Guide du producteur d'abeilles domestiques norme nationale de biosécurité à la ferme pour l'industrie apicole
Annexe D : Méthodes de diagnostic et de surveillance : principaux organismes nuisibles ou pathogènes associés à l'abeille domestique

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Loque américaine

L'apiculteur doit inspecter régulièrement le couvain de ses colonies, en particulier durant les périodes où les abeilles sont actives au printemps, en été et en automne. Durant l'inspection visuelle des cadres à couvain, il doit être à l'affût des signes de la loque américaine : couvain en mosaïque, à l'aspect anormal, opercules enfoncés ou percé, foncés et présentant un aspect graisseux. Les rayons infectés dégagent une odeur de poisson caractéristique. Tout couvain présentant une coloration anormale doit être examiné minutieusement sous un bon éclairage et selon un angle permettant de voir clairement les parois inférieures des alvéoles. Les larves infectées sont écrasées au fond ou sur les parois de leur alvéole et forment une masse gluante beige à brun foncé. Occasionnellement, la langue d'une nymphe est droite et attachée à la paroi de l'alvéole. Un examen minutieux des rayons à couvain révélera la présence d'écailles (vieilles larves mortes formant des masses noires durcies) adhérant aux parois des alvéoles.

Pour confirmer l'infection, il faut touiller le contenu de l'alvéole avec une brindille, une allumette ou un cure-dents. Si le couvain est atteint de la loque américaine, on remarquera alors une masse gluante élastique pouvant s'étirer sur 2 cm sans se rompre. Le diagnostic peut également être confirmé par examen microscopique ou analyse moléculaire. Les spores ressemblent à des bâtonnets étroits disposés en chaînes. L'apiculteur peut communiquer avec l'autorité réglementaire compétente pour faire confirmer son diagnostic ou signaler un cas de la maladie.

Loque européenne

L'apiculteur doit inspecter régulièrement ses ruches, en particulier au printemps et au début de l'été. La loque européenne est souvent associée à d'autres facteurs de vulnérabilité. Les signes caractéristiques de la maladie sont les suivants : couvain irrégulier, les alvéoles operculés et désoperculés déterminant un motif en mosaïque, larves blanc perlé, repliées en c dans leur alvéole. Les larves infectées meurent habituellement avant l'operculation et dégagent une odeur aigre. Dans certains cas, elles ne dégagent cependant aucune odeur ou seulement une faible odeur.

Les larves infectées virent au jaune puis au brun, et leur système trachéen devient bien visible et prend l'aspect d'un réseau veineux brillant s'étendant sur tout le corps. Les larves parvenues à un stade de putréfaction avancée forment une masse écailleuse sèche de consistance caoutchouteuse dans l'alvéole; ces masses écailleuses sont assez facilement éliminées par les ouvrières.

Avant de s'assécher, les larves deviennent molles et acquièrent une consistance granuleuse. Le diagnostic peut être confirmé par touillage de la larve à l'aide d'une brindille, d'une allumette ou d'un cure-dents. S'il s'agit de la loque européenne, la larve a une consistance passablement friable et ne produit pas le long fil visqueux caractéristique de la loque américaine.

Le diagnostic peut être confirmé par des cultures microbiologiques ou par analyse moléculaire. L'apiculteur peut communiquer avec l'apiculteur provincial ou l'autorité apicole compétente pour obtenir de plus amples renseignements sur cette maladie.

Couvain plâtré

Une inspection régulière du couvain est recommandée. En cas d'infection, le couvain est irrégulier, en mosaïque, et des larves momifiées blanches ou noires peuvent être observées dans les alvéoles. La présence de petits trous mâchés dans les opercules par les ouvrières est un signe précoce de la maladie. Les ouvrières finissent par désoperculer les alvéoles pour éliminer les momies en les expulsant par l'entrée de la ruche ou en les rejetant sur le plateau. Il est également recommandé d'inspecter les trappes à pollen (sous la ruche) afin d'y déceler la présence éventuelle de momies. La surveillance doit être accrue durant les journées froides et très humides du printemps.

Couvain sacciforme

Une inspection régulière du couvain s'impose, en particulier au printemps et au début de l'été, alors que le butinage est limité. Les signes de la maladie sont les suivants : couvain en mosaïque, opercules percés, larves ressemblant à de petits sacs remplis de liquide. Certains alvéoles peuvent demeurés operculés après l'émergence du couvain des alvéoles voisins. Les larves infectées meurent habituellement au stade prénymphal. Elles virent prématurément du blanc au jaune puis, à leur mort, au brun foncé. Les larves mortes sont habituellement redressées dans leur alvéole et ont la tête plus foncée. Avec le temps, les restes larvaires finissent par s'assécher et former une écaille friable facile à extraire au fond de l'alvéole.

Nosémose

La nosémose est une maladie causée par deux microsporidies (fongique) parasites : Nosema apis; plus récemment, Nosema ceranae. Au Canada, c'est la maladie la plus répandue chez l'abeille domestique adulte. Le Nosema apis atteint habituellement son abondance maximale au printemps, tandis que le Nosema ceranae est présent durant toute la saison. Les signes généraux de nosémose incluent une dépopulation graduelle, un ralentissement de la croissance de la population au printemps et en été et de fortes pertes hivernales. Les abeilles infectées par le Nosema apis peuvent présenter des signes de dysenterie et, leurs ailes étant disjointes, sont incapables de voler et peuvent être observées rampant sur le sol devant la ruche; elles ont l'abdomen gonflé et n'ont plus le réflexe de piquer. Les signes de dysenterie et le comportement rampant ne sont généralement pas observés en cas d'infection à Nosema ceranae.

Les signes de nosémose ne sont pas nécessairement détectables visuellement, en particulier en cas d'infection légère. Les signes comportementaux évoquent ceux d'une intoxication par des pesticides, et la dysenterie est souvent associée à une dégradation des réserves de nourriture. En conséquence, il faut confirmer la présence de spores de Nosema et dénombrer ces spores pour déterminer si le seuil d'intervention recommandé est atteint.

Idéalement, un examen microscopique ou une analyse moléculaire devrait être effectué par un laboratoire de diagnostic par des apiculteurs ayant suivi une formation appropriée sur les méthodes d'échantillonnage, de préparation de lamelles et d'identification.

L'apiculteur peut également suivre les méthodes recommandées par l'apiculteur provincial, l'autorité apicole compétente ou un laboratoire spécialisé pour prélever et préparer des échantillons à des fins d'analyse et de confirmation de diagnostic. En pareil cas, il doit recueillir entre 30 et 60 abeilles à l'entrée de la ruche ou sur la face interne du couvercle de la ruche soupçonnée d'être infectée. Il choisira préférablement des butineuses plus âgées, car les ouvrières plus jeunes affectées à l'entretien de la ruche sont moins susceptibles d'être infectées. Pour obtenir un échantillon composite du rucher, l'apiculteur peut échantillonner une dizaine d'abeilles de chaque colonie (jusqu'à 10 colonies par rucher). Les échantillons d'abeilles prélevés aux fins des analyses doivent être conservés dans une solution d'alcool à 50 % à 70 % ou congelés ou séchés. Chaque échantillon doit être accompagné d'une étiquette indiquant le numéro de la colonie et du rucher et les noms de l'apiculteur et d'une personne-ressource.

Acariens des trachées

L'acarien des trachées (Acarapis woodi) est un endoparasite qui vit et se reproduit dans le système trachéen de l'abeille domestique et se nourrit de l'hémolymphe de son hôte. Les trois castes sont vulnérables, et l'infestation peut avoir de graves conséquences en l'absence d'un traitement approprié. Cet acarien compromet la capacité d'hiverner des colonies. Les abeilles infectées ont les ailes disjointes et peuvent être observées rampant au sol autour des ruches. En cas d'infestation grave, on peut noter une réduction du couvain et des effectifs adultes et, de là, une diminution de la production de miel et l'effondrement de la colonie.

Aux fins de la surveillance, l'apiculteur doit prélever des échantillons d'abeilles au début du printemps ou de l'automne. Pour évaluer l'efficacité des traitements effectués, il doit prélever des échantillons en automne si les traitements sont effectués au printemps ou récolter ces échantillons en automne dans le cas contraire.

L'apiculteur peut utiliser l'une ou l'autre des deux méthodes d'échantillonnage suivantes :

  1. chantillons provenant de colonies individuelles : Recueillir 50 à 75 abeilles par ruche sur les rayons à miel ou le couvercle interne et entreposer dans une solution d'alcool à 70 %. Récolter des échantillons dans six ruches par rucher et 5 à 10 ruchers par exploitation. Disséquer 30 à 50 abeilles par colonie. Déterminer le taux d'infestation (prévalence moyenne) par examen microscopique.
  2. chantillon composite représentatif d'un rucher : Recueillir 5 à 10 abeilles sur les rayons à miel ou le couvercle interne de chaque ruche dans un rucher de 25 à 40 colonies et entreposer dans une solution d'alcool à 70 %. Prélever des échantillons composites dans 5 à 10 ruchers. Disséquer seulement 150 abeilles par rucher, et examiner sous microscope la trachée des abeilles afin d'y déceler la présence éventuelle d'acariens.

Varroa

Le varroa (Varroa destructor) est un ectoparasite visible à l'œil nu qui se nourrit sur les adultes, les larves et les nymphes. L'infestation est confirmée par les signes caractéristiques suivants : ailes déformées chez les abeilles qui viennent d'émerger, couvain en mosaïque et présence d'acariens rougeâtres sur les abeilles ou les rayons. Comme le varroa est relativement commun, une surveillance régulière s'impose non seulement pour confirmer sa présence mais aussi pour déterminer si le seuil d'intervention (nombre d'acariens préétabli) est atteint et évaluer l'efficacement des traitements (résistance).

Plusieurs méthodes d'échantillonnage sont disponibles :

1. Détermination quantitative de l'atteinte des seuils de traitement

  1. Dénombrement sur piège collant (24 heures) des acariens tombant naturellement au fond de la ruche

    Avantages : en cas d'infestation confirmée, méthode simple et fiable permettant de déterminer si le seuil de traitement est atteint. Le piège collant empêche également les acariens de remonter dans la ruche et de réinfester d'autres abeilles.

    Inconvénients : cette méthode nécessite des visites répétées au rucher. En outre, il est difficile de dénombrer les acariens si les pièges sont laissés plus de 72 heures à cause de la quantité de débris qui s'y accumulent.

    Description de la méthode :

    1. Enduire une feuille de papier épais (p. ex. chemise de classement [38 x 30 cm]) d'un corps graisseux (p. ex. préparation renfermant une proportion égale de vaseline et de graisse végétale) ou d'une colle pour piège à insectes (p. ex. Tangle Trap ou Sticky Stuff) et la placer sous un treillis au fond de la ruche durant trois jours.
    2. Dénombrer les varroas adultes englués sur le piège collant et diviser le total par trois pour obtenir le nombre moyen d'acariens tombés quotidiennement.
    3. De nombreux facteurs, dont les conditions météorologiques et la génétique, influent sur la chute naturelle des varroas. Pour cette raison, il est recommandé de laisser les pièges durant trois jours, puis de calculer le nombre moyen d'acariens tombés par jour afin de comparer cette valeur moyenne aux seuils de traitement recommandés.
  2. Secoueur manuel

    Avantages : technique simple, fiable, rapide sur le terrain, nécessitant une seule visite.

    Désavantages : les abeilles sont tuées par le secouage.

    Description de la méthode :

    1. Récolter dans un récipient rempli à moitié d'une solution lave-glace ou d'alcool à 70 % environ 300 ouvrières (⅓ tasse) sur les rayons à couvain. Ces 300 abeilles devraient former une couche d'environ 2,5 cm au fond du récipient.
    2. Fixer le récipient au secoueur manuel et actionner vigoureusement le secoueur vers le haut, le bas et les côtés pendant 40 à 60 secondes.
    3. Retourner le récipient de manière à garder les abeilles sur le dessus du treillis et à laisser les acariens présents dans le liquide traverser le treillis et tomber au fond du récipient.
    4. Dénombrer les acariens dans le liquide au fond du récipient.
    5. Pour déterminer le taux d'infestation, utiliser l'équation suivante : multiplier le nombre d'acariens par 1,3 pour obtenir le nombre réel d'acariens, puis diviser le nombre corrigé par 3. Par exemple, si 300 abeilles ont été récoltées et si 7 acariens ont été trouvés au fond du récipient, le nombre réel total d'acariens s'élève à 9 (7 x 1,3). Le taux d'infestation s'établit à 3 % (9 ÷ 3).

      Des secoueurs manuels rapides, faciles à utiliser et fiables sont disponibles sur le marché (consulter le fournisseur local). Suivre les instructions fournis par le fabricant.

  3. Laboratoire de diagnostic

    Récolter le nombre d'abeilles recommandé par l'apiculteur provincial, l'autorité apicole compétente ou le laboratoire, placer les abeilles dans un récipient contenant de l'alcool et envoyer au laboratoire de diagnostic.

2. Indicateurs qualitatifs attestant la présence de varroas

Avantages : méthode ne nécessitant qu'une visite sur le terrain. Une fois la présence de varroas confirmée, installer des pièges collants au fond des ruches.

Inconvénients : méthode moins précise que les méthodes quantitatives pour déterminer si les seuils de traitement sont atteints.

  1. Roulement à l'éther

    Le roulement à l'éther est une méthode de terrain rapide. Elle consiste à placer 125 ml (½ tasse) d'abeilles (environ 300) provenant de la chambre à couvain dans un pot en verre. Vaporiser trois ou quatre jets d'éther (liquide de démarrage automobile) dans le pot puis le refermer et secouer pendant une minute. Effectuer quelques rotations du pot, puis dénombrer les varroas adhérant à la paroi et au couvercle du pot. Il faut utiliser cette méthode dans un endroit bien ventilé et porter des gants pour éviter le contact avec l'éther.

  2. Méthode du sucre en poudre

    Cette méthode est également une méthode de terrain rapide. Elle consiste à utiliser deux pots réunis l'un à l'autre et dont les couvercles ont été préalablement perforés. Introduire dans un pot 125 ml (½ tasse) d'abeilles (environ 300) provenant de la chambre à couvain. Ajouter 30 ml (2 cuillères à table) de sucre en poudre dans l'autre pot, puis secouer doucement pour enduire les abeilles de sucre. Verser les abeilles ainsi traitées sur une surface plane, à l'abri du vent, et compter les varroas qui demeurent dans le sucre après le départ des abeilles.

  3. Désoperculation du couvain de faux-bourdon

    Cette méthode peut être utilisée n'importe où avec des échantillons congelés d'abeilles. Il faut d'abord déterminer la quantité de couvain de faux-bourdon par colonie, puis désoperculer et extraire les larves/nymphes de faux-bourdon de 100 alvéoles et noter le nombre d'individus infestés. Compter les acariens en distinguant les stades immatures et les adultes. Comparer le taux d'infestation à la quantité totale de couvain de faux-bourdon dans la colonie.

3. Lignes directrices relatives aux seuils de traitement

Une fois les résultats obtenus, consulter le seuil de traitement prescrit dans les recommandations provinciales à jour relatives à la lutte contre le varroa. L'apiculteur peut communiquer avec le ministère responsable des questions apicoles de sa province si celle-ci n'émet pas de recommandations annuellement. Des méthodes de traitement sont établies pour chacune des méthodes de surveillance et pour deux périodes, soit le début de mai et la fin d'août. Les seuils de traitement peuvent être réduits si plus d'un organisme nuisible est présent (p. ex. varroa et acarien des trachées).

Une évaluation de la résistance aux traitements s'impose si l'infestation à varroa se maintient au seuil d'intervention ou s'aggrave au printemps suivant les traitements effectués et si les pertes hivernales sont anormalement élevées.

En juin, surveiller tous les ruchers (comptant chacun au moins cinq ruches) et utiliser la méthode de surveillance la plus appropriée pour évaluer l'efficacité du traitement printanier anti-varroa.

L'apiculteur doit surveiller un certain nombre de ruchers pour obtenir une image représentative de la situation à l'échelle de son exploitation. Dans chaque rucher, il doit examiner au moins cinq ruches au début d'août en utilisant la meilleure méthode de surveillance pour déterminer si le seuil de traitement est atteint ou dépassé. En cas d'infestation grave, les ruches auront subi des dommages si importants qu'elles ne pourront pas hiverner convenablement et finiront probablement par s'éteindre. Il faut traiter les colonies au début de l'automne ou aussi rapidement que possible après avoir enlevé les hausses à miel afin de protéger les abeilles durant l'hivernage. Si les hausses à miel sont encore dans la ruche et les dénombrements d'acariens sont élevés, il faut immédiatement retirer les hausses à miel et traiter la colonie. Les traitements réalisés à la fin de septembre ou d'octobre sont moins efficaces que ceux effectués plus tôt au cours de la saison.

En raison d'un possible manque d'efficacité des traitements dû à des conditions environnementales défavorables dans le cas de traitements dépendant de la température et des traitements chimiques pour lesquels une résistance pourrait apparaître, il est fortement recommandé d'exercer une surveillance après les traitements afin d'en évaluer l'efficacité et de déterminer s'il convient d'effectuer un traitement de suivi en automne (après l'arrêt de la production de couvain). Lorsque des miellées tardives ou des conditions météorologiques défavorables retardent le traitement des colonies en automne, l'efficacité des produits acaricides peut être compromise et la mortalité hivernale peut être élevée.

Il est donc fortement recommandé de surveiller et d'enregistrer les conditions environnementales.

Le varroa peut connaître plusieurs générations par année et, par conséquent, acquérir rapidement une résistance à certains traitements. L'apiculteur doit donc exercer une étroite surveillance afin d'être en mesure de déceler l'apparition d'une résistance, le cas échéant.

Petit coléoptère des ruches

Les œufs, les larves et les adultes du petit coléoptère des ruches et les dommages infligés par les larves de cet organisme nuisible peuvent être observés dans les colonies, dans les ruches exposées ou dans les paquets d'abeilles importées.

L'apiculteur doit inspecter ses ruches régulièrement afin de s'assurer qu'elles ne sont pas infestées par le petit coléoptère des ruches. Il doit examiner la partie supérieure des cadres à couvain (en particulier vers les extrémités des cadres) sans attendre après avoir ouvert la ruche, car les petits coléoptères des ruches adultes fuient la lumière. Des adultes et des larves peuvent être présents sur le plateau ou sur la surface des cadres à couvain, parmi les ouvrières. Il faut rechercher la présence d'adultes dès que la chambre à couvain est inclinée pour exposer le plateau.

Une surveillance s'impose également dans les installations d'extraction.

Divers types de pièges sont proposés pour la détection et la surveillance du petit coléoptère des ruches. L'apiculteur peut s'adresser à son distributeur de matériel apicole pour connaître les différentes options ou à son apiculteur provincial ou autorité apicole compétente pour obtenir des recommandations relatives à la lutte contre cet organisme nuisible.

L'adulte mesure environ 5,5 mm de longueur sur 3,2 mm de largeur et est brun foncé. Les antennes sont terminées en massue. La larve ressemble à celle de la fausse-teigne de la cire, mais elle est hérissée d'épines sur toute sa longueur et possède trois paires de pattes véritables (la larve de la fausse-teigne de la cire possède trois vraies paires de pattes et des fausses-pattes). La larve du petit coléoptère des ruches ne tisse pas de cocon dans la ruche. Les adultes et les larves se rencontrent également dans les colonies mortes et le matériel de colonies exposées.

S'il soupçonne la présence d'une infestation à petit coléoptère des ruches, l'apiculteur doit communiquer immédiatement avec l'apiculteur provincial ou l'autorité apicole compétente. Il doit suivre toutes les procédures de notification et se conformer à la réglementation régissant la délivrance des permis et l'application des mesures de quarantaine.

L'apiculteur doit resserrer la surveillance s'il est avisé de l'existence de cas confirmés d'infestation dans sa région.

Figure 1 Surveillance et détection des organismes nuisibles et maladies touchant l'abeille domestique
organigramme - Surveillance et détection des organismes nuisibles et maladies touchant l'abeille domestique. Description ci-dessous.

La figure 1 décrit les diagnostics possibles des ravageurs des abeilles mellifères et les techniques de surveillance associées. Une évaluation des ruches a lieu lors de la visite du rucher. Si du matériel fécal est présent sur ou à l'entrée des ruches, il peut s'agir de signes de dysentérie ou de Nosema. Des dommages physiques aux ruches peuvent être causés par des fourmis, des mouffettes, des ours ou du vandalisme. Durant l'observation des abeilles, si leur activité à l'entrée de la ruche est basse, une inspection complète (ouverture de la ruche) devrait être faite. Cette inspection est optionnelle si l'activité est élévée. Des abeilles anormalement aggressives peuvent être le résultat des mouffettes, d'un vol ou de l'absence d'une reine. Un grand nombre d'abeilles mortes sur le sol en face de la ruche peut être attribué à un empoisonnement ou un vol. Si un grand nombre d'abeilles vivantes, ne pouvant pas voler ou se traîner, est observé sur le sol en face de la ruche, les mites trachéaux ou Nosema apis peuvent être la cause. Une odeur anormale à l'intérieur de la ruche peut indiquer la présence de la loque américaine ou du petit coléoptère des ruches. Un dommage physique aux cadres pourrait être dû aux rongeurs ou aux rayons perforés. Les rayons perforés avec des sentiers de soie, des papillons de nuit et des larves de couleur ivoire peuvent résulter des mites de cire. Les petits coléptères des ruches peuvent engendrer des rayons perforés avec des larves de couleur blanche, des coléoptères adultes de couleur noir et du miel sentant les oranges pourries. La présence de Varroa peut entraîner des abeilles avec des ailes atrophiées, des corps déformés et la présence de parasites sur le dos des abeilles. L'ascosphérose cause des larves mommifiées qui sont blanches et crayeuses. Des opercules dispersés peuvent être le résultat de la loque américaine, la loque européenne ou un défaut de la reine. La loque américaine est associée à des larves mortes visqueuses, des cellules colorées en brun et des trous concaves dans les opercules. La loque européenne est associée à des larves mortes de couleur brune habituellement trouvées enroulées dans le fond des cellules ouvertes, mais les larves ne sont pas visqueuses.

Description du diagramme - Figure 1 : Surveillance et détection des organismes nuisibles et maladies touchant l'abeille domestique

La figure 1 est intitulée « Surveillance et détection des organismes nuisibles et maladies touchant l'abeille domestique » et constitue un diagramme de diagnostics possibles selon les signes observés

  1. La première case porte la mention « Visite du rucher et évaluation des ruches ». Une ligne mène vers la case :
    • « Observation des abeilles ».
  2. De la case « Observation des abeilles », des lignes mènent vers les six cases suivantes :
    • « Déjections sur les ruches et autour des entrées »; de cette case, des lignes mènent vers les deux cercles suivants :
      • « Dysenterie »
      • « Nosémose »
    • « Dommages physiques »; de cette case, des lignes mènent vers les quatre cercles suivants :
      • « Fourmis »
      • « Mouffettes »
      • « Ours »
      • « Vandalisme »
    • « Activité à l'entrée de la ruche »; de cette case, des lignes mènent vers les deux cases suivantes :
      • « Faible »; de cette case, une ligne mène vers le cercle suivant :
        • « Inspection complète et ouverture des ruches »; de cette case, une flèche mène vers la case :
          • « Ouverture de la ruche »
      • « Intense »; de cette case, une ligne mène vers le cercle suivant :
        • « Inspection facultative »
    • « Agressivité anormale »; de cette case, des lignes mènent vers les trois cercles suivants :
      • « mouffettes »
      • « pas de reine »
      • « pillage »
    • « Sur le sol, devant la ruche »; de cette case, des lignes mènent vers les deux cases suivantes :
      • « Vivantes, incapables de voler, rampant sur le sol »; de cette case, des lignes mènent vers les deux cercles suivants :
        • « Acarien des trachées »
        • « Nosema apis »
      • « Nombreuses abeilles mortes »; de cette case, des lignes mènent vers les deux cercles suivants :
        • « Intoxication »
        • « Pillage ».
  3. De la case « Observation des abeilles », une ligne mène vers la case « Ouverture de la ruche »; de cette case, des lignes mènent vers les quatre cases suivantes :
    • « Odeur anormale »; de cette case, des lignes mènent vers les deux cercles suivants :
      • « Loque américaine »
      • « Petit coléoptère des ruches »
    • « Couvain »; de cette case, des lignes mènent vers les trois cases suivantes :
      • « Larves avec varroa »; de cette case, une ligne mène vers le cercle varroa
      • « Larves momifiées (blanc crayeux) »; de cette case, une ligne mène vers le cercle :
        • « Couvain plâtré »
      • « Couvain en mosaïque »; de cette case, des lignes mènent vers les deux cases et le cercle suivants :
        • La première case porte la mention « Opercules percés, foncés et concaves. Larves mortes brunes dans les alvéoles. Test de l'allumette positif. »; de cette case, une ligne mène vers le cercle :
          • « Loque américaine ».
        • Le cercle porte la mention « Reine épuisée ».
        • La deuxième case porte la mention « Larves mortes au stade enroulé, brunes, au fond des alvéoles désoperculés. Test de l'allumette négatif. »; de cette case, une ligne mène vers le cercle :
          • « Loque européenne ».
    • « Abeilles aux ailes atrophiées, déformées, avec des parasites sur le dos. Vérifier la présence de varroas dans les alvéoles de faux-bourdon. » De cette case, une ligne mène vers le cercle :
      • Varro
    • « Cadres endommagés »; de cette case, des lignes mènent vers les deux cercles suivants :
      • « Rongeurs »
      • « Rayons percés »; de cette case, des lignes mènent vers les deux cases suivantes :
        • « Pistes de soie. Papillons gris. Larves ivoire. »; de cette case, une ligne mène vers le cercle :
          • « Fausse-teigne de la cire »
        • « Coléoptères adultes noirs, larves blanches. Miel contaminé dégageant une odeur d'orange pourrie. »; de cette case, une ligne mène vers le cercle :
          • « Petit coléoptère des ruches ».
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