Anaplasmose - Fiche de renseignements

Qu'est-ce que l'anaplasmose?

L'anaplasmose est une maladie causée par le microorganisme Anaplasma marginale, un parasite des globules rouges. Elle touche les ruminants domestiques et sauvages, notamment les bovins, les moutons, les chèvres et les cerfs. Cependant, la maladie touche principalement les bovins au Canada.

L'anaplasmose pose-t-elle un risque pour la santé humaine?

La maladie n'entraîne aucun risque pour la santé humaine. Une maladie humaine, l'ehrlichiose granulocytaire humaine, a été renommée anaplasmose humaine en 2003, mais cette maladie est causée par un microorganisme différent.

Quels sont les signes cliniques de l'anaplasmose?

Les bovins de tous âges peuvent être infectés, mais la gravité de la maladie dépend de l'âge de l'animal.

  • La maladie est rare chez les animaux de moins de six mois.
  • Les signes cliniques sont généralement légers chez les animaux âgés de six mois à un an.
  • Les signes cliniques sont aigus chez les animaux âgés d'un à deux ans, mais la maladie est rarement mortelle.
  • Chez les animaux âgés de plus de deux ans qui présentent des signes cliniques de la maladie, le taux de mortalité est de 29 à 49 %.

Parmi les signes cliniques, mentionnons les suivants :

  • fièvre;
  • anémie;
  • faiblesse;
  • détresse respiratoire.

Chez les bovins laitiers, on observe en outre une baisse rapide de la production laitière.

Où l'anaplasmose sévit-elle?

L'anaplasmose est courante dans la plupart des régions tropicales et subtropicales du monde.

L'anaplasmose n'est pas une maladie réglementée aux États-Unis, où elle est considérée comme endémique. Le Canada décèle des cas d'anaplasmose sporadiquement depuis 1968.

Comment l'anaplasmose est-elle transmise et propagée?

L'anaplasmose se transmet par les globules rouges d'animaux infectés. Une fois qu'un animal est infecté, il demeure toute sa vie une source potentielle d'infection même s'il est guéri de la maladie.

L'anaplasmose se propage le plus souvent par des tiques qui mordent des bovins infectés. Le microorganisme causant la maladie infecte aussi les tiques et se reproduit dans leur organisme. Les tiques transmettent à leur tour le microorganisme à d'autres animaux vulnérables.

La maladie peut aussi être transmise dans les globules rouges infectés par des mouches piqueuses ou des instruments contaminés, comme les seringues hypodermiques et les instruments d'écornage. On observe la présence de tiques susceptibles d'amplifier et de transmettre l'anaplasmose au Canada.

Comment diagnostique-t-on l'anaplasmose?

La détection préliminaire se fonde sur des signes cliniques et des antécédents compatibles avec l'exposition aux facteurs de risque comme les tiques et les animaux infectés. Les producteurs qui souhaitent obtenir une analyse de détection en laboratoire de l'anaplasmose doivent communiquer avec leur vétérinaire privé.

Quelles sont les options de traitement de l'anaplasmose?

Aucun médicament pour le traitement de l'anaplasmose n'a été approuvé ou homologué pour utilisation au Canada par la Direction des médicaments vétérinaires de Santé Canada. L'utilisation d'antibiotiques à long terme pour contrôler la maladie va à l'encontre des principes de prudence liés à l'utilisation de médicaments en dérogation des directives de l'étiquette en plus d'empêcher le développement de la résistance aux antimicrobiens. Une utilisation généralisée d'antibiotiques pourrait compromettre les marchés internationaux pour les produits animaux du Canada.

Les vaccins peuvent-ils servir à prévenir l'anaplasmose?

Des vaccins créés à partir d'une forme vivante d'un organisme apparenté ont été utilisés dans différentes régions du monde, mais de nombreux effets néfastes ont été signalés.

Pour le moment, il n'y a aucun vaccin dont l'utilisation a été approuvée au Canada. De plus, il n'est pas clair actuellement si le vaccin vivant peut protéger les animaux contre les souches trouvées en Amérique du Nord.

Que fait-on pour protéger le cheptel bovin canadien contre l'anaplasmose?

Les producteurs jouent un rôle essentiel en protégeant le bétail de la menace que représentent les maladies animales. Ils sont encouragés à discuter des mesures de biosécurité efficaces avec leur vétérinaire.

Renseignements additionnels

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