À propos de l'interdiction renforcée frappant les aliments du bétail au Canada

En 1997, pour limiter la propagation de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans le cheptel bovin, le gouvernement du Canada a interdit la plupart des protéines provenant de mammifères, désignées comme des « substances interdites », dans les aliments destinés aux bovins.

Toutefois, cette interdiction comportait quelques exceptions pour permettre l'utilisation de la farine de porc et de cheval dans les aliments destinés aux bovins.

En juillet 2003, le gouvernement a également modifié le Règlement sur les aliments et drogues ainsi que le Règlement sur la santé des animaux pour définir les matières à risque spécifiées et les interdire de la chaîne alimentaire humaine. Il s'agissait de la plus importante mesure qu'il pouvait prendre immédiatement après la détection de l'ESB pour protéger la santé publique.

En vertu de ces modifications, les tissus désignés comme des « matières à risque spécifiées » qui doivent être retirés de la chaîne alimentaire humaine et animale sont les suivants :

  • crâne
  • cervelle
  • ganglions trigéminés
  • yeux
  • amygdales
  • moelle épinière
  • ganglions de la racine dorsale des bœufs de trente mois ou plus

L'iléon distal (partie de l'intestin grêle) des bœufs de tous âges doit aussi être retiré.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a obtenu des fonds supplémentaires en 2005-2006 et au cours des exercices suivants pour appuyer la mise en œuvre et l'exécution d'un cadre réglementaire renforcé de l'interdiction frappant les aliments du bétail qui est entré en vigueur en 2007.

Cette interdiction visait à permettre au Canada d'atténuer plus rapidement la maladie. L'interdiction renforcée frappant les aliments du bétail vise à s'assurer que les matières à risque spécifiées, exclues de la chaîne alimentaire humaine depuis juillet 2003, sont également exclues des aliments du bétail, des aliments pour animaux de compagnie et des engrais.

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