Guide du producteur inspecteur des bourdons - Norme nationale de biosécurité à la ferme pour l'industrie apicole
Annexe C : Principaux organismes nuisibles associés aux bourdons

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La présente annexe passe en revue les principaux organismes nuisibles associés aux bourdons qui représentent une source de préoccupation pour les éleveurs commerciaux et les distributeurs de bourdons, les fournisseurs de services d'entretien apicole, les producteurs agricoles (cultures en serre et au champ) et les chercheurs scientifiques.

Nosema

Le Nosema bombi est une microsporidie (champignon unicellulaire) parasite. La transmission est assurée par les spores qui, une fois ingérées par les larves et les adultes, germent dans le tube digestif et infectent les cellules de l'intestin moyen et les tubes de Malpighi.

Les déjections ou fragments de bourdons présents sur les surfaces ou dans les flaques d'eau contaminées par des déjections de bourdons peuvent contenir des spores qui peuvent demeurer viables pendant de longues périodes. Certains produits de traitement comme la fumagiline-B sont efficaces contre le stade végétatif du parasite à l'intérieur des bourdons, mais il ne tuent pas les spores présentes sur les surfaces.

L'infection entraîne une réduction du couvain et de la viabilité des ouvrières. Aucun traitement évident n'est connu.

Crithidia

Le Crithidia bombi, ou trypanosome du bourdon, est organisme unicellulaire qui se fixe exclusivement aux parois du tube digestif des bourdons et est subséquemment expulsé avec les déjections. Sa propagation s'effectue de bourdon à bourdon, au nid ou lors du butinage sur des fleurs contaminées par des bourdons infectés.

L'infection est rarement létale, mais elle compromet l'efficacité des ouvrières butineuses, celles-ci perdant leur capacité de discerner les fleurs contenant du nectar de celles qui n'en contiennent pas. Les ouvrières infectées vivent moins longtemps et peuvent infecter les autres ouvrières de la colonie. Le parasite compromet la capacité des reines de fonder des colonies et réduit la longévité des ouvrières et la valeur adaptative des colonies.

Le parasite est incapable de survivre durant de longues périodes à l'extérieur de son hôte, mais il survit dans le tube digestif des reines qui hivernent et se propage à la descendance au printemps suivant.

Acarien des trachées

Le Locustacarus buchneri, ou acarien des trachées, est un parasite qui inflige de lourdes pertes aux populations tant sauvages que domestiquées de certaines espèces de bourdons. Les larves néonates infestent le système trachéen des reines hivernantes et, une fois leur développement achevé, pondent leurs œufs peu après l'émergence des reines au printemps. Le parasite se propage alors dans le nid d'autres bourdons. On ignore toutefois dans quelle mesure l'acarien des trachées peut survivre à l'extérieur de son hôte (p. ex. bâtiments et matériel apicole).

Les bourdons gravement infestés peuvent devenir léthargiques et cesser de butiner. En compromettant l'approvisionnement en nectar, l'acarien réduit la croissance de la colonie et compromet la reproduction. La durée de vie des bourdons infestés peut également être réduite.

L'acarien des trachées est trop petit pour être observé à l'œil nu, et la confirmation de l'infestation repose sur un examen sous microscope. Cet examen peut être effectué par le producteur si celui-ci a suivi une formation appropriée sur les méthodes d'échantillonnage, de préparation de lamelles et d'identification applicables au parasite. Les analyses peuvent également être confiées à un laboratoire de diagnostic spécialisé.

Parasitoïdes du couvain (Mellitobia)

Les Mellitobia acasta et Mellitobia chalybii sont des guêpes parasitoïdes naturellement présentes dans l'environnement qui compromettent à la fois l'état de santé des bourdons et la viabilité des colonies en se fixant à une reine hôte pour ensuite se reproduire en grand nombre. Une surveillance étroite s'impose, surtout en milieu serricole.

Petit coléoptère des ruches

Il a été démontré dans des installations de quarantaine que le petit coléoptère des ruches peut infester les ruches de bourdons. La gravité de la menace que pose cet organisme nuisible potentiellement émergent pour les bourdons demeure à évaluer, mais chez l'abeille domestique, ce sont les larves qui infligent la plupart des dommages en s'attaquant au couvain et aux réserves de nourriture. L'ampleur des dommages dépend du nombre de petits coléoptères des ruches présents. En cas d'infestation grave, la survie des colonies peut être fortement compromise.

Fausse-teigne de la cire

La fausse-teigne de la cire peut infester les ruches, y compris les ruches de bourdons. Les jeunes chenilles (larves) se nourrissent de débris, mais les chenilles plus âgées peuvent s'attaquer aux réserves de nourriture. La fausse-teigne de la cire ne détruit pas nécessairement les nids qu'elle infeste, car elle ne s'attaque pas au couvain. Elle cause également des dommages importants dans les ruches d'abeilles domestiques.

Organismes nuisibles associés à l'abeille domestique

Les colonies d'abeilles domestiques comptent plusieurs pathogènes importants, y compris l'agent du couvain plâtré et les virus responsable du syndrome d'effondrement des colonies. Certains de ces pathogènes peuvent demeurer dormants pendant de longues périodes. Bien que ces maladies ne semblent pas avoir d'effets importants sur les colonies de bourdons, le risque de transmission interspécifique ne peut être écarté chez les Hyménoptères. Comme le présent guide est considéré comme un document évolutif, il est essentiel que le producteur s'informe régulièrement des problèmes émergents causés par d'autres organismes nuisibles s'attaquant aux bourdons et à d'autres groupes d'abeilles.

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