Guide du producteur Norme nationale volontaire de biosécurité à la ferme pour l'industrie des céréales et des oléagineux - Guide de mise en œuvre de mesures proactives pour la biosécurité intégrée à la gestion de la ferme
Annexe A : Mise en contexte de la biosécurité

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Qu'est-ce que la biosécurité?

La biosécurité est l'ensemble des pratiques de gestion visant à prévenir, à minimiser et à maîtriser l'entrée, la propagation et la dissémination de phytoravageurs, incluant les insectes, les nématodes, les mauvaises herbes, les mollusques, les bactéries, les champignons ou de virus (ci-après appelés « organismes nuisibles »).

Pourquoi adopter ou mettre en place des mesures de biosécurité?

L'industrie des céréales et des oléagineux comprend les 21 cultures visées par la Loi sur les grains du Canada (orge, avoine, seigle, triticale, blé, canola, lin, moutarde, colza, carthame, solin, soja, tournesol, haricot, pois chiche, féverole, lentille, pois, grain mélangé, sarrasin et maïs) ainsi que les grains non officiels (alpiste des Canaries, kamut, épeautre et quinoa).

Ce secteur est l'une des plus grandes composantes de l'agriculture canadienne. Il en est de l'intérêt de tous les producteurs de céréales et d'oléagineux de protéger leurs cultures contre les organismes nuisibles tels que le trogoderme, la carie de karnal, la carie naine, le nématode à kystes du soja, la hernie, la jambe noire du canola et l'ériochloé velue. La valeur des exportations canadiennes de céréales et d'oléagineux a atteint environ 15,6 milliards de dollars en 2010­-2011. En plus du marché de l'exportation, les entreprises qui transforment les grains en divers produits à valeur ajoutée (farine, huile végétale, tourteau, éthanol, malt, etc.) contribuent de manière appréciable à l'économie canadienne. La valeur des exportations de ces produits transformés a atteint 5,8 milliards de dollars en 2010­-2011. La production grainière canadienne sert aussi à l'alimentation des animaux.

Étant donné l'importance économique de ce secteur agricole, les mesures de biosécurité visent aussi protéger contre l'entrée et la propagation d'organismes nuisibles dû à une incidence indirecte sur d'autres secteurs de l'économie, comme le tourisme et l'industrie des services.

Du point de vue du producteur, la gestion des biorisques peut être envisagée selon diverses perspectives :

  • Quels sont les objectifs de mon entreprise en matière de maintien des marchés et d'accès à de nouveaux marchés?
  • Quelles sont les exigences de mes clients en matière de pratiques et de protocoles de biosécurité?
  • Comment puis-je éviter l'introduction de biorisques actuellement absents de ma ferme?
  • Comment puis-je contenir et minimiser les biorisques déjà présents dans ma ferme?
  • Quelles sont mes obligations envers mes voisins et envers l'ensemble du secteur quant à la nécessité de ne pas contribuer à l'introduction de biorisques dans d'autres entreprises?

Est-il possible de gérer les biorisques?

L'érosion éolienne des sols infestés, la présence d'agents pathogènes dans l'air provenant des champs voisins, les bordures de champ non entretenues et les effets du ruissellement constituent des menaces importantes pour la production de céréales et d'oléagineux. Il est reconnu que certains vecteurs d'organismes nuisibles sont plus faciles à gérer que d'autres. Les vecteurs tels que le vent, l'eau et la faune peuvent être difficiles à maîtriser. Cependant, les mesures de biosécurité permettent de minimiser l'établissement et la propagation des organismes nuisibles introduits à la ferme par ces vecteurs.

La Norme de biosécurité à la ferme et le présent guide visent spécifiquement à proposer des pratiques de gestion que le producteur peut appliquer à l'échelle de chaque production ou de chaque activité agricole. Voici quelques exemples de pratiques de gestion pouvant aider à atténuer les biorisques :

  • le choix judicieux des fournisseurs ainsi que des modes de transport et de manipulation utilisés pour les intrants;
  • la réduction des déplacements de terre et de matériel végétal;
  • la surveillance des déplacements des personnes, des véhicules et de l'équipement;
  • le nettoyage de l'équipement;
  • le dépistage au champ effectué à temps;
  • les pratiques agricoles bénéfiques;
  • la communication, la formation et la tenue de registres.

Le processus utilisé pour l'élaboration du Guide du producteur

En février 2011, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et le Conseil des grains du Canada, a désigné et constitué un Groupe consultatif sur la biosécurité dans l'industrie des céréales et des oléagineux, où sont représentés AAC, la Commission canadienne des grains, les gouvernements provinciaux, les organisations de l'industrie des céréales et des oléagineux ainsi que les producteurs de ces denrées. Le Groupe consultatif avait pour mandat de superviser l'élaboration d'une norme nationale volontaire de biosécurité, accompagnée d'un guide du producteur, pour l'industrie des céréales et des oléagineux.

La Norme nationale volontaire de biosécurité à la ferme pour l'industrie des céréales et des oléagineux présente une série de résultats visés visant à minimiser les biorisques auxquels sont exposés chaque ferme et l'ensemble de la communauté agricole. Ceci est un document distinct.

Le présent Guide du producteur – Norme nationale volontaire de biosécurité à la ferme pour l'industrie des céréales et des oléagineux: guide de mise en oeuvre de mesures proactives pour la biosécurité intégrée à la gestion de la ferme, propose une série de mesures proactives pouvant être intégrées à la gestion de la ferme et ciblant les divers résultats visés décrits dans la Norme.

Le processus d'élaboration a inclut :

  • un examen documentaire des sujets pertinents et connexes;
  • une analyse systématique des lacunes existant dans les programmes actuels de biosécurité à la ferme, ce qui a permis de répertorier les connaissances actuelles et les pratiques optimales;
  • une consultation des producteurs de céréales et d'oléagineux, ce qui a permis de répertorier les pratiques que les producteurs de toutes les régions du Canada utilisent actuellement ou ont adoptées comme pratiques optimales;
  • une contribution et une rétroaction continue de la part du Groupe consultatif, de l'ACIA, des chefs de file du secteur et des experts du domaine.
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