Fiche de renseignements - Virus du Nil occidental

Qu'est-ce que le virus du Nil occidental?

Le virus du Nil occidental (VNO) est un flavivirus (famille des Flaviviridae). Il se propage par l'entremise de moustiques s'étant nourris du sang d'oiseaux infectés.

Le VNO peut infecter de nombreux mammifères, notamment les chevaux, les humains, ainsi que les oiseaux domestiques et sauvages, en particulier les corneilles, les geais bleus ou gris, les corbeaux et les pies.

Bien que les oiseaux sauvages soient les principaux hôtes du VNO, celui-ci infecte de nombreux mammifères, dont les chauves souris, les chats, les bovins et les chiens.

Toutefois, le sang des mammifères infectés abrite beaucoup moins de virus que celui des oiseaux.

Selon les résultats de recherches, de nombreuses espèces de volailles peuvent être infectées à un jeune âge, mais le degré d'infection est habituellement faible et la maladie, de courte durée.

Les moustiques sont moins susceptibles d'ingérer le VNO de mammifères et de volailles que chez d'oiseaux sauvages.

Le VNO pose-t-il un risque pour la santé humaine?

Oui. Le VNO peut être transmis aux humains par l'entremise de piqûres de moustiques infectés. En règle générale, les personnes atteintes soit ne manifestent aucun symptôme, soit ont des symptômes semblables à ceux de la grippe. Toutefois, le virus peut causer une grave maladie pouvant nécessiter une hospitalisation ou entraîner la mort.

Des cas humains d'infection par le VNO ont été observés dans presque toutes les provinces canadiennes.

Quels sont les signes cliniques d'une infection par le virus du Nil occidental?

Les animaux (en particulier les chevaux) infectés par le VNO présentent des troubles neurologiques. Les symptômes comprennent entre autres :

  • l'ataxie (manque de coordination)
  • l'apathie ou la léthargie
  • la fièvre
  • le besoin de s'appuyer la tête ou inclinaison de la tête
  • les troubles de la vue
  • l'incapacité d'avaler
  • la perte d'appétit
  • la faiblesse ou des spasmes musculaires
  • la paralysie partielle
  • le coma
  • la mort

Les signes cliniques du VNO chez les mammifères peuvent être confondus avec ceux de la rage.

La plupart des oiseaux domestiques infectés ne présentent pas de signes cliniques; seules les oies domestiques semblent particulièrement susceptibles de contracter la maladie et d'en mourir.

Les oies malades présentent les signes suivants : apathie, perte d'appétit, incapacité de se tenir debout, perte de poids et mort. Chez les oiseaux domestiques, il peut s'avérer difficile de distinguer les signes cliniques du VNO de ceux de la maladie de Newcastle et de l'influenza aviaire.

Où trouve-t-on des cas de virus du Nil occidental?

Le VNO a été dépisté en Europe, en Afrique et en Asie. En 1999, il a été signalé pour la première fois aux États-Unis et en 2001, sa présence a été confirmée au Canada. En 2003, certains pays sud américains ont déclaré leurs premiers cas de VNO.

Le Centre canadien coopératif de la santé de la faune - (anglais seulement) et l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) surveillent la progression du VNO au pays. L'ASPC diffuse les résultats de ces activités de surveillance sur son site Web.

Quels sont les modes de transmission et de propagation du virus du Nil occidental?

Le VNO est transmis par diverses espèces de moustiques et de tiques. Les insectes transmettent le virus de l'hôte principal (populations d'oiseaux sauvages) aux mammifères et aux volailles domestiques.

Comment diagnostique-t-on le virus du Nil occidental?

Les oiseaux sauvages infectés montrent rarement des signes cliniques. En règle générale, quand on les repère, ils sont déjà morts. Par conséquent, en Amérique du Nord, le taux de mortalité des oiseaux sauvages peut servir d'indice de l'activité du virus.

Chez les chevaux et les volailles, plus particulièrement les oies, tout trouble neurologique peut laisser présumer la présence du VNO. Un test sanguin ou une autopsie peuvent confirmer le diagnostic.

Comment traite-t-on le VNO?

Il n'existe actuellement aucun traitement contre ce virus. Toutefois, on a recours à des traitements de soutien pour atténuer la gravité des symptômes.

La vaccination pourrait prévenir le VNO chez les chevaux. Actuellement, il existe trois vaccins homologués contre le VNO chez les chevaux au Canada. Les trois doivent être suivis d'une injection de rappel annuelle pour que la protection soit maintenue. Il faut communiquer avec un vétérinaire local pour en savoir plus sur les vaccins et sur les stratégies de vaccination.

Les chevaux vaccinés qui ont développé des anticorps contre le VNO peuvent obtenir des résultats positifs à certaines épreuves sanguines. Cela peut nuire à leur admissibilité à l'exportation vers des pays qui exigent des résultats négatifs aux épreuves de dépistage du VNO. Certains pays demandent en outre qu'on certifie que les chevaux ont été vaccinés contre le VNO avant l'importation. Pour de plus amples renseignements sur les exigences précises en matière d'importation et d'exportation, communiquer avec le vétérinaire de district de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA).

Que fait-on pour protéger le cheptel canadien contre le virus du Nil occidental?

La démarche de l'ACIA à l'égard du VNO est axée sur l'éducation et la prévention.

L'Agence publie de l'information détaillée sur son rôle et sur ses interventions à l'égard du VNO et fournit tous les liens pertinents.

Le VNO est une maladie à notification immédiate, ce qui signifie qu'il faut aviser l'ACIA de tous les cas présumés ou diagnostiqués.

Comme le VNO est désormais considéré comme étant un virus indigène au Canada, la responsabilité de la conduite des épreuves de diagnostic incombe aux laboratoires provinciaux et à d'autres laboratoires. Des frais sont assortis à ces services d'analyse.

Pour de plus amples renseignements sur le VNO, prière de consulter le site Web de l'ACIA.

Vous trouverez aussi des renseignements auprès des organismes suivants :

Renseignements additionnels

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