Encéphalomyélite équine vénézuélienne - Fiche de renseignements

Qu'est-ce que l'encéphalomyélite équine vénézuélienne?

L'encéphalomyélite équine vénézuélienne (EEV) est une virose transmise par les moustiques. Elle affecte toutes les espèces d'équidés, notamment les chevaux, les mules, les ânes et les zèbres.

L'encéphalomyélite équine vénézuélienne pose-t-elle un risque pour la santé humaine?

Chez les humains, le virus provoque habituellement des symptômes semblables à ceux de la grippe, notamment de la fièvre et des maux de tête.

Les humains contractent habituellement l’EEV en se faisant piquer par des moustiques. D'ailleurs, l'apparition de la maladie chez les humains correspond généralement à la survenue d'éclosions chez les chevaux. Les adultes sains afficheront des symptômes de la grippe, comme une forte fièvre et des maux de tête. Toutefois, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les jeunes enfants et les personnes âgées peuvent tomber gravement malades.

Quels sont les signes cliniques de l'encéphalomyélite équine vénézuélienne?

Les chevaux infectés éprouvent généralement une faible fièvre qui dégénère en une encéphalomyélite (inflammation du cerveau et de la moelle épinière) grave et souvent fatale. Dans certains cas, le virus provoque une maladie aiguë qui entraîne une mort subite.

Les signes cliniques peuvent apparaître de deux à quatre jours suivant l’infection, les premiers symptômes incluant :

  • de la fièvre
  • une perte de l’appétit
  • une légère excitabilité

Souvent, une progression rapide de la maladie se traduit par de l’apathie, de la faiblesse et de l’ataxie (manque de coordination musculaire). Ces symptômes sont suivis de signes d’encéphalite, notamment des spasmes musculaires, des mouvements de mastication, un manque de coordination et des convulsions. Certains animaux demeureront debout tranquillement dans leur milieu, alors que d’autres se promèneront sans but ou se presseront la tête contre des objets solides. On observe aussi un mouvement de pédalage caractéristique quand le cheval est couché.

Certains chevaux développent une infection subclinique ou non apparente, alors que chez d'autres, la maladie prendra la forme d'une infection bénigne ou grave qui, dans ce dernier cas, est parfois fatale.

Il arrive aussi que des chevaux atteints d'EEV meurent sans montrer de signes cliniques.

Où trouve-t-on des cas d’encéphalomyélite équine vénézuélienne?

L’EEV n'a jamais été dépistée au Canada. Le virus n'est apparu que dans l'hémisphère occidental, en particulier en Amérique du Sud et en Amérique centrale. En 1972, une éclosion d’EEV est survenue au Texas.

Quel est le mode de transmission et de propagation de l'encéphalomyélite équine vénézuélienne?

Le virus de l'EEV est principalement transmis par les moustiques. La rapidité de propagation de la maladie dépend du sous-type du virus et de la densité des populations de moustiques.

Le sang des chevaux infectés abonde en virus; on considère donc cette espèce comme un hôte amplificateur propice à la propagation de la maladie.

Les souches hautement pathogènes du virus de l'EEV se propagent rapidement dans les populations sensibles. Pour que la maladie s'établisse dans une région, il faut que les vecteurs (moustiques) soient en nombre suffisant dans le milieu, ce qui est en grande partie déterminé par les conditions climatiques.

Comment diagnostique-t-on l’encéphalomyélite équine vénézuélienne?

On peut procéder à un diagnostic d'après les signes cliniques, la région géographique où se trouvent les animaux infectés, la période de l'année et la présence de moustiques dans le milieu.

Seules des analyses sanguines et autres réalisées en laboratoire permettent de confirmer le diagnostic.

Comment traite-t-on l'encéphalomyélite équine vénézuélienne?

Il n’existe aucun traitement contre cette maladie. Les pays aux prises avec l’EEV administrent un vaccin pour la combattre.

Que fait-on pour protéger le cheptel canadien contre l’EEV?

L'Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) réglemente rigoureusement les importations d'animaux et de produits animaux provenant des pays où sévit l'EEV. Ses inspecteurs et ceux de l’Agence des services frontaliers du Canada appliquent les exigences réglementaires aux points d'entrée.

L'EEV est une « maladie à déclaration obligatoire » au Canada en vertu de la Loi sur la santé des animaux. Cela signifie qu'il faut rapporter tous les cas présumés à l'ACIA, et ce, pour que ses inspecteurs amorcent immédiatement une enquête.

Comment l’ACIA interviendrait-elle en cas d’éclosion de l’encéphalomyélite équine vénézuélienne au Canada?

La stratégie d'intervention d'urgence du Canada en cas d’éclosion d’EEV consisterait à :

  • enrayer la maladie;
  • rétablir le plus rapidement possible la reconnaissance du Canada comme pays indemne.

Pour éradiquer l'EEV, l'ACIA prendrait quelques-unes des mesures suivantes ou toutes :

  • la destruction sans cruauté des animaux infectés et exposés;
  • la surveillance et le retraçage de tous les animaux potentiellement infectés ou exposés;
  • l’imposition de mesures rigoureuses de quarantaine et de contrôle des mouvements des animaux;
  • une décontamination complète des lieux infectés;
  • le zonage définissant les régions infectées et celles indemnes.

Si la maladie n'est pas détectée avant la propagation du virus dans les populations d’insectes vecteurs, la stratégie d'éradication peut être modifiée pour y intégrer la vaccination des animaux à risque.

Les propriétaires d’animaux dont on a ordonné la destruction peuvent être indemnisés.

Renseignements additionnels

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