Guide de biosécurité pour le secteur des pépinières

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Préface

Ce Guide de biosécurité pour le secteur des pépinières (le Guide) a été élaboré à titre de document d'appui à la Norme nationale volontaire de biosécurité à la ferme pour les secteurs des serres, pépinières et floricultures (la Norme) afin d'aider les producteurs à élaborer un plan de biosécurité. La Norme renferme des mesures de biosécurité pertinentes pour les trois secteurs. Ce Guide est volontaire et fournit des mesures de biosécurité propres au secteur à considérer afin d'aider les producteurs de pépinières à atteindre les objectifs d'atténuation des risques posés par les ravageurs définis dans les résultats visés ayant été précédemment établis dans la Norme.

On reconnaît que chaque plan de biosécurité sera propre à chacune des pépinières et que les recommandations contenues dans ce Guide ne seront pas toutes applicables de façon universelle. Les renseignements et l'orientation offerts s'appliquent aux pépinières établies et aux nouvelles pépinières. Les points à considérer décrits dans ce Guide sont fondés sur des principes scientifiques fiables. La mise en œuvre de ces points aidera à réduire le risque d'introduction des ravageurs, à améliorer la lutte contre les ravageurs au sein d'une pépinière et à atténuer leur propagation à d'autres pépinières et au paysage environnant.

Dans ce Guide, le terme ravageur est défini comme étant tout organisme vivant néfaste pour les végétaux, les produits ou les sous-produits végétaux, y compris les insectes, les acariens, les maladies, la vermine, les animaux et les mauvaises herbes.

Comment utiliser ce Guide

i) Organisation de ce Guide

Ce Guide est organisé selon les trois sections principales suivantes :

  • Éducation, formation et communication
  • Gestion opérationnelle des pépinières
  • Gestion de la santé des cultures aux étapes de la production

Ces principales sections sont divisées en sous-sections qui comprennent ce qui suit :

  • Résultat visé – Des objectifs que l'ensemble des producteurs devrait essayer d'atteindre pour protéger leur pépinière contre l'introduction et la propagation de ravageurs. Ces éléments proviennent de la Norme et renvoient au « lieu de production ». Sauf pour les résultats visés, ce Guide utilise le terme « pépinière » au lieu de « lieu de production ».
  • Avantages – Des renseignements sur l'importance du résultat visé donné par rapport à la biosécurité à la ferme.
  • Points à considérer – Des exemples, de l'orientation et des suggestions pour chaque résultat visé.
  • Liste de vérification pour l'auto-évaluation – Un outil conçu pour déterminer si des mesures de biosécurité supplémentaires peuvent être appliquées au sein d'une pépinière. Une liste de vérification est offerte à la fin de chaque sous-section.

On a fourni une note de bas de page dans le titre de chaque sous-section puisque l'ordre et les titres des sous-sections qui se trouvent dans ce Guide diffèrent de la Norme. La note de bas de page indique la sous-section correspondante de la Norme.

La section 6.0 de ce Guide est un glossaire de définitions. Les termes qui figurent dans le glossaire ont été écrits en caractères gras et en italique lorsqu'ils sont utilisés pour la première fois dans le document.

Les annexes 1 à 5 qui se trouvent à la fin de ce Guide présentent des exemples d'outils qui peuvent être utilisés pour mettre en œuvre des mesures de biosécurité dans une pépinière, tels que des panneaux de signalisation et une feuille de présence destinée aux visiteurs.

L'annexe 6 est une liste des documents de référence provenant des associations sectorielles, de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et du gouvernement fédéral.

L'annexe 7 comprend les remerciements pour les associations sectorielles, les producteurs, le milieu universitaire et les spécialistes des gouvernements fédéral et provinciaux dont l'expertise a été mise à profit pour élaborer le présent guide.

ii) Comment remplir les listes de vérification pour l'auto-évaluation

Les listes de vérification pour l'auto-évaluation ont été conçues pour aider les producteurs à évaluer si des mesures de biosécurité supplémentaires peuvent être mises en place dans une pépinière. Les mesures de biosécurité présentées dans les Points à considérer ont été incorporées dans la liste de vérification pour l'auto-évaluation. Chaque mesure de biosécurité a été catégorisée comme étant de routine ou avancée, et les mesures avancées ont été rédigées en caractères gras.

La liste de vérification renferme quatre colonnes qui servent à indiquer ce qui suit :

  • Oui – La mesure de biosécurité est mise en œuvre et aucune action supplémentaire n'est requise.
  • Parfois – La mesure de biosécurité n'est pas toujours mise en oeuvre avec succès et d'autres actions pourraient être requises.
  • Jamais – La mesure de biosécurité n'est pas en effet et des actions supplémentaires sont requises.
  • Sans objet (S.O.) – La mesure de biosécurité ne s'applique pas à la pépinière et aucune action n'est requise.

iii) Liste de vérification d'auto-évaluation et plan d'action en format PDF

La Liste de vérification et plan d'action du Guide de biosécurité pour le secteur des pépinières fournit une liste des mesures de biosécurité provenant des listes de vérification d'auto-évaluation comprises dans chaque sous-section et présentant les quatre mêmes colonnes, comme expliquées ci-dessus. Cet outil comprend également un plan d'action dans lequel l'utilisateur peut consigner les actions à prendre pour mettre en œuvre des mesures de biosécurité supplémentaires dans une pépinière. Lorsque la liste de vérification est remplie de façon électronique, les mesures de biosécurité pour lesquelles les options « Jamais » et « Parfois » ont été sélectionnées sont automatiquement transférées au plan d'action. Cet outil peut être téléchargé à partir du catalogue de formulaires sur le site Web de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Dans le champ « Filtrer les articles », inscrivez « 5800 » pour obtenir le formulaire.

Remerciements

Avec la permission de Landscape Ontario, des renseignements provenant du document de cet organisme intitulé Practical Integrated Pest Management: A Framework for Pest Management in Nursery Crop Production ont été utilisés pour élaborer ce Guide.

1.0 Introduction

1.1 L'importance de la biosécurité

La biosécurité est un ensemble de pratiques utilisé pour prévenir, réduire au minimum et gérer la transmission des ravageurs, y compris leur introduction, leur propagation et leur libération. La mise en œuvre et l'amélioration des mesures de biosécurité dans une pépinière contribueront à protéger les intérêts économiques individuels et touchant l'ensemble du secteur. Les risques envers les pépinières peuvent évoluer rapidement et se propager facilement aux autres pépinières et aux paysages environnants en raison de la nature intensive de la production, de la diversité génétique limitée dans les cultures et du déplacement des personnes et du matériel. Les producteurs tireront profit de leur sensibilisation aux risques et aux mesures qui peuvent être mises en place afin de minimiser le risque d'introduction et de propagation des ravageurs.

1.2 Concepts de biosécurité

Concepts de biosécuritéNote de bas de page 1

Résultat visé :

Mise en œuvre des mesures de biosécurité à des points critiques des voies de transmission des ravageurs.

La mise en œuvre de mesures de biosécurité peut être efficace non seulement pour atténuer la propagation des ravageurs, mais également pour prévenir l'introduction de risques nouveaux et inconnus posés par les ravageurs. L'application de mesures de biosécurité dépend de l'analyse des risques et des voies de transmission des ravageurs pour une pépinière. Les risques pour une pépinière varieront en fonction de plusieurs facteurs, tels que le type de végétaux cultivés, la source du matériel de multiplication, la région, le climat et les pratiques de production.

Lors de l'élaboration d'un plan de biosécurité, il est important de connaître les ravageurs et leurs voies de transmission. À l'aide de ces connaissances, on peut gérer les vecteurs de ravageurs et on peut mettre en place des mesures de biosécurité pour interrompre les voies de transmission des ravageurs afin de réduire les dommages causés aux cultures et minimiser les pertes économiques. Les voies d'entrée pour la propagation des ravageurs comprennent :

  • Les vecteurs biologiques, comme les plantes entrantes, les insectes (y compris les insectes avantageux) et les personnes.
  • Les vecteurs physiques, comme l'équipement.
  • Les vecteurs environnementaux, comme le vent et les eaux de surface.

Afin de déterminer les points critiques dans les voies de transmission des ravageurs pour une pépinière où des mesures de biosécurité peuvent être appliquées, on peut réaliser une évaluation des risques. Cette évaluation devrait examiner toutes les étapes de production en pépinière à partir de l'emplacement et l'aménagement d'une pépinière jusqu'à l'expédition du produit fini. L'annexe 1 est tiré du Clean Plants Nursery Manual [Manuel des pépinières certifiées des Plantes saines] et offre un exemple d'outil d'évaluation des risques.

De plus, comme illustré à figure 1, les éclosions de ravageurs ne se produisent pas de manière isolée; elles dépendent de la nature inter-reliée de la culture, de l'environnement et des ravageurs.

  • Santé des cultures : Si la culture n'est pas en santé et est soumise à des stress, la plante peut être plus vulnérable aux ravageurs. Cependant, si les plantes sont en santé, cela n'élimine pas les problèmes de ravageurs.
  • Ravageurs : Un grand nombre de ravageurs peuvent survivre dans des conditions de culture optimales.
  • Environnement : L'environnement est important pour le développement des cultures et des ravageurs.

Figure 1 : Triangle des phytoravageurs

Figure 1 : Triangle des phytoravageurs. Description ci-dessous.
Description de la photo - Figure 1 : Triangle des phytoravageurs

Le triangle des phytoravageurs a un triangle avec la mention « Impact ou gravité de l'incidence des ravageurs ». Chaque point du triangle a un cercle qui l'entoure. En commençant par le haut, le facteur « Culture » est écrit dans le premier cercle. À droite, le facteur « Environnement » est écrit dans le deuxième cercle. À gauche, le facteur « Ravageur » est écrit dans le troisième cercle.

Le triangle des phytoravageurs montre que l'incidence et la gravité d'une éclosion se rapportent à l'interaction entre une culture vulnérable, un ravageur et un environnement favorable au développement des ravageurs. En plus de l'application des mesures de biosécurité aux points critiques dans la voie de transmission, il est également possible d'atténuer les ravageurs par l'application de mesures de biosécurité afin de réduire les risques présentés par ces trois éléments. Par exemple, un producteur peut choisir de cultiver des variétés de plantes résistantes ou de gérer l'environnement.

1.3 Avantages d'un plan de biosécurité

Un des avantages d'un plan de biosécurité est qu'il peut offrir aux producteurs une option de prévention moins coûteuse que la gestion de l'introduction ou de la propagation de ravageurs. Si un ravageur est détecté, il y a des protocoles déjà en place pour faciliter une intervention rapide, limitant ainsi les dommages ou la propagation continue des ravageurs. D'autres avantages liés à l'intégration de mesures de biosécurité dans les activités quotidiennes d'un lieu de production comprennent :

  • Gérer le risque d'interruption des activités en raison des détections d'organismes nuisibles.
  • Répondre à la demande des clients et des consommateurs pour des mesures et des protocoles de biosécurité.
  • Peut être utile pour attirer de nouveaux marchés.
  • Diminuer les pertes de production.
  • Éviter l'introduction de ravageurs qui ne sont pas actuellement présents.
  • Contenir et minimiser les ravageurs qui sont déjà présents.
  • Briser le cycle de transmission des ravageurs d'une pépinière à l'autre, à l'ensemble de la communauté et entre les partenaires de commerce.

Il est préférable de prévenir plutôt que de gérer l'introduction ou la propagation d'un ravageur dans une pépinière.

1.4 Éléments d'un plan de biosécurité

Les plans de biosécurité différeront d'une pépinière à l'autre puisque les mesures et les exigences en matière de biosécurité varieront en fonction de la pépinière. Un plan de biosécurité peut inclure une carte détaillée de la ferme, des programmes de formation et des procédures normalisées pour l'intervention liée aux ravageurs et pour la circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement. La documentation de ces procédures peut permettre d'assurer une application uniforme et de démontrer aux clients que la pépinière est exploité selon des mesures de biosécurité.

Il est possible que d'autres programmes tels que le Manuel des pépinières certifiées des Plantes saines puissent être déjà utilisés et qu'ils possèdent des composantes qui s'appliquent à la biosécurité. On peut référer à ces programmes dans le cadre d'un plan de biosécurité.

Pour élaborer un plan de biosécurité, tenez compte du processus suivant :

Étape 1 : Élaborer une carte détaillée de la pépinière. Une carte peut servir à obtenir une représentation concrète et déterminer les sources possibles ou les voies de transmission des ravageurs. Une carte peut comprendre l'entrée, l'aire d'expédition, l'aire de réception et les zones de biosécurité. La circulation du matériel végétal, des personnes et de l'équipement dans la pépinière peut être aussi incluse.

Étape 2 : Cerner les risques dans une pépinière. Connaître les ravageurs et leurs voies de transmission peut aider à déterminer les risques et les mesures de biosécurité qui peuvent aider à atténuer les ravageurs. L'annexe 1 est un exemple d'outil d'évaluation des risques.

Étape 3 : Examiner les mesures de biosécurité actuelles. Les listes de vérification d'auto-évaluation et l'outil PDF Liste de vérification et plan d'action du Guide de biosécurité pour le secteur des pépinières peuvent servir à déceler des mesures de biosécurité supplémentaires pouvant être mises en œuvre à une pépinière.

Étape 4 : Définir les objectifs de biosécurité. Dresser une liste des priorités et établir un échéancier pour la mise en place des mesures de biosécurité supplémentaires recensées après avoir rempli les listes de vérification d'auto-évaluation ou l'outil PDF Liste de vérification et plan d'action du Guide de biosécurité pour le secteur des pépinières.

Étape 5 : Élaborer une stratégie de mise en place. La communication, l'éducation et la formation des employés et des visiteurs d'une pépinière sont une part importante de la stratégie de mise en place.

Étape 6 : Examen et mise à jour du plan de biosécurité. Un plan de biosécurité devrait être examiné et mis à jour régulièrement au fur et à mesure que les nouveaux renseignements de biosécurité deviennent disponibles ou s'il y a des changements dans une pépinière.

1.5 Mise en œuvre d'un plan de biosécurité

Comme le montre la figure 2, la mise en œuvre de mesures de biosécurité dans une pépinière est un cycle d'activités de biosécurité. Le cycle d'évaluation et de réévaluation mène à une approche plus proactive.

Figure 2 : Cycle des activités de biosécurité

Figure 2 : Cycle des activités de biosécurité. Description ci-dessous.
Description de la photo - Figure 2 : Cycle des activités de biosécurité

La figure 2 est une illustration du cycle des activités qui devraient être accomplies afin d'élaborer et de mettre en œuvre un plan de biosécurité. Le cycle des activités de biosécurité a quatre éléments dans le milieu, accompagnés de flèches pointant entre eux dans le sens des aiguilles d'une montre. Le premier élément en haut du cycle est « Évaluation ». Dans le sens des aiguilles, le deuxième élément est « Plan », le troisième élément est « Mise en œuvre » et le quatrième est « Surveillance ». Il y a une zone de texte à côté de chacun de ces éléments dans le cycle (quatre au total). Au-dessus du terme « Évaluation » se trouve une zone avec le texte suivant : Les risques posés par les ravageurs qui menacent les cultures sont identifiés et évalués sur une base régulière. À droite du terme « Plan » se trouve une zone avec le texte suivant : Un plan écrit sert de base pour le programme de formation en biosécurité, permet d'effectuer régulièrement un examen et des mises à jour, et fournit un cadre favorisant l'amélioration continue. En dessous du terme « Mise en œuvre » se trouve une zone avec le texte suivant : Le plan est exécuté. À gauche du terme « Surveillance » se trouve une zone avec le texte suivant : Un programme de surveillance et un cadre de collecte de renseignements sont élaborés, puis mis sur pied afin de fournir des renseignements pour ajuster le plan de biosécurité.

Évaluation : Déterminer et évaluer les risques d'introduction de ravageurs, et analyser leurs voies de transmission. Les lacunes actuelles dans la biosécurité dans une pépinière pourront ainsi être abordées. Les pratiques de production devraient être examinées fréquemment (réévaluation) afin de veiller à l'efficacité des mesures mises en œuvre relativement à la prévention et au contrôle des ravageurs.

Planification : La rédaction d'un plan de biosécurité est fortement recommandée. Un plan écrit permet de faire un examen et à des mises à jour réguliers, favorise l'amélioration continue dans la pépinière et constitue la base pour la formation.

Mise en œuvre : Passer à l'action avec l'exécution du plan. L'éducation, la formation et la communication sont des éléments clés dans la mise en œuvre d'un plan de biosécurité.

Surveillance : Un programme de surveillance est élaboré et mis en œuvre pour détecter rapidement, identifier et surveiller continuellement les ravageurs. Il est important que la conception, l'efficacité et la mise en œuvre d'un plan de biosécurité soient évaluées couramment, mais aussi lorsqu'il y a des changements aux pratiques de la pépinière ou aux risques reliés à la biosécurité.

2.0 Éducation, formation et communication

Éducation, formation et communicationNote de bas de page 2

Résultat visé :

Les personnes qui entrent sur le lieu de production ou qui y travaillent respectent les mesures de biosécurité en place.

Avantages : Les employés sont l'un des éléments les plus importants de la mise en œuvre d'un plan de biosécurité, puisque presque toutes les mesures de biosécurité seront exécutées par des employés au cours de leurs activités professionnelles quotidiennes. Un programme de formation élaboré, communiqué et mis en œuvre avec soin aide les employés à comprendre l'importance de la biosécurité proactive. De plus, les visiteurs auront fréquemment besoin d'avoir accès à la pépinière. En communiquant les mesures de biosécurité nécessaires aux visiteurs, on peut aider à atténuer les risques d'introduction et de propagation de ravageurs pendant leur visite.

Intégrez la biosécurité à la culture de votre entreprise.

Points à considérer

  • Inclure les employés dans le processus d'élaboration du plan de biosécurité pour qu'ils se responsabilisent davantage par rapport au plan, ce qui peut en faciliter la mise en œuvre.
  • Incorporer des mesures et des protocoles de biosécurité dans le programme de formation.
  • Utiliser des panneaux de signalisation et des aides visuelles pour communiquer les mesures de biosécurité dans la pépinière. Consulter l'annexe 2 pour obtenir des exemples de panneaux de signalisation.
  • Utiliser un langage clair dans les documents de formation et de communication ainsi que sur les panneaux de signalisation.
  • Fournir des renseignements aux employés dans la langue appropriée. Le cas échéant, traduire les panneaux de signalisation et les documents d'éducation et de communication.
  • Offrir aux employés une formation sur les pratiques de production des cultures, l'identification et les symptômes des ravageurs préoccupants, ainsi que le processus pour signaler la présence soupçonnée de ravageurs aux personnes formées à la pépinière.
  • Des fiches signalétiques sur les organismes nuisibles, les fiches de renseignements et les affiches peuvent être placées dans les zones communes afin d'aider les employés à identifier les ravageurs préoccupants.
  • Offrir aux employés une compréhension générale des voies de transmission des ravageurs pour les aider à mettre en œuvre les mesures de biosécurité nécessaires pour atténuer les risques d'introduction et de propagation des ravageurs tout au long de leurs activités quotidiennes.
  • Les employés n'ont pas tous besoin d'une formation sur toutes les mesures de biosécurité. Des employés désignés peuvent recevoir une formation approfondie pour confirmer l'identification de ravageurs et de décider des mesures de contrôle des ravageurs.
  • Surveiller, réviser et mettre à jour le plan de biosécurité et le programme de formation afin de tenir compte des changements de situation et des nouveaux renseignements disponibles.
  • Planifier et mettre en œuvre de la formation et des mises à jour de sensibilisation périodiques avec les employés.
  • S'assurer que les visiteurs connaissent et respectent les mesures de biosécurité pour les zones de la pépinière qu'ils visitent. Des modèles et des listes de vérification peuvent être utilisés pour vérifier que les mesures de biosécurité ont été respectées.

Liste de vérification pour l'auto-évaluation : Éducation, formation et communication

Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Les employés sont inclus dans le processus d'élaboration du plan de biosécurité.
Les mesures et protocoles de biosécurité sont intégrés au programme de formation.
Des panneaux de signalisation et des aides visuelles sont utilisés pour communiquer les mesures de biosécurité.
Un langage clair est utilisé dans les documents de formation et de communication ainsi que sur les panneaux de signalisation.
Les panneaux de signalisation ainsi que les documents d'éducation et de communication sont fournis dans la langue appropriée aux employés.
Une formation est fournie aux employés sur les pratiques de production des cultures, l'identification et les symptômes des ravageurs, ainsi que sur le processus pour signaler la détection d'un ravageur.
Des fiches signalétiques sur les organismes nuisibles, des fiches de renseignements et des affiches sont placées dans les zones communes pour aider les employés à identifier les ravageurs.
Les employés sont formés à connaître les voies de transmission générales des ravageurs.
De la formation est offerte aux employés qui sont désignés pour confirmer la présence de ravageurs et les mesures de contrôle des ravageurs.
Le plan de biosécurité et le programme de formation sont examinés et mis à jour régulièrement.
Une formation et des mises à jour de sensibilisation périodiques sont offertes aux employés.
Les visiteurs sont informés des mesures de biosécurité en vigueur dans les zones de la pépinière qu'ils visiteront.
Des modèles et/ou des listes de vérification sont utilisés pour vérifier que les visiteurs respectent les mesures de biosécurité nécessaires.

3.0 Gestion opérationnelle de la pépinière

Gestion opérationnelle de la pépinièreNote de bas de page 3

La gestion opérationnelle de la pépinière est fondamentale à l'élaboration et à la mise en œuvre d'un plan de biosécurité. L'évaluation des risques associés aux activités qui ont lieu à la pépinière est nécessaire. Les risques de biosécurité potentiels peuvent provenir de l'emplacement; du va-et-vient des personnes, des véhicules et de l'équipement; de même que des produits entrants et sortants.

3.1 Emplacement et aménagement de la pépinière

Emplacement et aménagement de la pépinièreNote de bas de page 4

Résultat visé :

La connaissance de l'emplacement et de l'aménagement est utilisée pour évaluer les nouveaux sites et protéger les sites actuels ou situés à proximité.

Avantages : Le paysage et les propriétés entourant une pépinière sont des sources potentielles de ravageurs. Lors du choix de l'emplacement et la conception de l'aménagement d'une pépinière, tenir compte de la zone environnante peut aider à atténuer l'introduction et la propagation de ravageurs à une pépinière. La connaissance de la circulation des cultures et des régimes de travail peut également être utile pour la conception de l'aménagement d'une pépinière. Une carte qui illustre les zones environnantes et l'emplacement des zones à risque élevé peut aider à évaluer les voies de transmission des ravageurs et à déterminer les points critiques où des mesures de biosécurité peuvent être mises en œuvre. Pouvoir illustrer l'aménagement d'une pépinière peut également soutenir la formation du nouveau personnel, l'orientation des visiteurs et la planification des processus de production futurs. L'intégration de ces connaissances peut offrir des fondements solides pour l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan de biosécurité.

Points à considérer

Géographie et facteurs environnementaux
  • Pour les plantes qui seront cultivées dans des champs à ciel ouvert, évaluer l'historique d'utilisation (y compris antécédents de culture) des terres nouvellement acquises ou louées. Ces données offriront des renseignements sur les sources potentielles de ravageurs préoccupants, sur l'accumulation potentielle de produits chimiques de contrôle ainsi que sur la gamme de produits de contrôle des ravageurs et d'engrais utilisés.
  • Prendre des décisions de gestion du risques pour le choix du site en fonction des activités environnantes, comme le type de cultures produites, le calendrier des récoltes, les pratiques de compostage ou l'importation de produits, puisque ces activités peuvent représenter des sources potentielles d'introduction de ravageurs.
  • Connaître les ravageurs réglementés et non réglementés qui se trouvent dans la région, y compris les plantes envahissantes. Une connaissances des ravageurs qui sont présents dans la région aidera à évaluer les risques pour une pépinière et la mise en œuvre des bonnes mesures de biosécurité.
  • Au sein des propriétés environnantes, le traitement ou le retrait des espèces de plantes qui sont envahissantes ou qui sont des vecteurs ou hôtes de ravageurs potentiels pourrait être nécessaire.
  • Évaluer les caractéristiques du sol et du milieu de culture utilisé dans les contenants pour vérifier qu'ils sont appropriés pour différentes cultures en pépinière.
  • Utiliser la topographie des lieux afin de favoriser l'écoulement et réduire la quantité d'eau stagnante dans les zones de production. Les régimes d'écoulement et le mouvement des eaux de surface peuvent avoir une incidence sur l'introduction et la propagation de ravageurs. Par exemple, les pathogènes qui causent la pourriture des racines et d'autres ravageurs peuvent se propager dans des zones où l'écoulement est mauvais, ce qui cause une accumulation d'eau.
Aménagement
  • Concevoir une carte de la pépinière qui illustre les activités intérieures et extérieures. La carte peut comprendre les types de sols, les cultures, le système d'irrigation, l'écoulement, la direction des vents prévalent, les zones de compostage, les zones de multiplication, les zones de production, la zone d'expédition, la zone de réception, les zones à risque élevé et la circulation des produits végétaux.
  • Les zones de production et de multiplication devraient être considérées comme étant des zones à risque élevé pour l'introduction de ravageurs puisque les végétaux sont plus vulnérables aux ravageurs que d'autres. Désigner des zones distinctes pour la production et la multiplication.
  • Situer les zones de réception désignées pour l'inspection des produits entrants loin des zones de production. La zone de réception devrait aussi permettre le nettoyage et la désinfection de la zone, au besoin.
  • Situer la zone de ségrégation, aussi appelée zone d'isolation ou de quarantaine, loin des zones de production. Entreposer temporairement les plantes acquises auprès de sources externes dans cette zone aux fins d'inspection. Les plantes peuvent être introduites dans la zone de production lorsqu'on a déterminé qu'elles ne sont pas infestées de ravageurs préoccupants.
  • Désigner des zones distinctes pour l'expédition et la réception afin de réduire le risque de propagation de ravageurs des produits entrants aux produits finis. Si les zones d'expédition et de réception sont les mêmes, des mesures de biosécurité telles que la séparation dans le temps, peuvent être utilisées afin que les produits entrants et finis ne s'y trouvent pas en même temps.
  • Situer les zones désignées pour le compostage des résidus de culture et pour l'entreposage du fumier, des milieux de culture ou de compost loin des zones de multiplication et de production afin d'éviter la réintroduction et la propagation des ravageurs. Tenir compte de la direction des vents et du drainage de surface en situant les zones de compostage pour minimiser le risque de réintroduction des ravageurs dans les zones de production.
  • Situer les installations de lavage pour nettoyer et désinfecter l'équipement et les véhicules dans une zone qui atténue l'introduction et la propagation des ravageurs. Tenir compte de la capacité d'approvisionnement en eau ainsi que de la collecte et l'élimination des eaux usées.
  • Tenir compte des voies de transmission des ravageurs lors de la conception de nouvelles structures et zones de production. Par exemple, installer des bancs en acier inoxydable qui peuvent être facilement désinfectés, contrairement à ceux en bois.

Liste de vérification pour l'auto-évaluation : Emplacement et aménagement

Géographie et facteurs environnementaux
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Pour les terres nouvellement acquises ou louées, des renseignements sur les antécédents de culture et l'utilisation précédente des terres sont recueillis.
Les sites sont choisis suivant des décisions sur la gestion du risque fondées sur les activités environnantes.
Il y a une connaissance des ravageurs réglementés et non réglementés présents dans la région.
Les plantes envahissantes ou vecteurs potentiels de ravageurs dans les zones environnantes sont traités ou éliminés.
Les caractéristiques du sol et des milieux de culture utilisés dans les contenants sont évalués pour vérifier qu'ils sont appropriés pour les différentes cultures en pépinière.
Un drainage des eaux et un mouvement de l'eau de surface optimaux sont assurés pour prévenir l'introduction et la propagation des ravageurs.
Aménagement
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Une carte détaillée de la pépinière a été dressée.
La pépinière est conçue de manière à minimiser le déplacement potentiel de ravageurs.
L'aménagement est conçu afin d'optimiser la circulation des plantes entre les différentes étapes de la production, de la propagation à l'expédition.
Des zones séparées sont désignées pour la production et la propagation.
Des zones distinctes sont désignées pour l'expédition et la réception.
Les zones de réception sont éloignées des zones de production.
Une zone a été désignée comme zone de ségrégation.
Les zones pour le compostage des résidus de culture et pour l'entreposage de fumier, de milieux de culture ou de compost sont situées loin des zones de multiplication et de production.
Les voies de transmission des ravageurs comme la direction des vents sont tenues en compte lors du choix de l'emplacement de la zone de compost.
Les installations de nettoyage des véhicules et de l'équipement sont situées dans une zone qui prévient l'introduction et la propagation des ravageurs.
Les voies de transmission des ravageurs sont tenues en compte lors de la conception de nouvelles structures et de zones de production.

3.2 Zones de biosécurité

Zones de biosécuritéNote de bas de page 5

Résultat visé :

Les zones d'accès contrôlé (ZAC) et les zones d'accès restreint (ZAR) sont établies et des protocoles de communications qui expliquent l'importance de ces zones dans le lieu de production sont mis en œuvre.

Avantages : Les zones de biosécurité sont utilisées pour désigner et contrôler l'accès aux zones à risque élevé de la pépinière. Certaines pépinières utilisent les termes zones à accès restreint et contrôlé pour qualifier les zones de biosécurité, alors que d'autres pépinières utilisent le terme zone à risque élevé. Ce Guide utilisera le terme zone à risque élevé. Une zone à risque élevé est une zone qui nécessite des mesures de biosécurité supplémentaires pour prévenir la propagation de ravageurs soit de la zone vers l'extérieur de celle-ci ou entrant dans la zone de l'extérieur de celle-ci. On peut désigner une zone comme étant à risque élevé si :

  1. La zone, comme une zone de ségrégation, est utilisée pour une activité à risque élevé comme la surveillance des produits végétaux provenant de sources externes pour déceler la présence de ravageurs ou l'entreposage de plantes infestées par un ravageur préoccupant.

    OU

  2. Les plantes dans une zone sont plus vulnérables que d'autres aux ravageurs, comme les plantes mères ou les produits végétaux destinés à la multiplication.

Le niveau des mesures de biosécurité appliquées sera conforme au risque d'introduction ou de propagation des ravageurs associé à chaque zone ou aire. Les mesures de biosécurité communes utilisées comprennent la séparation des autres zones de production à l'aide d'une zone tampon ou d'une séparation physique ainsi que des panneaux de signalisation pour restreindre l'accès.

Points à considérer

  • L'accès aux zones à risque élevé est limité au personnel autorisé et est contrôlé par des panneaux de signalisation ou des grilles ou portes verrouillées. Des affiches devraient être accrochées aux points d'entrée pour informer les personnes qu'il s'agit d'une zone à risque élevé et que l'accès en est limité. Voir l'annexe 2 pour obtenir des exemples de panneaux de signalisation de biosécurité.
  • Planifier la séquence des tâches et la circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement dans l'ensemble de la pépinière pour minimiser le risque de propagation des ravageurs entre les cultures. Ceci dépendra des risques de biosécurité présents dans chaque zone de la pépinière.
  • Indiquer les zones à risque élevé, la séquence des tâches et la circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement sur la carte de la pépinière.
  • Les programmes de formation des employés devraient comprendre la séquence des tâches et la circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement dans la pépinière.
  • Nettoyer et désinfecter l'équipement qui entre ou qui sort d'une zone à risque élevé, au besoin.
  • Fournir des stations de lavage pour les mains et des bains de pieds, ainsi que des vêtements et des chaussures jetables ou réservés à cet usage aux entrées et sorties des zones à risque élevé.
Liste de vérification pour l'auto-évaluation : Zones de biosécurité
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Des zones de la pépinière ont été désignées comme étant à risque élevé.
Des affiches sont utilisées pour informer les personnes des zones à risque élevé.
L'entrée dans les zones à risque élevé est contrôlée par des portes verrouillées dans les serres et par des grilles et/ou des clôtures dans les champs de production.
La séquence des tâches et la circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement sont conçues pour minimiser le risque de propagation des ravageurs entre les cultures.
Des protocoles sont mis en œuvre pour les tâches, les personnes, les véhicules et l'équipement lors du travail dans une zone à risque élevé.
Les zones à risque élevé, la séquence des tâches et la circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement sont indiquées sur la carte de la pépinière.
Le programme de formation des employés comprend la séquence des tâches et la circulation des personnes, les véhicules et l'équipement.
L'équipement est nettoyé et désinfecté lorsqu'il entre ou sort d'une zone à risque élevé.
Des stations pour le lavage des mains, des bains de pieds et des vêtements et des chaussures jetables ou dédiés à cet usage sont fournis aux entrées et sorties des zones à risque élevé.

3.3 Circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement

Circulation des personnes, des véhicules et de l'équipementNote de bas de page 6

Résultat visé :

Le déplacement de personnes, de véhicules et d'équipement n'introduit pas ni ne propage de ravageurs dans un lieu de production.

Avantages : Les personnes, les véhicules et l'équipement peuvent déplacer les ravageurs dans la pépinière et entre les zones de production. La gestion de la circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement en désignant les routes, en évaluant le risque, de même qu'en mettant en œuvre le nettoyage et la désinfection le cas échéant, peut aider à atténuer le risque d'introduction et de propagation de ravageurs. Pour de plus amples renseignements concernant le nettoyage et la désinfection, voir la section 3.4 Entretien des installations et de la propriété. Il est important d'évaluer le risque lié à la circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement afin de déterminer les mesures de biosécurité appropriées qui peuvent aider à atténuer le risque lié aux ravageurs.

Points à considérer

Circulation des personnes
  • Des protocoles sont en place concernant la circulation des employés entre les zones de production. Par exemple, la circulation entrant et sortant des zones à risque élevé est restreinte.
  • Les employés ont reçu une formation concernant les protocoles de circulation et les mesures de biosécurité nécessaires. Pour de plus amples renseignements, voir la section 2.0 Éducation, formation et communication.
  • Placer des panneaux de signalisation aux entrées principales et aux points d'entrée des champs pour informer les visiteurs qu'il faut obtenir l'autorisation pour accéder à la pépinière et pour les orienter vers la zone d'inscription appropriée.
  • Les panneaux de signalisation comprennent les coordonnés pour les employés de la pépinière qui sont autorisés à accorder l'accès à la pépinière. Consulter l'annexe 2 pour obtenir des exemples de panneaux de signalisation.
  • Les visiteurs se présentent au bureau principal ou rejoignent un employé dans une zone désignée afin de recevoir des informations concernant les mesures de biosécurité nécessaires.
  • Tenir un registre des visiteurs pour noter la date de la visite, les zones visitées et le contact le plus récent avec du matériel végétaux avant la visite de la pépinière. Ces renseignements peuvent être utiles lors d'interventions à la suite de la détection de ravageurs. Consulter l'annexe 3 pour obtenir un exemple de registre des visiteurs.
  • Les visiteurs peuvent avoir visité de nombreuses pépinières ou autres installations agricoles avant leur arrivée. Évaluer le risque posé par chaque visiteur et mettre en œuvre les mesures de biosécurité appropriées, comme des couvre-chaussures jetables.
  • Les visiteurs et les employés accèdent uniquement aux zones qui sont nécessaires à leurs activités.
Circulation des véhicules et de l'équipement
  • Les employés devraient être formés afin de connaître la circulation dans la pépinière. Pour de plus amples renseignements, voir la section 2.0 Éducation, formation et communication.
  • Les visiteurs et les employés se stationnent dans les zones désignées.
  • Avant d'entrer dans la pépinière, évaluer le risque posé par les véhicules qui ont été dans d'autres pépinières ou d'autres installations agricoles afin de déterminer les mesures de biosécurité nécessaires. Ces mesures peuvent comprendre de nettoyer et désinfecter les véhicules qui n'appartiennent pas à la pépinière ou de transporter les visiteurs dans un véhicule désigné de la pépinière.
  • Nettoyer les véhicules de la pépinière et les pulvérisateurs lorsqu'ils sont déplacés d'une zone de production à une autre.
Liste de vérification pour l'auto-évaluation : Circulation des personnes, des véhicules et de l'équipement
Circulation des personnes
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Des protocoles concernant la circulation des employés entre les zones de production sont mis en œuvre.
Les employés reçoivent une formation concernant les protocoles de circulation et les mesures de biosécurité nécessaires.
L'autorisation est exigée avant que les visiteurs entrent dans la pépinière au-delà du stationnement et du bureau principal.
Des panneaux de signalisation sont placés aux entrées et aux points d'entrée des champs pour diriger les visiteurs vers la zone d'inscription.
Les panneaux de signalisation comprennent les coordonnées des employés autorisés à accorder l'accès.
Les visiteurs se présentent au bureau principal et signent un registre des visiteurs avant d'entrer dans la pépinière.
Un registre des visiteurs est tenu pour consigner la date de la visite, les zones de la pépinière visitées et le contact le plus récent avec du matériel végétal avant la visite de la pépinière.
Le risque lié aux ravageurs posé par les visiteurs est évalué afin de déterminer les mesures de biosécurité nécessaires.
Les visiteurs reçoivent des renseignements sur les mesures de biosécurité nécessaires.
Les visiteurs et les employés n'ont accès qu'aux zones nécessaires pour effectuer leur travail.
Circulation des véhicules et de l'équipement
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Les employés reçoivent une formation et connaissent la circulation des véhicules et de l'équipement dans la pépinière.
Les visiteurs et les employés se stationnent dans les zones désignées.
Les mesures de biosécurité nécessaires sont déterminées sur la base d'une évaluation du risque d'introduction de ravageurs posé par les véhicules qui ont été dans d'autres pépinières.
Les véhicules et l'équipement qui n'appartiennent pas à la pépinière sont nettoyés lorsqu'ils doivent entrer dans la pépinière.
Les véhicules et l'équipement appartenant à la pépinière sont nettoyés lorsqu'ils doivent aller d'une zone de production à une autre.

3.4 Entretien des installations et de la propriété

Entretien des installations et de la propriétéNote de bas de page 7

Résultat visé :

L'introduction et la propagation des ravageurs sont limitées en gardant les bâtiments et l'équipement en bon état.

Avantages : Le nettoyage et l'entretien de la propriété, des bâtiments et de l'équipement de la pépinière limitent la possibilité d'introduction et de propagation des ravageurs. La connaissance des ravageurs et de leurs voies de transmission peut être utilisée pour déterminer la fréquence des activités de nettoyage et d'entretien. Dépendamment du ravageur, l'équipement peut devoir être nettoyé entre les usages sur des arbres individuels ou entre les zones de production. Cette connaissance devrait être utilisée pour mettre en œuvre un programme d'assainissement et un programme d'entretien.

Points à considérer

  • Utiliser une liste de vérification pour détailler les activités d'assainissement et d'entretien nécessaires.
Programme d'entretien
  • Mettre en œuvre un programme d'entretien de routine qui comprend des mesures et procédures préventives pour les activités intérieures et extérieures comme l'entretien des structures et des zones de production.
  • Planifier les activités d'entretien afin de s'assurer que chaque zone de production est revisitée dans un délai approprié.
  • Contrôler les mauvaises herbes et le matériel hôte pour déceler la présence de ravageurs préoccupants autour des planches de culture et des zones de culture. Ceci peut être accompli à l'aide d'un traitement mécanique ou chimique des zones non agricoles et des barrières physiques, comme les zones couvertes de gravier ou de plastique.
  • Minimiser ou éliminer les zones où les ravageurs peuvent entrer dans les zones de production closes, comme les abris grillagés, les tunnels et les serres, en s'assurant que les trous sont réparés, les portes ferment bien et les fenêtres peuvent être fermées.
  • Entretenir les clôtures à chevreuil, les corsets d'arbre, les pièges à rongeurs et les points d'appât pour éviter les dommages.
  • Entretenir et calibrer l'équipement de pulvérisation afin de fournir une application de pesticides précise et uniforme.
Programme d'assainissement
  • Mettre en place un programme d'assainissement pour nettoyer l'équipement, y compris un système d'irrigation.
  • On devrait porter attention au nettoyage de l'équipement de multiplication.
  • Nettoyer les zones de production en contenants entre les cultures, y compris les planches de culture extérieures, les serres et les tunnels.
  • Lorsqu'un ravageur est détecté, des protocoles spécifiques de nettoyage peuvent être requis pour les bâtiments et l'équipement, comme les serpettes, les cisailles, ainsi que l'équipement de déplacement et de récolte pour éviter la propagation des ravageurs.
  • Organiser stratégiquement la séquence des tâches pour minimiser le nettoyage de l'équipement.
Liste de vérification pour l'auto-évaluation : Entretien des installations et de la propriété
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Une liste de vérification est utilisée pour détailler les activités d'entretien et d'assainissement nécessaires.
Programme d'entretien
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Un programme d'entretien est mis en œuvre et il comprend les activités intérieures et extérieures.
Les activités d'entretien sont planifiées pour s'assurer que chaque champ et zone de production est revisité dans un délai approprié.
Les mauvaises herbes et le matériel hôte autour des zones de production sont contrôlés.
Les abris grillagés, les serres et les tunnels sont entretenus pour éviter l'introduction de ravageurs.
Les clôtures à chevreuil sont entretenues pour éviter l'entrée de grands animaux dans les zones de production.
Les corsets d'arbre sont entretenus pour éviter que les rongeurs se nourrissent à la base des arbres.
Les pièges et les points d'appât sont entretenus pour minimiser les populations de rongeurs et prévenir les dommages aux cultures entreposées.
L'équipement de pulvérisation est entretenu et calibré régulièrement.
Programme d'assainissement
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Un programme d'assainissement est mis en œuvre.
Les zones de production de cultures en contenants sont nettoyées entre les cultures.
Il y a des protocoles de nettoyage précis lors de la détection d'un ravageur.
La séquence des tâches est conçue stratégiquement de manière à minimiser le nettoyage.

4.0 Gestion de la santé des cultures aux étapes de la production

4.1 Produits entrants : Achat et réception

Produits entrants : Achat et réceptionNote de bas de page 8

Résultat visé :

Les produits entrants ne sont pas une source potentielle de ravageurs.

Avantages : La réception de produits entrants comme les produits servant à la multiplication, les plantes, la terre, les milieux de culture, l'eau ou les produits d'emballage de sources externes peut potentiellement introduire des ravageurs dans la pépinière. L'introduction de ravageurs peut être atténuée en évaluant les risques associés aux produits entrants provenant de fournisseurs et en inspectant les produits entrants à leur arrivée.

Tous les produits entrants devraient être inspectés à leur arrivée.

Points à considérer

  • Évaluer les risques associés aux produits entrants comme la terre, les milieux de culture et le matériel végétal provenant de fournisseurs externes. L'acquisition de produits entrants provenant de fournisseurs qui mettent en œuvre des mesures de biosécurité ou un programme de lutte antiparasitaire intégrée (LAI) peut atténuer le risque d'introduction de ravageurs dans une pépinière.
  • Il faut connaître les risques associés aux palettes en bois importées, aux tuteurs de bambou et aux autres équipements naturels de la pépinière. Ces produits entrants devraient également être inspectés avant d'entrer dans la pépinière.
  • Tenir des registres d'acquisition pour les produits entrants. Les registres peuvent comprendre des renseignements sur le fournisseur, le nombre de plantes et la date de plantation. Ces renseignements peuvent aider à identifier le fournisseur, d'autres produits entrants ou d'autres pépinières qui peuvent être touchés lors de l'intervention suite à la détection d'un ravageur.
  • Inspecter tous les produits entrants au moment de leur entrée dans la pépinière. Si des ravageurs sont présents, les produits entrants devraient être renvoyés au fournisseur, détruits ou nettoyés et désinfectés.
  • Tenir à jour des registres d'inspection. Ces registres peuvent être utilisés pour retracer le produit ou le fournisseur si un ravageur est détecté.
  • Éviter le mélange de nouvelles plantes ou d'autres produits entrants qui entrent dans la pépinière avec des produits plus anciens et les plantes mères. Par exemple, utiliser des barrières ou des zones tampons pour séparer les plantes.
  • Si le risque lié aux ravageurs d'un produit entrant est inconnu, ce dernier devrait être considéré comme étant à risque élevé et placé dans la zone de ségrégation afin d'y être surveillé pour déceler la présence de ravageurs.
  • Évaluer le risque lié à l'eau recyclée et la traiter, le cas échéant. Par exemple, l'eau recyclée utilisée pour les plantes cultivées dans des contenants devrait être analysée pour déceler la présence de pathogènes portés par l'eau, comme ceux du genre Phytophthora.
Liste de vérification pour l'auto-évaluation : Achat et réception des produits entrants
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Les risques posés par les produits entrants acquis de fournisseurs externes sont évalués.
La distribution des ravageurs dans la région du fournisseur est tenue en compte lors de l'acquisition de produits végétaux.
Les registres d'acquisition sont gardés à jour.
Les produits entrants sont inspectés au moment de leur entrée dans la pépinière.
Les registres d'inspection des produits entrants sont gardés à jour.
Les nouvelles plantes reçues de sources externes ne sont pas mélangées aux plantes plus anciennes et aux plantes mères.
Les produits entrants ayant un niveau de risque inconnu sont séparés et surveillés pour déceler la présence de ravageurs.
Les plantes reçues sont séparées des plantes finies et des produits servant à la multiplication.
Lorsqu'un ravageur est détecté dans un produit entrant, ce dernier est renvoyé au fournisseur, détruit ou nettoyé et désinfecté.
L'eau recyclée est analysée et traitée régulièrement tel que requis pour les nutriments et les ravageurs.

4.2 Production de cultures

Production de culturesNote de bas de page 9

Résultat visé :

La combinaison des pratiques exemplaires de gestion et la mise en œuvre de mesures de biosécurité optimisent la production de végétaux sains.

Avantages : Les plantes en santé sont plus en mesure de supporter la pression provenant des ravageurs. Les conditions de croissance nécessaires pour la production de cultures en santé différeront d'une pépinière à l'autre. Certaines conditions de croissance et pratiques de production peuvent également promouvoir l'introduction et la prolifération de ravageurs. La mise en œuvre de mesures de biosécurité dans le processus de production peut aider à optimiser la production de plantes en santé.

Points à considérer

Environnement interne et externe
  • Réduire ou gérer le stress global des plantes qui peut les rendre plus vulnérables aux ravageurs. Le stress des plantes peut être engendré par :
    • Une blessure physique aux plantes causée par l'équipement ou le taillage;
    • Le stress environnemental, comme des dommages dus au gel ou un stress hydrique;
    • Les pratiques de production, comme l'endurcissement, la densité des cultures ou le traitement chimique.
  • Protéger les plantes contre les conditions météorologiques défavorables à l'aide de toiles à ombrer ou de couvertures.
  • Élaborer et mettre en œuvre un plan de gestion pour intervenir face aux dommages causés par les conditions environnementales qui ne peuvent être atténuées.
  • Les conditions de croissance devraient être gérées de manière à soutenir la croissance des cultures tout en limitant la vulnérabilité des cultures aux ravageurs. Certaines conditions de croissance, comme un taux élevé d'humidité, peuvent favoriser l'établissement de certains ravageurs, par exemple, les champignons ou la moisissure. Dans ces situations où les conditions de croissance peuvent créer des risques liés aux ravageurs, des pratiques de production comme l'augmentation de l'écoulement de l'air ou de la distance de plantation peuvent être envisagées pour minimiser les éclosions possibles.
  • Les mauvaises herbes peuvent héberger des ravageurs et disperser des semences de mauvaises herbes dans les cultures. Gérer les mauvaises herbes autour du périmètre de la pépinière ou des zones de production.
Nutriments, milieux de culture et gestion de l'eau
  • S'assurer qu'un programme de fertilisation adéquat est en place puisqu'une déficience en nutriments ou une surabondance d'engrais rend les plantes plus vulnérables aux ravageurs.
  • La terre et les milieux de culture peuvent être des sources potentielles de ravageurs. Inspecter ces produits entrants au moment de leur arrivée à la pépinière et si un ravageur est présent, un traitement pourrait être nécessaire. Parmi les options de traitement figurent la pasteurisation thermique, la solarisation ou la fumigation.
  • Analyser périodiquement le taux de nutriments dans l'eau d'irrigation puisque la qualité de l'eau est importante pour la production de plantes en santé.
  • Évaluer le risque lié à l'eau recyclée et la traiter, le cas échéant. Par exemple, l'eau recyclée utilisée pour les plantes cultivée dans des contenants devrait être analysée pour déceler la présence de pathogènes portés par l'eau, comme ceux du genre Phytophthora.
  • Différents types de systèmes d'irrigation, comme l'inondation, l'égouttement ou l'aspersion en hauteur entraînent différents types de préoccupation concernant la gestion de la santé des végétaux. Se familiariser avec les problèmes communs provenant du type de système d'irrigation à la pépinière.
Choix du matériel végétal
  • Évaluer les risques associés au matériel végétal provenant de sources externes. Pour atténuer le risque d'introduction de ravageurs, acheter des plantes d'un fournisseur qui met en œuvre des mesures de biosécurité comme une pépinière certifiée sous le programme de certification des Plantes saines ou qui a mis en place un programme de lutte antiparasitaire intégrée (LAI).
  • Pour les activités de multiplication, acheter du matériel végétal certifié exempt de ravageurs comme le matériel indexé à l'égard des virus.
  • Choisir des plantes qui sont appropriées pour les conditions de croissance dans la pépinière.
  • Mettre en œuvre un plan de gestion pour éviter l'introduction de ravageurs lorsque du matériel qui est très vulnérable aux ravageurs comme la Phytophthora ramorum ou la cylindrocladiose du buis sont plantés.
Approches de protection des cultures contre les ravageurs courants
  • Mettre en œuvre un programme de LAI. La LAI est un processus de prise de décisions qui tient compte de nombreux facteurs au moment de décider d'un traitement. Des dépistages réguliers, des observations météorologiques, l'utilisation d'indicateurs phénologiques, un suivi de traitement, la tenue de registres et une stratégie de gestion de la résistance aux pesticidesNote de bas de page 10 sont tous des éléments d'un programme de LAI réussi.
  • Pour les ravageurs non réglementés, des seuilsNote de bas de page 11 peuvent être établis pour déclencher l'utilisation d'un traitement particulier. Il faut reconnaître que ce qui constitue un seuil est complexe puisque les différentes cultures et divers ravageurs requièrent des seuils différents. Les seuils dépendent de l'objectif visé, soit l'élimination, l'éradication ou la gestion du ravageur.
  • Tenir des registres des mesures de contrôle mises en œuvre et des résultats, ainsi que de la réponse des ennemis naturels pour aider à déterminer les conflits. Les répercussions des insecticides sur les ennemis naturels des insectes peuvent être étudiées à l'aide des bases de données en ligne avant l'application. Pour un exemple d'un registre des pesticides, voir l'annexe 4.
  • Être conscient des répercussions secondaires des mesures de contrôle des ravageurs. Par exemple, les applications d'herbicides peuvent être toxiques pour les contrôles biologiques.
  • Interrompre le cycle de vie des ravageurs dans les champs de production à l'aide de méthodes comme la rotation des cultures.

Liste d'auto-évaluation : Production de cultures

Environnement interne et externe
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Un plan a été dressé pour viser les blessures des plantes provenant de dommages environnementaux et physiques.
Les conditions de production sont optimisées pour minimiser le stress des plantes.
Lorsque c'est possible, des mesures de biosécurité sont mises en œuvre lorsque les conditions de croissance favorisent l'introduction et la propagation de ravageurs.
Les mauvaises herbes sont gérées autour du périmètre de la pépinière ou des zones de production.
Nutriments, milieux de culture et gestion de l'eau
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Un programme de fertilisation est mis en place.
La terre et les milieux de culture sont surveillés pour déceler la présence de ravageurs.
Le taux en nutriments de l'eau est analysé périodiquement.
L'eau recyclée est analysée pour déceler la présence de pathogènes.
Les répercussions du type de système d'irrigation sur la présence des ravageurs sont connues.
Choix du matériel végétal
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Le risque de ravageurs associé aux produits végétaux provenant de fournisseurs externes est évalué.
Des produits végétaux certifiés comme exempts de ravageurs sont achetés pour les activités de multiplication.
Les plantes sont choisies en fonction de leur caractère approprié pour les conditions de croissance de la pépinière.
Pour les plantes très vulnérables, un plan de gestion est en place pour éviter l'introduction de ravageurs.
Approches de protection des cultures contre les ravageurs courants
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Un programme de LAI est mis en place.
Les plantes sont surveillées régulièrement pour déceler la présence de ravageurs.
Des modèles météorologiques et des indicateurs phénologiques sont utilisés pour prédire les pressions provenant des ravageurs.
Pour les ravageurs non réglementés, des seuils sont utilisés pour déclencher les mesures de contrôle.
Des registres détaillés des mesures de contrôle et des résultats sont tenus.
Une sensibilisation aux répercussions secondaires des mesures de contrôle a lieu.
Les mesures de gestion des ravageurs précédentes sont utilisées pour anticiper et éviter les problèmes futurs liés aux ravageurs.
Une rotation des cultures appropriée est incorporée au calendrier de plantation.

4.3 Programme de lutte antiparasitaire (surveillance, identification, prise de décisions)

Programme de lutte antiparasitaire (surveillance, identification, prise de décisions)Note de bas de page 12

Résultat visé :

Réduire au minimum les pertes de production par la détection précoce des ravageurs.

Avantages : Un programme de surveillance permet la détection précoce des ravageurs préoccupants et est essentiel pour déterminer le moment où les ravageurs sont sur le point d'atteindre un seuil nécessitant la mise en place de mesures de contrôle. Les premières étapes essentielles d'un programme de lutte antiparasitaire intégrée (LAI) consistent en une surveillance régulière et l'identification appropriée des ravageurs. Un programme de surveillance permettra également l'évaluation de l'efficacité des mesures de contrôle et des pratiques de production. Une détection précoce peut aider à éviter les répercussions économiques liées aux ravageurs.

Points à considérer

Surveillance
  • Ajuster le programme de surveillance pendant certains moments particuliers au cours du cycle de la production, comme à la floraison ou pendant les périodes où les mesures de contrôle sont plus susceptibles de réussir ou d'être rentables.
  • Pour obtenir des renseignements à jour sur les ravageurs pour la zone ou la région, consulter des sources externes comme les rapports hebdomadaires sur les ravageurs des gouvernements provinciaux (Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario [MAAARO]) ou des associations sectorielles. Ces renseignements peuvent être fournis aux employés en affichant les rapports dans les zones communes.
  • La surveillance officielle et non officielle peut être comprise dans le programme de surveillance et être utilisée pour prendre des décisions afin de mettre en place des mesures de contrôle.
  • La fréquence de la surveillance officielle dépend de nombreux facteurs, comme la saison, les cultures et les ravageurs.
  • La surveillance non officielle devrait comprendre l'inspection des nouveaux produits végétaux lorsqu'ils arrivent à la pépinière.
  • Tenir un registre à jour des activités de surveillance officielles, surtout celles liées à la détection des ravageurs. Les registres peuvent être utilisés pour prédire les moments d'occurrence de ravageurs. Les registres peuvent comprendre la date, la récolte, les degrés-jours de croissance, les indicateurs phénologiques, les ravageurs, les symptômes observés, le moment auquel se sont présentés les symptômes, les causes possibles, les mesures de contrôle et la réussite de ces dernières.
  • La tenue de registre pour la surveillance non officielle peut ne pas être nécessaire.
  • Un employé formé peut être affecté à l'examen des registres de surveillance des années précédentes afin de préparer un plan de gestion des ravageurs pour la prochaine saison de culture.
Identification
  • Fournir aux employés des fiches signalétiques concernant les ravageurs préoccupants ou des fiches de renseignements qui expliquent comment identifier les ravageurs préoccupants. On peut placer des affiches dans les zones communes pour aider les employés à identifier les ravageurs préoccupants, comme la cylindrocladiose du buis ou le scarabée japonais.
  • Les employés de tous les niveaux sont informés du processus à suivre pour signaler la détection soupçonnée de ravageurs aux employés désignés de la pépinière.
  • Il n'est pas nécessaire d'offrir une formation à tous les employés sur toutes les mesures de biosécurité, comme l'identification des ravageurs ou les mesures de contrôle des ravageurs. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la formation et les communications d'un plan de biosécurité, voir la section 2.0 Éducation, formation et communication.
  • Les employés formés peuvent devoir accéder à des ressources, comme des livres, des ressources en ligne, des experts provinciaux ou associés et des consultants pour aider à l'identification des ravageurs, ainsi qu'à l'élaboration et la mise en œuvre des plans d'intervention envers les ravageurs.
Décisions
  • Les plans d'intervention envers les ravageurs ont été élaborés pour prendre des décisions en matière de contrôle des ravageurs.
  • Un employé désigné devrait être formé pour décider des moments appropriés de mise en oeuvre des mesures de contrôle et pour évaluer la réussite des mesures de contrôle.
  • Les employés désignés formés devraient connaître le processus à suivre pour signaler la détection d'un ravageur réglementé et devraient avoir accès aux coordonnées de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

Liste de vérification de l'auto-évaluation : Programme de lutte antiparasitaire (surveillance, identification, prise de décision)

Surveillance
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Le programme de surveillance est ajusté en fonction des périodes plus susceptibles au cours du cycle de production des cultures.
Des renseignements à jour sur les ravageurs sont recueillis de sources externes et sont mis à la disposition des employés.
Les plantes sont surveillées régulièrement pour déceler la présence de ravageurs.
Les connaissances de la biologie des ravageurs et les renseignements historiques concernant les moments où les occurrences de ravageurs ont lieu sont utilisés pour planifier le calendrier de surveillance.
Des registres détaillés des activités de surveillance sont gardés à jour.
Les renseignements de surveillance sont examinés et utilisés pour prendre des décisions concernant la gestion des ravageurs.
Identification
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Des fiches signalétiques ou d'identification sur les ravageurs sont à la disposition des employés.
Les employés savent qu'ils doivent informer les employés désignés s'ils détectent un ravageur.
Les employés désignés supervisent le plan de gestion des ravageurs.
Les employés ont accès aux sources de renseignements qui décrivent l'identification et les cycles de vie des ravageurs.
Des experts sont consultés pour l'identification d'un ravageur inconnu.
Décisions
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Un plan de gestion des ravageurs est en place.
Un employé désigné a été formé pour prendre des décisions et évaluer la réussite des mesures de contrôle.
Le résultat des mesures de contrôle est examiné.
Le plan de LAI est mis à jour, au besoin.
Les ravageurs réglementés présents dans la région sont connus ainsi que les exigences connexes suite à leur détection.

4.4 Expédition et produits sortants

Expédition et produits sortantsNote de bas de page 13

Résultat visé :

Le produit final qui quitte le lieu de production est exempt de ravageurs préoccupants.

Les déchets de production sont gérés, traités et éliminés afin de réduire le risque de propagation des ravageurs.

Avantages : La gestion des produits sortants, du produit fini et des déchets atténue le risque d'introduction et de propagation potentiel des ravageurs d'une pépinière aux pépinières voisines, aux régions avoisinantes et aux zones où le produit peut être reçu. De plus, la détection de ravageurs dans le produit fini peut indiquer des problèmes de ravageurs potentiels dans le champ, ce qui peut nécessiter une intervention.

Pour la même raison que les plantes sont inspectées à l'arrivée, elles devraient l'être au moment de l'expédition.

Points à considérer

Expédition du produit final
  • L'entretien et la gestion efficace de la santé des cultures sont essentiels pour l'expédition d'un produit final de haute qualité qui est exempt de ravageurs préoccupants. Pour de plus amples renseignements, voir la section 4.2 Gestion des cultures.
  • Mettre en œuvre un système de traçabilité qui facilite le retraçage en aval et en amont pour le produit final en cas de détection de ravageurs une fois que le produit fini a quitté la pépinière.
  • Les renseignements suivants peuvent être consignés pour aider le retraçage en aval ou en amont si l'on détecte un ravageur dans la zone de production ou sur le produit fini après qu'il ait quitté la pépinière :
    • Quelle est la source du produit fini?
    • Pendant combien de temps les plantes ont-elles été en production à la pépinière?
    • Quelle est la destination du produit fini?
    • Quels sont les ravageurs présents ou absents à la destination?
    • Par quels pays, provinces ou États le produit fini transitera-t-il pour arriver à sa destination finale?
    • Faut-il des permis ou des déclarations pour expédier le produit final?
  • L'annexe 5 constitue un exemple provenant du Manuel des pépinières certifiées des Plantes saines des renseignements et des données à recueillir qui appuient les activités de retraçage.
  • Avant l'expédition, inspecter le produit fini pour déceler la présence de ravageurs préoccupants.
  • Consigner les renseignements concernant les inspections, y compris la date, le nom de l'employé, la culture, les résultats, la source et le client.
  • Inspecter les camions et les contenants d'expédition pour déceler les ravageurs et les débris organiques avant le chargement du produit fini. Si un nettoyage est nécessaire, évaluer la possibilité d'introduction ou de propagation de ravageurs dans la pépinière en fonction des risques associés aux débris ou aux ravageurs présents.
Déchets de production
  • Placer les tas de compost loin des zones de production.
  • Pour éviter l'infestation d'autres cultures, évaluer les voies de transmission des ravageurs lors de l'élimination de produits végétaux infestés. Par exemple, si le ravageur est propagé par le vent, le matériel infesté peut être éliminé par enfouissement profond, en le transportant aux installations d'élimination municipales ou par d'autres méthodes qui minimisent le risque de propagation ou d'introduction des ravageurs. Les producteurs devraient également être au courant de à tout règlement provincial en matière de gestion des déchets qui s'applique.
  • Les pots et les contenants en plastique recyclés devraient être nettoyés avant d'être réutilisés afin d'atténuer la propagation potentielle de ravageurs.

Liste de vérification pour l'auto-évaluation : Expédition et produits sortants

Expédition du produit fini
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Des méthodes efficaces d'entretien et de gestion de la santé des plantes sont utilisées pour produire des produits finis de haute qualité.
Un système de traçabilité est mis en place pour faciliter le retraçage en aval et en amont du produit fini.
Le produit fini est inspecté avant son expédition.
Les renseignements d'inspection sont consignés.
Le camion ou le contenant d'expédition est inspecté avant de charger le produit final.
Le risque d'introduction de ravageurs est évalué avant de nettoyer les camions ou les contenants d'expédition.
Déchets de production
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Les tas de compost sont éloignés des zones de production.
La voie de transmission des ravageurs est évaluée lorsqu'on élimine des produits infestés afin d'éviter la propagation de ravageurs.
Les pots et les contenants en plastique recyclés sont nettoyés avant de les utiliser.

4.5 Intervention en cas de ravageur

Intervention en cas de ravageurNote de bas de page 14

Résultat visé :

Un programme de lutte antiparasitaire intégrée (LAI) est élaboré afin d'intervenir auprès des ravageurs courants. Des plans d'intervention officiels sont créés pour les ravageurs posant un problème considérable.

Avantages : Lorsqu'un ravageur est détecté, un processus de prise de décision est enclenché pour déterminer si une intervention est nécessaire, le moment de l'intervention et la détermination des mesures de contrôle les plus appropriées. Lorsqu'un ravageur est trouvé, on peut tenir compte de certains facteurs pour décider si des mesures de contrôle sont nécessaires. Ces facteurs comprennent le niveau d'infestation des ravageurs, l'impact du ravageur sur la croissance des cultures, le stade du cycle de production et le moment de l'année. La prise de mesures de contrôle n'est pas toujours nécessaire, car les ravageurs ne posent pas tous les mêmes risques. Un programme de lutte antiparasitaire intégrée (LAI) est un aspect important de la détection précoce de ravageurs, mais il joue également un rôle essentiel dans l'intervention envers un ravageur. La création d'un plan de gestion des ravageurs et de plans d'intervention officiels comprennent une analyse des risques liés aux ravageurs afin de déterminer l'ampleur de l'intervention requise. La préparation de plans d'intervention détaillés avant la détection d'un ravageur peut faciliter la mise en place d'une intervention efficace et rapide, ce qui peut réduire les pertes de production.

Les points à considérer décrits ci-dessous dans la section Ravageurs non réglementés peuvent aussi s'appliquer à l'intervention en cas de détection d'un ravageur réglementé. Par contre, un ravageur réglementé peut nécessiter des mesures particulières fournies par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

Points à considérer

Ravageurs non réglementés
  • Préparer un programme de LAI qui comprend les interventions en cas de détection de ravageurs. L'intervention devrait comprendre la confirmation de l'identité des ravageurs, la détermination du risque posé par les ravageurs, la détermination des seuils de ravageurs qui nécessiteraient des mesures de contrôle et des mesures de contrôles potentielles.
  • Confirmation de l'identité des ravageurs par les employés désignés, les laboratoires, les conseillers agricoles, les consultants, les chercheurs et l'ACIA.
  • Une surveillance accrue peut être nécessaire lorsqu'un ravageur est détecté afin de quantifier le niveau d'infestation ou d'évaluer l'efficacité des mesures de contrôle.
  • Les ravageurs introduits dans une pépinière par l'intermédiaire de plantes ou de boutures importées peuvent déjà être résistants aux pesticides disponibles au Canada. Lorsqu'une résistance est rencontrée, étudier la possibilité d'utiliser d'autres mesures de contrôle, comme des contrôles biologiques.
  • Consulter les guides de production provinciaux pour connaître les mesures de contrôle, les traitements et les produits chimiques qui peuvent être utilisés pour intervenir en cas de détection d'un ravageur.
  • Évaluer périodiquement l'efficacité du programme de LAI pour favoriser l'amélioration continue et les économies.
  • La propagation potentielle de ravageurs est atténuée par le contrôle ou la restriction de la circulation du matériel végétal, des personnes et de l'équipement à l'intérieur et à l'extérieur de la zone infestée.
  • Pour limiter la propagation des ravageurs, le matériel végétal infesté ne devrait pas être mélangé à d'autres plantes ou entrer en contact avec ces dernières.
  • Lorsqu'un ravageur est détecté, il peut être nécessaire de gérer les activités d'expédition pour aider à atténuer la propagation de ce dernier. Par exemple, le matériel végétal infesté ou potentiellement infesté peut ne pas être expédié.
Ravageurs réglementés
  • Lorsqu'un ravageur réglementéNote de bas de page 15 est détecté, communiquer avec l'ACIA pour signaler la détection.
  • Dans le plan d'intervention, inclure les coordonnées du bureau local de l'ACIA.
  • Si la détection d'un ravageur réglementé est soupçonnée, limiter la propagation potentielle du ravageur en contrôlant ou en restreignant la circulation du matériel végétal, des personnes et de l'équipement à l'intérieur et à l'extérieur de la zone infestée.

Liste de vérification pour l'auto-évaluation : Intervention en cas de détection d'un ravageur

Ravageurs non réglementés
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
Un programme de LAI a été préparé qui comprend les interventions en cas de détection de ravageurs.
Les interventions en cas de détection de ravageurs comprennent la confirmation de l'identité des ravageurs, la détermination des risques liés aux ravageurs, la détermination des niveaux d'infestation qui nécessiteraient des mesures de contrôle, et des mesures de contrôle potentielles.
L'identité des ravageurs est confirmée par les employés désignés, les laboratoires, les conseillers agricoles, les consultants, les chercheurs ou l'ACIA.
La surveillance est améliorée lorsqu'on détecte un ravageur.
La surveillance est améliorée pour évaluer l'efficacité des mesures de contrôle mises en place.
Lorsqu'une résistance aux pesticides est rencontrée, la possibilité d'utiliser d'autres mesures de contrôle, comme des contrôles biologiques, est étudiée.
Des sources externes sont consultées pour les mesures de contrôle, les traitements et les produits chimiques qui peuvent être utilisés pour intervenir en cas de détection d'un ravageur.
Les nouveaux produits chimiques sont évalués pour connaître l'efficacité et la tolérance des cultures avant d'être utilisés à travers la pépinière.
L'efficacité du programme de LAI est évaluée périodiquement et le programme est mis à jour au besoin.
Les allées et venues de la zone infestée sont contrôlées et restreintes.
Le matériel végétal infesté n'est pas mélangé aux autres produits et n'entre pas en contact avec ces derniers.
Au besoin, les activités d'expédition sont gérées pour prévenir la propagation des ravageurs.
Ravageurs réglementés
Mesures de biosécurité Oui Parfois Jamais Sans objet
L'ACIA est avisée lorsqu'un ravageur réglementé est identifié ou si ça présence est soupçonnée.
Le plan d'intervention comprend les coordonnées du bureau local de l'ACIA.
La propagation potentielle de ravageurs est atténuée par le contrôle ou la restriction de la circulation du matériel végétal, des personnes et de l'équipement à l'intérieur et à l'extérieur de la zone infestée.

5.0 Conclusion

Ce Guide de biosécurité pour le secteur des pépinières combiné à la Norme nationale volontaire de biosécurité à la ferme pour les secteurs des serres, pépinières et floricultures offre aux producteurs une approche uniforme à l'échelle nationale pour développer et mettre en œuvre un plan de biosécurité. La Liste de vérification et plan d'action d'auto-évaluation du Guide biosécurité pour le secteur des pépinières est fourni pour aider les producteurs à déterminer les mesures de biosécurité supplémentaires qui peuvent être appliquées dans une pépinière. Une approche uniforme à l'échelle nationale envers l'application des mesures de biosécurité peut aider à atténuer le risque d'introduction et de propagation de ravageurs au Canada.

6.0 Glossaire

Assainissement :

Activités visant à maintenir la propreté de l'équipement et de la machinerie, y compris le système d'irrigation.

Biosécurité :

Un ensemble de pratiques utilisées pour minimiser la transmission des ravageurs, y compris leur introduction (bioexclusion), propagation (gestion biologique) et diffusion (confinement biologique).

Contrôle biologique :

Souvent appelé « biocontrôle ». Le contrôle antiparasitaire biologique est la méthode de contrôle des ravageurs (y compris les insectes, les acariens, les mauvaises herbes et les maladies des plantes) au moyen d'autres organismes vivants. Il s'appuie sur la prédation, le parasitisme, l'alimentation herbivore ou d'autres mécanismes naturels mais, généralement, il inclut également un rôle actif de gestion par l'humain. Il s'agit souvent d'une composante importante des programmes de lutte antiparasitaire intégrée (LAI).

Entretien :

Comprend les activités non prévues et prévues de manière routinière pour réparer toute zone de la pépinière, appareil ou équipement, au cas où il serait hors service ou brisé.

Infester :

Une plante est considérée comme étant infestée lorsqu'on détecte un ravageur sur cette dernière. À noter que ce Guide définit un ravageur comme étant tout organisme vivant néfaste pour les végétaux, les produits ou sous-produits végétaux, ce qui comprend les insectes, les acariens, les maladies, la vermine, les animaux et les mauvaises herbes.

Lutte antiparasitaire intégrée (LAI) :

La LAI est un processus de planification et de gestion des sites pour prévenir les problèmes liés aux ravageurs et pour prendre une décision concernant le moment et la manière d'intervenir lorsque des problèmes de ravageurs se produisent. Il s'agit d'une approche durable qui combine des outils biologiques, culturels, physiques, et chimiques à l'égard de la gestion des ravageurs de manière à optimiser les avantages relatifs au contrôle des ravageurs et à réduire au minimum les risques environnementaux et de santé.

Mesure de biosécurité avancée :

Pour ce Guide, une mesure de biosécurité avancée est considérée comme étant essentielle pour obtenir un niveau de biosécurité plus élevé dans une pépinière, ce qui peut aider à augmenter l'atténuation de l'introduction et de la propagation des ravageurs.

Mesure de biosécurité de routine :

Pour ce Guide, une mesure de biosécurité de routine est considérée essentielle pour atteindre un niveau de biosécurité minimal ou de base.

Produit entrant :

Les ressources qui sont utilisées pour la culture en serre, en pépinière ou en floriculture, comme des produits chimiques, de l'équipement, des engrais, des semences et du matériel végétal.

Produit sortant :

Comprend les déchets, les rebuts et les produits finis.

Ravageur :Note de bas de page 16

Tout organisme vivant néfaste pour les végétaux, les produits ou sous-produits végétaux, y compris les insectes, les acariens, les maladies, la vermine, les animaux et les mauvaises herbes.

Ravageur non réglementé :

Pour ce Guide, un ravageur non réglementé comprend tout nouveau ravageur ou ravageur préoccupant qui n'est pas réglementé.

Surveillance officielle :

Un processus systématique planifié visant à détecter et à quantifier les ravageurs et qui est effectuée par un observateur formé.

Surveillance non officielle :

Une surveillance régulière qui est effectuée par tout employé de pépinière formé pour détecter les ravageurs.

Vecteur :

Un agent biologique, physique ou environnemental qui répand un ravageur des cultures.

Vermine :

Des animaux sauvages généralement de petite taille, comme des rongeurs, qui sont nuisibles aux cultures ou aux animaux de ferme, ou qui peuvent transmettre des maladies.

Visiteur :

Comprend les fournisseurs de service, les expéditeurs, les consultants, les inspecteurs provinciaux et fédéraux, le personnel de livraison, les fournisseurs de services publics comme les électriciens et les plombiers, les spécialistes de LAI, les conseillers agricoles et les autres personnes qui entrent dans la pépinière et qui ne sont pas considérées comme étant des employés.

Zone d'accès contrôlé (ZAC) :

Une zone dans la pépinière dont l'accès est restreint ou autrement contrôlé pour prévenir le mouvement de ravageurs à l'intérieur ou à l'extérieur de la zone.

Zone d'accès restreint (ZAR) :

Une zone, généralement située à l'intérieur de la zone d'accès contrôlée, dont l'accès par des personnes ou de l'équipement est restreint davantage pour assurer un niveau de protection supérieur.

Zone à risque élevé :

Une zone qui nécessite des mesures de biosécurité supplémentaires pour éviter la propagation de ravageurs à l'intérieur ou à l'extérieur de cette dernière.

Zone de ségrégation :

Une zone utilisée pour séparer et entreposer les plantes qui soulèvent des préoccupations concernant la propagation de ravageurs des autres plantes en production en tant que mesure de précaution.

Annexe 1 : Exemple d'un outil d'évaluation des risques

Exemple d'un outil d'évaluation des risquesNote de bas de page 17

Les questions suivantes examinent la possibilité d'introduction ou de propagation d'un nouveau ravageur sérieusement nuisible. Étudier chaque situation de risque et déterminer si le risque pour votre établissement serait faible (F), modéré (M) ou élevé (É). Les réponses fournies ne sont que des suggestions.

Exemple d'un outil d'évaluation des risques. Description ci-dessous.
Description de la photo - Exemple d'un outil d'évaluation des risques

Un tableau composé de trois colonnes principales. De gauche à droite, la première colonne n'a pas d'entête et les rangées en dessous sont remplies avec des nombres pour désigner chacune des situations de risque énumérées dans la deuxième colonne. L'entête de la deuxième colonne indique : « Situation de risque ». L'entête de la dernière colonne indique : « Déterminer le niveau de risque pour chaque situation de risque ». La dernière colonne est divisée en trois sous-colonnes. De gauche à droite, leurs entêtes sont F, M, É. Sous l'entête « Situation de risque », il y a sept rangées qui contiennent chacune un énoncé décrivant une situation qui comporte un risque. La première situation de risque énonce : Quelle proportion de votre matériel végétal est achetée de sources en dehors de la pépinière? F = de 0 % à 30 %, M = de 30 % à 70 %, É = de 70 % à 100 %. La deuxième situation de risque énonce : Vos fournisseurs sont-ils certifiés (sous le programme de certification des Plantes saines ou le PCCP)? F = Tous les fournisseurs sont certifiés, M = Certains fournisseurs sont certifiés, É = Aucun fournisseur n'est certifié. La troisième situation de risque énonce : Quelle proportion des plantes que vous achetez provient de régions où il y a des ravageurs réglementés par l'ACIA? F = de 0 % à 30 %, M = de 30 % à 70 %, É = de 70 % à 100 %. La quatrième situation de risque énonce : Quelle proportion des plantes que vous achetez provient de fournisseurs américains? F = de 0 % à 30 %, M = de 30 % à 70 %, É = de 70 % à 100 %. La cinquième situation de risque énonce : Lorsque vous recevez des plantes de sources externes, combien souvent les inspectez-vous pour déceler la présence de ravageurs et consignez-vous l'inspection par écrit? F = Tous les envois sont inspectés et consignés, M = Les envois sont inspectés, mais il n'y a pas de documentation, É = Les envois ne sont pas inspectés à l'arrivée. La sixième situation de risque énonce : Combien de ravageurs réglementés par l'ACIA y a-t-il là où est situé votre établissement de culture? F = de 0 à 2; M = 3 à 10; É = plus de 10. La septième situation de risque énonce : Concernant le retraçage des produits aux fournisseurs et aux clients : F = Toutes les plantes peuvent être retracées aux acheteurs et aux fournisseurs par l'intermédiaire de registres électroniques ou papiers. M = Les plantes peuvent être retracées aux acheteurs, mais il est impossible de retracer leurs fournisseurs. É = La pépinière ne possède pas de système de retraçage documenté.

Annexe 2 : Exemples de signalisations de biosécurité

Une photo d'un panneau de biosécurité carré sur une barrière. Description ci-dessous.
Description de la photo - Exemples de signalisations de biosécurité

Une photo d'un panneau carré de biosécurité sur une barrière au travers d'une voie d'accès pour autos. Le panneau indique (en anglais) : « Visiteurs, veuillez respecter la biosécurité à la ferme. Les véhicules, l'équipement, les personnes et les animaux peuvent être des porteurs de semences de mauvaises herbes, de ravageurs et de maladies. Veuillez vous présenter à la maison ou composer le numéro de téléphone suivant ». Après cet énoncé se trouve une ligne pour indiquer un numéro de téléphone.

Photo : Avec la permission de Susan Fitzgerald, Ontario Livestock and Poultry Council

Une photo d'un panneau de biosécurité sur une barrière. Description ci-dessous.
Description de la photo - Une photo d'un panneau de biosécurité sur une barrière.

Une photo d'un panneau de biosécurité en forme d'octogone sur une barrière. Le texte sur le panneau est en anglais. Le mot « Arrêt » est dans le milieu du panneau. Au-dessus du mot « Arrêt » se trouve la phrase suivante : Aucune circulation de piétons ou de véhicules non autorisés. L'énoncé « Zone d'accès contrôlé. Biosécurité en vigueur » est en dessous du mot « Arrêt ».

Photo : Avec la permission de Susan Fitzgerald, Ontario Livestock and Poultry Council

Une affiche de biosécurité sur un poteau dans un champ. Description ci-dessous.
Description de la photo - Une affiche de biosécurité sur un poteau dans un champ.

Une affiche de biosécurité sur un poteau dans un champ. Il y a une image d'un panneau d'arrêt au haut de l'affiche de biosécurité. En dessous de l'image du panneau d'arrêt, l'affiche indique : Mesures de biosécurité en vigueur, aucune admission sans une autorisation préalable.

Photo : Avec la permission de Mario Lanthier, CropHealth Advising & Research

Une affiche de biosécurité attachée à une barrière dans un champ. Description ci-dessous.
Description de la photo - Une affiche de biosécurité attachée à une barrière dans un champ.

Une affiche de biosécurité attachée à une barrière dans un champ. En haut de l'affiche de biosécurité, il y a une photo d'un panneau d'arrêt. En dessous du panneau d'arrêt, il y a un texte qui énonce : « Programme de protection des végétaux en vigueur, les visiteurs doivent se présenter au bureau ».

Photo : Avec la permission de Mario Lanthier, CropHealth Advising & Research

Une affiche sur laquelle est écrit : « Défense d'entrer », qui est placée devant une zone de production de plantes cultivés en contenants.
Photo : Avec la permission de Jeanine West, PhytoServ

Une affiche sur laquelle est écrit : « Zone d'isolation », qui est placée sur un poteau devant une zone de production d'arbres.
Photo : Avec la permission de Mario Lanthier, CropHealth Advising & Research

Une photo d'un panneau de biosécurité jaune.  Description ci-dessous.
Description de la photo - Une photo d'un panneau de biosécurité jaune.

Une photo d'un panneau de biosécurité jaune avec un dessin d'une botte au-dessus d'un récipient de lavage au milieu du panneau. Au travers du dessin de la botte, il y a l'énoncé suivant : Frottez vos bottes ou vos souliers s'ils sont sales. Au-dessus de la botte, il y a le texte suivant : Mesures de biosécurité strictes en vigueur. Veuillez désinfecter vos bottes ou vos souliers avant d'entrer sur les lieux. Bain de pieds. Au-dessous de la botte, il y a le texte suivant : Portez des gants et des lunettes de protection lorsque vous manipulez des concentrés. Ce point de contrôle critique fait partie du programme de biosécurité complet.

Photo : Avec la permission de Mario Lanthier, CropHealth Advising & Research

Une photo d'une petite remise à l'entrée d'une pépinière.  Description ci-dessous.
Description de la photo - Une photo d'une petite remise à l'entrée d'une pépinière.

Une photo d'une petite remise dotée d'ouvertures d'entrée et de sortie. La petite remise est située sur le côté d'une voie d'accès qui mène à l'aire de stationnement d'une pépinière. Sur le côté gauche de l'entrée de la petite remise, il y a une affiche illustrant un bain de pieds. Il s'agit de la même affiche que celle dans la photo ci-dessus. Sur le plancher de la remise se trouve un bain de pieds.

Photo : Avec la permission de Mario Lanthier, CropHealth Advising & Research

Une photo d'une affiche sur une porte en verre.  Description ci-dessous.
Description de la photo - Une photo d'une affiche sur une porte en verre.

Une photo d'une affiche sur une porte en verre. L'affiche indique : Nettoyez vos pieds. Veuillez immerger les deux semelles de vos souliers dans le réservoir pour nettoyage de pieds et ensuite poser vos pieds sur le tapis d'absorption en avant. Le réservoir contient une solution sanitaire qui prévient la propagation de maladies et de mauvaises herbes dans notre serre. Merci.

Photo : Avec la permission de Jeanine West, PhytoServ

Traduction : Une photo d’un panneau de biosécurité sur un poteau en avant d’une voie d’accès pour autos menant à un stationnement. Description ci-dessous.
Description de la photo - Une photo d'un panneau de biosécurité sur un poteau en avant d'une voie d'accès pour autos menant à un stationnement.

Une photo d'un panneau de biosécurité sur un poteau en avant d'une voie d'accès pour autos menant à un stationnement. Au travers de la voie d'accès, il y a une flaque de solution de lavage pour roues. Le panneau indique l'énoncé suivant : Pour toutes les collectes et les livraisons : roulez dans la solution de lavage pour roues. En dessous de cet énoncé se trouve une flèche pointée vers la droite. À gauche de la flèche se trouve l'énoncé indiquant : Stationnement pour visiteurs.

Photo : Avec la permission de Mario Lanthier, CropHealth Advising & Research

Annexe 3 : Exemple d'un registre de visiteurs

Exemple d'un registre de visiteurs.  Description ci-dessous.
Description de la photo - Exemple d'un registre de visiteurs

Un tableau de six colonnes avec plusieurs rangées vides. Chacune des colonnes a une entête. De gauche à droite, l'entête de la première colonne est « Date ». L'entête de la deuxième colonne est « Nom ». L'entête de la troisième colonne est « Entreprise ». L'entête de la quatrième colonne est : Avez-vous visité un autre lieu de production au cours des 48 dernières heures? Oui/Non. À quel endroit? L'entête de la cinquième colonne est : Heure d'entrée. L'entête de la sixième est : Heure de sortie.

Annexe 4 : Exemple d'un registre d'application de pesticides

Exemple d'un registre d'application de pesticidesNote de bas de page 18

Exemple d'un registre d'application de pesticides.  Description ci-dessous.
Description de la photo - Exemple d'un registre d'application de pesticides.

Le Registre d'application de pesticides est un formulaire qui comporte quatre cases se situant dans la partie supérieure. Le texte de la case se trouvant dans le coin supérieur gauche indique : « Date et heure ». En dessous de celle-ci se trouve une autre case dans laquelle il est écrit : « Nom du préposé à l'application ». Le texte de la case se situant dans le coin supérieur droit mentionne : « Culture ». En dessous de celle-ci se trouve une case dans laquelle il est écrit : « Lieu/champ ». Chaque case comporte une zone pour y consigner les renseignements requis. En dessous de cette section, il y a trois colonnes. De gauche à droite, l'entête de la première colonne est : « Renseignements sur la culture ». Sous cet entête se trouvent deux cases avec du texte. Dans la première case, il est écrit : « Stade de croissance ». Dans la case en dessous de la première, on peut y lire : « Conditions de croissance ». Sous le texte de chacune des cases se trouve une zone destinée à y consigner les renseignements requis. L'entête de la deuxième colonne est : « Renseignements sur le pesticide ». En dessous de cet entête se trouvent neuf cases comportant du texte, chacune avec une zone pour y consigner les renseignements requis. De haut en bas, on peut lire : nom du produit, no de réglementation de la Loi sur les produits antiparasitaires, no de traitement/lot, numéro de groupe, adjuvant, taux de pesticides, date de réapplication, date de la première récolte et date du délai de sécurité après traitement. L'entête de la troisième colonne est : « Renseignements sur l'équipement ». En dessous de cet entête se trouvent sept cases comportant du texte, chacune avec une zone pour y consigner les renseignements requis. De haut en bas, on peut lire : taux d'application du pulvérisateur (L/ha), classification de la buse de pulvérisation, type de buse, espacement de la buse, pression, vitesse et autre. En dessous de ces trois colonnes se trouve une autre section qui se divise également en trois colonnes. De gauche à droite, l'entête de la première colonne est : « Renseignements sur les ravageurs », celui de la deuxième colonne est : « Renseignements sur les conditions météorologiques » et le troisième est : « Autres observations ». La colonne des renseignements sur les ravageurs est divisée en quatre cases qui comportent du texte, chacune avec une zone pour y consigner les renseignements requis. En commençant par le haut, il est écrit dans ces cases : ravageurs présents, stade de croissance, seuils et détails d'observation. La deuxième colonne, renseignements sur les conditions météorologiques, est divisée en cinq cases comportant du texte, chacune avec une zone pour y consigner les renseignements requis. En commençant par le haut, il est écrit dans ces cases : vitesse des vents, direction des vents, température, humidité relative, et humidité du sol et précipitations. La troisième colonne, autres observations, est divisée en deux cases comportant du texte, chacune avec une zone pour y consigner les renseignements requis. En commençant par le haut, il est écrit dans ces cases : zone tampon et emplacement des zones vulnérables. En dessous de ces trois colonnes se trouvent deux cases. Dans la première case, on peut lire : « Résultats/commentaires » et dans la deuxième : « Schéma ». Les deux cases possèdent une zone pour consigner les renseignements requis.

Annexe 5 : Exemples de renseignements et documents de traçabilité

Exemples de renseignements et documents de traçabilitéNote de bas de page 19

Référence rapide tiré de la Norme de certification des Plantes saines 2.0

Examiner ce tableau afin de s'assurer que tous les renseignements nécessaires ont été consignés dans le manuel de la pépinière. Pour une liste complète des exigences, consulter la Norme de certification des Plantes saines 2.0.

Exemples de renseignements et documents de traçabilité.  Description ci-dessous.
Description de la photo - Exemples de renseignements et documents de traçabilité.

En haut du tableau, il y a une rangée avec le titre du tableau. Sur cette rangée, il est écrit : « Partie C : Identité des végétaux et statut de certification ». En dessous de cette rangée se trouvent deux colonnes. De gauche à droite, l'entête de la première colonne est : « Exigence du manuel ». L'entête de la deuxième colonne est : « Sections pertinentes de la Norme de certification des Plantes saines ». Sous ces entêtes, il y a quatre rangées comportant du texte. Ces rangées indiquent chacune une exigence du manuel (dans la première colonne) et la section pertinente de la Norme de certification des Plantes saines (dans la deuxième colonne). De haut en bas, le texte des quatre rangées indiquent le texte suivant (l'exigence du manuel suivie de la section pertinente de la Norme) :

Identité des végétaux – Section 3.2.3, « Les registres d'identification des végétaux doivent être tenus à jour au niveau du genre, de l'espèce et du cultivar afin de faciliter le retraçage en aval ou en amont de tous les végétaux de la pépinière, peu importe leur source. »

Traçabilité des végétaux – Section 3.2.2, « La pépinière doit être en mesure de consigner les déplacements des végétaux à partir du point d'origine ou sur une période de temps précise tout au long de la production dans la pépinière et jusque chez le fournisseur ou le prochain cultivateur. La pépinière devrait consigner les emplacements de croissance au sein de la pépinière. Le niveau de détail concernant le lieu de croissance fourni par la pépinière est à sa prérogative. Toutefois, quand un ravageur sérieusement nuisible est découvert, pouvoir identifier le plus précisément possible l'endroit peut réduire au minimum les mesures réglementaires appliquées. »

Période de temps requise pour la certification des Plantes saines – Section 3.4, « Tous les végétaux seront considérés comme étant certifiés s'ils : sont reçus comme étant des produits certifiés provenant de fournisseurs canadiens certifiés PCCP ou du programme de certification des Plantes saines, ou ont été reçus accompagnés d'un certificat phytosanitaire provenant du pays d'origine. » « Les végétaux qui ne sont pas certifiés recevront la certification de Plantes saines après avoir rencontré les critères suivants : les végétaux se trouvent sur le site pendant au moins 30 jours, et les végétaux sont inspectés dans les 30 jours conformément au protocole de la pépinière et des mesures de suivi sont mises en œuvre quand un problème lié à des ravageurs est détecté. »

Registres et documents – Section 3.7, « Les registres qui retracent l'identité des végétaux et qui offrent des renseignements pour le retraçage en aval et en amont doivent être conservés pendant sept (7) ans. Les autres registres nécessaires doivent être tenus à jour pendant au moins trois (3) ans. »

Annexe 6 : Liste des ressources

Documents fournis par les associations sectorielles

C. buxicola Certification Program – Institut de certification des pépinières du Canada (ICPC)

Clean Plants Standard 2.0, version de janvier 2013 – Institut de certification des pépinières du Canada (ICPC)

Guide de plantes de pépinière et d'ornement, culture et lutte intégrée – Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO)

Integrated Pest Management: A Framework for Pest Management in Nursery Crop Production – Landscape Ontario (LO)

Nursery Production Guide – British Columbia Landscape and Nursery Association (BCLNA)

P. ramorum Nursery Certification Program – Institut de certification des pépinières du Canada (ICPC)

Documents fournis par l'Agence canadienne d'inspection des aliments

Guide de planification nationale pour la biosécurité à la ferme

Programme canadien de certification des pépinières (PCCP) (D-04-01)

Programme canadien d'exportation d'arbres fruitiers (PCEAF) visant le matériel de pépinière des genres Malus, Pyrus, Chaenomeles, Cydonia et Prunus spp. (directive D-08-05)

Programme canadien des milieux de culture, processus d'approbation préalable et exigences en matière d'importation de végétaux enracinés dans des milieux de culture approuvés (D-96-20)

Exigences phytosanitaires visant à prévenir la dissémination du scarabée japonais, Popillia japonica, au Canada et aux États-Unis (D-96-15)

Programme de certification phytosanitaire aux fins d'exportation – matériel de pépinière de vigne (Vitis spp.) (D-97-06)

Pour une liste complète des directives concernant la santé des végétaux liées aux déplacements en territoire canadien de produits de pépinière, consulter le site Web de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Documents fournis par le gouvernement fédéral

Systèmes de production biologique – Principes généraux et normes de gestion – Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC)

Annexe 7 : Remerciements

  • Association canadienne des pépiniéristes et des paysagistes
  • British Columbia Landscape and Nursery Association (BCLNA)
  • British Columbia Ministry of Agriculture (BCMA)
  • Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec (FIHOQ)
  • Landscape Alberta (LA)
  • Landscape Ontario (LO)
  • Ministère de l'Agriculture, de l'Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick (MAAPNB)
  • PhytoServ
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