Norme nationale de biosécurité pour les fermes canadiennes de bovins de boucherie
Principe 4 : Éducation, planification, tenue de registre

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L'éducation, la planification et la tenue de registres sont fondamentales à tout processus de gestion. Par conséquent, ces aspects le sont aussi à la biosécurité, qui est, au fond, la gestion des risques de maladies des animaux.

4.1. S'assurer que le personnel comprend comment et pourquoi la biosécurité est appliquée dans l'exploitation

Pourquoi est-ce important?

Pour être efficace, la biosécurité doit être mise en pratique de façon uniforme. Ceci est impossible à moins que les employés soient conscients des pratiques à mettre en œuvre et de la manière de le faire.

Il est aussi crucial de comprendre les raisons pour lesquelles la biosécurité est mise en pratique afin de garantir leur mise en pratique uniforme et efficace. Ceci peut comprendre des raisons à l'échelle de la ferme, de même qu'à l'échelle de l'industrie dans son ensemble.

Pratiques suggérées de gestion du risque

a. Examinez le plan de biosécurité

Examinez le plan de biosécurité de l'exploitation avec tous les employés qui travaillent avec le bétail. La préparation d'un plan de biosécurité est décrite dans la section suivante.

Les nouveaux employés devraient être familiarisés avec le plan avant de travailler avec le bétail. Les employés qui ne travaillent pas avec le bétail devraient être informés du plan et de sa raison d'être.

Assurez-vous que les employés comprennent de quelles pratiques ils sont responsables dans le plan de biosécurité, comment effectuer ces pratiques efficacement, quels dossiers ils doivent tenir à jour et pourquoi ces pratiques sont importantes pour l'exploitation et pour l'industrie. Selon le degré de sophistication et la taille ou le type d'exploitation, on pourrait demander aux employés de fournir une confirmation écrite de cette pratique.

Personnel (définition) : Désigne les employés, les propriétaires, les exploitants et les membres de leur famille.

b. Formez les employés

La disponibilité des documents de formation officiels sur la biosécurité est limitée, mais on s'attend à ce ne soit plus le cas dans l'avenir. Toutefois, les documents encourageant la connaissance de la biosécurité sont de plus en plus disponibles auprès de nombreuses sources à présent, et peuvent être utiles pour éduquer les employés, p. ex. le plan de biosécurité de l'exploitation, les services de santé animale des gouvernements provinciaux, les associations de groupes de produits nationales et provinciales, l'ACIA, entre autres (consulter l'annexe 7).

Examiner et mettre à jour le plan de biosécurité sur une base régulière, y compris quand il ya eu des changements dans les pratiques agricoles et lorsque les nouveaux employés ont été embauchés.

Consulter aussi le résultat visé 4.2.

Les travaux de biosécurité ne sont efficaces que si toutes les personnes qui travaillent avec les animaux sont conscientes des pratiques et connaissent leur rôle.

4.2. Développer, documenter et tenir à jour un plan de biosécurité spécifique aux besoins de l'exploitation

Pourquoi est-ce important?

La biosécurité nécessite la mise en œuvre de pratiques qui réduisent les risques de maladie animale sur les lieux. Bon nombre de ces pratiques sont déjà en vigueur à un certain degré, dans la plupart des exploitations de bovins de boucherie. Des pratiques supplémentaires peuvent être établies au cours du processus d'examen du présent manuel, afin d'améliorer la biosécurité actuelle dans la ferme.

Consigner les pratiques de biosécurité dans un plan de biosécurité adapté à une exploitation particulière peut aider le producteur à mieux comprendre quels sont les risques et de quelle façon ceux-ci sont gérés dans l'exploitation. Un plan écrit aide à garantir que les renseignements qui y sont résumés sont :

  • transmis aux employés et compris;
  • un outil de formation pour les nouveaux employés;
  • mis en pratique de manière uniforme;
  • évalués régulièrement pour qu'ils restent efficaces.

Pratiques suggérées de gestion du risque

Un plan de biosécurité devrait aborder et décrire les pratiques qui sont en place ou qui sont mises en œuvre dans l'exploitation. Ce plan devrait comprendre les éléments suivants, dont vous trouverez des exemples dans les annexes du présent manuel :

  • Plan sur les animaux introduits (1A.1 et annexe 3)
  • Plan d'assainissement (2.1et annexe 13)
  • Plan d'élimination des carcasses (2.5 et annexe 8)
  • Plan de gestion du fumier (2.5 et annexe 9)
  • Plan de situation de maladie inhabituelle (4.4 et annexe 11)
  • Tenue de registres (4.5 et annexes 12 à 15).

La préparation des documents énumérés ci-dessus constituerait le plan de biosécurité de l'exploitation.

Obtenez la participation des employés qui travaillent avec le bétail et qui tiennent les registres pour préparer le plan de biosécurité de votre exploitation. Ces personnes peuvent augmenter l'efficacité du plan et sa mise en pratique dans votre exploitation.

Utilisez le plan de biosécurité de votre exploitation en tant qu'outil pour former les employés récents et actuels. Ceci vous aidera à garantir que tous les employés exécutent uniformément les pratiques de biosécurité. Cette initiative vous aidera aussi à tenir le plan à jour, au fur et à mesure que les écarts ou les améliorations sont relevés et traités. Consultez les résultats visés 1A.1, 2.5, 4.3, 4.4 et 4.5.

4.3 S'assurer que le personnel sait comment répondre à l'éventail des situations de santé animale propres à l'exploitation

Pourquoi est-ce important?

Certaines situations de maladies présentes dans les exploitations de bovins de boucherie se manifestent fréquemment et peuvent se reproduire régulièrement.

Anticiper les situations de maladies habituelles de l'exploitation et planifier une intervention efficace pour contrer leur apparition peut garantir :

  • une détection rapide;
  • une mise en pratique uniforme des traitements efficaces;
  • une surveillance adéquate;
  • une récupération plus rapide des animaux touchés;
  • des répercussions réduites de manière constante dans le troupeau;
  • des probabilités réduites que la maladie se propage ailleurs dans l'industrie.

Pratiques suggérées de gestion du risque

a. Déterminez et évaluez les risques

Détectez les situations de maladie qui se manifestent fréquemment dans votre exploitation et celles de la collectivité environnante.

b. Planifiez l'intervention

Pour chacun des éléments suivants, relevez les pratiques utilisées pour y répondre. Consultez votre vétérinaire afin de cerner les écarts possibles et les renseignements supplémentaires.

Relevez les éléments suivants pour chaque situation :

  • les éléments déclencheurs utilisés pour détecter la maladie ou la situation;
  • le traitement ou l'intervention nécessaire, p. ex. médicaments, isolement dans les enclos pour animaux malades;
  • la surveillance et le suivi nécessaires;
  • le moment auquel appeler votre vétérinaire.

c. Soyez au courant des signes

Assurez-vous que les employés qui travaillent avec le bétail connaissent les signes de maladie ou de situation particulière qui se présentent souvent dans l'exploitation. Ceux-ci devraient être compris à votre plan.

Certains des signes plus généraux qui indiquent un problème relié à la santé sont décrits ci-dessous.

d. Consignez vos pratiques

Consignez les pratiques utilisées régulièrement pour répondre à ces situations dans un plan de situation de maladie typique.

e. Conseils supplémentaires

Voici des pratiques qui devraient aussi être utilisées dans ces cas :

  • Manipulez les animaux en santé ou hautement susceptibles d'abord, et les animaux à risque élevé en dernier ou séparément.
  • Nettoyez et désinfectez l'équipement et les outils vétérinaires avant de les utiliser sur d'autres animaux.
  • Les employés qui gèrent ces animaux devraient être différents de ceux qui s'occupent du troupeau, ou se laver et changer de vêtements et de chaussures avant de revenir au troupeau.

Assurez-vous que les employés qui travaillent avec le bétail savent reconnaître les signes généraux de mauvaise santé décrits ci-dessous, p. ex. :

  • dépression ou léthargie, p. ex. oreilles tombantes, tête baissée, baisse d'activité, se couche sans se relever;
  • respiration laborieuse ou anormale;
  • perte d'appétit, de poids ou détérioration de l'état général;
  • consommation d'eau excessive ou inexistante;
  • boiterie, p. ex. patte enflée ou utilisée davantage, fracture, entre autres;
  • diarrhée;
  • comportement erratique, p. ex. tourner en cercle, pousser au mur, posture anormale.

4.4 S'assurer que le personnel sait comment répondre à des situations de santé animale inhabituelles

Pourquoi est-ce important?

Savoir reconnaître la présence d'une maladie inhabituelle dans le troupeau, et connaître la façon d'y répondre peut limiter ses retombées sur le bétail qui est immédiatement touché, le reste du troupeau, possiblement les troupeaux avoisinants, et dans certains cas, l'industrie tout entière.

Pratiques suggérées de gestion du risque

a. Déterminez et évaluez les risques

Relevez les situations de maladie possibles dont vous devez vous préoccuper, et les pratiques à utiliser pour les détecter et y répondre. Celles-ci comprendraient des maladies particulières, de même qu'une situation de maladie inhabituelle qui pourrait être difficile ou plus longue à détecter.

Consultez votre vétérinaire pour obtenir des commentaires sur les situations possibles dont vous devez être le plus au courant par rapport à votre exploitation, et les pratiques à adopter pour les détecter et y répondre.

Ces pratiques devraient aborder :

  • les seuils de déclenchement;
  • la réponse initiale;
  • la biosécurité rehaussée.

b. Définissez les éléments déclencheurs

Des éléments déclencheurs préétablis devraient être mis en place d'avance afin de reconnaître les moments où une situation inhabituelle se produit. Consignez ceux-ci dans la partie Seuils de déclenchement du plan de situation de maladie inhabituelle pour votre exploitation. Ils pourraient comprendre :

  • la présence d'une maladie qui ne s'est jamais manifestée dans votre exploitation;
  • une maladie fréquente qui se manifeste avec un degré élevé de maladie, de pertes liées à la mort ou d'infectiosité;
  • une maladie fréquente qui ne répond pas aux traitements habituels;
  • tout soupçon d'une maladie déclarable ou d'origine étrangère;
  • des maladies inexpliquées dans une certaine période;
  • des pertes inexpliquées liées à la mort dans une certaine période.

c. Établissez les pratiques de réponse initiale

Établissez les pratiques de réponse initiale et consignez-les dans la partie Réponse initiale de votre plan de situation de maladie inhabituelle. Ces pratiques devraient comprendre :

  • détecter ou observer l'élément déclencheur;
  • appeler votre vétérinaire;
  • avertir votre personnel qu'une situation de maladie inhabituelle se produit, avec suffisamment de détails;
  • exercer des pratiques de biosécurité rehaussée, au besoin.

d. Établissez les pratiques de biosécurité rehaussée

Établissez les pratiques de biosécurité rehaussée à l'avance, et consignez-les dans la partie Biosécurité rehaussée de votre plan de situation de maladie inhabituelle. Celles-ci devraient être utilisées si vous déterminez que la situation l'exige, ou si votre vétérinaire vous le conseille. Elles ne devraient être utilisées que temporairement, en attendant des directives plus détaillées de la part de votre vétérinaire, d'un inspecteur ou vétérinaire provincial ou de l'ACIA.

Les pratiques de biosécurité rehaussée devraient comprendre :

  • l'isolement des animaux malades;
  • la cessation des mouvements du bétail et des autres animaux hors de la zone de production et de la cour de ferme;
  • la cessation des mouvements vers la zone de production et la cour de ferme, p. ex. les visiteurs, l'équipement, les véhicules et les outils;
  • des avis au personnel d'éviter les contacts directs et indirects avec le bétail et les autres animaux hors de la ferme, même les leurs;
  • l'élimination retardée du fumier (transport ou étalage);
  • les pratiques de situation de santé animale habituelles.

Établissez les conditions dans lesquelles vous effectuerez le retour aux pratiques normales. Celles-ci peuvent être sur l'avis de votre vétérinaire, ou d'un inspecteur vétérinaire provincial ou de l'ACIA.

e. Consignez

Consignez les pratiques de réponse initiale et de biosécurité rehaussée qui seront utilisées dans votre exploitation dans le cadre du plan de situation de maladie inhabituelle.

Tous les employés concernés devraient être au courant des pratiques et de leurs responsabilités.

Consultez l'annexe 11 pour trouver un exemple de ce à quoi un plan de situation de maladie inhabituelle peut ressembler, y compris les pratiques de réponse immédiate et de biosécurité rehaussées.

4.5 Tenir des registres sur la gestion de la santé animale de façon continue

Pourquoi est-ce important?

Les renseignements consignés lors d'un événement sont généralement plus fiables que ne le sont ceux qui sont remémorés des mois ou des années après que l'évènement ait eu lieu. Des renseignements exacts, issus de tels registres et d'ailleurs, peuvent aider à identifier :

  • la cause de la maladie;
  • les voies de propagation d'une maladie, entre animaux et entre exploitations; et
  • d'autres animaux ou exploitations potentiellement exposés.

Pratiques de gestion des risques suggérées

a. Tenir les registres à jour

Les registres suivants devraient être tenus de façon cohérente et continue :

  • l'entrée des visiteurs dans l'exploitation (Registre des visiteurs);
  • les déplacements des bovins dans, en provenance de ou entre les aires de production (Registre des déplacements);
  • la mise en œuvre de toutes les mesures de traitement et de prévention de maladies (Registre de santé);
  • la vente et l'achat hors de la ferme des aliments (Registre des aliments).

b. Tenir un registre de visiteurs

Un registre de visiteurs devrait être utilisé pour consigner l'entrée de tous les visiteurs au point d'entrée initial à l'exploitation, qu'il s'agisse ou pas de l'entrée dans l'aire de production ou dans la ferme. Un échantillon de registre de visiteurs est indiqué à l'annexe 12.

  • Consignez l'entrée de tous les visiteurs, y compris des fournisseurs de services et des professionnels (p. ex. les inspecteurs et les médecins vétérinaires), des étudiants en visites pédagogiques, et des visiteurs internationaux, entre autres.
  • Les dossiers devraient porter: la date, le nom et les coordonnées. Des renseignements supplémentaires sont aussi utiles, p. ex. si les visiteurs sont entrés dans l'aire de production et/ou en contact avec des bovins ou pas.
  • L'enregistrement des employés qui entrent dans l'aire de production n'est pas nécessaire.
  • Les intrus et d'autres personnes qui s'y introduisent sans permission ne figurent pas dans les registres. Il est entendu qu'en raison de la distance appréciable ou de l'étendue de l'aire, certaines exploitations n'ont aucun moyen de savoir si quelqu'un est entré dans la zone de production.
  • Les dossiers peuvent être obtenus de diverses façons : Par exemple, le personnel des services ayant eu accès à des zones de productions reculées peut fournir les renseignements demandés par téléphone ou par courriel.
    • Le plan d'assainissement peut être affiché de façon bien visible dans le registre des visiteurs afin de rappeler effectivement à tous les visiteurs les exigences auxquelles ils doivent se conformer ainsi que celles qui s'appliquent à leurs véhicules et à leurs équipements. En affichant ainsi le plan d'assainissement de façon bien visible, les producteurs seraient en mesure de déterminer le degré de risque ainsi que les exigences de biosécurité appropriées autant pour les visiteurs que pour les équipements.

c. Tenir un registre des déplacements

Un registre de déplacements devrait être utilisé pour consigner les déplacements des bovins en direction de, en provenance de ou entre les aires de production. Un échantillon du registre de déplacements est indiqué à l'annexe 13.

  • Consignez tous les mouvements tels les déplacements lors des ventes et des achats; vers ou en provenance des parcours naturels, des pâturages collectifs ou d'autres aires de production, vers ou en provenance des tests ou des foires des taureaux; vers ou en provenance d'une clinique vétérinaire, entre autres.
  • Les dossiers devraient porter la date, le numéro d'identification de l'animal, le nombre d'animaux, la nature de l'évènement (achat, vente, décès, autre déplacement) et vers qui ou de qui le déplacement est originaire. Consignez l'identification individuelle liée aux codes d'identification [CCIS], si possible, lorsque la loi l'exige et les coordonnées des agents, des acheteurs, des vendeurs et/ou transporteurs concernés.
  • D'autres renseignements et déplacements peuvent aussi être consignés, car ils peuvent s'avérer utiles. Ces derniers peuvent s'agir des : déplacements survenant au sein de l'aire de production, p. ex. entre enclos (parc d'engraissement) ou pâturages (vaches-veaux) et à destination de ou en provenance d'un aire d'isolement ou de maladie ou enclos, des renseignements sur le transporteur et les coordonnées, ainsi que des déplacements impliquant des contacts entre animaux d'autres exploitations.

Les registres des déplacements et des visiteurs sont essentiels pour effectuer le suivi des déplacements en cas d'une épidémie, tout en permettant de déceler plus tôt des troupeaux potentiellement exposés. Ils permettraient aussi d'amoindrir les répercussions d'une maladie hautement infectieuse.

d. Utilisez un registre de santé

Un registre de santé devrait être utilisé pour consigner toutes les mesures de traitement et de prévention de maladies. Un échantillon de registre de santé est indiqué à l'annexe 14.

  • Consigner toutes les mesures de traitements, de vaccination et/ou de prévention, et d'autres traitements liés à la santé.
  • Les dossiers devraient porter : la date, les signes de maladies ou la raison du traitement, le numéro d'identification de l'animal ou du groupe d'animaux concernés, le traitement administré, y compris le nom et la dose du médicament et la méthode d'administration, le suivi requis, la date du retrait; basée sur la période de retrait plus la date actuelle, la signature de la personne impliquée, et autres, le cas échéant.
  • Les données devraient être entrées sur une base d'identification individuelle pour les traitements et les médicaments administrés aux animaux malades, et ce, de manière à ce qu'elles puissent être facilement associées au code d'identification PCIB. Les données peuvent être enregistrées en fonction du lot de groupe, pour des activités s'appliquant aux groupes de bovins, p. ex. le traitement de la réception des animaux.

e. Tenir un registre des aliments

Un registre devrait être utilisé pour consigner tous les déplacements hors de la ferme. Un échantillon du registre des aliments figure à l'annexe 15.

  • Consignez tous les déplacements hors de la ferme, tous les achats et les ventes des aliments. Il est utile d'inclure des aliments médicamentés, les vitamines et les suppléments.
  • Les données doivent comprendre : la date, les coordonnées de l'acheteur et du vendeur, une description des éléments achetés; qu'un échantillon ait été prélevé et retenu ou pas, les numéros de lot du fournisseur HACCP, le nom et le niveau de la substance médicamentée, et le lieu d'entreposage.
  • Les échantillons doivent être prélevés au moment de livraison et retenus pendant 9 mois ou plus.
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