée aux zones du champ propices aux interactions biotiques ou abiotiques. L'inspecteur devrait observer les baisseurs et les buttes ainsi que les zones situées le long des haies, qui pourraient favoriser l'apparition de maladies ou la croissance de plants spontanés (pommes de terre qui ont survécu à l'hiver et qui repoussent la saison suivante). L'inspecteur doit demeurer vigilant à l'égard de la présence possible de variétés étrangères dans ces zones provenant de tubercules ayant survécu à l'hiver dans le champ.

Bien que les diagrammes de la figure 7-1 indiquent un modèle diagonal, parce qu'ils représentent les parcours que l'inspecteur effectue dans le champ, les déplacements de ce dernier dans le champ sont en zigzag (voir la figure 7-1-a). Les déplacements doivent se faire en sautant plusieurs rangs après chaque comptage pour commencer un nouveau comptage c.-à-d., compter ou marcher cent plants, sauter plusieurs rangs, faire un autre comptage, sauter encore des rangs, faire un autre comptage et continuer ainsi de suite. Cette méthode vise à s'assurer que le champ a été couvert adéquatement.

L'image suivante donne un exemple d'un procédé d'inspection en zigzag pour effectuer des comptages à travers le champ.

Figure 7-1-a. Comptages dans le champ - zigzag
Figure 7-1-a. Description ci-dessous.

Ceci est une image d'un champ de pommes de terre de semence carré qui contient des flèches et des lignes droites représentant un parcours à pied utilisé par un inspecteur de l'ACIA durant les inspections de champs. Ce parcours en zigzag montre comment l'inspecteur de l'ACIA marche sur plusieurs rangées après chaque comptage, ou comment il débute un nouveau comptage, assurant ainsi que le champ de pommes de terre de semence est adéquatement observé.

Remarque : Chaque ligne en gras indique un comptage (ou 100 plants)

En général, un inspecteur doit bien connaître la variété à inspecter, l'expression de la maladie, s'assurer que ses inspections ont lieu au bon moment, vérifier l'intégrité de la variété, couvrir le champ adéquatement, prendre le nombre de comptes requis, évaluer correctement la culture et attribuer la classe appropriée au terme de l'inspection finale.

7.1.5 Évaluation des symptômes de la mosaïque

Les symptômes sur les feuilles de plants atteints de mosaïque sont le résultat de plants de pommes de terre infectés par certains virus de la pomme de terre. Les symptômes peuvent varier en gravité, soit d'une légère bigarrure jusqu'au sérieux plissement des feuilles et rabougrissement des plants. Certains des virus de la pomme de terre sont souvent désignés comme virus latents parce qu'ils peuvent être portés par des plants ou tubercules sans y présenter des symptômes visibles. Dépendamment de la variété et/ou des conditions météorologiques, l'expression des symptômes peut aussi être affectée. Un temps frais et nuageux peut rendre les symptômes plus prononcés. La présence de plus d'un virus sur un plant peut affecter les types de symptômes et en augmenter la gravité. De plus, il importe de noter que les symptômes d'un même virus s'expriment très différemment selon la variété.

En général, les feuilles de plants infectés de virus sont bigarrées, présentant souvent des parties de vert pâle à jaune et d'autres parties d'un vert plus foncé que normal. La grosseur des parties bigarrées peut varier et se trouver entre les nervures ou sur les nervures des feuilles. Les bords de feuilles peuvent être ondulés et les feuilles peuvent paraître légèrement rugueuses aux endroits où les nervures et les zones internervales sont soulevées. Les symptômes causés par les différents virus illustrés ci-dessous peuvent varier, mais ils sont tous classés sous la tolérance de la mosaïque.

Les six images ci-dessous montrent des exemples des symptômes de la mosaïque présentés par les plants des variétés Chieftain, Atlantic, Goldrush, Superior, Red Pontiac et Shepody.

image - Chieftain. Description ci-dessous.
Mosaïque sur la variété Chieftain : Cette image montre un plant de la variété Chieftain infecté par la mosaïque; l'apparence froissée des feuilles démontre la présence de l'infection.
image - Atlantic. Description ci-dessous.
Mosaïque sur la variété Atlantic : Cette image montre un plant de la variété Atlantic infecté par la mosaïque; l'apparence froissée de ses feuilles démontre la présence de l'infection.
image - Goldrush. Description ci-dessous.
Mosaïque sur la variété Goldrush : Cette image montre un plant de la variété Goldrush infecté par la mosaïque; l'apparence froissée de ses feuilles démontre la présence de l'infection.
image - Superior. Description ci-dessous.
Mosaïque sur la variété Superior : Cette image montre un plant de la variété Superior infecté par la mosaïque; l'apparence froissée de ses feuilles démontre la présence de l'infection.
image - Red Pontiac. Description ci-dessous.
Mosaïque sur la variété Red Pontiac : Cette image montre un plant de la variété Pontiac infecté par la mosaïque; l'apparence froissée de ses feuilles démontre la présence de l'infection.
image - Shepody. Description ci-dessous.
Mosaïque sur la variété Shepody : Cette image montre un plant de la variété Shepody infecté par la mosaïque; l'apparence froissée de ses feuilles démontre la présence de l'infection.

A) Virus Y de la pomme de terre (PVY)

Le PVY est répandu partout dans le monde et est l'un des plus important virus affectant la production de pommes de terre. Il n'a pas été clairement démontré que le PVY se propage mécaniquement entre les plants par contact du feuillage et par transmission d'un tubercule à l'autre dans les pratiques générales de production. Cependant, la transmission de façon non persistante par les pucerons est considérée comme la plus importante méthode de propagation naturelle dans un champ.

Plusieurs souches de PVY ont été identifiées dans la production de pommes de terre en Amérique du Nord. Bien que toutes ces souches soient considérées comme Mosaïque, l'inspecteur devrait se familiariser avec les trois souches suivantes.

  • PVYo : Souche ordinaire

    Les symptômes peuvent varier d'une très légère mosaïque à une grave nécrose foliaire, entraînant parfois la mort du plant. Les symptômes peuvent apparaître sur une seule branche (feuille) rendant difficile son identification sur le terrain. Dans le cas d'infections secondaires, les symptômes peuvent comprendre le nanisme, une grave marbrure de taille variable qui n'est pas nécessairement bordée par les nervures de la feuille. Les folioles sont généralement mal formées. Dans certains cas, des bigarrures nécrotiques peuvent se développer autour des nervures (chlorose des nervures) et des tiges (bigarrure pointillée). À températures basses et élevées, les symptômes peuvent être masqués. Le PVYo est reconnu pour causer de graves pertes de rendement des récoltes. Les feuilles infectées développent fréquemment des taches nécrotiques. Les plants sont rabougris, les pétioles inférieurs et les feuilles jaunissent et les feuilles mortes s'attachent à la tige. Les feuilles se crispent et s'enroulent.

  • PVYn

    Cette souche, souvent appelée souche de la nécrose des nervures du tabac, cause une très légère marbrure ou encore, aucun symptôme visible sur les plants de pommes de terre.

  • PVYntn

    Les symptômes de cette souche comprennent la chlorose internervale et le plissement des feuilles. Les symptômes d'une infection secondaire sont : mosaïque distincte, grave nécrose des tiges et perte des feuilles. Ces symptômes sont plus visibles à hautes températures. Les infections secondaires présentent une mosaïque distincte, une grave nécrose des tiges et des feuilles et, éventuellement, la perte des feuilles. Des anneaux nécrotiques peuvent apparaître sur les tubercules de certaines variétés, notamment la Yukon Gold.

B) Virus A de la pomme de terre (PVA)

Le PVA est transmis par au moins sept différentes espèces de pucerons, y compris le puceron vert du pêcher et le puceron de la pomme de terre. Ce virus est de type non persistant. Les feuilles peuvent présenter une légère mosaïque marbrée et nervale, les tiges tendent à fléchir légèrement vers l'extérieur. Des symptômes de rugosité peuvent aussi apparaître lorsqu'il y a combinaison avec d'autres souches de PVA et de PVY. Comme dans le cas des autres virus, le PVA est transmis d'une génération à la suivante par la plantation de tubercules infectés.

C) Virus S de la pomme de terre (PVS)

Le PVS est typiquement sans symptômes, bien que certaines variétés montrent un léger enfoncement des nervures, une rugosité des feuilles, une possibilité de nanisme, de marbrure ou de bronzage. Une combinaison du PVS avec le PVX entraîne une plus forte réduction de la productivité que si l'un ou l'autre de ces virus est présent seul. On croit que les plants à maturité sont résistants au PVS. Ce virus peut être transmis par la semence, pucerons (non persistants), trancher les tubercules avant l'ensemencement et blessure durant les opérations au champ, contact feuille à feuille et contact des germes avant la plantation.

D) Virus X de la pomme de terre (PVX)

Le PVX est le virus de la pomme de terre le plus répandu. On le désigne parfois comme virus de la moucheture de la pomme de terre ou comme mosaïque latente parce qu'il est souvent sans symptômes. Certaines souches ne produisent aucun symptôme visible, alors que d'autres réduisent légèrement le rendement total et/ou causent un léger plissement, notamment en cas d'infection mixte. Le PVX est porté dans les tubercules, transmis mécaniquement et par contacts entre les plants dans le champ et contacts des germes avant la plantation. Les pucerons ne sont pas un vecteur connu.

E) Virus du bruissement du tabac (TRV)

Le virus du bruissement du tabac (TRV) est aussi appelé nécrose annulaire et tache en couronne. Ce virus est porté par le sol, transmis par le nématode du genre Trichodorus et se manifeste surtout dans les sols plus légers. Ses hôtes comprennent des espèces végétales dans plus de 50 familles. Seulement certaines variétés de pommes de terre présentent les symptômes de la tache en couronne alors que d'autres variétés atteintes ne présentent aucun symptôme. L'apparence et la gravité des symptômes varient considérablement selon les variétés, mais ils se manifestent sous forme de taches alternant du vert/vert pâle au jaune clair. Les taches sont plus rudes, plus jaunes et plus irrégulières que celles causées par la mosaïque.

F) Virus de la mosaïque de la luzerne (AMV, Calico)

Le virus de la mosaïque de la luzerne (AMV, Calico) est transmis par au moins 16 espèces de pucerons, le puceron du pois étant le vecteur le plus commun. L'infection se produit souvent sur les bords des champs situés à proximité de la luzerne. On observe peu ou pas de propagation secondaire dans les champs de pommes de terre. L'AMV peut aussi se transmettre à la génération suivante par la descendance. Les symptômes apparaissent sous forme de mouchetures ou taches d'un jaune clair sur les feuilles. Certaines souches causent un grave rabougrissement et la nécrose des tiges et des tubercules. L'AMV produit des symptômes de mosaïque calico sur la pomme de terre et les autres cultures de solanacées.

image 1 - Virus de la mosaïque de la luzerne. Description ci-dessous.
Virus de la mosaïque de la luzerne : Cette image est un exemple du virus de la mosaïque de la luzerne. On y voit un plant buissonnant qui présente un jaunissement clair de ses feuilles, signalant qu'elles ont été infectées.
image 2 - Virus de la mosaïque de la luzerne. Description ci-dessous.
Virus de la mosaïque de la luzerne : Cette image est un exemple du virus de la mosaïque de la luzerne. On y voit des feuilles qui présentent un jaunissement clair sur leurs côtés et leurs extrémités.

7.1.6 Évaluation des symptômes du virus de l'enroulement de la pomme de terre (PLRV)

Les symptômes attribués à l'enroulement de la pomme de terre sont causés par le virus de l'enroulement de la pomme de terre (PLRV). Les autres hôtes de ce virus comprennent les cultures et mauvaises herbes de la famille des solanacées, notamment mais non exclusivement la tomate, le poivron, le tabac et la stramoine commune.

Une infection chronique ou transmise par les semences se produit quand les plants sont cultivés à partir de tubercules infectés du PLRV. Les symptômes d'infections chroniques se développent généralement sur les feuilles inférieures, qui s'enroulent vers le haut, deviennent raides, sèches et tannées, pâlissent et produisent un son sec quand on les touche ou les secoue. Les plants peuvent être rabougris ou rigides avec un léger jaunissement des feuilles dans la couronne, alors que les feuilles plus vieilles peuvent perdre leurs couleurs, brunir et mourir.

Une infection de PLRV en cours de saison se produit quand les plants sont infectés plus tard dans la saison lorsque les pucerons sont présents, plus particulièrement le puceron vert du pêcher. Si l'infection survient plus tôt dans la saison de croissance, les symptômes peuvent apparaître surtout sur les jeunes feuilles, souvent dans le haut du plant, qui se tiennent normalement debout mais qui s'enroulent et pâlissent légèrement. Les jeunes feuilles peuvent devenir roses ou rougeâtre à partir du bord sur les variétés à peau rouge; les feuilles des variétés à peau blanche ou jaune ont souvent tendance à jaunir. Souvent, les infections en saison tardives ne présentent aucun symptôme. La propagation de PLRV en cours de saison peut causer la nécrose du tubercule chez certaines variétés.

Les quatre images ci-dessous montrent des exemples du virus de l'enroulement de la pomme de terre (VEP) sur des plants des variétés Kennebec, Superior, Red Pontiac et Goldrush.

image - Kennebec. Description ci-dessous.
Virus de l'enroulement de la pomme de terre sur la variété Kennebec : Cette image montre un plant de la variété Kennebec infecté par le virus de l'enroulement de la pomme de terre; ses feuilles commencent à s'enrouler en forme de gouttière sur leur face supérieure.
image - Superior. Description ci-dessous.
Virus de l'enroulement de la pomme de sur la variété Superior : Cette image montre un plant de la variété Superior infecté par le virus de l'enroulement de la pomme de terre sur; ses feuilles commencent à s'enrouler en forme de gouttière sur leur face supérieure.
image - Red Pontiac. Description ci-dessous.
Virus de l'enroulement de la pomme de terre sur la variété Red Pontiac : Cette image montre un plant de la variété Red Pontiac infecté par le virus de l'enroulement de la pomme de terre sur; ses feuilles commencent à s'enrouler en forme de gouttière sur leur face supérieure.
image - Goldrush. Description ci-dessous.
Virus de l'enroulement de la pomme de terre sur la variété Goldrush : Cette image montre un plant de la variété Goldrush infecté par le virus de l'enroulement de la pomme de terre : ses feuilles commencent à s'enrouler en forme de gouttière sur leur face supérieure.

7.1.7 Évaluation des symptômes de la jambe noire (Pectobacterium atrosepticum)

Quand le plant est infecté par des pommes de terre de semence malades, les tiges montrent une pourriture noire d'encre montant le long de la tige à partir de la semence. Si le plant est infecté à la suite de blessures, la pourriture se répand vers le haut et le bas de la tige à partir du point de l'infection. Les plants infectés sont souvent rabougris, ont un aspect raide et dressé et de couleur vert pâle ou jaune.

Lajambe noire est portée dans ou sur des tubercules et peut être transmise à des tubercules sains durant les opérations de manutention ou de plantation. La pluie poussée par le vent et l'eau d'irrigation sont aussi des sources possibles d'inoculant. De plus, lorsque la récolte des semences se fait par conditions humides à l'automne, le pathogène de jambe noire peut se propager durant l'entreposage. Des températures froides (10-15 °C) et des sols détrempés au printemps, suivis par des températures plus chaudes (plus de 20 °C) après l'émergence du plant stimulent le développement de la jambe noire. Par printemps froids, les morceaux de semences infectés peuvent pourrir avant d'émerger, produisant un peuplement inégal.

Les symptômes au champ peuvent s'exprimer en tout temps durant la saison de croissance. Par printemps chauds et humides, on observe la perte de vigueur et la propagation de lésions noires et visqueuses à partir des morceaux de semences infectés. Les plants semblent rabougris, raides et dressés. Les feuilles semblent chlorotiques et les folioles peuvent s'enrouler vers le haut et onduler sur les bords. De petites lésions engorgées peuvent apparaître à la base de la tige. Les lésions peuvent se propager rapidement et progresser vers le haut du plant. La moelle des tiges est atteinte bien au-delà des lésions visibles. Les tissus aériens touchés ont un aspect tendre par conditions humides et deviennent ratatinées par temps sec. En période de floraison, certaines tiges peuvent se faner soudainement. Les tissus infectés sont souvent envahis par des bactéries secondaires qui dégagent une odeur de poisson.

La pourriture des tiges peut affecter toutes les parties visibles du plant; elle ne provient pas des morceaux de semence infectés. Les symptômes apparaissent comme une décomposition verte gorgée d'eau qui tourne au brun pâle ou au noir. Sur les plants plus vieux, les symptômes caractéristiques sont un jaunissement et brunissement internerval et une courbure des feuilles.

Les quatre images ci-dessous montrent des exemples de plants infectés par la jambe noire.

image - Infection de jambe noire. Description ci-dessous.
Infection de jambe noire : Cette image montre un exemple de jambe noire; on y voit un plant buissonnant qui a été infecté – ses feuilles commencent à jaunir et à se replier en forme de gouttière sur leur face supérieure.
image - Infection de jambe noire 2. Description ci-dessous.
Infection de jambe noire : Cette image montre un exemple de jambe noire; on y voit un plant buissonnant qui a été infecté – ses feuilles commencent à jaunir et à se replier en forme de gouttière sur leur face supérieure.
image - Infection de jambe noire 3. Description ci-dessous.
Infection de jambe noire : Cette image est un exemple de jambe noire; on y voit une tige qui est verte mais dont le centre a noirci et s'est fendu.
image - Infection de jambe noire 4. Description ci-dessous.
Infection de jambe noire : Cette image est un exemple de jambe noire; on y voit une tige qui est presque entièrement devenue brun foncé.

7.1.8 Évaluation des symptômes de flétrissure

Les symptômes se développent par conditions de températures chaudes et lorsque les taux d'humidité et de fertilité du sol sont faibles. Au début, les feuilles inférieures fanent, jaunissent et, plus tard, brunissent. Avec le temps, ces symptômes montent vers le haut du plant. Au début, les symptômes peuvent apparaître sur une seule tige. Les faisceaux fibro-vasculaires dans la partie inférieure des tiges montrent une décoloration brune très facile à observer si on coupe les tiges près du niveau du sol. Les deux flétrissures les plus fréquentes sont la flétrissure fusarienne et la flétrissure verticillienne, toutes deux classées comme tolérance pour flétrissures dans le formulaire CFIA/ACIA 1298.

image - Flétrissure fusarienne. Description suit.

A) Flétrissure fusarienne (Fusarium spp.)

La flétrissure fusarienne passe l'hiver dans le sol et sur les tubercules de pommes de terre de semence entreposés, transmettant l'inoculant, qui infecte les tubercules en développement, par des blessures sur les racines au printemps quand les températures dépassent 20 °C. Le champignon attaque le tissu vasculaire des plants, causant ainsi une flétrissure. Les premiers symptômes comprennent le nanisme et la chlorose sporadique. Les bouts et bordures des feuilles inférieures jaunissent puis brunissent avant de sécher et de demeurer suspendues sur le plant. Avec le temps, la maladie monte dans le plant. Les plants infectés semblent se rétablir durant la nuit, mais montrent des symptômes très visibles par températures élevées dans la journée.

B) Flétrissure verticillienne (Verticillium dahliae)

Cette maladie est aussi appelée marbrure verticillienne. L'agent pathogène est un champignon terricole appelé Verticillium dahliae. L'inoculant tire normalement son origine dans le sol comme mycélium ou spores de repos transmissibles par l'eau, le vent et le mouvement mécanique du sol. L'agent pathogène peut aussi être introduit sur des tubercules de semence contaminés ou infectés. Quand le sol se réchauffe au printemps, les spores dormantes peuvent pénétrer dans le système vasculaire du plant par infection des radicelles. Les conditions optimales de développement du champignon existent quand les températures du sol sont élevées (22 °C) à 27 °C). Les premiers symptômes ont tendance à apparaître sur les feuilles inférieures du milieu à la fin de l'été. Le tissu internerval dans les folioles apicales passe d'abord au vert pâle, puis au jaune. La nécrose est alors suivie de croissance latérale et la mort des tiges affectées. On sait que la flétrissure verticillienne est aussi en interaction avec certaines espèces d'Erwinia.

Les deux images ci-dessous sont des exemples de flétrissure verticillienne.

image - Flétrissure verticillienne, jaunâtre ou brune. Description ci-dessous.
Flétrissure verticillienne : Cette image est un exemple de flétrissure verticillienne; on y voit de multiples branches flétries et dont les feuilles ont une coloration jaunâtre ou brune.
image - Flétrissure verticillienne, beige pâle, verte ou jaunâtre. Description ci-dessous.
Flétrissure verticillienne : Cette image est un exemple de flétrissure verticillienne; on y voit une branche portant des feuilles dont certaines ont une coloration beige pâle, verte ou jaunâtre.

7.1.9 Évaluation du mélange des variétés étrangères

On dit qu'un plant de pommes de terre est étranger, pour toute variété, quand ce plant n'est pas de la variété pour laquelle une inspection est effectuée dans un champ donné. L'inspecteur doit consigner le nombre total et le pourcentage de plants étrangers mais il n'est pas nécessaire d'identifier les variétés de ces plants étrangers.

7.2 Évaluation des autres maladies et des dommages causés par les insectes

Durant l'inspection d'un champ, le degré de gravité de l'alternariose, du mildiou, de la rhizoctonie, de la brûlure de la pointe, des pucerons et des doryphores de la pomme de terre, doit être inscrit dans les Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298). La section 7.2 sert de guide dans l'évaluation de ces maladies et des dommages causés par les insectes.

Entre les comptages, l'inspecteur doit arrêter périodiquement pour :

  • examiner la présence d'insectes et les dommages causés par les maladies;
  • inspecter des plants pour voir s'il y a infestation de pucerons en retournant les feuilles trifoliées;
  • inspecter les champs à la recherche de dommages causés surtout par les insectes en bordure du champ. Ceci est particulièrement important pour déterminer l'activité des altises et des pucerons; et
  • examiner les feuilles et les tiges à la recherche d'infestation fongique.

Détermination du niveau de maladie et d'incidence des insectes

Les niveaux de maladie et l'incidence des insectes sont cotés et inscrits comme : trace, légers, modérés et graves, sur le formulaire d'inspection en culture tel que précisé au tableau 7-2. La figure 7-2 montre des échantillons de feuille de 1 %, 10 %, 25 % et 50 % de surface endommagée, respectivement. On doit déterminer l'incidence et la fréquence des organismes nuisibles pour établir la note globale. L'incidence est déterminée en comptant le nombre d'organismes nuisibles ou encore en déterminant le pourcentage de la surface des feuilles affectée. La fréquence correspond au pourcentage de plants affectés dans le champ. La cotation finale est basée sur le plus bas niveau de l'incidence ou de la fréquence.

Par exemple, il est possible de voir une forte incidence sur les nouveaux plants (>25 % de surface des feuilles affectée) mais où seulement 2 % des plants sont affectés (c.-à-d., seulement une trace de fréquence). Dans ce cas, le facteur déterminant serait le pourcentage de plants affectés (c.-à-d. la fréquence), qui aurait pour résultat un rapport de trace dans l'exemple ci-dessus.

Le tableau ci-dessous présente différents niveaux des taux d'incidence de la maladie ou d'apparition des insectes.

Tableau 7-2 Niveaux de cotation pour les maladies et incidences des insectes
Niveau de cotation Trace Léger Modéré Grave

% des plants affectés

<5 %

5 % à 10 %

10 %-50 %

>50 %

# de nématodes par plantt

1

2 à 3

4 à 5

>5

# de pucerons par triplet

1

2 à 3

4 à 5

>5

% surface de feuille affectée

1%

1 % à 5 %

6 % à 25 %

>25 %

L'image ci-dessous est un exemple d'une légende qui permet d'évaluer les différents niveaux de gravité relatifs aux feuilles endommagées.

Figure 7-2 Clé pour évaluer la gravité des dommages aux feuilles
image - Figure 7-2. Description ci-dessous.
Description for Figure 7-2

L'image est un exemple d'une légende qui permet d'évaluer les différents niveaux de gravité relatifs aux feuilles endommagées et fournit quatre exemples de feuilles. Dans le premier cas, dans la partie supérieure gauche de l'image, on y voit une feuille endommagée uniquement sur 1 % de sa surface. L'exemple dans la partie inférieure gauche de l'image présente une feuille à la surface endommagée uniquement sur 10 %. L'image dans la partie supérieure droite met en évidence une feuille à la surface endommagée sur 25 %. Enfin, la feuille, dans la partie inférieure droite de l'image, est endommagée sur 50 % de sa surface.

7.2.1 Alternariose (Alternaria solani)

L'alternariose se retrouve dans la plupart des régions de culture de la pomme de terre dans le monde. Après avoir passé l'hiver sur des matières végétales en décomposition dans le sol, l'alternariose se manifeste à chaque année à divers degrés de gravité. Les spores fongiques se propagent sur les plants sains surtout par le vent et la pluie. Des conditions de croissance très humides favorisent la prolifération de l'alternariose.

Normalement, les feuilles du bas sont infectées en premier, la situation s'aggrave quand des stress tels que d'autres maladies, des dommages d'insectes ou des carences de nutriments, affectent la culture. Quand une infestation est grave, les tiges et les tubercules peuvent être touchés. La maladie apparaît d'abord sous forme de petits points bruns sur les feuilles plus vieilles. Ces lésions sont circulaires, de 3-10 mm de diamètre, et consistent en anneaux concentriques de tissus morts. Les lésions prennent une forme angulaire quand leur expansion est limitée par de grosses nervures dans la feuille. La perte des feuilles dans des cultures fortement infectées, notamment durant des conditions humides prolongées, peut être suffisante pour réduire subséquemment la productivité. À mesure que la maladie se répand, les lésions apparaissent sur les feuilles supérieures et sur les tiges, bien que ces feuilles demeurent normalement attachées au plant.

Les quatre images ci-dessous sont des exemples de brûlure hâtive.

image - Alternariose avec taches brunes. Description ci-dessous.
Alternariose : Cette image est un exemple de brûlure hâtive; on y voit, en gros plan, une feuille présentant trois grandes taches brunes
image - Alternariose avec présente des stries. Description ci-dessous.
Alternariose : Cette image est un exemple de brûlure hâtive; on y voit, à un certain grossissement, une plaque de brûlure hâtive sur une feuille. La tache est brun foncé et présente des stries.
image - Alternariose avec grandes taches brunes. Description ci-dessous.
Alternariose : Cette image est un exemple de brûlure hâtive; on y voit, en gros plan, une feuille présentant trois grandes taches brunes.
image - Alternariose avec petites ou de grandes taches brunes. Description ci-dessous.
Alternariose : Cette image est un exemple de brûlure hâtive; on y voit plusieurs feuilles parsemées de petites ou de grandes taches brunes sur une partie importante de leur surface.

7.2.2 Mildiou (Phytophthora infestans)

Le mildiou (Phytophthora infestans) passe l'hiver sur des tubercules de pommes de terre de semence entreposés et les débris de plants laissés au champ. Il commence à se répandre quand les températures sont suffisamment chaudes pour permettre la production de spores. Les premiers symptômes apparaissent normalement peu après la floraison, après une période de temps chaud et humide. Les conditions idéales de développement du mildiou comprennent : taux d'humidité élevé, nuits chaudes (10-15 °C) et températures fraîches dans la journée (10-21 °C). Une fois que le mildiou commence à se répandre, il peut devenir extrêmement destructif, détruisant des champs entiers si laissé à lui-même. Les inspecteurs devraient noter que le mildiou se propage par moyens mécaniques ainsi que par la pluie et par le vent. On devrait faire des efforts pour éviter la propagation de la maladie durant les inspections.

Les symptômes se développent habituellement 6 à 8 semaines après la plantation dépendamment de la quantité initiale d'inoculant et des conditions environnementales. Des bouts de feuille vert foncé et détrempés deviennent brun foncé et friables en 2 jours. Surtout les matins à fortes rosées, les bords de lésions au revers des feuilles infectées montrent un mycélium blanc moelleux. Contrairement à l'alternariose, l'infection au mildiou peut traverser les nervures majeures d'une feuille. Si une semence infectée est plantée, les symptômes peuvent apparaître sur les tiges et les jeunes tissus. Quand des infections se produisent à la base du plant, la présence de croissance mycélienne peut aider à faire la distinction entre le mildiou et la jambe noire.

Les quatre images ci-dessous sont des exemples de mildiou.

image - Mildiou 1. Description ci-dessous.
Mildiou : Cette image est un exemple de mildiou; on y voit la face inférieure d'une feuille qui a été infectée. La feuille a pris une coloration brune vers la tige et du mycélium blanc duveteux recouvre une part importante de sa face inférieure.
image - Mildiou 2. Description ci-dessous.
Mildiou : Cette image est un exemple de mildiou; on y voit une tige qui a été infectée, virant au brun foncé et commençant à flétrir.
image - Mildiou 3. Description ci-dessous.
Mildiou : Cette image est un exemple de mildiou; sur le bord de la face inférieure des deux feuilles, il y a une tache de couleur jaune pâle tirant vers le brun-beige.
image - Mildiou 4. Description ci-dessous.
Mildiou : Cette image est un exemple de mildiou; on y voit une tige, présentant une coloration brun foncé, qui s'est flétrie et est devenue cassante.

7.2.3 Rhizoctonie (Rhizoctonia solani)

Rhizoctonia solani is est un champignon très commun dans la plupart des régions du monde où on cultive la pomme de terre. Il passe l'hiver surtout sous forme de sclérotes, qui sont des structures qui protègent les spores dormantes et qu'on retrouve sur la surface des tubercules récoltés ainsi que sur des matières végétales en décomposition dans le sol. Le développement de la rhizoctonie est particulièrement favorisé par conditions printanières fraîches et humides. Quand on plante des semences infectées, des lésions rougeâtres à brun foncé peuvent se développer sur les germes et les jeunes tiges et, à mesure que se développe la maladie, les germes et les tiges peuvent être pincés par l'infection, ce qui produit des peuplements inégaux après l'émergence.

Des infections en mi-saison, ou après, peuvent produire des chancres de couleur brun foncé sur les tiges. Ces chancres peuvent affecter le système vasculaire et entraîner la production de tubercules aux aisselles des feuilles. D'autres symptômes communs peuvent apparaître au-dessus du sol, y compris le rabougrissement, le renflement des tiges, la chlorose, l'enroulement de la pointe des folioles et la pigmentation pourpre des feuilles. Tard en saison, le champignon produit un mycélium blanc sur les tiges juste au-dessus du sol.

Les cinq images ci-dessous sont des exemples de rhizoctonie.

image - Rhizoctonie 1. Description ci-dessous.
Rhizoctonie : Cette image est un exemple de rhizoctonie; on y voit la branche d'une plante aux feuilles se repliant en forme de gouttière vers sa face supérieure avec une pigmentation mauve sur la face inférieure.
image - Rhizoctonie 2. Description ci-dessous.
Rhizoctonie : Cette image est un exemple de rhizoctonie; la plante que l'on voit dans l'image présente de multiples lésions rouge-orange, s'étalant sur une partie limitée de sa surface.
image - Rhizoctonie 3. Description ci-dessous.
Rhizoctonie : Cette image est un exemple de rhizoctonie; on y voit une tige infectée, présentant un chancre brun, et sur laquelle se développe un champignon blanc.
image - Rhizoctonie 4. Description ci-dessous.
Rhizoctonie : Cette image est un exemple de rhizoctonie; il s'agit d'une tige dont certaines parties sont blanches tandis que d'autres parties présentent des chancres brun foncé.
image - Rhizoctonie 5. Description ci-dessous.
Rhizoctonie : Cette image est un exemple de rhizoctonie; on y voit de multiples tiges, dont certaines comportent un champignon blanc apparu près de la base de la tige.

7.2.4 Brûlure de la pointe

La brûlure de la pointe est un état non-pathologique des feuilles qui peut se produire dans plusieurs parties du pays et qui peut être confondu avec l'alternariose. Le bout et les bords des feuilles brunissent et les parties affectées deviennent rapidement dures et friables. La brûlure de la pointe peut se produire à n'importe quel moment durant la période de croissance des plants et est généralement causée par des conditions défavorables entourant le plant. Des périodes de temps nuageux et humide suivies de plusieurs journées chaudes et ensoleillées peuvent produire la brûlure du feuillage. Les risques sont plus élevés sur les sols qui retiennent un pourcentage d'humidité faible. Quand le temps est nuageux et humide, les tissus de la pomme de terre sont engorgés d'eau et affaiblis. Quand des périodes ensoleillées chaudes et sèches suivent, il se produit une transpiration rapide de l'humidité par les tissus du feuillage. Cette transpiration peut alors survenir plus rapidement que le temps nécessaire pour l'eau logée dans les racines, d'atteindre les feuilles. Si cette situation se prolonge, les tissus plus faibles peuvent s'effondrer, mourir et sécher. La brûlure de la pointe peut aussi se produire suite à de longues périodes de temps sec.

L'image ci-dessous montre en gros plan une feuille présentant une brûlure de la pointe; la pointe de la feuille a bruni et est devenue cassante, tandis que le reste est demeuré vert.

image - Brûlure de la pointe. Description ci-dessous.
Brûlure de la pointe : Cette image est un exemple de brûlure de la pointe; il s'agit d'une image en plan rapproché d'une feuille verte avec une pointe à la coloration brun-orangé et cassante.

7.2.5 Pucerons

La principale préoccupation associée à la présence de pucerons est leur capacité de transmettre des maladies virales d'un plant à un autre, notamment le PVY, PLRV, PVA et PVS. Il existe une extraordinaire diversité d'espèces de pucerons et d'espèces hôtes des pucerons. Les cultures de pommes de terre sont habituellement les hôtes des pucerons de la pomme de terre, du nerprun, de la digitale et du pêcher. Ces insectes au corps mou, tendent à puiser la sève du plant sur les feuilles.

Les pucerons apparaissent sous forme de pucerons ailés ou aptères qui passent l'hiver au stade de l'œuf. Au printemps, les œufs éclosent et les pucerons aptères commencent immédiatement à se nourrir et à se reproduire sans accouplement; ils donnent naissance à des individus aptères vivants. De denses colonies, comptant des milliers d'individus, affaiblissent les plants. Dans certains cas, les feuilles se couvrent d'une couche poisseuse de miellat et des cercles de plants morts apparaissent dans le champ. Quand les populations deviennent trop denses, des pucerons ailés sont produits et émigrent vers des plants hôtes à proximité pour y établir de nouvelles colonies. Quand les cultures arrivent à maturité et que les jours raccourcissent, la reproduction sexuée produit des œufs en prévision de la prochaine saison de croissance.

Les pucerons préfèrent le tiers inférieur des plants de pomme de terre, à l'exception des pucerons de la pomme de terre qu'on retrouve souvent dans la moitié supérieure du plant où ils se nourrissent sur la face inférieure des feuilles.

Les trois images ci-dessous sont des exemples de pucerons aptères et d'un groupe de pucerons.

image - Puceron de couleur vert clair. Description ci-dessous.
Puceron aptère de la pomme de terre : Cette image est un exemple de puceron aptère de la pomme de terre; il est de couleur vert clair et il a neuf pattes.
image - Puceron couleur vert-brun. Description ci-dessous.
Puceron ailé de la pomme de terre : Cette image est un exemple de puceron ailé de la pomme de terre; il est de couleur vert-brun et il a huit longues pattes brunes.
image - Groupe de pucerons. Description ci-dessous.
Groupe de pucerons : Cette image est un exemple d'un groupe de pucerons; leur couleur varie du vert clair au vert foncé, et du brun au rouge foncé.

7.2.6 Doryphore de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata)

Le doryphore de la pomme de terre est un insecte nuisible qu'on retrouve communément dans plusieurs régions productrices de pommes de terre, y compris le Canada, à l'exception de Terre-Neuve-et-Labrador. Quand la température augmente au printemps, les adultes émergent au cours d'une période de 4 à 6 semaines en provenance de champs où des pommes de terre avaient été cultivées. Immédiatement après son émergence, la première génération de doryphores marche vers la plus proche culture de pommes de terre émergentes et commence à manger. L'accouplement et la ponte des œufs se produisent peu après.

Les femelles peuvent pondre jusqu'à 400 œufs au cours d'une période de 4-5 semaines. Les œufs, de couleur jaune/orange de la forme de petits grains de riz, sont déposés en masses de 25-40 œufs, surtout sur la face inférieure des feuilles. Les œufs prennent une couleur plus foncée avec le temps et éclosent après 4-9 jours. Le développement larvaire a lieu sur une période de 10 à 20 jours, dépendamment des températures et précipitations. Lorsque le 4e instar (dernier stade larvaire) arrive à maturité, les larves tombent sur le sol, s'enfouissent à 5-10 cm de profondeur, se pupifient et émergent sous forme adulte  5-9 jours plus tard. Dans plusieurs parties du Canada, les étés sont suffisamment chauds pour permettre deux générations de doryphores de la pomme de terre. Les régions plus fraîches auront une ou deux générations dépendamment de la température au cours de la saison de croissance. 

Les principaux dommages observés sont d'abord la défoliation des plants qui peut être grave si les populations de doryphores sont élevées, notamment sur les bordures des champs. Le doryphore n'est pas reconnu comme vecteur d'agents pathogènes de la pomme de terre, bien qu'il soit probable que la transmission mécanique de matériel de multiplication comme les spores puisse se produire.

Les quatre images ci-dessous sont des exemples de doryphore de la pomme de terre, aux stades adulte, de larve, de masses d'œufs et de chenille au premier stade larvaire, dans un exemple de défoliation.

image - Doryphore de la pomme de terre (adulte). Description ci-dessous.
Doryphore de la pomme de terre (adulte) : Cette image est un exemple de doryphore de la pomme de terre au stade adulte; il possède une tête tachetée d'orange et de noir et une carapace rayée noire et jaune
image - Doryphore de la pomme de terre (larves). Description ci-dessous.
Doryphore de la pomme de terre (larves) : Cette image est un exemple de deux doryphores de la pomme de terre au stade de larve; la larve est rouge-orange avec des points noirs longeant les côtés de sa coquille.
image - Masses d'oeufs et larves de 1er stade. Description ci-dessous.
Masses d'œufs et larves de 1er stade : Cette image est un exemple de trois masses d'œufs et de chenilles au premier stade larvaire, la masse d'œufs la plus rapprochée de la partie inférieure gauche de l'image est orange. L'autre masse, qui se trouve à côté, comporte à la fois des œufs et des chenilles au premier stade larvaire, qui sont noirs et orange. Une autre masse de larves, qui y sont plus dispersées, est située dans le côté droit de l'image.
image - Défoliation. Description ci-dessous.
Défoliation : Cette image est un exemple de défoliation imputable au doryphore de la pomme de terre; la plante a perdu toutes ses feuilles et on peut voir des doryphores sur presque la totalité de la plante.

7.3 Évaluation du peuplement, de la vigueur et de la culture

Au cours de l'inspection, il sera nécessaire d'évaluer le peuplement, la vigueur et la culture de la récolte sur pied. Le peuplement, la vigueur et la culture reçoivent les notes : A=Excellent, B=Bon, C=Passable et D=Médiocre. Ce sont des notes subjectives et un champ ne peut être déclassé suite à ces notes. Ces catégories sont utiles aux inspecteurs, producteurs et acheteurs pour déterminer si les caractéristiques de la culture sont attribuables à des problèmes de qualité des semences, aux effets de conditions naturelles ou aux pratiques de gestion de culture. Par exemple, si un des lots observés a été planté dans plusieurs champs dans des régions différentes et qu'il présente une vigueur réduite dans tous ces champs, il pourrait y avoir un autre problème sous-jacent sur lequel il y aurait lieu de faire enquête.

Le peuplement fait référence à l'uniformité générale des plants dans le champ (p. ex., couleur, hauteur, etc.) combinée au pourcentage d'émergence des plants. Un excellent peuplement montrerait une émergence égale et complète avec très peu de manques dans un rang.

On mesure la vigueur en observant l'intensité de la croissance des plants dans le champ. Un excellent champ devrait montrer une nouvelle croissance luxuriante de couleur égale. Dans les cas où une culture montre des signes de faiblesse, possiblement à cause de la sécheresse, d'une fertilité variable, de blessures causées par des herbicides ou de semences de mauvaise qualité (morceaux de semence âgés, refroidis, meurtris ou petits), la culture recevra une note de vigueur plus faible.

La culture évalue la condition du champ par rapport au travail du sol et au contrôle des mauvaises herbes. Un excellent champ de semences devrait être exempt de mauvaises herbes et les plants devraient être bien rechaussés d'un sol léger et friable.

On devrait aussi noter toutes les maladies ou anomalies observées au cours de l'inspection, autres que celles susmentionnées, dans chaque section des observations des Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298) et dans le Rapport d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1284).

7.4 Conseils pratiques pour l'inspection sur pied

Voici quelques techniques ou conseils pratiques d'inspection qui peuvent aider l'inspecteur à évaluer plus exactement une culture de pommes de terre de semence.

  • L'inspecteur devrait avoir entré le nom du producteur, le numéro du champ, la variété, les hectares, la source des semences, le minimum de comptes pour chaque champ, dans les Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298) avant d'entrer dans le champ.
  • L'inspecteur devrait éviter d'inspecter les rangs qui sont directement à ses pieds et examiner plutôt les rangs qui sont à un ou deux rangs au-delà du rang à ses pieds, obtenant ainsi une portée visuelle qui lui permet de voir environ un à deux mètres devant lui.
  • L'inspecteur devrait chercher à s'assurer que les plants qu'il inspecte sont complètement visibles, de la tête au pied. Cela est particulièrement important à la première inspection; cependant, cela devient plus difficile lorsque les plants arrivent à maturité. Les inspecteurs devraient accorder une attention particulière aux symptômes de l'enroulement de la pomme de terre (PLRV) parce que leurs expressions apparaissent d'abord sur les feuilles du bas quand des semences infectées ont été plantées.
  • L'inspecteur devrait tenter de se tenir dos au soleil pour réduire l'éblouissement et la fatigue des yeux. Cela aide considérablement à voir les symptômes d'une maladie.
  • L'inspecteur devrait projeter une ombre sur les plants suspects avec son corps, un carnet de notes ou un chapeau pour mieux voir les symptômes de maladies tels que la mosaïque, la nécrose internervale et une légère marbrure.
  • L'inspecteur pourrait devoir toucher des plants pour déterminer la présence et le type de problèmes pathologiques ou liés au stress. Par exemple, dans le cas les plants infectés au PLRV les feuilles du bas s'enroulent et palissent, mais sont généralement fermes et rigides quand on les secoue. Par contre, les plants infectés par la jambe noire ont des feuilles qui s'enroulent et palissent, mais demeurent souples. Il peut être nécessaire d'arracher quelques plants pour observer d'autres symptômes et en établir la cause.
  • L'inspecteur devrait examiner les plants suspects afin de détecter la présence d'insectes et de problèmes physiologiques qui pourraient être attribués à d'autres facteurs connexes. Par exemple, les plants souffrant de carence nutritive pourraient afficher des symptômes semblables à ceux de la mosaïque. L'inspecteur doit examiner la face inférieure des feuilles du bas des plants situés en bordure et dans l'ensemble du champ pour détecter la présence de pucerons.
  • L'inspecteur devrait se familiariser avec les caractéristiques des variétés à inspecter, étant donné que certains pathogènes peuvent s'exprimer de façon très différente selon les variétés. Par exemple, la mosaïque sur les variétés Hilite Russet, Shepody ou Russet Norkotah peut être difficile à voir, alors que la mosaïque sur des variétés comme Red Pontiac, Atlantic ou Century Russet peut présenter de graves symptômes entraînant la mort du plant.
  • L'inspecteur devrait se rappeler que les variétés peuvent présenter des symptômes d'infection primaire et secondaire à divers moments durant la période de croissance. Par exemple, la variété Goldrush peut sembler saine en début de saison, mais des symptômes de mosaïque peuvent devenir évidents environ 80 - 100 jours après la plantation.
  • L'inspecteur devrait noter les endroits où pourraient exister des facteurs environnementaux pouvant favoriser le développement de maladies (c.-à-d. le long des haies et autres sites à l'ombre où l'humidité pourrait rester sur les plants et favoriser la manifestation de symptômes de mildiou).
  • L'inspecteur devrait déterminer le point de départ de la plantation dans le champ. Les mélanges de variétés et la propagation des maladies peuvent être plus visibles à cet endroit parce que l'équipement de plantation pourrait ne pas avoir été nettoyé correctement. On devrait accorder une attention spéciale à ces zones.
  • L'inspecteur devrait s'arrêter périodiquement, regarder autour de lui et valider la variété de la culture, observer la santé et l'état général de la culture et faire enquête dans les zones qui donnent des indications de problèmes d'organismes nuisibles ou de maladies. À moins de faire partie d'un comptage, les niveaux de maladie notés à ces endroits ne doivent pas être inclus dans les comptages, mais devraient être notés dans la section des observations des Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298) et dans le Rapport d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1284).

Annexe 1 : Demande d'inspection sur pied pour pommes de terre de semence – Déclaration du producteur (CFIA/ACIA 1317)

Énoncé de confidentialité applicable au formulaire CFIA/ACIA 1317 - Demande d'inspection sur pied pour pomme de terre de semence – Déclaration de producteur

Annexe 2 : Documentation de paiement en vue d'une inspection sur pied pour pommes de terre de semence (CFIA/ACIA 5440)

image du formulaire Documentation de paiement. Description ci-dessous.
Description du formulaire Documentation de paiement

Ceci est l'image d'un exemple du formulaire Documentation de paiement en vue d'une inspection sur pied pour pommes de terre de semence CFIA/ACIA 5440 utilisé pour indiquer l'information en lien avec l'application et les frais par hectare pour l'inspection d'une culture de pommes de terre de semence par l'ACIA. Le formulaire a une section pour indiquer le nom, l'adresse et le numéro du producteur, le nombre d'hectares inspectés, la date et la province où a eu lieu l'inspection et il y a un espace pour calculer le coût total de l'inspection et les frais par hectares. Sous ce calcul, il y a une section pour donner l'information sur le mode de paiement, soit en cochant une case et en inscrivant le numéro du chèque, soit en cochant une autre case pour indiquer quelle carte de crédit est utilisée (Visa, Mastercard ou American Express). Il y a aussi une section pour inscrire la date où l'ACIA a reçu le paiement, le numéro du reçu, le numéro de livre brouillard, le bureau de vente, le nom de la personne-ressource et son numéro de téléphone.

Annexe 3 : Rapport de désinfection (CFIA/ACIA 2415)

image - Formulaire de Rapport de désinfection. Description ci-dessous.
Description du formulaire Rapport de désinfection

Ceci est une image du Rapport de désinfection de l'ACIA (CFIA/ACIA 2415) qui est rempli par l'ACIA pour documenter que le nettoyage et la désinfection ont été supervisés par un inspecteur de l'ACIA, avant l'arrivée de pommes de terre de semence sur une unité de production du Canada. Le formulaire inclut une section pour le nom du producteur, l'adresse, la date, puis il y a un espace pour la liste de lots de pommes de terre dont le statut est positif, en contact ou autre, ainsi que le nombre et la variété de chaque. Puis il y a une section pour indiquer les dates où des désinfections complètes ou partielles ont été exécutées, puis il y a une autre section pour une liste des contenants, d'équipement, de véhicules et bâtiments qui ont été désinfectés, la signature du producteur, des remarques, le traitement utilisé et la signature de l'inspecteur de l'ACIA.

Annexe 4 : Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298)

Image - formulaire Notes d'inspection. Description ci-dessous
Description du formulaire des Notes d'inspection

Ceci est une image du document Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298). Le formulaire contient une section pour le numéro du dossier de l'ACIA, le nom et l'adresse du producteur, la variété inspectée, le nombre d'hectares, le numéro de certification des pommes de terre de semence, l'origine de la semence et une ligne pour la signature de l'inspecteur de l'ACIA et la date de chaque inspection. Ce formulaire est utilisé par un inspecteur de l'ACIA lorsqu'il effectue une première, deuxième ou troisième inspection de culture pour rassembler des données telles que : alternariose, mildiou, rhizoctonie, brûlure de la pointe, pucerons, doryphores de la pomme de terre, l'intégrité de la variété, le taux de virus, un mélange variétal possible, la condition générale de la culture (sur pied, vigueur et culture), mosaïque, enroulement, jambe noire, flétrissures, les manques du planteur ainsi que les symptômes anormaux des plants, les facteur environnementaux, etc. Les résultats sont inscrits sur ce formulaire et sont utilisés par l'ACIA pour déterminer si les observations concordent avec la classe voulue, puis la classe émise est inscrite sur le formulaire, ou la raison du refus est indiquée. La désignation finale et toutes les informations sur les Notes d'inspection en culture qui sont pertinentes pour la classification finale sont transcrites sur le Rapport d'inspection de culture (CFIA/ACIA 1284).

Annexe 5 : Rapport d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1284)

image - Rapport d'inspection en culture. Description ci-dessous.
Description du formulaire Rapport d'inspection en culture

Ceci est une image du Rapport d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1284) qui est produit à partir des Notes d'inspection en culture (CFIA/ACIA 1298) et est utilisé par un inspecteur de l'ACIA pour indiquer les raisons du refus d'une culture en tant que semence ou pour indiquer le numéro de certificat de pommes de terre de semence. Le formulaire a une section pour le nom et l'adresse du producteur, la variété, le lieu de culture, le numéro du champ, le numéro de certification, le numéro du producteur, le numéro de séquence, le nombre d'hectares, la zone en nombre de tubercules, l'origine des semences, les numéros de certification pour les semences plantées, leur classe et un espace où l'inspecteur de l'ACIA indique le nombre d'étiquettes de chaque lot inspecté. Ce formulaire est utilisé par un inspecteur de l'ACIA lorsqu'il effectue une première, deuxième ou troisième inspection en culture pour rassembler des données telles que : alternariose, mildiou, rhizoctonie, brûlure de la pointe, pucerons, doryphores de la pomme de terre, l'intégrité de la variété, le taux de virus, un mélange variétal possible, la condition générale de la culture (sur pied, vigueur et culture), mosaïque, enroulement, jambe noire, flétrissures, les manques du planteur ainsi que les symptômes anormaux des plants, les facteur environnementaux, etc. Les résultats sont inscrits sur ce formulaire et sont utilisés par l'ACIA pour déterminer si les observations concordent avec la classe voulue, puis la classe émise est inscrite sur le formulaire, ou la raison du refus est indiquée. Une copie de ce rapport est utilisée par l'ACIA pour informer le producteur des résultats de l'inspection du champ.

Annexe 6 : Certificat de récolte sur pied (CFIA/ACIA 1318)

image - Certificat de récolte sur pied. Description ci-dessous.
Description du Certificat de récolte sur pied

Cette image est un exemple d'un certificat de récolte sur pied; il déclare que la récolte sur pied indiquée par le numéro de certificat est conforme aux exigences de la classe indiquée. On doit y indiquer des renseignements tels que la variété, le nombre d'hectares, le numéro de certificat et la classe, ainsi que la signature de l'agent de programme et la date de la signature.

Annexe 7 : Révocation de certification (CFIA/ACIA 2546)

image - formulaire Révocation de certification. Description ci-dessous.
Description du formulaire Révocation de certification

Ceci est une image du formulaire Révocation de certification (CFIA/ACIA 2546) qui est utilisé lorsque des changements sont faits au Certificat de récolte sur pied, tel que le regroupement des lots après la récolte. Le Certificat de récolte sur pied (CFIA/ACIA 1318) est révoqué en délivrant un formulaire CFIA/ACIA 2546 auquel un nouveau Certificat de récolte sur pied est joint. Il y a un espace pour le nom et l'adresse du producteur et une déclaration que, selon la section 52 du Règlement sur les semences, la certification de certains lots de semence a été révoquée. Sous cette déclaration, il y a plusieurs rangées pour inscrire le numéro de certification, la variété, le nombre d'hectares, les informations d'identification des cellules de stockage et des remarques. Le formulaire requière le nom de l'agent de programme, sa signature et la date.

Annexe 8 : Seuils de tolérance réglementaires pour les pommes de terre de semence cultivées au champ

Classe Maladie ou mélange de variétés % à la première inspection et à toute autre inspection subséquente % à l'inspection finale
Pré-Élite PSTV. 0 0
Pré-Élite Flétrissement bactérien 0 0
Pré-Élite Total des virus 0 0
Pré-Élite Total jambe noire et flétrissures 0 0
Pré-Élite Mélange de variétés 0,1 0
Élite I. PSTV. 0 0
Élite I. Flétrissement bactérien 0 0
Élite I. Total des virus 0,1 0
Élite I. Total jambe noire et flétrissures 0,1 0,1
Élite I. Mélange de variétés 0,1 0
Élite II. PSTV. 0 0
Élite II. Flétrissement bactérien 0 0
Élite II. Total des virus 0,2 0,1
Élite II. Total jambe noire et flétrissures 0,2 0,2
Élite II. Mélange de variétés 0,1 0
Élite III. PSTV. 0 0
Élite III. Flétrissement bactérien 0 0
Élite III. Total des virus 0,3 0,2
Élite III. Total jambe noire et flétrissures 0,3 0,3
Élite III. Mélange de variétés 0,2 0,05
Élite IV. PSTV. 0 0
Élite IV. Flétrissement bactérien 0 0
Élite IV. Total des virus 0,6 0,3
Élite IV. Total jambe noire et flétrissures 0,5 0,5
Élite IV. Mélange de variétés 0,2 0,1
Fondation PSTV. 0 0
Fondation Flétrissement bactérien 0 0
Fondation Total des virus 1 0,5
Fondation Total jambe noire et flétrissures 1 1
Fondation Mélange de variétés 0,4 0,2
Certifiée PSTV. 0 0
Certifiée Flétrissement bactérien 0 0
Certifiée Total des virus 3 2
Certifiée Total jambe noire et flétrissures 3 2
Certifiée Mélange de variétés 1 0,5

Annexe 9 : Sources des illustrations

Agence canadienne d'inspection des aliments 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19

Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario
© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2004. Reproduit avec permission.Publication 823. Potato Field Guide- Insects, Diseases and Defects. (Eugenia Banks) 1, 2a, 2b, 3, 4, 5, 6, 7, 20, 21, 22, 23, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41, 42, 43, 45, 46, 47

North Dakota State University
Gary Secor 24

University of Kentucky
Ric Bessin 44

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