Document de décision sur la gestion du risque phytosanitaire – Longicorne brun de l'épinette (Tetropium fuscum)

Introduction

En vertu de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), l'analyse du risque phytosanitaire (ARP) comprend trois étapes : l'initiation, l'analyse du risque phytosanitaire et la gestion du risque phytosanitaire. L'initiation du processus d'ARP englobe l'identification du ravageur et des voies d'entrées et la définition de la zone d'ARP. L'analyse du risque phytosanitaire établit le fondement scientifique de la gestion globale des risques. La gestion des risques phytosanitaires est le processus consistant à déterminer et à évaluer les mesures d'atténuation pouvant être prises pour réduire les risques posés par le ravageur en cause à des niveaux acceptables et à sélectionner les mesures adéquates.

Le présent Document de gestion du risque (DGR) comprend un sommaire des résultats d'une évaluation des risques phytosanitaires et présente le processus de gestion des risques phytosanitaires suivi pour traiter le problème en cause. Il respecte les principes, la terminologie et les lignes directrices des normes de la CIPV pour l'analyse des risques phytosanitaires, qui se trouve à l'adresse suivante : https://www.ippc.int/fr.

1.0 Sommaire

Comme le longicorne brun de l'épinette (LBE) continue de se propager dans le centre de la Nouvelle-Écosse, avec une cote d'évaluation provinciale du risque de faible à modéré (bien qu'incertain), une réévaluation de son risque pour le Canada a été effectuée, se concluant par des propositions d'ajustements subséquents des activités de gestion par les partenaires fédéraux, provinciaux et industriels. La Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et certains partenaires de l'industrie ont suggéré que la déréglementation nationale du LBE est la prochaine étape logique; cependant, les renseignements scientifiques et le besoin immédiat de protéger le reste du Canada des incidences économiques de la propagation du LBE suggèrent qu'à court ou moyen terme, le maintien de la réglementation du LBE est requis. Le présent DGR sert de véhicule pour consulter une large gamme d'intervenants en ce qui a trait à l'approche de gestion fondée sur les risques appropriée pour le LBE.

2.0 Objet

Consulter au sujet d'une décision planifiée sur la gestion du risque pour la gestion du longicorne brun de l'épinette, Tetropium fuscum (Fabricius).

3.0 Portée

Le présent document de gestion du risque (DGR) résume la décision de l'ACIA pour la gestion du longicorne brun de l'épinette, y compris les aspects de la situation phytosanitaire, la région réglementée, les pratiques exemplaires provinciales et industrielles possibles, et les documents de sensibilisation et de communication.

Des renseignements concernant les exigences d'importation actuelles pour des végétaux ou pour des produits végétaux particuliers peuvent être obtenus sur le système automatisé de référence à l'importation de l'ACIA.

4.0 Définitions, abréviations et acronymes

Les définitions des termes utilisés dans le présent document se trouvent dans le Glossaire des termes phytosanitaires à l'adresse ou dans le Glossaire des termes phytosanitaires du CIPV à l'adresse www.ippc.int.

5.0 Contexte

Le longicorne brun de l'épinette (LBE) est un organisme nuisible réglementé en Amérique du Nord, puisqu'il est connu pour nuire aux épinettes. Il a été identifié pour la première fois par les scientifiques du Service canadien des forêts (SCF) en 1999 au parc Point Pleasant, adjacent au port de Halifax, en Nouvelle-Écosse. Espèce indigène du nord et du centre de l'Europe, sa présence dans une région peut constituer une menace contre le commerce national et international des produits de l'épinette canadiens. On pense qu'elle est arrivée au Canada avec du matériel d'emballage en bois déchargé au port de Halifax. Le SCF a aussi déterminé que des spécimens préservés d'une étude en 1990 au parc Point Pleasant étaient aussi de l'espèce T. fuscum (originalement mal identifiés comme des T. cinnamopterum), indiquant qu'elle est présente au moins depuis 1990.

Depuis qu'il a été détecté, le LBE s'est établi dans le centre de la Nouvelle-Écosse et il y a de nombreuses nouvelles détections chaque année à l'extérieur de l'aire de confinement établie en 2007 (Annexe 1). En 2011, un seul LBE adulte a été capturé dans un piège dans un parc national du nord-est du Nouveau-Brunswick, ce qui représentait la première constatation de LBE à l'extérieur de la Nouvelle-Écosse, mais en dépit des études continues, il n'a pas été détecté au Nouveau-Brunswick depuis lors.

De 2000 jusqu'au printemps de 2006, l'éradication s'est poursuivie, comportant la coupe et l'élimination des arbres infestés et à risque élevé, et la réglementation de la circulation des matériaux à risque élevé par l'émission d'interdictions de déplacement et d'un arrêté ministériel sur les lieux infestés par le longicorne brun de l'épinette, qui défini les limites du lieu infesté. À l'origine, le parc Point Pleasant a fait l'objet d'un avis d'interdiction de déplacement, et des efforts intensifs d'enlèvement et d'élimination des arbres infestés ont été entrepris dans le parc et la région métropolitaine environnante de Halifax de 2000 à 2006. Les efforts ont été entravés en automne 2003, lorsque l'ouragan Juan a rasé une large bande à travers le centre de la province, dérangeant les efforts de contrôle officiels. Des études subséquentes effectuées par le SCF ont confirmé que les épinettes affaiblies et abattues par l'ouragan ont fourni des aires de reproduction pour le LBE, ce qui a mené à une augmentation et à une dispersion rapides de la population, ralentissant davantage les efforts de contrôle.

5.1 Voies de propagation

La dispersion et la propagation du LBE ont lieu naturellement par vol, et aussi par des déplacements assistés par des humains de produits forestiers de l'épinette. Le déplacement de produits de l'épinette à risque élevé depuis des aires reconnues comme infestées par le coléoptère est donc restreint en vertu d'un arrêté ministériel. Des mesures de contrôle semblables ont été mises en œuvre à tous les sites en dehors du lieu infesté où le LBE a été détecté par satellite. En 2006, en se basant sur la large répartition du LBE dans le lieu infesté et un certain nombre de constatations de LBE à l'extérieur du lieu infesté, l'ACIA a changé d'approche, passant de l'éradication au confinement avec un contrôle réglementaire visant à ralentir sa propagation. En raison des sites infestés supplémentaires trouvés tout au long de la saison d'enquête de 2006, l'« Arrêté sur les lieux infestés par le longicorne brun de l'épinette – Deuxième révision » a été mis en œuvre au printemps de 2007 pour définir un lieu infesté élargi. Depuis 2007, à l'aide d'un piège plus efficace appâté au moyen de phéromones, la surveillance du LBE a entraîné des détections supplémentaires, amenant le nombre total de sites où au moins un LBE a été trouvé en dehors du lieu infesté à 106 (Annexe 1). Le lieu infesté s'étend maintenant au-delà de la région métropolitaine de Halifax.

5.2 Facteurs de changement

L'approche actuelle, avec des mesures de contrôle individuelles dans ces 106 sites, ne semble pas être pleinement efficace pour ralentir la propagation de cet organisme nuisible, pas plus qu'elle ne constitue une utilisation efficace des efforts de contrôle. Les États-Unis réglementent toute la province de la Nouvelle-Écosse quant à l'exportation de billes et de bois de chauffage d'épinette ce qui permet le confinement approprié de l'organisme nuisible. Davantage de détections de LBE en dehors de la Nouvelle-Écosse pourraient entraîner l'élargissement de la réglementation des É.-U. pour comprendre les provinces avoisinantes. Les intervenants de l'industrie aux maritimes ont indiqué qu'ils exportent un volume relativement faible de produits de l'épinette non traités aux É.-U. depuis la Nouvelle-Écosse, cependant, l'industrie forestière d'autres provinces peut être touchée de façon négative si elles devaient être réglementées par les États-Unis à l'avenir.

L'approche réglementaire actuelle place des restrictions de déplacements sur les établissements de produits forestiers et de produits de l'épinette en Nouvelle-Écosse. Les restrictions de déplacements imposés sur les articles de l'épinette se déplaçant depuis les 106 sites infestés non liés au lieu infesté causent des problèmes logistiques d'approvisionnement et de traitement pour l'industrie. En 2013, une nouvelle analyse de diverses voies risquées d'articles de l'épinette a entraîné l'enlèvement de l'écorce et les copeaux de bois d'épinettes de la liste des articles réglementés; subséquemment, seuls les billes (bois rond) et le bois de chauffage d'épinette restent réglementés.

5.3 Contributions de l'ACIA

Les espèces envahissantes sont devenues de plus en plus reconnues comme une préoccupation considérable, puisque le commerce et les voyages à l'échelle mondiale ont considérablement augmenté les occasions pour leur introduction et leur propagation subséquente à l'intérieur du pays. La liste des organismes nuisibles réglementés au Canada comporte plus de 250 espèces, et le contrôle législatif fédéral par l'inspection, la réglementation et l'application de la loi est la principale mesure phytosanitaire employée pour réduire les risques qu'ils posent, de concert avec l'élaboration, l'adoption et la mise en œuvre de Normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP) appropriées par la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV). Cependant, de nombreux produits ne peuvent pas être inspectés facilement, et le volume des importations qui peuvent être inspectées a toujours une portée et un temps limité, donc la réglementation efficace repose de plus en plus sur des approches systémiques et sur le soutien de tous les intervenants. Par conséquent, la communication et la sensibilisation du public sont les principaux éléments des efforts d'atténuation de l'ACIA pour favoriser la sensibilisation et obtenir la participation et le soutien de la gestion de la menace posée par les espèces envahissantes. L'ACIA investit des efforts considérables dans la sensibilisation et ses employés participent fréquemment à divers événements publics pour accroître la sensibilisation aux organismes justiciables de quarantaine qui sont considérés comme envahissants.

Certaines activités d'atténuation et de gestion des risques offertes par l'ACIA comprennent les suivantes :

  • Évaluations des risques phytosanitaires avant l'importation de nouveaux produits
  • Restriction de l'introduction et de la propagation des organismes justiciables de quarantaine au moyen de politiques d'importation, de contrôles frontaliers et d'inspections de produits au point de destination
  • Surveillance de la présence et de la répartition d'organismes nuisibles
  • Application de règlements et des politiques associées
  • Augmentation de la sensibilisation du public aux risques et aux règlements

L'ACIA a adopté de nombreuses politiques de contrôle dans le but de restreindre l'entrée et l'établissement d'organismes nuisibles envahissants. Depuis 1998, par ses efforts réglementaires sur le bois de calage et les autres produits du bois, l'ACIA a ciblé des voies d'importation à risque élevé par l'intermédiaire de politiques telles que la D-98-08 (Exigences relatives à l'entrée au Canada des matériaux d'emballage en bois produits dans toute région du monde autre que la zone continentale des États-Unis), stipulant les exigences telles que la récupération du bois de calage dans les ports maritimes, et une exigence de faire subir un traitement thermique ou une fumigation à tous les produits du bois extracontinentaux. Cela est conforme aux obligations du Canada à titre de membre de la CIPV. La politique d'importation de l'ACIA D-02-12 (Exigences s'appliquant à l'importation de bois non transformé et d'autres produits de bois non destinés à la multiplication (sauf les matériaux d'emballage en bois massif), provenant de toutes les régions autres que la zone continentale des États-Unis) énonce les exigences phytosanitaires s'appliquant à l'importation de produits du bois non transformés tels que les billes, les copeaux de bois et les articles décoratifs en bois provenant de tous les pays sauf de la zone continentale des États-Unis.

En raison du risque élevé associé au déplacement du bois de chauffage, l'ACIA a mené une vaste campagne intitulée Ne déplacez pas de bois de chauffage. Depuis 2008, des milliers de brochures, d'affiches et autres produits de communication ont été distribués annuellement en collaboration avec les partenaires. De plus, une signalisation routière soulignant les risques du déplacement du bois de chauffage a été installée dans plusieurs provinces. L'ACIA participe aussi à des présentations et à des expositions publiques afin d'informer le grand public des risques du déplacement du bois de chauffage. L'ACIA a hiérarchisé un travail continu sur la filière du bois de chauffage (aux fins d'harmonisation avec les É.-U.), ébauchant une proposition pour réviser la politique d'importation du bois de chauffage du Canada afin d'exiger un traitement thermique du bois de chauffage, ainsi que d'explorer des options pour renforcer les mesures d'atténuation des risques de la circulation en territoire canadien.

En 2004, l'ACIA a mis en œuvre la NIMP no 15, Réglementation des matériaux d'emballage en bois utilisés dans le commerce international¸ qui a exigé que tous les emballages en bois importés au Canada de l'extérieur de l'Amérique du Nord continentale soient traités afin de tuer tout organisme nuisible lié au bois qui peut être présent. Étant donné le volume d'emballages en bois circulant dans le commerce international, on comprend que cela a eu une incidence importante sur l'entrée d'organismes nuisibles justiciables de quarantaines des arbres et des forêts.

5.4 Participation des intervenants

L'ACIA continue de mobiliser les intervenants aux échelons nationaux et régionaux, notamment les efforts de sensibilisation et de surveillance avec les partenaires fédéraux, provinciaux et industriels. Au début des efforts d'éradication du LBE en 2000, un groupe de travail sur le LBE, comprenant des représentants des trois ordres de gouvernement, du milieu universitaire et de l'industrie, a été formé pour fournir des conseils à l'ACIA. Depuis 2008, l'ACIA et le SCF de Ressources naturelles Canada ont coprésidé à un Comité directeur sur le LBE, auquel participent des membres des gouvernements fédéral et provinciaux, ainsi que des intervenants de l'industrie, en vue d'élaborer une réponse de gestion concertée. Les membres de l'échelon fédéral comprennent des représentants de l'ACIA, du SCF et de Parcs Canada; la représentation provinciale est basée en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick; et la représentation industrielle comprend des membres du Bureau du bois de sciage des Maritimes, de la Forest Products Association of Nova Scotia, la Federation of Nova Scotia Woodland Owners, et l'Association des produits forestiers du Nouveau-Brunswick. L'ACIA a aussi maintenu le contact avec d'autres provinces possiblement touchées afin de les tenir informées des changements à venir concernant la gestion du LBE et d'autres organismes nuisibles des forêts. L'ACIA participe à des consultations avec des partenaires fédéraux et provinciaux au sujet de la Stratégie nationale de lutte contre les ravageurs forestiers, un organisme intergouvernemental complet qui relève du Conseil canadien des ministres des forêts. Cette participation fournit un lieu de discussion commun sur les principaux organismes nuisibles forestiers tels que le LBE et souligne les principes directeurs pour leur gestion collaborative sur une base continue.

6.0 Résumé de l'évaluation des risques phytosanitaires

Les renseignements dans cette section sont principalement tirés de l'évaluation des risques phytosanitaires régionale produite par le ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse (MRNNE 2013), ainsi que de la dernière mise à jour de l'évaluation des risques phytosanitaires officielle pour le Tetropium fuscum, le longicorne brun de l'épinette, réalisée par l'Unité de l'évaluation des risques phytosanitaires de l'ACIA en 2008.

6.1 Biologie de l'organisme nuisible

Dans son Eurasie natale, le longicorne brun de l'épinette est un coléoptère xylophage (famille Cerambycidae) qui attaque généralement des épinettes (Picea spp.) mourantes ou soumises à un stress. Les arbres peuvent être soumis à un stress en raison de dégâts causés par le vent, un éclair, une sécheresse ou un incendie, ou de la défoliation causée par des insectes, et les arbres fraîchement récoltés sont aussi fréquemment attaqués (Schwenke 1974; Hanks 1999). Le LBE peut aussi s'accumuler en populations dommageables dans sa région natale et il est connu pour être un des principaux tueurs d'arbres en Europe en conditions de foisonnement (Juutinen 1955; Freude et coll. 1965; Schwenke 1974). En Europe, cependant, il est principalement reconnu comme un insect forestier de deuxième ordre (Nüsslin 1905; Crawshay 1907; Saalas 1923; Schimitschek 1953; Juutinen 1955; Lottyyniemi et Uusvaara 1977), « nettoyant » la forêt des arbres malades et affaiblis (p. ex., Schimitschek 1929).

Au Canada, les épinettes (rouges, blanches, noires et de Norvège) sont attaquées avec une préférence pour les arbres qui sont physiologiquement stressés ou « peu vigoureux » (croissance radiale lente en raison soit de l'âge, soit d'un stress temporaire), mais tout de même apparemment en bonne santé. Les rapports d'attaques sur d'autres types de conifères en Europe, tels que le pin (Pinus spp.), le mélèze (Larix spp.) et le sapin (Abies spp.) sont très rares, souvent vieux et possiblement peu fiables; des tests plus récents montrent que le coléoptère ne se reproduit pas naturellement dans ces autres conifères au Canada (Sweeney et Smith 2002).

La recherche au Canada montre également que le LBE préfère les arbres soumis à un stress comme dans son aire de répartition natale (Flaherty et coll. 2013), que les femelles déposent préférablement leurs œufs sur ceux-ci, que la mortalité larvaire est plus faible et le temps de développement plus court que sur les arbres en santé (J. Sweeney, Service canadien des forêts, comm. pers.; Flaherty et coll. 2011; O'Leary et coll. 2003). Cependant, lorsqu'il y est forcé, le coléoptère dépose ses œufs sur des épinettes en santé qui peuvent survivre jusqu'à l'âge adulte (Flaherty et coll. 2011), et aussi sur des hôtes moins probables (c.-à-d. des arbres non soumis à un stress) lorsqu'ils atterrissent dessus (Flaherty et coll. 2013). Bien que le LBE tue généralement des arbres soumis à un stress au Canada, ces mêmes arbres peuvent se rétablir après que les facteurs de stress temporaires soient levés (sécheresse, défoliation, etc.) et peuvent survive en l'absence du LBE (O'Leary et coll. 2003). Par conséquent, la mortalité des arbres que ce coléoptère peut causer n'est pas seulement une alternative à celle causée par d'autres sources, mais elle peut être, au moins en partie, une source supplémentaire de mortalité.

La silhouette des troncs et les hôtes volatiles sont importants pour la localisation et l'identification des hôtes possibles sur lesquels les adultes atterrissent et se reproduisent. Le cycle de vie du LBE s'étend généralement sur une année au centre de l'Europe (Schwenke 1974), mais deux années peuvent être requises dans les climats plus froids (Cherepanov 1990) ou lorsque la valeur nutritive de l'hôte est pauvre (Schimitschek 1929; Juutinen 1955), ou encore lorsque l'arbre est vigoureux et en santé (Flaherty et coll. 2011). Comme les générations peuvent se chevaucher, les quatre phases de vie peuvent être présentes sur ou dans un végétal-hôte au cours des mois d'été au Canada.

6.2 Répartition

À part au centre de la Nouvelle-Écosse, au Canada, le LBE est largement réparti dans le nord et le centre de l'Europe; il est établi en Autriche, au Bélarus, en Belgique, en Bosnie-Herzégovine, en Bulgarie, en Croatie, dans la République tchèque, au Danemark, en Estonie, en Finlande, en France, en Allemagne, en Hongrie, en Italie, en Lituanie, en Lettonie, en Moldavie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Pologne, en Roumanie, dans la Fédération de Russie (dans la partie Européenne), en Serbie-et-Monténégro, en Slovaquie, en Slovénie, en Suède, en Suisse et en Ukraine, et il est introduit, mais non établi, au Royaume-Uni (Bilý et Mehl 1989, CABI 2012, Duff 2008). Il se trouve également dans certaines parties de l'Asie : en Turquie, en Sibérie (Fédération russe), au Kazakhstan et au Japon (CABI 2012).

6.3 Voies de propagation

Sauf au cours de la période relativement courte de dispersion des adultes, qui atteint son sommet (qu'elle ait un seul ou plusieurs sommets) à un moment donné entre la fin de mai et la mi-juillet, mais qui peut s'étendre jusqu'en août avant de s'estomper (J. Sweeney, SCF, comm. pers.), toutes les phases de vie du LBE sont confinées à l'écorce, au phloème et à l'aubier des arbres-hôtes. Au cours de sa période de dispersion, les coléoptères adultes ont la capacité de voler en moyenne 2,3 kilomètres, selon des données de tunnel de vol en laboratoire. Des observations suggèrent que le coléoptère s'est déplacé environ 4 km/année depuis son point d'introduction présumé (Rhainds et coll. 2011). On croit que cela combine la propagation naturelle et artificielle, et que la propagation naturelle a probablement été aidée par le volume élevé de matériel hôte possible restant après l'ouragan Juan de 2003; les régions les plus infestées de la Nouvelle-Écosse se trouvent directement dans la voie de l'ouragan à travers la province (voir l'Annexe 1).

Les effectifs actuels des populations sont variables, mais faibles dans la plupart des régions à l'extérieur du centre urbain de la municipalité régionale de Halifax, tels que mesurés par les méthodes d'enquêtes actuelles. Les voies pour la dispersion aidée par les humains comprennent le transport de billes d'épinette non traitées ou de bois vert (c.-à-d. non séché au séchoir ou traité thermiquement), particulièrement avec l'écorce; les caisses, les palettes et le bois de calage (bois vert d'épinette récupéré et utilisé pour soutenir des charges), ainsi que le bois de chauffage d'épinette. Les voies artificielles à risque moindre comprennent les gros copeaux de bois contenant des bandes d'écorce attachées (c.-à-d. phloème) et de l'écorce. Restreindre la circulation des produits de l'épinette bruts jusqu'à l'extérieur de la période de dispersion des adultes atténue ce risque. La transformation ou le traitement des produits bruts atténue le risque à des niveaux acceptables permettant le mouvement des articles de l'épinette.

6.4 Cote globale d'évaluation du risque

La cote de risque globale de l'ARP de 2008 de l'ACIA pour le Tetropium fuscum est moyenne; l'établissement possible est coté élevé, la propagation naturelle est cotée faible et les incidences environnementales et économiques sont toutes les deux cotées moyennes. Les éléments de risque dans une analyse des risques sont combinés pour donner un sommaire global de risques, ce qui a entraîné une cote moyenne. Cela signifie que des mesures phytosanitaires particulières sont recommandées pour ralentir ou restreindre la propagation et l'introduction du LBE dans des parties non infestées du Canada. On s'attend à ce que la propagation continue à un rythme lent, et les mesures réglementaires et de contrôle jouent un rôle dans le ralentissement continu de la propagation artificielle de cet organisme nuisible.

Bien qu'on pensait à l'origine que le LBE était un organisme nuisible destructeur d'épinettes en raison de sa capacité à attaquer et à tuer de grandes épinettes apparemment en bonne santé, il existe des preuves récentes qu'il préfère les arbres soumis à un stress même s'il a la capacité de coloniser des épinettes en bonne santé. Sa cote dans l'ARP de l'ACIA a été changée de élevée en 2000 à moyenne en 2008.

Il y a une incertitude persistante autour de la façon dont il peut se comporter dans différents environnements au Canada, ainsi que lorsqu'il est combiné à d'autres facteurs de stress pour les arbres tels que le changement climatique et des organismes nuisibles tels que la tordeuse des bourgeons de l'épinette et le typographe de l'épinette. Le ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse (MRNNE) a récemment produit une ARP régionale sur le LBE avec la conclusion globale qu'« Il est déterminé que le LBE constitue un risque faible à modéré pour la province de la Nouvelle-Écosse » (MRNNE 2013). L'analyse énonce que le risque global posé par le LBE dans la province est considéré comme faible; cependant, en raison de certaines incertitudes et de besoins de renseignements, la cote a été légèrement élevée à « faible à modéré ».

7.0 Gestion des risques phytosanitaires

Le Comité directeur sur le LBE a discuté des prochaines étapes pour la gestion continue et collaborative du LBE, avec une récente reconnaissance que le LBE constitue un risque plus faible en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick qu'on le croyait précédemment. Les provinces de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, ainsi que les principaux intervenants de l'industrie, ont donc proposé une déréglementation nationale du LBE à titre de voie logique à suivre par le Canada. Cela nécessiterait une consultation avec une large gamme d'intervenants au Canada, comprenant toutes les provinces et les principales associations de l'industrie, en raison surtout de la possible augmentation de la réglementation par les É.-U., bien que si les É.-U. exprimaient une préoccupation quant à cette approche, le traitement thermique et les programmes de conformité pourraient être examinés pour maintenir l'accès au marché puisque le volume d'exportation d'épinettes « vertes » aux États-Unis est relativement petit.

7.1 Considérations

La déréglementation nationale est soutenue par les provinces de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, ainsi que les principaux membres de l'industrie aux maritimes. La déréglementation éliminerait aussi les efforts de surveillance, de gestion et d'application de la loi de l'ACIA, réduisant ses activités à celles requises pour la certification à l'exportation seulement, pour maintenir l'accès au marché international pour les produits de l'épinette. Cette approche illustre le point de vue que le LBE n'est pas un organisme très nuisible et qu'il finira par s'établir dans un équilibre écologique, tout comme d'autres préoccupations de la gestion forestière. Bien que cela serait le résultat probable à long terme à mesure que le LBE continue de de propager au Canada, il est considéré plus faisable de poursuivre la réglementation à court terme, avec une reconnaissance continue des régions supplémentaires dans lesquelles l'organisme nuisible s'est établi. Les outils de réglementation (c.-à-d. le contrôle législatif) peuvent être efficaces pour ralentir la propagation de l'organisme nuisible, s'ils sont appliqués de façon appropriée et constante. C'est une approche soutenue scientifiquement, cohérente avec la gestion d'autres organismes nuisibles réglementés au Canada, qui s'inscrit dans les obligations internationales du Canada pour maintenir sa crédibilité, et refléter une utilisation continue des ressources fondée sur les risques. Comme elle est cohérente avec la gestion d'autres organismes nuisibles forestiers, elle améliore également la prévisibilité et la certitude en ce qui a trait aux incidences de la réglementation. La réglementation immédiate des régions supplémentaires où l'organisme nuisible s'est établi permettra la circulation libre des produits de l'épinette dans cette région élargie et continuera de ralentir la propagation du LBE dans les autres régions du Canada.

Puisque la déréglementation nationale n'est pas encore pleinement soutenue scientifiquement, on ne sait pas encore si d'autres provinces que la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick la soutiendront. Bien que le LBE semble se comporter comme un organisme nuisible de second ordre en Nouvelle-Écosse et qu'il a été coté comme présentant un « risque faible à modéré » dans la récente ARP du MRNNE, il reste toujours une incertitude considérable en ce qui a trait à la façon dont l'organisme nuisible se comportera dans d'autres régions du Canada ayant des zones climatiques, une faune et des facteurs de stress pour les arbres différents.

Comme dans toutes les situations liées aux organismes nuisibles, la gestion et la réglementation du LBE seront périodiquement réexaminées en ce qui a trait à la répartition de l'organisme nuisible et aux renseignements scientifiques le concernant, le tout ayant pour but ultime la considération de la déréglementation nationale. De plus, pour soutenir des buts à court et à long terme, des activités telles que celles suggérées ci-dessous pourraient être mises en œuvre par des intervenants partenaires et des groupes collaboratifs :

  • Mise en œuvre de recommandations non réglementaires telles que des pratiques exemplaires de gestion
  • Augmentation de la sensibilisation de l'industrie, des intervenants et du public au moyen de matériel de communication et de campagnes médiatiques, d'enseignes, de prospectus
  • Gestion de la santé des peuplements forestiers par la sylviculture et l'enlèvement d'arbres, etc.
  • Maintien du programme de surveillance pour déterminer l'étendue de la propagation
  • Maintien des efforts de négociation commerciale afin d'assurer l'accès aux marchés
  • Soutien de la recherche et de l'élaboration d'outils de gestion

La réduction des risques que pose la filière du bois de chauffage sera une composante importante de la stratégie de l'ACIA. L'ACIA continue de mettre à jour sa politique sur le bois de chauffage pour y inclure des exigences relatives à l'importation et des directives nationales visant la réduction des risques posés par cette filière. Actuellement, en raison des défis posés par la réglementation de la circulation du bois de chauffage au Canada, l'ACIA travaille avec ses partenaires fédéraux, provinciaux et privés pour offrir un vaste programme de sensibilisation Ne déplacez pas de bois de chauffage qui vise à diffuser un message commun au sujet des dangers que constitue le déplacement par inadvertance des organismes nuisibles associés au déplacement sur une longue distance du bois de chauffage pour la distribution commerciale, le chauffage domestique ou à des fins récréatives pour le camping par exemple. L'ACIA empêche la circulation du bois de chauffage depuis les régions où se trouvent des organismes nuisibles réglementés et où cette distribution est préoccupante pour les organismes nuisibles tels que le longicorne asiatique, l'agrile du frêne, ainsi que le LBE. Cependant, en raison de la nature de cette distribution de marchandise, il n'est pas toujours possible de surveiller et de restreindre tous les cas de déplacement du bois de chauffage.

7.2 Approche de gestion

Le maintien de l'approche existante « d'intervention en cas d'urgence » à long terme n'est pas faisable, étant donné la propagation continue du LBE, sa situation de risque phytosanitaire de faible à moyenne, et les difficultés en matière de ressources actuelles associées à la réglementation de nombreux sites infestés séparés. On propose une approche par étapes gérée de façon responsable vers la déréglementation ultime de l'organisme nuisible à l'avenir au cours de laquelle le LBE est réglementé dans une région élargie à titre de mesure provisoire, suivie par un élargissement supplémentaire lorsque l'organisme nuisible le justifie, et finalement par la déréglementation nationale.

Bien que la déréglementation du LBE soit le résultat probable à long terme à mesure qu'il continue de se propager au Canada, sa présence au centre de la Nouvelle-Écosse appuie une approche réglementaire continue pour ralentir la propagation à court et moyen termes; cependant, cette réglementation doit illustrer précisément sa répartition connue et actuelle. L'application continue de restrictions sur le déplacement des matières réglementées limitera la propagation artificielle de l'organisme nuisible, continuant ainsi à ralentir la propagation du LBE au Canada. Les options disponibles pour l'extension de la région réglementée en ce qui a trait au LBE pour illustrer sa répartition en Nouvelle-Écosse comprennent :

  1. Réglementer les huits comtés connus pour être infestés en Nouvelle-Écosse (Hants, Colchester, Halifax, Lunenburg, Antigonish, Cumberland, Pictou et Kings), laissant certains sites de bordure à titre de propriété réglementée individuellement. Cette extension représente plus précisément la répartition contiguë de l'organisme nuisible, et est basée sur des facteurs où les comtés sont réglementés lorsuq l'une des conditions suivantes est remplie :
    • Coléoptère unqique capturé dans un site de piégeage dans plus d'un an, ou,
    • Quatre ou plus de coléoptères capturés dans un site de piégeage à l'intérieur d'un an.
  2. Réglementer la province de la Nouvelle-Écosse dans son intégralité. Cette option s'harmonise avec l'approche prise par les États Unis de réglementer toute la Nouvelle-Écosse en ce qui a trait aux produits de l'épinette.

Avec l'une ou l'autre des options, l'ACIA et ses partenaires poursuivraient leurs activités de surveillance au périmètre de la région réglementée pour surveiller la répartition de l'organisme nuisible, prenant en considération la répartition des hôtes et les facteurs de risque. L'ACIA maintiendrait aussi la supervision réglementaire sur la circulation des produits provenant des régions réglementées, fournirait du matériel servant aux communications électroniques, et soutiendrait la recherche sur les outils de gestion, dans le cadre d'une approche de gestion collaborative avec les partenaires et les intervenants. Afin d'assurer que les opérations logistiques de l'industrie ne soient pas compromises sous l'option a, des restrictions relatives au transport des matières réglementées passant par la région réglementée seraient fondées sur une approche « sans arrêt de nuit ».

Avantages : L'extension de la région réglementée fournit un niveau de protection plus important au reste du Canada parce que cela ferait en sorte qu'un risque plus faible soit associé au déplacement de matériaux à base d'épinette en provenance de régions à l'intérieur de la Nouvelle-Écosse qui ne sont actuellement pas réglementées, mais dans lesquelles la probabilité que des populations de LBE soient déjà établies est élevée. L'option (a) englobe une majorité des sites satellites infestés détectés et est baseé sur une recommendation antérieure du sous-comité des sciences du Comité directeur sur le LBE, tandis que l'option (b) s'harmonise avec le point de vue des États-Unis en réglementant toute la province de la Nouvelle-Écosse.

Inconvénients : Les intervenants de l'industrie aux maritimes ont indiqué que toute extension de la région réglementée pose des problèmes logistiques pour la circulation des matériaux à l'intérieur de la Nouvelle-Écosse, et qu'elle peut compromettre leur status d'exemption maritime lors du renouvellement de l'accord sur le bois d'œuvre (bien que les questions phytosanitaires soient habituellement exclues de telles discussions). L'option (b) signifie aussi que des régions supplémentaires de la Nouvelle-Écosse seront réglementées, même s'il n'a pas été démontré que l'organisme nuisible s'y est déjà établi.

En lien avec l'approche par étapes et les futurs élargissements de la région réglementée, l'ACIA continuerait de réglementer comté par comté tant que la répartition du LBE demeurera restreinte à la Nouvelle-Écosse. Lorsqu'il se propagera aux autres provinces, s'il le fait, l'ACIA consultera les intervenants sur la façon de continuer la réglementation; si l'approche comté par comté passait à une approche province par province, ou si la déréglementation nationale serait alors justifiable en fonction de la répartition de l'organisme nuisible et des nouveaux renseignements fondés sur les risques.

7.3 Recommandation de gestion

L'ACIA planifie de mettre en œuvre l'approche de gestion soutenue scientifiquement de continuité de la réglementation avec l'extension de la région réglementée aux septs comtés connus pour être infestés en Nouvelle-Écosse (option a), avec un élargissement supplémentaire de la région comté par comté ou province par province, au besoin, menant ultimement à la déréglementation nationale de l'organisme nuisible à une étape ultérieure, fondée sur les renseignements scientifiques. Cela illustre une approche équilibrée par étape à la gestion à long terme du LBE et rejoint l'approche de l'ACIA pour des organismes nuisibles semblables (p. ex., l'agrile du frêne).

Par l'intermédiaire du présent DGR, l'ACIA accepte des commentaires de tous les intervenants intéressés au sujet de cette proposition d'approche. Veuillez nous envoyer vos commentaires à :

Courriel : forestry-foresterie@inspection.gc.ca

Téléc. : 613-773-7204 (à l'attention du Programme de gestion du LBE a/s Foresterie)

Courrier : Programme de gestion du LBE a/s Foresterie
Division de la biosécurité des végétaux et de la foresterie
59, promenade Camelot
Ottawa (Ontario) K1A 0Y9

8.0 Références

Bense, U. 1995. Longhorn beetles: Illustrated key to the Cerambycidae and Vesperidae of Europe. Margraf Verlag, Wekersheim, Allemagne, 512 p.

Bilý, S. and Mehl, O. 1989. Longhorn beetles (Coleoptera: Cerambycidae) of Fennoscandia and Denmark. Fauna Entomologica Scandinavica 22. 205 Scandinavian Science Press Ltd. 205 p.

CABI. 2012. Crop Protection Compendium. [En ligne] Accessible à l'adresse : www.cabi.org/cpc.

Cherepanov, A.I. 1990. Cerambycidae of northern Asia. Vol. 1, E.J. Brill, New York. p. 598-615.

Crawshay, G.A. 1907. The life history of Tetropium gabrieli, Ws. = T. fuscum, Sharp = T. crawshayi, Sharp, etc. Trans. Ent. Soc. London, p. 183-212.

Duff, A. G. 2008. Checklist of Beetles of the British Isles, 2008 edition. A.G. Duff, Wells, Somerset, Royaume-Uni.

Flaherty, L., Quiring, D., Pureswaran, D. and Sweeney, J. 2013. Preference of an exotic wood borer for stressed trees is more attributable to pre-alighting than post-alighting behaviour. Ecological Entomology 38:546-552

Flaherty, L., Sweeney, J. D., Deepa, P. and Quiring, D. T. 2011. Influence of host tree condition on the performance of Tetropium fuscum (Coleoptera: Cerambycidae). Environmental Entomology 40(5):1200-1209.

Freude, H., Harde, K.W., and Lohse, G.A. 1965. Die Käfer Mitteleuropas. 1:74-75. Goeke and Evers, Krefeld, Allemagne.

Hanks, L.M. 1999. Influence of the larval host plant on reproductive strategies of Cerambycid beetles. Annu. Rev. Entomol. 44:483-505.

Juutinen, P. 1955. Zur Biologie und forstlichen Bedeutung der Fichtenböcke (Tetropium Kirby) in Finnland. Act. Ent. Fenn. 11:1-112.

Loyttyniemi, K. et Uusvaara O. 1977. Insect attack on pine and spruce sawlogs felled during the growing season. Metsantutkimuslaitoksen-Julkaisuja 89:1-48.

Nüsslin, O. 1905. Leitfaden der Forstinsektenkunde, Berlin. Paul Parey, p. 75-78.

MRNNE. 2013. Pest Risk Analysis: Risk Assessment of the Threat of Brown Spruce Longhorn Beetle to Nova Scotia Forests. Ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse, Protection forestière : Shubenacadie, Nouvelle-Écosse.

O'Leary, K., Hurley, J. E., MacKay, A. W. et Sweeney, J. D. 2003. Radial growth rate and susceptibility of Picea rubens Sarg. to Tetropium fuscum (Fabr.). Proc. Ecology, survey and management of forest insects, Northeastern Research Station, Newtown Square, PA, USA.

Rhainds, M., Mackinnon, W. E., Porter, K. B., Sweeney, J. D. et Silk, P. J. 2011. Evidence for limited spatial spread in an exotic longhorn beetle, Tetropium fuscum (Coleoptera: Cerambycidae). Journal of Economic Entomology 104(6):928-1933.

Saalas, U. 1923. Die Fichtenkäfer Finnlands. II. Ann. Acad. Sci. Fennicae Ser. A, 22, p. 1-746.

Schimitschek, E. 1929. Tetropium gabrieli Weise und Tetropium fuscum F. Ein beitrag zu ihrer Lebensgeschichte und Lebensgemeinschaft. Zeitschrift für angewandte Entomologie 15(2):229-334.

Schimitschek, E. 1953. Forstentomologische Studien im Urwald Rotwald. Teil II. Zeitschrift für angewandte Entomologie 34:530-531.

Schwenke, W. 1974. Die Forstschädlinge Europas, Vol. 2. Beetles, Paul Parey, Hambourg, Allemagne, 471 p.

Sweeney, J. D. and Smith, G. A. 2002. Host preference of the brown spruce longhorned beetle, Tetropium fuscum (Fabr.) on selected North American conifers. Proc. USDA Interagency Research Forum on Gypsy Moth and Other Invasive Species, January 15-18, 2002, Annapolis, MD, États-Unis.

Annexe 1 - Détections de LBE au Canada (à le 5 août 2014)

Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Annexe 1 - Détections de longicorne brun de l'épinette au Canada (à le 5 août 2014)
Description - Longicorne brun de l'épinette (Sites positifs)

Cette image est une carte montrant les détections de longicorne brun de l'épinette (LBE) au Canada à compter du 5 Août 2014.

Les zones réglementées sont les suivantes:

Parties des comtés de Halifax, Hants et de Colchester, dans la province de la Nouvelle-Écosse, comme décrit ci-dessous dans la description technique et comme illustré sur la carte ci-jointe.

Bornes et limites

(Remarque : Le premier jeu de coordonnées géographiques est exprimé selon la projection universelle transverse de Mercator (UTM), zone 20T (" E "- en abscisse, " N "- en ordonnée). Le deuxième jeu de coordonnées géographiques correspond aux mêmes coordonnées UTM simplement converties en latitudes et longitudes (" W "- Ouest, " N "- Nord). Le Système de référence nord-américain de 1983 (NAD83) est utilisé pour les deux jeux.

Commençant en un point où un cours d'eau (s'écoulant vers le sud depuis le lac Mill) se jette dans la baie St. Margaret dans la municipalité de French Village. E-429441 N-4949104 / Lat. 44° 41' 30,614" Long. -63° 53' 25,743" O

De là, vers le nord jusqu'à la rive du lac Mill. E-429156 N-4950023 / Lat. 44° 42' 0,293" Long. -63° 53' 39,148" O

De là, vers le nord le long de la rive ouest du lac Mill, jusqu'au cours d'eau s'écoulant depuis l'étang Coon. E-429057 N-4951310 / Lat. 44° 42' 41,963" Long. -63° 53' 44,289" O

De là, vers le nord le long du cours d'eau reliant le lac Mill et l'étang Coon, jusqu'à la rive sud de l'étang Coon. E-429081 N-4952293 / Lat. 44° 43' 13,825" Long. -63° 53' 43,69" O

De là, vers l'est le long de la rive est de l'étang Coon jusqu'à son point d'intersection avec la ligne de transport d'électricité. E-429189 N-4952589 / Lat. 44° 43' 23,455" Long. -63° 53' 38,929" O

De là, vers le nord-est le long de la ligne de transport d'électricité jusqu'à son intersection avec la route 101. E-437925 N-4963823 / Lat. 44° 49' 30,412" Long. -63° 47' 6,77" O

De là, vers le nord-ouest le long de la route 101 jusqu'à son intersection avec la limite des comtés de Halifax et de Hants. E-436683 N-4965451 / Lat. 44° 50' 22,774" Long. -63° 48' 4,06" O

De là, vers le nord-est le long de ladite limite de comté jusqu'à son intersection avec la route 354. E-443765 N-4973696 / Lat. 44° 54' 52,091" Long. -63° 42' 44,8" O

De là, vers le sud le long de la route 354 jusqu'à son intersection avec la ligne de transport d'électricité. E-444024 N-4972247 / Lat. 44° 54' 5,21" Long. -63° 42' 32,411" O

De là, vers le nord-est le long de la ligne de transport d'électricité jusqu'à son intersection avec la route 214. E-457402 N-4984823 / Lat. 45° 0' 56,079" Long. -63° 32' 26,251" O

De là, vers le nord-ouest le long de la route 214 jusqu'à son intersection avec la route 14. E-456712 N-4985803 / Lat. 45° 1' 27,685" Long. -63° 32' 58,079" O

De là, vers l'est le long de la route 14 jusqu'à son intersection avec la route 2 (dans la communauté appelée Milford Station). E-465888 N-4989021 / Lat. 45° 3' 13,771" Long. -63° 25' 59,575" O

De là, vers le sud le long de la route 2 jusqu'à son intersection avec le chemin Musquodoboit. E-465470 N-4987596 / Lat. 45° 2' 27,52" Long. -63° 26' 18,332" O

De là, vers l'est le long du chemin Musquodoboit jusqu'à son intersection avec le chemin Milford. E-465870 N-4987596 / Lat. 45° 2' 27,589" Long. -63° 26' 0,049" O

De là, vers l'est le long du chemin Milford jusqu'à son intersection avec le chemin Cooks Mill. E-469248 N-4985827 / Lat. 45° 1' 30,82" Long. -63° 23' 25,258" O

De là, vers le nord suivant le chemin Cooks Mill jusqu'à son intersection avec la route 224. E-470463 N-4987888 / Lat. 45° 2' 37,795" Long. -63° 22' 30,174" O

De là vers le nord suivant la route 224 jusqu'à son intersection avec le chemin Saint Andrews River. E-469309 N-4991389 / Lat. 45° 4' 31,071" Long. -63° 23' 23,695" O

De là, vers l'est suivant le chemin Saint Andrews River jusqu'à son intersection avec le chemin Alton. E-474779 N-4990248 / Lat. 45° 3' 54,874" Long. -63° 19' 13,314" O

De là, vers le nord suivant le chemin Alton jusqu'à son intersection avec le chemin Stewiacke. E-477085 N-4997103 / Lat. 45° 7' 37,299" Long. -63° 17' 28,995" O

De là, vers l'est le long du chemin Stewiacke jusqu'à son intersection avec le chemin Benview Mountain. E-497137 N-5002639 / Lat. 45° 10' 38,016" Long. -63° 2' 11,177" O

De là, vers le sud le long du chemin Benview Mountain jusqu'à son intersection avec Benview Hill. E-497245 N-4999496 / Lat. 45° 8' 56,166" Long. -63° 2' 6,166" O

De là, vers le sud le long de Benview Hill jusqu'à son intersection avec la route 224. E-499375 N-4995552 / Lat. 45° 6' 48,374" Long. -63° 0' 28,3604" O

De là, vers l'ouest le long de la route 224 jusqu'à son intersection avec le chemin Mosse River and Mooseland. E-494812 N-4992721 / Lat. 45° 5' 16,564" Long. -63° 3' 57,333" O

De là, vers le sud suivant le chemin Mosse River and Mooseland jusqu'à son intersection avec le chemin Barren. E-494951 N-4992229 / Lat. 45° 5' 0,624" Long. -63° 3' 50,956" O

De là, vers le sud le long du chemin Barren jusqu'à son intersection avec le chemin Higginsville. E-494633 N-4989087 / Lat. 45° 3' 18,794" Long. -63° 4' 5,381" O

De là, vers le sud-ouest le long du chemin Higginsville jusqu'à son intersection avec le chemin South. E-491507 N-4986046 / Lat. 45° 1' 40,135" Long. -63° 6' 28,118" O

De là, vers le sud-ouest suivant le chemin South jusqu'à son intersection avec le chemin Murchyville. E-487775 N-4984840 / Lat. 45° 1' 0,857" Long. -63° 9' 18,558" O

De là, vers le sud suivant jusqu'au bout le chemin Murchyville, soit jusqu'à son intersection en « T » avec un chemin local non pavé. E-502713 N-4970932 / Lat. 44° 53' 30,498" Long. -62° 57' 56,312" O

De là, vers l'ouest le long dudit chemin non pavé jusqu'à la rive est du lac Charlotte. E-500591 N-4970385 / Lat. 44° 53' 12,789" Long. -62° 59' 33,058" O

De là, vers le nord le long de la rive est du lac Charlotte jusqu'à la rive ouest du lac Charlotte, puis vers le sud le long de la rive ouest jusqu'au point de rencontre avec l'extrémité du chemin Upper Lakeville. E-502895 N-4960642 / Lat. 44° 47' 57,019" Long. -62° 57' 48,226" O

De là, vers le sud suivant le chemin Upper Lakeville jusqu'à son intersection avec la route 7. E-502023 N-4958213 / Lat. 44° 46' 38,311" Long. -62° 58' 27,952" O

De là, vers l'ouest suivant la route 7 jusqu'au point de rencontre avec la rive est du bras est du havre Jeddore. E-499323 N-4958376 / Lat. 44° 46' 46,602" Long. -63° 0' 30,805" O

De là, vers le sud le long de la rive est du havre Jeddore jusqu'à l'océan Atlantique, puis vers l'ouest le long de la côte sud de la province de la Nouvelle-Écosse jusqu'au point de départ, conformément à la description et à la représentation.

Cette carte indique également la présence du LBE dans les comtés de Antigonish, Colchester, Cumberland, Guysborough, Halifax, Hants, Kings, Lunenburg, Pictou, Richmond, et Victoria au Nouvelle-Écosse; et Kent et Westmorland au Nouveau-Brunswick.

La carte identifie les détections spécifiques et les années où ils ont été trouvés.

Site - Comté - Année d'abord détecté
1 - Halifax - 2007
2 - Hants - 2008
3 - Hants - 2007
4 - Hants - 2008
5 - Hants - 2007
6 - Hants - 2007
7 - Cumberland - 2007
8 - Hants - 2007
9 - Colchester - 2008
10 - Colchester - 2007
11 - Colchester - 2008
12 - Colchester - 2007
13 - Colchester - 2008
14 - Colchester - 2007
15 - Halifax - 2008
16 - Halifax - 2008
17 - Halifax - 2007
18 - Colchester - 2008
19 - Antigonish - 2009
20 - Colchester - 2009
21 - Hants - 2009
22 - Halifax - 2009
23 - Hants - 2007
24 - Hants - 2007
25 - Halifax - 2009
26 - Pictou - 2009
27 - Halifax - 2009
28 - Kings - 2006
29 - Lunenburg - 2009
30 - Hants - 2009
31 - Halifax - 2009
32 - Hants - 2009
33 - Hants - 2009
34 - Hants - 2009
35 - Hants - 2009
36 - Hants - 2007
37 - Hants - 2009
38 - Colchester - 2009
39 - Colchester - 2009
40 - Halifax - 2010
41 - Halifax - 2010
42 - Halifax - 2007
43 - Halifax - 2010
44 - Halifax - 2009
45 - Halifax - 2009
46 - Victoria - 2010
47 - Colchester - 2010
48 - Hants - 2010
49 - Hants - 2010
50 - Colchester - 2010
51 - Colchester - 2010
52 - Colchester - 2010
53 - Colchester - 2010
54 - Colchester - 2011
55 - Halifax - 2010
56 - Halifax - 2011
57 - Halifax - 2007
58 - Halifax - 2010
59 - Guysborough - 2011
60 - Kent - 2011
61 - Lunenburg - 2012
62 - Hants - 2007
63 - Halifax - 2007
64 - Hants - 2011
65 - Halifax - 2011
66 - Hants - 2012
67 - Hants - 2012
68 - Hants - 2012
69 - Hants - 2012
70 - Hants - 2012
71 - Hants - 2012
72 - Hants - 2012
73 - Hants - 2007
74 - Hants - 2012
75 - Hants - 2012
76 - Hants - 2012
77 - Colchester - 2012
78 - Colchester - 2012
79 - Colchester - 2012
80 - Colchester - 2012
81 - Halifax - 2012
82 - Halifax - 2012
83 - Colchester - 2012
84 - Halifax - 2012
85 - Halifax - 2012
86 - Halifax - 2012
87 - Pictou - 2012
88 - Pictou - 2012
89 - Halifax - 2012
90 - Halifax - 2012
91 - Halifax - 2012
92 - Halifax - 2012
93 - Richmond - 2012
94 - Halifax - 2013
95 - Hants - 2013
96 - Colchester - 2013
97 - Colchester - 2013
98 - Colchester - 2013
99 - Pictou - 2013
100 - Pictou - 2013
101 - Pictou - 2013
102 - Guysborough - 2013
103 - Westmorland - 2014
104 - Pictou - 2014
105 - Guysborough - 2014
106 - Guysborough - 2014

Date de modification :