Guide national de biosécurité de l'utilisateur pour les exploitations et sites de rassemblement du secteur équin
Section 8 : Gestion de l'exploitation et du site de rassemblement

But : Promouvoir la santé des chevaux en fournissant un environnement propre, bien entretenu, peu stressant et sécuritaire qui minimise les risques pour la biosécurité.

Description :

La gestion de l'exploitation et du site de rassemblement comprend, sans toutefois s'y limiter, toutes les infrastructures pouvant loger ou abriter des chevaux, les enclos, les pâturages, l'équipement, les aires d'entreposage de la litière, de la nourriture et du fumier, ainsi que les carrières/manèges d'équitation, les pistes de course et les sites de concours hippique. La mise en œuvre d'une biosécurité proactive dans tous les aspects de la gestion de l'exploitation et du site de rassemblement est importante pour la santé et le bien-être des chevaux.

8.1 Aliments, eau et litière

But : Se procurer des aliments, de l'eau et de la litière de bonne qualité et les protéger contre la contamination par le fumier, l'eau, la vermine et la faune.

Description : Des aliments, de l'eau et une litière de bonne qualité sont importants pour la santé des chevaux. La source, le traitement, le transport et l'entreposage des aliments, de l'eau et de la litière sont des considérations importantes pour minimiser l'exposition aux agents pathogènes.

Pratiques recommandées :

Aliments : La principale cause de maladie provenant des aliments n'est pas la transmission de maladies infectieuses, mais les moisissures causant des problèmes digestifs et la toxémie; il n'y a aucune propagation d'un cheval à un autre. Cependant, les aliments peuvent être contaminés par d'autres agents pathogènes et causer des maladies chez les chevaux.

  • pour une santé optimale, déterminer et discuter des exigences nutritionnelles (aliments) pour vos chevaux avec un nutritionniste pour les chevaux ou votre médecin vétérinaire;
  • se procurer et fournir des aliments de haute qualité provenant d'une source connue, soit d'une meunerie commerciale dotée d'un programme d'assurance de la qualité, soit d'un fournisseur qui a des protocoles visant à garantir la récolte, l'entreposage et le transport des matières premières de façon à réduire les risques de contamination;
  • recueillir et entreposer un échantillon représentatif de chaque envoi d'aliments pour des épreuves et des analyses;
  • entreposer les concentrés et le fourrage de façon à prévenir la contamination (par l'eau, la vermine et le fumier) et la détérioration. L'entreposage des aliments dans un bâtiment à part des chevaux peut minimiser l'activité des rongeurs chez les chevaux et autour de ceux-ci;
  • éliminer les aliments contaminés ou de qualité médiocre;
  • utiliser les aliments de manière à faire une rotation des plus vieux aux plus frais; et
  • vider complètement vos contenants d'entreposage des aliments entre chaque lot.

EauNote de bas de page 20 : Bien qu'il existe quelques options d'approvisionnement en eau (puits privé, service d'eau public, rivières, lacs et étangs), la qualité de certaines varie davantage et peut poser un risque de maladie chez vos animaux. L'eau devrait être testée annuellement et si nécessaire (par exemple, changement de la couleur ou de l'odeur de l'eau). Le traitement de l'eau (par exemple, filtration UV) peut être requis pour assurer la qualité et minimiser le risque de contamination.

La qualité et l'appétence de l'eau sont affectées par la température, le pH, la salinité, les agents pathogènes (par exemple, les coliformes et les algues bleu-vert), les minéraux et les produits chimiques. La qualité des sources d'eau de surface (par exemple, les étangs et les ruisseaux) varie davantage et les possibilités de contamination sont plus grandes que pour les puits et les services d'eau publics et municipaux. Les maladies comme la leptospirose, la giardiase, la myéloencéphalite équine à protozoaire et le botulisme peuvent présenter un risque plus élevé lors de l'utilisation de sources d'eau de surface.

Les avantages des fournisseurs d'eau publics sont qu'ils sont responsables de l'assurance de la qualité de l'eau commerciale. Même si cela suscite moins de préoccupations que les puits de surface, les étangs et les cours d'eau, il importe de reconnaître que l'eau fournie par les services publics peut être contaminée. La contamination peut survenir en raison d'un traitement inapproprié, d'un réseau de distribution mal entretenu vers le site de rassemblement ou d'un réseau de distribution mal entretenu au site de rassemblement. Nettoyer, désinfecter et vidanger régulièrement le réseau de distribution d'eau. Cela comprend les seaux, les auges et les systèmes d'abreuvoirs automatisés.

Remarque : L'utilisation et l'accès des sources d'eau de surface par le bétail sont souvent réglementés par des lois et des règlements afin de protéger la qualité de l'eau souterraine et de surface ainsi que l'habitat environnemental. On rappelle aux propriétaires et aux gardiens de chevaux de respecter la législation pertinente.

  • Les sources communes d'eau (abreuvoirs partagés) peuvent être une source de transmission d'agents pathogènes. Lorsque les chevaux se mélangent temporairement à un endroit (événement, concours), abreuver tous les chevaux individuellement et empêcher le partage de seaux d'eau ou l'utilisation d'abreuvoirs communs;
  • déterminer la provenance de l'eau et évaluer sa qualité et son appétence;
  • ne pas submerger les boyaux d'eau d'utilisation commune dans les chaudières d'eau;
  • dans la mesure du possible, bloquer l'accès aux sources naturelles d'eau de surface;
  • faire analyser la qualité de l'eau au moins une fois par année afin de vérifier qu'elle respecte les normes liées à la consommation animaleNote de bas de page 21. Envisager de faire analyser les sources d'eau de surface et les puits de surface :
    • à la suite de période de pluie abondante et de ruissellement, s'il y a des préoccupations concernant la contamination par le fumier ou d'autres contaminants;
    • s'il y a un changement relatif au goût, à la couleur ou à l'odeur de l'eau; et
    • s'il y a une maladie inexpliquée répandue à l'ensemble du troupeau.

Idéalement, les chevaux devraient avoir leur propre seau d'eau; il ne devrait pas être partagé entre les groupes à risque et de pairs (par exemple, nouveaux chevaux et chevaux soupçonnés de maladie).

Litière : La nouvelle litière et celle qui a déjà servi (si elle n'a pas été obtenue, transportée et entreposée correctement) peuvent être une source d'agents pathogènes.

  • entreposer la litière fraîche de façon à prévenir la contamination par le fumier, l'eau, les ravageurs et les espèces sauvages;
  • fournir une source constante de litière absorbante et sèche, qui est enlevée et remplacée lorsqu'elle est souillée et selon un horaire régulier dans le cadre d'une routine de nettoyage des boxe;
  • enlever la litière, nettoyer et désinfecter les boxes avant d'y installer un autre cheval. Il est particulièrement important de s'assurer que le boxe a été désinfecté s'il était occupé par un cheval malade; et
  • veiller à ce que les désinfectants sélectionnés et le protocole utilisé soient appropriés en fonction du type de murs et de planchers (par exemple, bois, ciment). Consulter l'annexe 14 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les désinfectants et l'annexe 15 pour les procédures de nettoyage et de désinfection.

8.2 Gestion de la propriété et de la vermine

But : Entretenir la propriété afin de fournir un environnement sain et sécuritaire aux chevaux. Minimiser les populations de vermine et de parasites; gérer les activités des animaux de compagnie; contrôler l'exposition à la faune au moyen d'un plan intégré de lutte contre la vermine et de contrôle des espèces sauvages.

Description : Entreposer adéquatement l'équipement, les aliments et le fumier, ainsi que maintenir la propriété et ses environs exempts de débris est important pour la santé et la sécurité des chevaux. Les zones non obstruées sont propices au nettoyage et minimisent le risque de blessures pour les chevaux. Il s'agit également d'un élément important pour le contrôle de la vermine et des espèces sauvages.

La vermine et les espèces sauvages sont opportunistes. Les déchets abandonnés, les aliments pour les animaux ou les objets échappés représentent des occasions de repas ou d'élire domicile. La vermine, les animaux domestiques, les animaux féraux, le bétail, les parasites et les espèces sauvages peuvent causer ou transmettre des maladies et provoquer de l'irritation physique et des blessures aux chevaux. Les insectes (en particulier les mouches, les moustiques et les moucherons) et les rongeurs sont les animaux indésirables les plus fréquents qui doivent être gérés. Il est important d'utiliser des méthodes primaires de lutte contre la vermine et la faune en réduisant les sources d'habitat et d'alimentation avant d'entreprendre des mesures secondaires telles que l'utilisation d'insecticides et de pesticides.

Pratiques recommandées :

  • utiliser les méthodes primaires de lutte contre la vermine en réduisant les sources d'habitat des insectes et d'autres animaux nuisibles;
    • tondre la végétation;
    • faire du compostage ou retenir le fumier;
    • supprimer les cachettes et les aires de nidification pour la vermine et la faune;
    • minimiser les accumulations d'eau sur le site en nivelant, remplissant et contrôlant les eaux de ruissellement; et
    • éliminer les autres sites de reproduction des insectes en enlevant des objets comme des pneus, seaux, contenants et débris dans lesquels l'eau peut s'accumuler, garder les gouttières et le captage d'eau exempt de débris.
  • installer des ventilateurs dans les écuries pour réduire l'humidité dans celles-ci ainsi que dans les litières où les insectes peuvent se reproduire et pour limiter l'entrée d'insectes volants;
Photo d'une sellerie bien organisée.
Garder le harnachement, l'équipement et les locaux d'entreposage bien rangés et suspendre le matériel minimise les sites de nidification pour la vermine et permet de nettoyer les zones correctement. Photo offerte gracieusement par Ingrid Hildebrandt D.M.V.
  • les aliments sont une substance attractive pour les animaux, la vermine, la faune et les autres animaux domestiques. Entreposer les aliments de façon sécuritaire, nettoyer sans tarder les déversements de nourriture et entreposer correctement les déchets;
  • au besoin, traiter les chevaux et/ou les lieux avec des répulsifs et des insecticides de façon saisonnière et conformément aux recommandations du fabricant. Consulter un spécialiste pour lutter contre la vermine (exterminateur), en cas d'infestations importantes;
  • utiliser divers pièges à mouches et à insectes pour aider à gérer les populations autour des écuries et des pâturages;
  • installer des pièges à capture vivante pour les rongeurs et surveiller leur activité. Utiliser des stations et pièges appâtés pour rongeurs seulement après réflexion et avec prudence, car ils constituent un danger pour les animaux de compagnie, la faune et les enfants;
Image de 2 bouteilles d'insecticide.
Sélectionner un insecticide ou un répulsif qui cible les espèces d'insectes présentes. Photo d'insecticide pour les mouches offerte gracieusement par Can-Vet.
Image d'une bouteille de piège à mouches en plastique transparent.
Piège à mouches Starbar avec phéromone pour usage extérieur; peut être utilisé pour contrôler un grand nombre d'espèces de mouches. Photo offerte gracieusement par Farnamhorse.com.
Image d'un piège à mouches cylindrique en plastique jaune recouvert de mouches.
Piège à mouches collant (de Starbar) est une forme de contrôle des mouches non sélectif, certain sont recouverts d'attractifs. Photo offerte gracieusement par valleyvet.com.
Photo d'un piège à mouches à cheval. Ce type de piège est muni d'une petite structure en forme de tente sous laquelle est suspendu un objet en forme de balle noire.
Les mouches à cheval exigent souvent des pièges particuliers et sont attirées par les objets noirs. Piège à mouche à cheval par Horse Pal. Photo offerte gracieusement par bitingflies.com.
Photo en gros plan d'une guêpe se trouvant sur une pupe de mouche.
Contrôle biologique des mouches : guêpe parasite pond ses œufs dans la pupe de mouche. Photo offerte gracieusement par Lyle Buss, University of Florida.
  • installer des moustiquaires dans les fenêtres et les portes, sceller les ouvertures des écuries et des autres infrastructures;
  • déplacer les chevaux à l'intérieur pendant les périodes ou saisons à risque élevé (par exemple, du crépuscule à l'aube);
  • minimiser les contacts avec les animaux de compagnie, les autres animaux d'élevage et la faune susceptibles d'agir comme vecteurs de maladie; et
  • garder les chevaux éloignés des zones d'entreposage de l'équipement de ferme.

Tous les insecticides et les répulsifs doivent être utilisés et entreposés avec precaution. Suivre attentivement toutes les directives figurant sur l'étiquette. Les produits ne devraient pas être appliqués sur une peau présentant des lésions cutanées ou autour du nez, de la bouche et des yeux.

Les pyréthrines et les pyréthroïdes sont hautement toxiques pour les chats, alors que les organophosphates et les carbamates peuvent être toxiques pour les animaux et les humains.

Renseignements supplémentaires sur la gestion de la vermine :

Mosquito and Fly Prevention and Control on Manitoba Farms: Manitoba Agriculture, Food and Rural Initiatives, Soils and Crops Branch (en anglais seulement)
Insect Pests: Penn State Extension (en anglais seulement)
Fly Control Around Horses: University of Minnesota Extension (en anglais seulement)

Options de contrôle des insectes
Méthode Commentaires
Méthodes naturelles Chauves-souris et oiseaux Bien que les chauves-souris et certains oiseaux (hirondelles des granges et hirondelles pourprées) consomment une grande quantité d'insectes, il n'existe pas de preuves scientifiques suffisantes à l'appui pour encourager leur présence autour des propriétés équestres pour contrôler les mouches, les moustiques et les moucherons.
Méthodes naturelles
Guêpes parasites
(Muscidifurax raptor,
Muscidifurax raptorellus et
Muscidifurax zaraptor)
Petites guêpes nocturnes ne piquant pas qui pondent leurs œufs dans les pupes de mouche. Les guêpes en développement tuent les pupes de mouche. Les guêpes doivent être libérées au début du printemps et toutes les deux à quatre semaines jusqu'au gel. Cibler les pupes plutôt que les mouches adultes peut réduire considérablement les populations de mouches en diminuant les possibilités pour les mouches adultes de pondre des œufs. Cette façon de faire peut être utilisée pour contrôler un grand nombre d'espèces de mouches. Les guêpes (pupe des mouches paralysée en copeaux) peuvent être achetées et expédiées d'entreprises canadiennes.
Pièges Les divers pièges ciblent les mouches adultes, certains d'entre eux ont des attractifs à mouche ou des appâts. Certaines options comprennent un ruban adhésif pour les mouches, des contenants avec des appâts et des pièges à mouche à cheval. Les pièges à mouches sont souvent seulement efficaces pour certaines espèces de mouches ainsi différents types de pièges doivent être utilisés. Les pièges doivent être placés correctement, surveillés et remplacés fréquemment.
Répulsifs

Un grand nombre de formulations et de produits sont disponibles sur le marché; censé éloigner plutôt que tuer les insectes. L'efficacité et la durée d'action des produits varient.

  • Produits chimiques fabriqués : DEET, icaridine (picaridine) et IR3535 : Ces produits chimiques ont tous été approuvés pour leur efficacité à repousser certaines espèces de moustiques, de mouches et leur efficacité partielle contre les tiques (protection et durée réduites). Il a été signalé que l'IR3535 et l'icaridine sont moins irritants que le DEET.
  • Répulsifs naturels : l'huile de citronnelle et l'huile d'eucalyptus à odeur de citronnelle offrent un certain degré de protection contre les moustiques, les mouches et les tiques, toutefois, le degré et la durée de protection sont inférieurs à ceux offerts par les produits chimiques fabriqués.
  • Les huiles de lavande, de géranium, de clou de girofle, de menthe et autres ne sont pas recommandées.
Insecticides

Produits chimiques qui ciblent et tuent principalement les mouches adultes. Les produits sont formulés pour une application externe y compris (entre autres) pulvérisateurs, à verser, topique, lingettes et poudres. Certains produits peuvent être utilisés comme pulvérisateurs environnementaux/pulvérisateurs pour les écuries : Les ingrédients courants comprennent :

  • Pyrèthres/Pyréthrines : issus de fleurs séchées de certains plants de Chrysanthemum. Moins toxiques que de nombreux insecticides. Ils se dégradent rapidement dans l'environnement et dans la lumière du soleil. Peuvent être dispendieux étant donné qu'ils proviennent d'une source naturelle.
  • Pyréthroïdes : composés chimiques fabriqués semblables aux pyréthrines. Plus puissants, efficaces et durent plus longtemps que les pyréthrines; certaines générations précédentes sont plus toxiques que les pyréthrines.
  • Carbamates et organophosphates : composés chimiques plus vieux. Peuvent être toxiques pour tous les animaux en perturbant le système nerveux.

Les insecticides sont réglementés par l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada. Pour être homologués, les produits doivent s'avérer efficaces et poser un risque minimal pour la santé humaine et l'environnement. Santé Canada gère une base de données interrogeable sur les produits : Recherche dans les étiquettes de pesticides - Santé Canada

8.3 Gestion des pâturages

But : Gérer les pâturages de façon à minimiser l'accumulation et la propagation d'agents pathogènes et de plantes toxiques.

Description : Le fait d'avoir une trop forte densité de chevaux sur les pâturages peut contribuer au surpâturage, à des conditions de pâturage poussiéreux et à l'accumulation d'agents pathogènes susceptibles de nuire à la santé des chevaux. La gestion appropriée des pâturages joue un rôle important dans la gestion des parasites des chevaux - tels que les vers ronds et les vers solitaires - et peut contribuer à réduire l'usage des vermifuges et des insecticides pour les chevaux. (Veuillez consulter l'annexe 11 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur la gestion des parasites)

Pratiques recommandées :

  • prévenir la surpopulation des chevaux dans les pâturages en ajustant le taux de chargement aux conditions de pâturage;
  • soumettre obligatoirement tous les chevaux à un programme de lutte antiparasitaire;
  • alterner les pâturages afin de minimiser leur surutilisation et aider à réduire les charges parasitaires. Si une rotation n'est pas possible, envisager l'utilisation d'un enclos toutes saisons pour les chevaux afin de permettre à l'herbe du pâturage de repousser, de protéger le sol saturé et de contrôler la quantité de gazon vert ingérée par les chevaux;
  • alternez les chevaux et d'autres animaux non vulnérablesNote de bas de page 22 dans le même pâturage qui consomment environ la même quantité quand l'exposition aux parasites est à son sommet (mois d'été);
  • n'épandre que du fumier complètement composté sur les champs utilisés pour le pâturage, puisque la chaleur générée au cours du processus de compostage inactivera les œufs et les larves présents dans le fumier;
  • gérer le nombre de chevaux dans un pâturage pour s'assurer qu'il y a un broutage égal de jeune fourrage feuillu pour minimiser le développement de végétaux matures plus avancés, plus hauts et moins désirables (herbe haute);Note de bas de page 23
  • donner du foin au besoin pour garder le fourrage à une hauteur raisonnable (4 pouces et plus);
  • introduire les chevaux graduellement dans les pâturages et les observer régulièrement;
  • faire attentionNote de bas de page 24 lors de l'épandage ou du hersage des pâturages puisque cette pratique expose et répand les œufs et les larves. L'épandage et le hersage devraient être envisagés seulement pendant les chaleurs de l'été, lorsque les œufs et les larves exposés mourront plus rapidement;
    • les chevaux devraient être tenus à l'écart du pâturage pendant au moins une semaine après l'épandageou le hersage pour permettre aux œufs et aux larves de parasites de mourir;
    • l'épandage ou le hersage n'est pas encouragé lors des températures plus froides comme à l'automne. Les parasites peuvent survivre pendant une longue période dans des températures plus froides.

Renseignements supplémentaires sur la gestion des pâturages :

Managing Pastures to Feed your Horse, North Carolina State University Cooperative Extension Service (en anglais seulement)
Pasture Management for small strongyle control. Dre Mary Rossano et al; University of Kentucky (en anglais seulement)
Pasture Management: University of Minnesota Extension (en anglais seulement)

8.4 Clôtures intérieures et périphériques

But : Les clôtures intérieures et périphériques servent à contenir les chevaux de façon sécuritaire et à faciliter leur gestion sur la propriété.

Description : Les clôtures ont un certain nombre de fonctions essentielles au maintien de la santé et du bien-être des chevaux incluant le confinement sécuritaire, la séparation des groupes de pairs d'âge et de statuts sanitaires différents, la protection contre les prédateurs et la délimitation de la propriété. La sélection des matériaux et de la conception appropriés pour les clôtures devrait être faite en fonction des besoins, de l'utilisation prévue, de la durabilité, de l'entretien et du coût.

Photo d'un enclos à chevaux entouré d'une clôture électrique à cinq brins. Les brins sont attachés à de grands poteaux en bois à l'aide d'isolants électriques afin d'éviter la mise à la terre.
Clôture électrique. Photo fournie par Rammfence.com
Photo d'une clôture en maillage de métal galvanisé attaché à des poteaux en bois.
Clôture en métal galvanisé. Photo fournie par Horsefencing.net
Photo d'une clôture d'enclos à chevaux en fils de métal recouverts de polymère attachés à des poteaux en bois.
Clôture en métal recouverte de polymère. Photo fournie par Rammfence.com
Photo d'une clôture pour enclos à chevaux en bois recouvert de polymère. Un cordon de clôture électrique est attaché aux poteaux intérieurs.
Clôture de bois et cordeline recouverts de polymère. Photo fournie par Woodguard.ca
Photo de poteaux et de clôture de perche en vinyle.
Poteaux et clôture de perche en vinyle. Photo fournie par AVinylfence.com
Photo d'une clôture en métal à mailles.
Clôture en métal à mailles en forme de losange ou de v. Photo d'une clôture Keepsafe de fenceline.co.uk

Pratiques recommandées :

Conception, construction et installation de clôtures

  • harmoniser les besoins en clôture et leur utilisation avec les matériaux et la conception appropriés. Tenir compte de la durabilité (par exemple, le temps de vie et les caractéristiques des matériaux, y compris fendillement, rupture, écaillage, décomposition, craquellement, étirement et la présence de rouille), la force, l'entretien, le coût et la facilité à nettoyer et à désinfecter au besoin (par exemple, clôture dans un enclos destiné aux chevauxmalades ou aux arrivants);
    • il existe de nombreux matériaux sur le marché qui représentent des options alternatives aux clôtures en bois et qui sont beaucoup plus faciles à nettoyer et à désinfecter : bois recouvert de polymères, clôture en vinyle, fil ou maille en métal recouvert de polymères, métal à haute résistance (fil sans saillie, treillis de fils métalliques, maille, fils entrelacés de brins métalliques), clôture électrique (ruban, fil entrelacé et corde) et panneau ou tuyau de métal;
  • entourer la propriété au moyen d'une clôture périphérique clairement visible et en mesure de prévenir que des chevaux s'échappent;
  • inspecter régulièrement l'intégrité des clôtures et des portes et faire les réparations afin d'empêcher le mélange non désiré de chevaux;
  • dans certaines circonstances il devrait y avoir suffisamment d'espace (au moins 10 pieds) entre les enclos et/ou la zone de pâturage clôturée afin de prévenir le contact entre les chevaux (Veuillez consulter la figure 10 : diagramme de l'aménagement de l'exploitation); et
  • utiliser des portes et de la signalisation afin de restreindre l'accès au site et aux zones comprises dans la propriété.

Renseignements supplémentaires sur la conception de clôtures

Fence Planning for Horses: Penn State College of Agricultural Sciences Extension (en anglais seulement)
Fences for Horse: University of Georgia Extension (en anglais seulement)

8.5 Nettoyage et désinfection des écuries et de l'équipement

But : Le nettoyage et la désinfection sont effectués avant et après utilisation, ainsi que dans le cadre de l'entretien régulier, des écuries, des boxes, des infrastructures et de l'équipement.

Description : Le nettoyage et la désinfection quotidiens sont requis afin de réduire le risque continu de transmission de maladies sur l'exploitation ou le site de rassemblement. L'équipement et les outils utilisés pour déplacer les aliments ou le fumier, ou pour entretenir le site, particulièrement ceux utilisés pour les chevaux séparés ou malades, nécessitent des pratiques de nettoyage et de désinfection spécialisées. Il est important que les écuries, les boxes, les infrastructures pertinentes (telles que les abreuvoirs et les clôtures) et l'équipement soient nettoyés et désinfectés lorsqu'il y a une éclosion de maladie ou un cas suspect de maladie dans le troupeau.

Pratiques recommandées :

  • implanter un plan de nettoyage et de désinfection pour le contrôle des agents pathogènes sur l'équipement et les surfaces environnementales;
  • établir un calendrier et des protocoles de nettoyage et de désinfection pour l'équipement de l'exploitation ou du site de rassemblement (par exemple, écuries, boxe, abreuvoirs, mangeoires et seaux) et pour les véhicules;
  • nettoyer et désinfecter les surfaces communes de contact dans les enclos et les carrières/manèges d'équitation (par exemple, les barrières et les clôtures où les chevaux sont réunis);
  • nettoyer et désinfecter les remorques, les boxes et les enclos entre chaque cheval et à la suite d'une maladie;
  • éviter de partager le harnachement et l'équipement entre les chevaux et, lorsque nécessaire, nettoyer et désinfecter entre chaque cheval;
  • nettoyer toujours avant de désinfecter puisque les désinfectants sont généralement inefficaces en présence de matières organiques;
  • éviter le lavage à haute pression qui risque de propager les agents pathogènes;
  • utiliser un désinfectant efficace capable d'inactiver les agents pathogènes concernés; et
  • être conscient que les désinfectants sont des produits chimiques posant des risques variables aux préposés, aux chevaux et aux surfaces environnementales.
Photo d'une dame nettoyant et désinfectant les panneaux en plastique d'une stalle à chevaux.
Photo offerte gracieusement par Canada équestre

Veuillez consulter l'annexe 14 sur les désinfectants et l'annexe 15 sur les procédures de nettoyage et de désinfection.

Nettoyer soigneusement les surfaces, l'étape la plus importante, élimine la majorité des agents pathogènes. Appliquer le désinfectant uniquement sur des surfaces propres et suivre les indications inscrites sur l'étiquette du fabricant.

Renseignements supplémentaires :

Une bonne ressource pour des procédures qui peuvent être appliquées aux remorques destinées au transport des chevaux : Le document du Conseil canadien de la santé porcine : Méthode de lavage, désinfection et séchage des véhicules de transport des porcs vivants.

8.6 Entretien des écuries, de la ventilation et des douches

But : Gérer et entretenir les écuries, les bâtiments et les douches et optimiser la ventilation dans les aires d'hébergement des chevaux.

Description : Maintenir les bâtiments et les surfaces en bon état permet un nettoyage et une désinfection efficaces, réduisant ainsi l'accumulation d'agents pathogènes. Une ventilation adéquate est une considération importante pour la santé respiratoire d'un cheval. La ventilation est nécessaire pour assurer un échange d'air fréquent et une distribution uniforme d'air frais, pour éliminer l'humidité et les irritants (tels que l'ammoniac et les particules), et pour régulariser la température. La conception et le drainage des douches et râteliers/mangeoires sont importants afin de réduire le contact entre les chevaux et entre les chevaux et les surfaces environnantes.

Pratiques recommandées :

  • s'assurer que les surfaces avec lesquelles les chevaux entreront en contact direct sont en bon état (c.-à-d., pas rongées ni craquées);
  • s'assurer que la circulation d'air est adéquate partout dans l'écurie;
  • gérer et surveiller la ventilation pour s'assurer que l'humidité, les particules en suspension et la température sont contrôlées afin de réduire leur impact sur la santé des chevaux;
  • minimiser l'utilisation de boxes intérieurs, dans lesquels la circulation d'air est réduite;
  • revoir la disposition des douches et des râteliers/mangeoires afin de mettre en œuvre des mesures qui réduisent les contacts directs entre les chevaux et avec les surfaces environnantes; et
  • veiller à ce que les douches soient bien drainés, nettoyés et désinfectés en fonction de l'usage. Les douches ne devraient pas se déverser dans les zones où les chevaux sont logés ou au pâturage.

Renseignements supplémentaires sur la ventilation :

Ventilation horse facilities: Penn State College of Agricultural Sciences Extension (en anglais seulement)
Stall and Stable: Canadian Pony Club Education (en anglais seulement)

8.7 Gestion du fumier

But : Le fumier est régulièrement retiré, entreposé et éliminé de façon à minimiser le contact avec le troupeau et à prévenir la contamination des sources d'alimentation et d'abreuvement.

Description : Le fumier est une source d'agents pathogènes potentiels. Les agents pathogènes potentiels peuvent demeurer infectieux pendant de longues périodes de temps dans l'environnement et l'enlèvement régulier du fumier réduira l'accumulation d'agents pathogènes dans l'environnement. Le compostage du fumier peut offrir des avantages supplémentaires, y compris l'élimination des œufs et des stades immatures de nombreux parasites. S'assurer que les méthodes d'entreposage et d'élimination du fumier sont être conformes aux règlements fédéraux, provinciaux et municipaux.

Pratiques recommandées :

  • retirer le fumier des boxes, des enclos et des pâturages des chevaux selon un horaire régulier afin de réduire le plus possible l'accumulation. Le ramassage et le retrait quotidiens sont recommandés dans les boxes et les enclos. Le ramassage hebdomadaire et aux deux semaines dans les enclos et les pâturages peut réduire l'accumulation de parasites;
  • dédier des outils et de l'équipement utilisés pour la manutention du fumier à cette activité. Désigner de l'équipement pour les zones où les chevaux sont séparés des autres chevaux. Si de l'équipement ne peut être réservé à cette activité ou désigner à des zones précises, nettoyer et désinfecter l'équipement entre les activités ou les zones;
  • vérifier que la capacité d'entreposage du fumier suffit à la taille de l'installation;
  • concevoir et localiser des aires d'entreposage du fumier afin de prévenir le contact avec le troupeau, la contamination des aliments et des approvisionnements en eau ainsi que l'accès par la vermine ou la faune;
  • séparer l'aire d'entreposage du fumier des chevaux résidents de celle des chevaux à risque élevé afin de réduire au minimum les possibilités de propagation des maladies;
  • composter le fumier pour inactiver les agents pathogènes (dont les parasites) si le fumier doit servir de fertilisant dans les pâturages des chevaux (ou d'autres espèces animales sensibles); et
  • se laver les mains ou les assainir, et nettoyer et désinfecter les chaussures ou les bottes après avoir manipulé du fumier.
Photo d'une série de bacs de compostage du fumier en bois. Les panneaux du devant peuvent être retirés pour faciliter le remplissage et le vidage.
Le compostage du fumier peut être effectué à l'aide d'une série de bacs où le fumier et la litière utilisée peuvent être ajoutés et retournés au besoin pour assurer un chauffage constant. On peut recouvrir les bacs d'une bâche ou un couvercle pour éviter que les ravageurs et la faune y aient accès. Photo offerte gracieusement par la University of Minnesota; photo modifiée aux fins d'utilisation.
Photo d'une structure de compostage sur une dalle de béton comportant plusieurs grands bacs de compostage.
Une structure de compostage couverte sur une dalle de béton aide à minimiser la pluie et la neige qui peuvent contribuer aux lixiviats provenant des tas de compost. Le lixiviat provenant du compost non traité peut toujours contenir des bactéries, des virus et des parasites qui peuvent entraîner des maladies chez les chevaux, les autres bestiaux et les animaux sauvages. Photo reproduite avec l'autorisation de o2composting.com

Le compostage du fumier offre de nombreux avantages, y compris ce qui suit :

  • Réduction des odeurs, du volume du fumier et de la litière utilisée
  • Recyclage des nutriments et amélioration de la qualité du sol lorsqu'utilisé comme amendement de sol
  • Élimination des insectes et des œufs, des nymphes et des larves de parasites
  • Inactivation de certains agents pathogènes bactériens et viraux
  • Retrait des zones de reproduction des insectes
  • Élimination des semences de mauvaises herbes

Renseignements supplémentaires sur la gestion du fumier :

Manure and Pasture Management for Horse Owners - Alberta Agriculture and Forestry (en anglais seulement)
Structures de stockage de fumier pour petits et moyens élevages de chevaux - ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales
Horse Stable Manure Management - Penn State Extension (en anglais seulement)
Environmentally Friendly Horse Farm Through Better Manure/Waste Management - Government of British Columbia (en anglais seulement)

8.8 Gestion des ordures

But : Les ordures, les déchets biomédicaux et les objets pointus et tranchants sont régulièrement éliminés et gérés de façon à réduire au minimum la transmission d'agents pathogènes.

Pratiques recommandées :

  • entreposer les ordures ménagères et de l'écurie dans des conteneurs fermés et en faire l'élimination régulièrement;
  • confiner les déchets médicaux et les objets tranchants et poitus dans un contenant distinct approuvé à cet effet et l'éliminer conformément à la réglementation locale. Les contenants pour objets tranchants et poitus approuvés sont à l'épreuve des fuites et résistants aux piqûres d'aiguille, très visibles, conçus pour offrir une entrée à sens unique pour les objets tranchants et ils peuvent être fermés de manière sécuritaire pour le transport. On peut obtenir les conteneurs auprès d'un médecin vétérinaire, d'une pharmacie, d'une entreprise d'élimination des déchets médicaux ou d'un magasin de fournitures médicales. Ne pas utiliser des conteneurs à déchets temporaires ou non approuvés puisqu'ils peuvent être facilement percés ou ils peuvent se renverser et répandre leur contenu.
Photo de deux conteneurs pour objets tranchants et pointus en plastique et avec couvercles. Des étiquettes et des consignes visibles sont affichées sur le devant des conteneurs.
Un exemple d'un conteneur pour objet stranchants et pointus approuvé accompagné d'un dispositif intégré de retrait sécuritaire des aiguilles. Photo offerte gracieusement par BD (Becton Dickinson et compagnie).

8.9 Gestion des carcasses d'animaux morts

But : Les carcasses d'animaux morts sont gérées et éliminées afin de minimiser la transmission d'agents pathogènes et la contamination de l'environnement.

Description : La méthode d'élimination et d'entreposage des carcasses d'animaux morts doit être conforme aux règlements municipaux et provinciaux. Selon la région, les méthodes d'élimination acceptables comprennent l'enterrement, le compostage, l'incinération, la récupération, les moyens naturels et l'enfouissement.

Il faut faire particulièrement attention en éliminant les chevaux euthanasiés à l'aide de solution chimique puisqu'ils posent un risque important. Les produits chimiques sont toxiques pour les animaux de compagnie, les autres animaux, les espèces sauvages, les humains et l'environnement.

Les carcasses de chevaux peuvent être une source d'agents pathogènes, et certains peuvent survivre pendant des périodes de temps considérables dans la carcasse. Certains agents bactériens, fongiques et parasitaires peuvent se reproduire et augmenter en nombre dans la carcasse et sur cette dernière. Les ravageurs et les espèces sauvages qui ont accès à ces carcasses peuvent propager des agents pathogènes de la propriété aux installations avoisinantes et aux espèces sauvages.

L'élimination par des moyens naturels et l'enterrement ne sont pas permis dans toutes les provinces. Vérifier auprès des autorités provinciales.

Les solutions pour l'euthanasie (médicaments) sont extrêmement puissantes. Même de petites quantités de médicament dans des seringues usagées peuvent représenter un danger pour les animaux et les personnes. Éliminer prudemment les seringues et les aiguilles et essuyer toute éclaboussure de sang à la suite d'une euthanasie pour éviter tout contact avec des humains ou des animaux.

Pratiques recommandées :

  • si elle n'est pas évidente, déterminer la cause de la mort afin de tenter d'exclure les sources contagieuses ou infectieuses;
  • si l'élimination de la carcasse, le nettoyage et la désinfection de la zone (par exemple, un boxe ou un enclos) ne sont pas faisables dans l'immédiat, veiller à ce que la carcasse soit dans un endroit qui empêche l'accès par les animaux de compagnie, la vermine, la faune, les autres animaux d'élevage et les autres chevaux jusqu'à ce qu'elle puisse être déplacée;
  • veiller à ce que l'accès aux animaux de compagnie, à la vermine et aux charognards soit bloqué dans les zones de rétention des carcasses et là où les carcasses sont ramassées par un service d'élimination. L'endroit doit aussi minimiser l'introduction de ceux ci dans les aires d'hébergement des chevaux;
  • dédier de l'équipement ou nettoyer et désinfecter l'équipement utilisé pour la collecte et l'élimination des carcasses d'animaux morts.

Figure 10 : Exemple d'aménagement d'une propriété et séparation des enclos :

Photo d'une écurie et d'enclos extérieurs entourés d'une clôture afin d'illustrer le concept de séparation de enclos de chevaux en différents états de santé.
Description de la photo – : Figure 10 : Exemple d'aménagement d'une propriété et séparation des enclos

Photo d'une écurie et d'enclos extérieurs entourés d'une clôture afin d'illustrer le concept de séparation de enclos de chevaux en différents états de santé. Dans le sens des aiguilles en commençant par le coin supérieur gauche de l'image : un enclos à chevaux clôturé contenant un abri à chevaux et un abreuvoir. Cet enclos est entouré d'une zone d'accès restreint. Il porte la mention d'« Enclos de séparation pour les chevaux à risque plus élevé ». À droite et séparés par un espace gazonné se trouvent deux enclos clôturés contenant chacun un abreuvoir et portant la mention « Enclos de mise en liberté ». Ils sont tous deux entourés d'une zone d'accès restreint. À l'extrémité droite se trouve un bâtiment contenant de nombreux barils et se trouvant sur une dalle en béton. Celui-ci porte la mention « Entreposage des aliments et de la litière ». Devant ces zones se trouve une grande écurie en bois portant la mention « Écurie de chevaux résidents ». Le toit du bâtiment a été retiré afin de pouvoir observer le plan intérieur. Au coin supérieur gauche de l'écurie se trouve une stalle contenant des boyaux, de l'eau et de l'équipement et portant la mention « Douche ». À droite se trouvent les portes coulissantes de l'écurie menant dehors. À droite des portes se trouvent 3 boxes en bois à encadrements en métal portant la mention « Boxes pour les chevaux résidents ». À droite de celles-ci se trouve une zone fermée munie d'une porte et la mention « Entreposage des aliments et de la litière ». De grands bacs à ordures à roulettes se trouvent entre cette zone et le mur de l'écurie. De grandes portes sont ouvertes sur l'extérieur du côté droit de l'écurie. Une allée sépare les deux côtés de l'écurie sur toute sa longueur. Au bas de l'écurie se trouvent quatre boxes en bois et en métal portant la mention « Boxes pour les chevaux résidents ». À gauche de celles-ci se trouve une salle fermée portant la mention « Sellerie ». Un boxe pour chevaux, en bois et en métal, se trouve dans le coin inférieur gauche de l'écurie. Celui-ci est séparé de la sellerie par une zone overte. On retrouve des fenêtres coulissantes des deux côtés de l'écurie. Le sol de l'écurie est en béton. Une zone d'accès restreint entoure l'écurie. Un panneau de biosécurité est affiché à côté des portes de l'écurie de droite.

La séparation des enclos et des écuries pour les chevaux au statut sanitaire différent ou par groupe de pairs aide à minimiser la transmission d'agents pathogènes et facilite la gestion des chevaux sur l'exploitation ou sur le site de rassemblement. L'écurie des chevaux résidents, les enclos de mise en liberté et les enclos de séparation sont tous des zones d'accès restreint accessibles par des points d'accès contrôlés (portes). Les enclos de mise en liberté de deux jours sont complètement clôturés et séparés par plus de 10 pieds, ce qui empêche le contact direct entre les chevaux et chacun possède son propre abreuvoir. Les nouveaux chevaux et ceux de retour sont séparés dans un boxe à l'extrémité de l'écurie et un enclos de mise en liberté est réservé à leur usage.

Les chevaux malades requièrent le plus haut niveau de biosécurité et, idéalement, devraient être physiquement séparés des autres chevaux sur la propriété (écurie de séparation). Restreindre l'accès uniquement aux personnes nécessaires aux soins de ces chevaux et exiger le lavage des mains avant et après la visite. Réserver des salopettes et des chaussures exclusivement à cette écurie ou nettoyer et désinfecter les bottes à l'entrée et à la sortie. Réserver et étiqueter tout le harnachement et l'équipement (seaux, râteaux, pelles, etc.) et veiller à ce qu'aucun ne soit retiré et utilisé avec d'autres chevaux. Dans l'impossibilité d'avoir un emplacement distinct, un boxe isolé des autres chevaux dans l'écurie des chevaux résidents peut être utilisé. Toutefois, l'espace aérien partagé et l'étroite proximité avec les autres chevaux peuvent entraîner la transmission accidentelle d'agents pathogènes par voies aériennes et d'autres méthodes de contact indirect.

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