Voici votre bulletin numérique : Les chroniques de l'ACIA

Mise à jour trimestrielle sur les activités – Hiver 2017

Une bannière affichant le texte Les chroniques de l'ACIA au milieu. La bannière est composée de trois images côte à côte, y compris des mains tenant une laitue, un poulet et des aliments en train de cuire dans une poêle.

Image de a rouge et blanc bâtiment avec deux silos à côté, bâtiment

S'attaquer à la grippe aviaire

La prévention à la ferme est essentielle; l'intervention à la suite d'une éclosion doit être efficace; et l'atténuation des risques constitue un élément clé

Les producteurs, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et nos nombreux partenaires jouent des rôles importants dans la prévention et l'éradication des maladies infectieuses au Canada. Le présent article décrit la façon dont les propriétaires d'élevage peuvent aider à prévenir l'influenza aviaire, la façon dont l'ACIA intervient en cas d'éclosions de la maladie et la façon dont l'Agence et les partenaires travaillent pour limiter le risque d'une éclosion à l'échelle du Canada.

Prévention chez les propriétaires d'élevage

Image du 2 signes: Ne pas entrer – Zone Biosecure, le autre en englais

Les propriétaires d'élevage dans l'ensemble du Canada comprennent l'importance de prévenir l'influenza aviaire (IA). Même si le virus est rarement transmis aux humains, il peut avoir des effets dévastateurs sur une exploitation avicole; c'est la raison pour laquelle les pratiques de biosécurité sont tellement essentielles.

La biosécurité peut être définie comme des étapes mises en place par les agriculteurs dans le but de protéger leurs animaux et éviter la propagation de maladies. Par exemple, l'ACIA incite les aviculteurs à :

  • contrôler l'accès des visiteurs aux bâtiments et aux oiseaux;
  • laver leurs mains ainsi que leurs bottes et leur combinaison réservés pour le bâtiment (ou l'élevage) lorsqu'ils pénètrent dans les zones où sont gardés les troupeaux;
  • empêcher d'autres animaux d'entrer en contact avec le troupeau;
  • planifier l'arrivée de nouveaux oiseaux de manière à éviter le contact avec les autres oiseaux déjà sur place (isoler les nouveaux oiseaux);
  • surveiller la santé du troupeau quotidiennement;
  • nettoyer systématiquement tout ce qui entre en contact avec leurs oiseaux;
  • former tout le personnel relativement à l'application d'un programme stricte de biosécurité.

La mise en place de mesures strictes de biosécurité peut prendre du temps, mais de nombreuses étapes visant à garder le troupeau en bonne santé sont peu coûteuses, faciles à suivre, deviennent habituelles et en valent bien la peine.

Si vous êtes propriétaire d'un élevage et que vous désirez améliorer vos mesures de biosécurité, veuillez visiter notre page IA pour obtenir des conseils.

Intervention de l'ACIA à la suite d'une éclosion

Si malgré des pratiques de biosécurité l'IA est présente sur une exploitation, l'ACIA doit intervenir rapidement afin de limiter la propagation de la maladie aux autres exploitations.

En 2014-2015, il y a eu une éclosion en Colombie-Britannique et une autre en Ontario; plus récemment, il y a eu une éclosion dans une ferme d'élevage de canards près de St. Catharines, en Ontario. Actuellement, les deux provinces sont déclarées exemptes d'IA à déclaration obligatoire chez les populations de volaille domestique.

Des plans d'intervention détaillés, élaborés par l'ACIA en collaboration avec ses partenaires, sont en place pour : réduire au minimum la propagation du virus; restreindre les déplacements des animaux réceptifs au virus et des produits issus de ces derniers; protéger la santé du personnel déployé; protéger le public; et recueillir et analyser les renseignements pendant une éclosion.

Pour une intervention efficace et efficiente, l'ACIA travaille de concert avec des partenaires fédéraux, provinciaux, universitaires et de l'industrie. Le ministère ou l'organisme qui jouerait le rôle de chef de file advenant une éclosion d'IA dépendrait du scénario. Si le scénario concernait uniquement la santé animale avec des souches d'IA incluses dans le mandat de l'ACIA, elle assumerait alors le rôle de meneur pour coordonner l'intervention.

Au cours de l'intervention à la suite d'une éclosion, les scientifiques de l'ACIA concentrent leur attention sur l'identification du type de virus de l'IA – certains sont hautement pathogènes et d'autres sont de faible pathogénicité; cette connaissance fournit des renseignements sur la propagation possible et mène à une intervention plus efficace.

Lorsqu'une éclosion est détectée, il est primordial de mettre l'exploitation touchée en quarantaine afin de contrôler les déplacements des animaux infectés, des produits d'origine animale, des sous-produits et du matériel potentiellement contaminé. Selon la situation, si vous êtes un producteur et votre troupeau a été infecté, vous avez de multiples responsabilités pendant la quarantaine, y compris le respect de certaines exigences en matière de biosécurité.

Les oiseaux infectés sont abattus sans cruauté et éliminés d'une manière reconnue à l'échelle internationale. L'objectif est de réduire les chances d'une éclosion répandue qui pourraient nuire sérieusement aux producteurs des régions avoisinantes.

Les lieux, l'équipement, les camions destinés au travail et autre matériel doivent être nettoyés et désinfectés par le producteur. Les lieux doivent également demeurer exempts de volailles pour une certaine période afin de s'assurer que le virus a été inactivé et ne présente plus un risque pour la santé des animaux.

Des zones de contrôle sont établies pour restreindre les déplacements des animaux, des produits d'origine animale, des sous-produits et de l'équipement dans la région d'une éclosion. Bien que les humains ne contractent généralement pas le virus, ils pourraient le transporter sans le savoir d'une place à l'autre en déplaçant un véhicule, de l'équipement ou des vêtements qui sont entrés en contact avec les oiseaux infectés.

Afin de s'assurer que la maladie n'est pas propagée, une surveillance (test de dépistage pour la maladie) est effectuée dans les troupeaux de volailles sur les lieux, dans la région avoisinante, et sur ceux qui peuvent avoir eu un contact courant avec les lieux infectés.

Lorsqu'aucun autre troupeau infecté n'est décelé pendant une période, les quarantaines et les zones de contrôle peuvent être levées et les producteurs sont autorisés à reprendre la production.

Le gouvernement fédéral est responsable de verser aux producteurs une compensation financière pour couvrir les coûts des oiseaux dont l'abattage a été ordonné et des autres articles détruits. Le producteur est responsable d'assumer les frais associés au nettoyage et à la désinfection.

Travailler afin d'en apprendre davantage au sujet de la maladie et pour prévenir les éclosions

Le gouvernement du Canada considère la menace de l'IA comme hautement prioritaire et consacre des ressources importantes à la prévention de l'introduction et de la propagation de l'IA. L'ACIA est au premier plan de cet effort.

Les activités nationales de recherche de l'ACIA sont axées sur l'amélioration des tests de diagnostic.

Une des façons de déterminer la présence et les caractéristiques des souches de l'IA en Amérique du Nord est au moyen de la surveillance des oiseaux sauvages.

L'ACIA, Environnement Canada, l'Agence de la santé publique du Canada et le Centre canadien coopératif de la santé de la faune coopèrent pour mener une enquête annuelle sur les virus de l'IA chez les oiseaux sauvages. Les partenaires de l'enquête s'attendent à trouver divers virus de l'IA, dont la plupart circulent couramment chez les oiseaux sauvages, avec des conséquences nulles ou négligeables sur leur santé ou sur celle des autres animaux. L'enquête comprend l'échantillonnage d'oiseaux vivants durant le printemps, l'été et l'automne, ainsi que l'échantillonnage d'oiseaux morts pendant toute l'année.

L'ACIA et ses partenaires de l'enquête s'intéressent particulièrement aux virus de l'IA qui sont hautement pathogènes ou qui ont le potentiel de le devenir. Ces virus, qui comprennent les sous-types H5 et H7, peuvent provoquer la maladie et entraîner la mort chez la volaille. La souche virale de l'IA hautement pathogène H5N1 a démontré sa capacité à frapper la volaille et les oiseaux sauvages, ainsi que les humains et d'autres espèces de mammifères.

Les résultats de l'enquête sont communiqués aux Canadiens après confirmation et peuvent être consultés sur le site Web du Réseau canadien de la santé de la faune.

À l'échelle internationale, l'importation de produits avicoles constitue un des modes de propagation de la maladie. C'est pour cette raison que des restrictions à l'importation sont en place et que des efforts soutenus sont déployés pour surveiller les développements en matière d'IA dans le monde. Le Canada interdit le commerce des volailles, de produits avicoles et des oiseaux avec tout pays jusqu'à ce que ce dernier fasse la preuve que ses troupeaux d'élevage sont exempts de virus de l'IA hautement pathogènes. Lors d'importations en provenance de pays exempts de virus de l'IA hautement pathogènes, toutes les volailles doivent être inspectées par un vétérinaire officiel et ne doivent présenter aucun signe clinique d'IA dans les 24 heures après l'expédition. Apprenez-en davantage sur les mesures d'importation des oiseaux vivants visant à prévenir l'IA.

Un des autres efforts collaboratifs de l'ACIA pour lutter contre l'influenza aviaire est par l'entremise du Système canadien de surveillance de l'influenza aviaire à déclaration obligatoire (SCSIADO), programme de surveillance des oiseaux commerciaux. Il s'agit d'une initiative menée conjointement par le gouvernement, l'industrie et les agriculteurs canadiens afin de prévenir, de détecter et d'éliminer la présence de l'IA à déclaration obligatoire dans les troupeaux de volaille domestique du Canada.

Nous continuons à travailler avec nos partenaires afin de limiter les risques pour la santé animale et les répercussions économiques associés aux éclosions.

Pour en apprendre davantage sur l'IA.

Collaboration à l'échelle internationale

Un scientifique de l'ACIA, le Dr John Pasick, a récemment collaboré avec le Global Consortium for H5N8 and Related Influenza Viruses, à la rédaction d'un article – (anglais seulement) dans l'American Association for the Advancement of Science, Science Magazine, en novembre 2016.

L'article a examiné le rôle des oiseaux sauvages migrateurs dans la propagation mondiale de l'IA H5N8. La recherche a démontré que les récentes éclosions graves en Europe et en Amérique du Nord provenaient des canards, des cygnes et des oies migrateurs qui partagent les lieux de reproduction de l'Arctique. L'étude a été une des premières à prouver la corrélation entre la migration et les éclosions tout en démontrant l'invraisemblance du commerce international des volailles vivantes comme jouant un rôle majeur dans la propagation sur de longues distances du virus en Corée du Sud en 2014-2015.

L'ACIA poursuit sa collaboration avec des partenaires internationaux pour lutter contre l'IA hautement pathogène. Les scientifiques de l'ACIA font partie d'une proposition de recherche de l'UE qui permettra de mieux comprendre l'IA, y compris la propagation sur de longues distances par les oiseaux migrateurs, les facteurs de risque environnementaux, les failles en matière de biosécurité, l'immunité naturelle et acquise chez les volailles et la barrière des espèces.

Les scientifiques de l'ACIA sont également des membres actifs du réseau conjoint de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de la Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) Network d'expertise en matière d'influenzas animales.

D'autres éclosions de maladies au Canada : Éclosion de la tuberculose bovine en 2016

Le 21 septembre 2016, le département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) a informé l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) de la présence d'un cas de tuberculose bovine qui a été détecté chez une vache provenant du Canada lors de son abattage aux États-Unis. La vache provenait de l'Alberta et l'ACIA a alors lancé une enquête.

Dans tous les cas où la tuberculose bovine ou d'autres maladies infectieuses sont soupçonnées ou confirmées, l'objectif consiste à respecter les obligations nationales et internationales du Canada à mettre en œuvre des mesures de contrôle appropriées et prudentes, tout en veillant à ce que les activités du producteur visé soient perturbées le moins possible. Ces mesures sont essentielles pour protéger la santé du bétail canadien et maintenir l'accès aux marchés pour les producteurs canadiens.

Certaines enquêtes sur les maladies peuvent prendre des mois avant d'être complétées. Cliquez ici pour obtenir des mises à jour sur l'enquête sur la tuberculose bovine.

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Le saviez-vous?

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a récemment reçu une mention honorable dans le cadre de la remise du Prix Coupe-paperasse d'or de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) pour son service « Demandez à l'ACIA ». Les juges de la FCEI ont déclaré que « Demandez à l'ACIA » offre exactement ce que les propriétaires d'entreprise cherchent, soit un service à la clientèle réactif et uniforme. Voilà qui vaut de l'or! Pour obtenir des réponses à vos questions d'ordre réglementaire, faites appel au service « Demandez à l'ACIA ».

Possibilités de consultation et de mobilisation

La consultation est une activité clé de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Elle appuie un gouvernement ouvert et transparent. De nombreuses consultations ont lieu au cours de l'hiver 2017, y compris le projet de Règlement sur la salubrité des aliments au Canada, le recouvrement des coûts, l'étiquetage des aliments, entre autres. Nous vous encourageons à consulter la liste complète des possibilités de consultation et de mobilisation, informez-vous et faites connaître votre opinion.

Questions ou suggestions

Si vous avez des questions au sujet des exigences réglementaires ou d'autres questions techniques concernant votre entreprise, veuillez visitez « Demandez à l'ACIA ».

Si vous avez des questions au sujet d'un des articles dans Les chroniques de l'ACIA ou si vous aimeriez suggérer un article pour une prochaine édition, veuillez nous faire parvenir un courriel à l'adresse CFIA-Modernisation-ACIA@inspection.gc.ca

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