Guide national de biosécurité de l'utilisateur pour les exploitations et sites de rassemblement du secteur équin

Table des matières

Section 1 : Glossaire

Aérosol :

Suspension dans l'air de particules solides ou liquides pouvant être distribuées sur de courtes distances.

Agents pathogènes :

Agents biologiques susceptibles de causer des maladies, tels que les bactéries (dont les mycoplasmes), virus, champignons, parasites et autres micro-organismes.

Assainir :

Processus réduisant le nombre d'agents pathogènes sans complètement éliminer toutes les formes microbiennes potentiellement présentes sur une surface.

Barrières physiques :

Utilisation de structures physiques et autres éléments afin de réduire l'exposition aux agents pathogènes, incluant l'utilisation de clôtures et de portes pour gérer l'accès et le flux de circulation ainsi que l'utilisation de cloisons solides afin de minimiser les contacts entre les chevaux. Est également inclus, l'utilisation de vêtements protecteurs, de bottes et de gants qui limitent la contamination et/ou l'infection d'une personne.

Bioconfinement :

Ensemble de pratiques visant à contenir les agents pathogènes d'une population d'animaux d'un lieu particulier pour les empêcher de contaminer d'autres lieux.

Bio-exclusion :

Ensemble de pratiques visant à minimiser l'introduction d'agents pathogènes dans une population d'animaux en provenance d'une source externe.

Biogestion :

Ensemble de pratiques visant à minimiser la transmission d'agents pathogènes au sein d'une population animale (par exemple, la propagation d'une maladie parmi les chevaux d'une même exploitation ou d'un site de rassemblement).

Biosécurité :

Ensemble de pratiques utilisées afin de minimiser la présence d'agents pathogènes et de vermine dans les populations d'animaux et de végétaux, y compris leur introduction (bio-exclusion), leur transmission (biogestion) et leur propagation (bioconfinement).

Cheval :

Dans le présent document, réfère à toutes les espèces équines domestiques, soit les chevaux, les poneys, les chevaux miniatures, les ânes, les mules et les bardots.

Contact direct :

Contact physique étroit entre les animaux (par exemple, nez à nez, interaction sociale ou reproduction).

Contact indirect :

Contact avec un agent pathogène par le biais d'un aérosol ou d'un vecteur passif contaminé (par exemple, une chaudière) sans entrer directement en contact avec la source.

Contenant pour objets pointus et/ou tranchants :

Contenant utilisé pour entreposer de façon sécuritaire les aiguilles et d'autres objets pointus et/ou tranchants à des fins d'élimination. Seuls des contenants pour objets pointus et/ou tranchants « approuvés » devraient être utilisés puisqu'ils sont conçus pour prévenir les blessures de par leur résistance aux perforations et pour prévenir le débordement ou le retrait des éléments éliminés.

Déchets médicaux :

Déchets générés par l'administration de traitements (par exemple, aiguilles, seringues, médicaments périmés et matériel jetable utilisé pour le traitement des chevaux).

Désinfection :

Processus employé pour inactiver, diminuer ou éliminer les agents pathogènes d'une surface ou d'un objet.

Équipement de protection individuelle :

Fait référence à des vêtements spécialisés ou à de l'équipement porté par un individu pour lui procurer une barrière de protection contre l'exposition et les blessures dues à des dangers. Il peut être utilisé pour protéger contre les agents pathogènes, les produits chimiques (désinfectant et médicament) et les dangers physiques (aiguilles ou morsures), toutefois les spécifications de l'équipement sont différentes selon chaque danger. Pour les maladies infectieuses, l'équipement de protection individuelle comprend la combinaison, les bottes, les couvre-chaussures, les gants et, dans certains cas, des masques faciaux et respiratoires qui protègent la peau, les muqueuses et les voies respiratoires des agents pathogènes. L'équipement de protection individuelle réduit également la transmission d'agents pathogènes à d'autres chevaux via des vêtements contaminés, de l'équipement et des mains sales.

Événement :

Rassemblement organisé où des chevaux provenant d'au moins deux exploitations ou sites de rassemblement se retrouvent pour une période déterminée. On entend par événement ou activité tout encan, foire, parade, course, spectacle hippique, activité récréative, concours hippique, clinique, rodéo, compétition ou tout autre rassemblement de chevaux.

Excrétion :

Transmission d'un agent infectieux d'un animal à un autre ou à l'environnement; peut se produire en l'absence de signes cliniques.

Exploitation :

Parcelle de terre définie et tous les bâtiments associés utilisés principalement pour les soins et la maintenance de chevaux à long terme (par exemple, pension, ferme d'élevage, centres équestres).

Faune :

Tout animal non domestiqué vivant librement dans son habitat naturel. Les animaux sauvages (faune) peuvent être, à l'occasion et involontairement, en contact avec des chevaux de l'exploitation ou du site de rassemblement.

Gardien :

Toute personne en contrôle d'un cheval et ayant la responsabilité de ses soins, à court ou à long terme. Cela peut comprendre les propriétaires, le personnel et les propriétaires des écuries, les bénévoles, les clients, les fournisseurs de services et les membres de la famille.

Gestion de l'accès :

Contrôle des déplacements des chevaux, de l'équipement, des véhicules et des personnes à l'intérieur et à l'extérieur d'une exploitation ou d'un site de rassemblement, ainsi qu'entre les différentes zones d'une exploitation ou d'un site de rassemblement afin de minimiser la transmission d'agents pathogènes. Elle peut comprendre des barrières physiques (par exemple, des clôtures et des portes qui indiquent clairement les points d'entrée et de sortie) et/ou des mesures procédurales (par exemple, le lavage des mains, le nettoyage des bottes et la désinfection).

Groupe de pairs :

Chevaux d'âge (par exemple, sujets d'un an), d'utilisation (par exemple, poulinières et chevaux d'école) ou de statut sanitaire (par exemple, même programme préventif de santé) similaires.

Hôte sensible :

Personne ou animal dont l'immunité est déficiente ou qui n'a pas la capacité de résister à l'invasion d'agents pathogènes, lesquels se multiplient ou se reproduisent alors et causent une infection.

Infection :

Envahissement puis multiplication ou reproduction d'agents pathogènes tels que des bactéries, des virus et des parasites dans les tissus d'un animal vivant.

Maladie :

Changement de l'état normal. Écart ou perturbation dans la structure ou la fonction d'un tissu, d'un organe ou d'une partie du corps d'un animal vivant.

Maladie à déclaration obligatoire au Canada :

Réfère aux maladies couvertes par les lois et les règlements fédéraux et/ou provinciaux. À l'échelle fédérale, les maladies à déclaration obligatoire sont décrites dans la Loi sur la santé des animaux et le Règlement sur les maladies déclarables et revêtent généralement une grande importance pour la santé humaine ou animale ou, encore pour l'économie canadienne. Les propriétaires d'animaux, les médecins vétérinaires et les laboratoires sont tenus de signaler immédiatement la présence d'un animal qui est atteint ou qui est soupçonné d'être atteint de l'une de ces maladies à un médecin vétérinaire de district de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Des mesures de lutte ou d'éradication seront immédiatement appliquées. Une liste des maladies à déclaration obligatoire au Canada est accessible au site Web de l'ACIA à l'adresse : http://www.inspection.gc.ca/animaux/animaux-terrestres/maladies/declaration-obligatoire/2016/fra/1329499145620/1329499272021

Maladie à notification immédiate :

En général, les maladies à notification immédiate sont des maladies exotiques au Canada pour lesquelles il n'existe aucun programme de lutte ou d'éradication et qui doivent être signalées immédiatement à un organisme gouvernemental spécifique.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments peut cependant décider de prendre des mesures de lutte contre ces maladies lorsqu'elle est avisée de leur présence au Canada. Cette catégorie comprend également certaines maladies indigènes rares dont l'absence à l'intérieur d'un troupeau d'origine doit être certifiée pour satisfaire aux exigences d'importation des partenaires commerciaux. Certains ministères provinciaux peuvent exiger une notification aux fins de surveillance et/ou de contrôle de certaines maladies à notification immédiate.

Maladie animale exotique :

Maladie animale existante ou émergente qui représente une menace grave pour la santé des animaux, l'économie et/ou la santé humaine et qui ne se retrouve habituellement pas au pays.

Maladies déclarables / notifiables au provincial :

Certains ministères provinciaux de l'Agriculture exigent la déclaration de maladies qui figurent dans leur législation concernant la santé animale. Pour plus d'information, il faut contacter le ministère provincial d'agriculture concerné.

Maladie émergente :

Nouvelle infection résultant de l'évolution ou de la modification d'un agent pathogène ou d'un parasite existant entraînant alors un changement de la gamme d'hôtes, du vecteur, de la pathogénicité ou de la souche; ou l'apparition d'une infection ou d'une maladie auparavant non reconnue.

Maladie endémique :

Présence continue d'une maladie dans une population ou une région donnée, habituellement au même niveau, souvent faible. Pour les animaux, parfois également appelée « maladie enzootique ».

Maladie infectieuse :

Maladie causée par des agents pathogènes (par exemple, parasites, bactéries, virus, champignons ou prions).

Maladie zoonotique :

Agents pathogènes qui peuvent causer des maladies chez les animaux et les humains (par exemple, Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline [SARM] et Salmonella sp.).

Mélange :

Lorsque des chevaux provenant de différents endroits ou avec un statut sanitaire différent sont rassemblés et exposés les uns aux autres, directement ou indirectement, à court ou à long terme. Les pensions pour chevaux, les encans, les pâturages d'été, les aires de repos, les concours hippiques, les cliniques, les rodéos et les événements 4 H sont certains exemples de sites de mélange.

Mesures procédurales :

Recours à des processus comme le lavage des mains, le nettoyage et la désinfection afin de réduire le plus possible la transmission des agents pathogènes et à des procédures pour évaluer le statut sanitaire et vaccinal des nouveaux chevaux afin de protéger la santé des animaux.

Mode de transmission :

Méthode par laquelle les agents pathogènes sont transmis d'un animal ou d'un lieu à un autre. Un exemple de transmission directe est le contact nez à nez. Les exemples de transmission indirecte peuvent comprendre le contact avec des fluides corporels contaminés, des vecteurs ou des vecteurs passifs.

Mortalité :

Mesure du nombre de décès dans une population.

Objets pointus et/ou tranchants :

Articles médicaux courants comprenant les aiguilles, les scalpels, les ciseaux, les agrafes et d'autres objets pouvant percer ou couper la peau.

Pathogénicité :

Pouvoir ou capacité d'un agent pathogène de causer une maladie chez un organisme vivant.

Point d'accès contrôlé :

Point d'entrée désigné et visuellement défini pour gérer le flux de circulation des personnes, des chevaux, des véhicules, de l'équipement et du matériel dans l'exploitation ou le site de rassemblement, dans une zone d'accès contrôlé ou dans une zone d'accès restreint.

Porteur sain ou subclinique :

Cheval qui n'affiche aucun signe de maladie, mais qui héberge un agent pathogène.

Pratiques recommandées :

Aux fins du présent document, une pratique recommandée est un programme, un processus, une stratégie ou une activité, qui s'est avéré être le plus efficace pour la prévention et le contrôle des maladies. Les pratiques recommandées pourraient devoir être ajustées avant leur mise en œuvre afin de s'adapter plus particulièrement à une exploitation ou à un site de rassemblement et ainsi faciliter leur instauration.

Procédure opérationnelle normalisée :

Procédure définie et documentée détaillant les étapes à suivre pour atteindre un objectif. Cela comprend tout processus formel qu'utilise un gardien pour définir la manière dont il gère les activités quotidiennes. Il peut s'agir d'un protocole dûment mis par écrit ou d'un processus non écrit rigoureusement appliqué. L'accent est mis sur le processus et non sur la documentation.

Risque :

la probabilité qu'un événement non souhaitable survienne et affecte la santé.

Exemples de risques élevés et faibles

  1. Activités
    1. Activité à risque élevé - les encans/ventes de chevaux représentent un risque élevé pour la santé des chevaux lorsqu'aucune mesure de prévention et aucun protocole ne sont mis en place et que plusieurs chevaux de provenances diverses se mélangent.
    2. Activité à faible risque - un événement tel que les Jeux panaméricains présente un faible risque pour la santé des chevaux puisque les athlètes équins qui y participent doivent respecter des protocoles de biosécurité strictes, qui incluent des exigences de dépistage et de vaccination avant leur arrivée et un suivi régulier par des médecins vétérinaires désignés.
  2. Chevaux - peuvent présenter un risque pour propager une maladie et/ou être à risque pour contracter une maladie.
    1. Risque élevé ou cheval présentant un risque élevé de transmission de maladie : chevaux qui sont à risque de contracter une maladie et de transmettre des agents pathogènes. Cela inclut les chevaux qui sont visiblement malades (infection clinique), infectés, mais sans présenter de symptômes de maladie (infection asymptomatique), connus pour avoir été exposés à des chevaux malades et aussi ceux qui se sont récemment rétablis d'une maladie.
    2. Risque élevé ou risque élevé de devenir infecté ou malade - un jeune cheval avec une faible immunité aux maladies est à risque élevé de devenir infecté ou malade. Le déficit immunitaire peut provenir du fait qu'il n'a pas été vacciné ou qu'il l'a été d'une façon inappropriée et/ou qu'il a été exposé à un faible nombre d'agents pathogènes par d'autres chevaux (ce qui peut survenir lorsqu'un cheval est élevé dans un troupeau fermé). Des chevaux faibles, stressés, déshydratés, souffrant de malnutrition, très jeunes, très vieux, souffrant d'un problème de santé chronique ou sous-jacent, sont à risque élevé. Ces chevaux peuvent ensuite devenir malades lorsqu'ils sont exposés à des chevaux de statut sanitaire différent lors d'une activité à risque élevé.
    3. Faible risque ou cheval à faible risque de transmission de maladie ou de devenir infecté ou malade - les chevaux en santé, vaccinés de façon appropriée, bien alimentés et suivis dans le cadre d'un programme de santé de troupeau, qui sont rarement transportés ou exposés à des chevaux de statut sanitaire différent, sont à faible risque ou à un risque plus faible de transmission de maladie ou de devenir infecté ou malade lorsqu'exposés à des agents pathogènes.
Séparation :

Utilisation de barrières physiques ou d'une distance afin d'empêcher le contact direct entre les chevaux. La séparation est un outil de gestion servant à minimiser le risque d'introduction et de propagation de maladies. D'autres termes tels qu'isolement et quarantaine sont souvent utilisés pour désigner des fins plus précise de séparation.

  • Quarantaine : Méthode de séparation et de restriction des déplacements d'un ou de plusieurs animaux; peut être considéré comme un « état d'isolement forcé ». Il s'agit souvent d'une mesure réglementaire pour séparer des chevaux afin d'établir et de maintenir un statut sanitaire visé.
  • Isolement : Méthode de séparation des animaux malades, suspectés d'être malade ou au statut sanitaire inconnu ou inférieur des animaux en santé. La période d'isolement se termine lorsque les animaux se sont rétablis, sont considérés être en santé ou d'avoir le même statut sanitaire que le reste du troupeau. La séparation inclut des mesures pour empêcher les contacts directs (nez à nez) et les contacts indirects (partage d'équipement) entre les animaux isolés et le reste du troupeau.
Site de rassemblement :

Parcelle de terre définie et tous les bâtiments associés utilisés principalement pour les soins et la maintenance de chevaux à court terme à des fins commerciales et d'événements où les mélanges sont courants (par exemple, sites de compétition, pistes de course et encans).

Statut sanitaire :

État de santé actuel de l'animal ou du troupeau, qui comprend sa condition et la présence d'agents pathogènes chez l'animal ou le troupeau. L'information utilisée pour établir le statut sanitaire inclut l'historique des maladies et les résultats des épreuves diagnostiques, les pratiques de gestion de la santé du troupeau, les protocoles de vaccination et de vermifugation qui doivent être suffisamment détaillés pour déterminer la compatibilité avec le troupeau résident et enfin, des informations suffisantes sur l'hébergement et les déplacements pour déterminer s'il y a eu une exposition potentielle récente à une maladie.

Surveillance :

Observation systématique et tenue de dossiers des signes cliniques reflétant les paramètres de santé du cheval [par exemple, fréquence cardiaque et respiratoire, température, état mental (réceptif et alerte), démarche et posture (normale, coordonnée, absence de boiterie), état de chair (mince, normal, obèse)]. Le niveau de surveillance nécessaire dépend du statut sanitaire du cheval.

Troupeau fermé :

Population d'animaux qui demeure séparée en empêchant l'introduction de nouveaux animaux en provenance de sources externes, en n'utilisant que ses propres animaux reproducteurs et en empêchant tout contact direct avec d'autres troupeaux d'espèces similaires.

Vecteur :

Organisme tel qu'un moustique, une mouche, une puce, une tique, un rongeur, un animal ou une personne qui transmet des agents pathogènes d'un hôte infecté (un cheval) à un autre animal. Un vecteur biologique est celui dans lequel l'agent pathogène se développe ou se multiplie dans le corps du vecteur avant de devenir infectieux pour l'animal receveur. Un vecteur mécanique est celui qui transmet un organisme infectieux d'un hôte à un autre, mais qui n'est pas essentiel au cycle de vie de l'agent pathogène.

Vecteur passif :

Tout objet inanimé ou substance, tel que des vêtements, des chaussures, de l'équipement, le harnachement, l'eau ou les aliments, qui transmet mécaniquement un agent pathogène d'un individu à un autre.

Vermine :

Comprend les insectes, les araignées, les tiques, les rongeurs, les oiseaux et les autres animaux qui peuvent devenir une nuisance pour les chevaux.

Zone d'accès contrôlé (ZAC) :

Zone désignée qui contient les terrains, bâtiments, équipements et infrastructures impliqués dans les soins et la gestion des chevaux où l'accès et les déplacements sont contrôlés. L'accès est limité et géré à un point d'accès contrôlé. La zone d'accès contrôlé est souvent la première zone d'entrée sur une exploitation ou un site de rassemblement et comprend couramment les allées, l'équipement, les lieux d'entreposage et les manèges d'équitation, bien que certains de ces exemples puissent se trouver dans la zone d'accès restreint dans d'autres exploitations. Elle exclut habituellement l'espace de logement et de bureau pour le propriétaire ou le gestionnaire. La zone d'accès contrôlé peut inclure les pâturages et les écuries actuellement inoccupés par des chevaux. Une zone d'accès contrôlé a son propre protocole de biosécurité et englobe souvent les zones d'accès restreint.

Zone d'accès restreint (ZAR) :

Zone désignée qui comprend les endroits où les chevaux sont couramment gardés (sont mis à l'écurie, hébergés, mis au pâturage) et où l'accès pour les personnes, l'équipement et les matériaux est davantage limité. Ces zones comprennent les enclos, les écuries, les pâturages, ainsi que les aires de séparation utilisées pour les nouveaux chevaux, les chevaux en visite et les chevaux malades. L'aménagement et les pratiques de gestion de chacune des exploitations et sites de rassemblement déterminent si l'entreposage du fumier et les autres installations de production directement impliquées dans les soins et la maintenance des animaux doivent être inclus dans la zone d'accès restreint.

Zone de biosécurité :

Zone définie d'une exploitation ou d'un site de rassemblement qui est délimitée par des barrières physiques naturelles ou construites et/ou l'utilisation de procédures de biosécurité visant à réduire la transmission d'agents pathogènes (par exemple, zone d'accès contrôlé et/ou zone d'accès restreint).

Section 2 : Introduction et contexte

Biosécurité : Assurance santé rentable pour votre cheval et tous les chevaux du Canada

Le présent Guide de biosécurité de l'utilisateur appuie la Norme nationale de biosécurité. Il fournit plus de détails et des renseignements pratiques sur les mesures de biosécurité propres à l'exploitation ou à l'utilisation de sites de rassemblement, y compris des outils pour aider les propriétaires et les gardiens de chevaux à élaborer et à mettre en œuvre la biosécurité. Le guide est structuré en utilisant le même cadre que la norme de biosécurité. (Consulter l'annexe 1 pour connaître les renseignements sur l'élaboration du Guide).

Les maladies infectieuses chez les chevaux sont choses courantes et représentent une réalité auquelle doit faire face les propriétaires et les gardiens de chevaux. En tant que propriétaires ou gardiens de chevaux, vous devez vous en soucier et être responsables afin de maintenir la santé et le bien-être de vos chevaux. Les choix que vous faites (pension, centres équestres ou lieux de compétitions ou d'événements auxquels vous désirez participer), affectent les risques de maladies auxquelles vos chevaux sont exposés ainsi que votre capacité à répondre à leurs besoins et à protéger leur santé et leur bien-être.

La biosécurité aide à gérer les risques de maladies.

Une photo d'un groupe de 5 chevaux rassemblés dans un pâturage entouré d'une forêt.
Photo offerte gracieusement par Sini Merikallio

2.1 Qu'est-ce que la biosécurité?

La biosécurité est un ensemble de mesures utilisées pour protéger la santé des chevaux en réduisant les risques posés par les maladies contagieuses et les agents pathogènes.

La biosécurité est : « Un ensemble de pratiques utilisées afin de réduire au minimum la présence d'agents pathogènes et de vermine dans les populations animales et végétales, y compris leur introduction (bio-exclusion), leur transmission au sein des populations (biogestion) et leur propagation (bioconfinement). »

De bonnes pratiques de biosécurité se font chaque jour et pas seulement lors de l'apparition d'un foyer de maladie. Les objectifs des pratiques de biosécurité sont difficiles à « atteindre » si ces dernières ne font pas déjà partie de la routine journalière. Le niveau de biosécurité nécessaire dépend souvent de l'ampleur des activités, du site et des risques présents. Par exemple, les considérations de biosécurité au cours d'un grand événement international ou d'une piste de course qui compte une importante population de chevauxparticipants sont plus complexes que celles requises pour de petites écuries où les chevaux ne se déplacent que rarement.

La menace de maladies infectieuses est toujours présente. Idéalement, la biosécurité éliminerait la menace en empêchant l'exposition aux agents pathogènes et à la propagation de ceux-ci. L'élimination de toutes les menaces est rarement réalisable; il convient donc davantage, au niveau de l'exploitation, d'envisager la biosécurité du point de vue de la gestion des risques.

La biosécurité requiert d'équilibrer les facteurs suivants :

  • risque de transmission de maladies;
  • conséquences de la présence de maladies;
  • mesures requises afin de minimiser les maladies.

En tant que propriétaire ou gardien de chevaux, votre tolérance envers le risque de maladie est différente probablement de celle des autres propriétaires de chevaux. De même, les propriétaires et les gestionnaires d'exploitations et de sites de rassemblement peuvent présenter un niveau différentes de tolérance au risque de maladie selon l'utilisation de leur propriété et la clientèle (pensionnaires ou participants) qu'ils servent. Il est important de reconnaître ces différences, car ils ont une influence sur :

  • l'ampleur des mesures de biosécurité qui seront mises en œuvre sur les exploitations et les sites de rassemblement;
  • la volonté des propriétaires et des gardiens de chevaux d'appliquer et de respecter les mesures de biosécurité.

Les mesures de biosécurité doivent être adaptées aux besoins particuliers des exploitations et des sites de rassemblement. Les plans de biosécurité doivent être développés en collaborant avec le médecin vétérinaire traitant et en tenant compte de vos buts, de vos pratiques de gestion et des menaces internes et externes de maladies. Les plans de biosécurité doivent être clairs, pratiques, réalisables et durables. Comme les conséquences des maladies sont nombreuses et de grande portée, vous ne devriez pas examiner vos pratiques de biosécurité et votre tolérance au risque sans considérer les conséquences pour le reste de l'industrie.

Dix (10) considérations de biosécurité pour tous les propriétaires et gardiens de chevaux

  1. Appliquer les principes de biosécurité chaque jour et pas uniquement pendant une éclosion de maladie.
  2. Collaborer avec le médecin vétérinaire afin d'élaborer un plan de contrôle de l'infection qui convient à vos chevaux et à votre exploitation ou site de rassemblement.
  3. Définir les besoins en matière de biosécurité et prendre les mesures nécessaires afin de réduire le risque d'introduction et de propagation de maladie.
  4. Lorsque vous effectuez une évaluation des risques, tenir compte du niveau de risque que vous êtes prêts à tolérer sur votre exploitation ou propriété. Par exemple, une écurie d'entraînement de chevaux adultes en santé peut avoir des besoins très différents de ceux d'une installation d'élevage qui hébergent des poulains lesquels sont plus à risque de contracter une maladie sévère s'ils sont exposés à certains pathogènes. La priorité de toutes les exploitations et de tous les sites de rassemblement devrait être de réduire l'apparition de maladies et ldes effets connexes plutôt que la prévention complète.
  5. Reconnaître que les chevaux et les humains ne sont pas les seuls risques liés à la biosécurité pour votre troupeau. Réduire au minimum la présence de rongeurs et d'insectes en conservant les aliments destinés au bétail dans un endroit sécurisé et en éliminant l'eau stagnante.
  6. Vacciner vos chevaux contre les maladies. La vaccination est l'un des piliers de la biosécurité, car elle aidera à réduire le risque d'infection à l'égard de maladies particulières.
  7. Ne pas utiliser de sources d'eau communes, ni partager d'équipement, et garder le contr de vos chevaux (en présence de chevaux inconnus).
  8. Demander aux personnes de laver leurs mains avant d'entrer en contact avec votre cheval, peu importe la raison.
  9. Lors du transport des chevaux où l'hébergement de ceux-ci se fait dans des enclos loin de la maison, nettoyer et désinfecter l'enclos avant d'y faire entrer le cheval dans son « second chez-soi ».
  10. Surveiller votre cheval quotidiennement à la recherche de signes cliniques tels que la perte d'appétit, la dépression, la fièvre, les sécrétions nasales, la toux, la diarrhée, ou l'apparition aiguë de symptômes de détresse neurologiques, qui pourraient résulter d'une maladie infectieuse. Être capable de prendre la température de votre cheval et en connaître les valeurs normales (la température normale pour les chevaux adultes se situe entre 37.0 et 38.5 °C [de 98.6 à 101.3 °F]). Posséder une base de connaissance aidera à reconnaître que quelque chose ne va pas. Dans le doute, appeler votre médecin vétérinaire!

Repérer les préoccupations de biosécurité

Tout change avec le temps, y compris la manière dont nous interagissons avec notre environnement. Nous devenons habitués à notre propre environnement et cette habitude peut réduire notre sens critique d'observation. Les problèmes qui seraient peut-être importants peuvent être mis de côté : une clôture en mauvais état, un ruissellement d'eau provenant de la fonte printanière et des pluies estivales, et de l'équipement brisé ou manquant. Il est important d'examiner de manière critique les tâches quotidiennes et les détails concernant l'exploitation ou le site de rassemblement équin, car ils jouent un rôle essentiel dans la gestion des maladies.

Les figures suivantes montrent une petite exploitation équine pour laquelle un certain nombre de préoccupations de biosécurité sont mal gérées. Avant de procéder à la lecture du présent guide, veuillez prendre quelques minutes pour identifier le plus grand nombre de problèmes liés à la biosécurité que vous voyiez. Après avoir lu le guide, veuillez examiner de nouveau les diagrammes afin de déterminer s'il y a d'autres problèmes que vous aviez manqués. Les réponses sont fournies au bas de chaque diagramme.

Figure 1 : Repérer les préoccupations de biosécurité

Il existe un certain nombre de préoccupations liées à la biosécurité sur cette propriété. Combien pouvez-vous en trouver?

Photo d'une petite exploitation.
Description de la photo – : Figure 1 : Repérer les préoccupations de biosécurité

Photo d'une petite exploitation. L'aire pour les chevaux est située dans la partie avant de la propriété et est séparée de la maison, qui se trouve plus loin, par une clôture blanche en bois. La porte de l'exploitation est ouverte et, à côté d'elle, il y un grand panneau sur lequel on peut lire : « Majestic Manes Ranch. Everyone Welcome. If you can sit you can ride » (Ranch Majestic Manes. Tous sont les bienvenus. Si vous pouvez vous asseoir, vous pouvez monter à cheval). Le terrain de la ferme est principalement recouvert d'herbe et on peut voir quelques arbres ainsi qu'un petit étang se trouvant au centre et s'étendant jusqu'au terrain où se trouve la maison. On retrouve de nombreux chevaux sur la propriété. Il y a un cheval près de l'étang, couché sur son côté et qui semble être mort. Il y a un coyote se tenant debout près de la barrière d'entrée. Il y a aussi quelques remorques et camionnettes éparpillées partout sur la propriété de façon désordonnée. On voit une écurie en bois pour les chevaux du côté droit de la propriété; ses portes sont ouvertes et une pile de balles de foin se trouve devant. On voit de nombreux grands barils en métal empilés à côté de l'écurie ainsi qu'une grande pile de fumier avec une fourche plantée dedans. Il y z une brouette remplie de fumier à côté des balles de foin.

Préoccupations liées à la biosécurité

  • Accès : Les chevaux de cette exploitation ont peu de protection contre les maladies qui peuvent être transmises par l'entremise de personnes et d'équipement contaminés par des agents pathogènes et par des chevaux malades. L'entrée de l'exploitation n'est pas sécurisée, les portes de l'écurie sont ouvertes et il n'y a pas de zones de biosécurité ou de signalisations de biosécurité. La signalisation sur les lieux de l'exploitation encourage l'entrée de visiteurs et ne fournit aucune directive quant aux procédures de biosécurité, le cas échéant, qui sont nécessaires. Aucune coordonnée du propriétaire n'est donnée aux visiteurs à la recherche d'orientation. Il n'y a pas de zone désignée pour le stationnement des visiteurs; les véhicules et les remorques sont garés à différents endroits dans le pâturage des chevaux et adjacents à l'écurie.
  • Flux de circulation : Il n'y a pas d'allée ou de voie sur place pour gérer le flux de circulation des personnes et des animaux. Il n'y a pas de surface pavée autre que le sol de l'écurie. Des conditions humides entraîneront des traces de boue, de fumier et d'autres débris entrant et sortant de ces zones. Il sera difficile de réduire la propagation de maladie sans faire le nettoyage de voies de surface dure prévues pour les déplacements.
  • Lutte contre la faune et la vermine : Un coyote est visible près de l'entrée de la propriété. Il y a quelques tas de fumier sur la propriété et des barils adjacents à l'écurie qui peuvent fournir un habitat aux rongeurs, insectes et autres vermines. Les véhicules et les remorques peuvent également fournir un habitat protégé pour certains types de vermine.
  • Aliment et eau : Les aliments destinés au bétail et les sources d'eau ne sont pas protégés de la contamination. Les bottes de foin sont empilées à l'extérieur et sont accessibles aux chevaux, aux autres bestiaux et aux animaux sauvages. Les chevaux ont accès aux étangs, lesquels peuvent être contaminés par le ruissellement provenant des tas de fumier des chevaux et des animaux sauvages.
  • Fumier : Le fumier est une source possible d'agents pathogènes qui peut contaminer les aliments et les sources d'eau. Ces dernières font d'excellents sites de reproduction pour les insectes. Le fumier n'est pas entreposé de manière adéquate; il y a un grand tas adjacent à l'écurie et un petit tas dans le pâturage des chevaux. Il y a aussi une brouette remplie de fumier près des balles de foin empilées. Idéalement, le fumier devrait être composté et entreposé de manière à en prévenir l'accès par la vermine, les animaux sauvages et les chevaux.
  • Il n'y a aucun moyen de séparer les chevaux à l'extérieur, il n'y a pas d'enclos de mise en liberté et uniquement une zone extérieure clôturée qui est partagée par tous les chevaux. Un cheval apparemment est décédé et n'a pas été disposé de manière adéquate.

Figure 2 : Repérer les préoccupations de biosécurité

Il existe un certain nombre de problèmes liés à la biosécurité dans cette écurie, veuillez regarder attentivement et les relever.

La photo représente l'intérieur d'une petite écurie en bois dont le sol est en béton.
Description de la photo – : Figure 2 : Repérer les préoccupations de biosécurité

La photo représente l'intérieur d'une petite écurie en bois dont le sol est en béton. Au centre de l'allée se trouvent une grande pile de fumier et une grande flaque d'eau et on peut observer quelques souris ou rats. Il y a quatre boxes de chevaux, dont trois sur le mur arrière; il y a un cheval dans deux de ces dernières. L'autre boxe se trouve sur le mur devant, près de la porte. On voit aussi un poste de lavage du côté gauche du mur du fond de l'écurie, avec quelques balles de foin sur le sol et une paire de bottes et un seau d'eau devant. Dans le seau il y a un boyau d'arrosage.

À l'extérieur du poste de lavage, sur le mur, il y a quelques planchettes à pince et quelques outils. Sur le sol devant les boxes contenant des chevaux, il y a des boîtes à outils et des flacons de médicaments.

Préoccupations liées à la biosécurité

  • Les boxes de chevaux permettent le contact direct entre les chevaux des boxes voisins - un cheval profite pleinement de cette situation.
  • Le boxe affecté pour les chevaux malades (premier boxe de l'autre côté) permet le contact avec les chevaux en santé. L'emplacement de ce boxe près de l'entrée dans une zone à circulation dense favorise le contact et l'exposition inutile des personnes et des chevaux qui entrent et qui sortent de l'écurie.
  • Un seul cheval a des renseignements l'identifiant, affichés sur le boxe (Bella's Pride). Les registres additionnels sont affichés sur une planchette à pince près de la porte du boxe. Le cheval dans l'enclos 2 n'a pas d'identification ni de registre affiché.
  • Il n'y a pas d'affiche sur la procédure normalisée d'exploitation de la biosécurité - la planchette à pince est vide, par contre, on y retrouve un horaire de la carrière d'équitation. Faire des horaires est une bonne pratique de biosécurité puisqu'ils permettent de réduire les interactions entre les chevaux. Cependant, ceci offre probablement peu d'avantages pour ce site.
  • L'accumulation d'eau est présente et le fumier est empilé dans l'allée de l'écurie. Ces conditions attirent la vermine et peuvent être une source d'agents pathogènes. Les chevaux peuvent être exposés lorsqu'ils sont déplacés de leur boxe et lorsque les propriétaires ou clients traversent l'écurie et entrent dans le boxe du cheval. La vermine est présente - des rongeurs sont visibles près du tas de fumier et de la douche.
  • Le foin est entreposé de manière inadéquate sur le sol de la douche, ce qui empêche son utilisation et permet ainsi la contamination des aliments destinés aux chevaux. Les aliments peuvent aussi à attirer les rongeurs.
  • Les médicaments et le matériel destinés aux chevaux sont entreposés de façon inappropriée et déposés sur le sol de l'écurie à l'extérieur des boxes. Non seulement cette situation augmente la possibilité de les contaminer, mais elle peut aussi affecter leur efficacité, car elle présente un danger pour la sécurité des animaux domestiques et des enfants.
  • Le tuyau immergé dans le seau d'eau peut devenir contaminé si le seau appartient à un cheval malade. La maladie peut alors se propager aux autres chevaux lors du remplissage de leur seau d'eau.
  • Il y a une paire de bottes de caoutchouc ce qui est une bonne pratique en matière de biosécurité. Par contre, il n'y a pas d'autres vêtements ou combinaisons ou salopettes.
  • Les portes de l'écurie sont ouvertes, ce qui peut présenter un risque quant au contrôle de l'accès.

2.2 Pourquoi la biosécurité équine est-elle importante?

Les maladies infectieuses chez les chevaux continuent de faire partie des principaux défis de l'industrie équine, entraînant des maladies (et potentiellement la mort), des coûts financiers, des préoccupations liées au bien-être et des risques potentiels pour la santé humaine. Les mesures pour réduire l'apparition et la sévérité des maladies dans les troupeaux canadiens sont importantes, car les risques de maladie changent au niveau national et international.

Buts du guide de l'utilisateur : Aider les propriétaires et les gardiens de chevaux à protéger la santé et le bien-être de leurs chevaux en appuyant la mise en œuvre des mesures en matière de biosécurité auprès de toutes les exploitations et de tous les sites de rassemblement du Canada.

Buts de la norme nationale :

  1. Aider les propriétaires et les gardiens de chevaux à protéger la santé et le bien-être de leurs chevaux en minimisant la transmission des maladies contagieuses et en réduisant la fréquence et la sévérité des maladies en cas d'infection.
  2. Parvenir à un cheptel équin canadien au statut sanitaire élevé, composé de chevaux en bon état général et ayant une solide immunité contre les agents pathogènes, et diminuer le nombre d'agents pathogènes globalement.
  3. Maintenir l'admissibilité du pays à exporter des chevaux partout au monde.
Photo d'un panneau de biosécurité sur lequel il y a de l'espace libre pour y ajouter les numéros de téléphone des personnes ressources. Sur le panneau on peut lire : Visiteurs, veuillez respecter les consignes de biosécurité de l'exploitation. Veuillez contacter le gérant de l'exploitation ou le directeur avant d'entrer. Ne pas entrer sans approbation préalable. Veuillez rester sur les voies et les allées.

Les incidences des maladies infectieuses chez les chevaux sont importantes et parfois dévastatrices. Les maladies peuvent varier de maladies bénignes à la mort, de cas sporadiques à des éclosions de maladies étendues. Même des maladies bénignes peuvent entraîner des dommages permanents et une défaillance. Les exploitations et les sites de rassemblement dont les conditions de biosécurité laissent à désirer peuvent devenir un risque considérable pour le reste de l'industrie. Il est important que chacune des exploitations et chacun des sites de rassemblement de chevaux élaborent et mettent en œuvre un plan de biosécurité.

Certaines maladies équines peuvent se propager rapidement, particulièrement dans les populations de chevaux qui n'ont jamais été exposées ou qui n'ont pas acquis une résistance à la maladie. Un exemple de propagation rapide de la maladie est la grippe équine en Australie. En Amérique du Nord, l'influenza équin (la grippe équine), une maladie respiratoire virale contagieuse, est relativement courant et la vaccination est utilisée afin de protéger la population de chevaux. Toutefois, en août 2007, une éclosion sévère de la grippe équine s'est produite en Australie, un pays exempt de la maladie auparavant, à la suite de l'importation d'un étalon infecté. Le virus s'est rapidement propagé au sein de la population chevaline; plus de 70 000 chevaux ont été infectés dans approximativement 9 000 installations.Note de bas de page 1 Des estimations prudentes des frais encourus par le gouvernement australien pour éradiquer la maladie dépassaient les 342 millions de dollars.Note de bas de page 2 Les restrictions de déplacement imposées à l'égard des chevaux ont donné lieu à l'annulation de centaines d'événements équestres, à des difficultés financières et à des répercussions sur la santé humaine, dont la détresse psychologique.

L'infection par l'herpèsvirus équin (HVE-1) chez les chevaux peut entraîner une maladie respiratoire accompagnée de fièvre, des infections néonatales chez le poulain, des avortements chez les juments ainsi que la maladie neurologique appelée la myéloencéphalopathie à herpèsvirus équin. En avril et mai 2011, une importante éclosion d'herpèsvirus équin en UTAH lors d'un événement national a donné lieu à approximativement 90 cas confirmés d'herpèsvirus équin et de la myéloencéphalopathie àherpèsvirus équin dans dix états.Note de bas de page 3 On présume que plus de 2 000 chevaux ont été exposés (soit lors de l'événement ou à partir d'un cheval qui a participé à l'événement) et treize chevaux sont morts ou ont été euthanasiés.Note de bas de page 4 Dans l'ouest du Canada, dix-sept chevaux provenant de trois provinces ont été atteints par une forme neurologique de la maladie.

Photo d'un cheval qui regarde, la tête au-dessus de la porte d'un boxe en bois.
Photo de « Dandy » offerte gracieusement par Christine Acebo

Ces dernières années, des éclosions du virus de la stomatite vésiculeuse, une maladie virale contagieuse pour les équidés, le bétail, les porcs et les chameaux se sont produites aux États-Unis. Les animaux infectés peuvent être affectés par des cloques qui gonflent et éclatent, causant un détachement de la peau dans la bouche, sur la langue et de façon moins fréquente sur le museau, les oreilles, les mamelles et sur le dessus des sabots. Il n'existe aucun vaccin ni lutte contre la maladie qui ne repose pas sur la mise en œuvre de mesures efficaces de biosécurité. Lors d'une éclosion en 2014 et 2015, on a dénombré 647 animaux infectés répartis dans 435 installations au sein de quatre états des États-Unis.Note de bas de page 5 Une autre éclosion aux États-Unis en 2015 et 2016 a touché 823 installations dans huit états.Note de bas de page 6 La stomatite vésiculeuse est une maladie à déclaration obligatoire au Canada et les éclosions entraînent des restrictions aux déplacements locaux et internationaux ainsi que des pertes économiques. Heureusement, le Canada est demeuré exempt de cas de stomatite vésiculeuse, la dernière éclosion remonte à 1949.

La portée de ces éclosions de maladies souligne l'importance d'élaborer et de mettre en œuvre des mesures de biosécurité pour tous les niveaux de contacts avec des chevaux et pour leur déplacement - tant pour les mesures de biosécurité utilisées dans les soins quotidiens des chevaux jusqu'à celles requises au cours du déplacement de chevaux à des fins de mouvement international.

Figure 3 : Votre cheval - Membre d'un plus grand cheptel

Le diagramme est composé de 5 cercles de différentes tailles et qui sont superposés l'un autour de l'autre.
Description de la photo – : Figure 3 : Votre cheval - Membre d'un plus grand cheptel

Le diagramme est composé de 5 cercles de différentes tailles et qui sont superposés l'un autour de l'autre. représente un différent aspect de l'industrie. À l'intérieur de chacun des cercles il y a du texte. En commençant du bas par le plus petit cercle, les textes à l'intérieur des cercles sont les suivants : premier cercle : Votre cheval; deuxième cercle : Votre troupeau; troisième cercle : Votre exploitation ou le site de rassemblement; quatrième cercle : Cheptels provinciaux et nationaux. Le cinquième, et le plus grand cercle qui contient les quatre autres cercles, comprend le texte : Accords de commerce et de déplacements internationaux.

Ce diagramme illustre la relation d'un cheval avec l'industrie équine nationale et internationale. Il met en évidence les répercussions que les maladies non contrôlées chez un cheval peuvent avoir sur l'industrie équine au Canada. Adapté de Equine Biosecurity Principles and Best Practices: Disease Transmission; Government of Alberta.

2.3 À qui est destiné le présent document?

La biosécurité est la responsabilité de toute l'industrie équine. Que vous soyez responsable d'un site de rassemblement équin ou le propriétaire ou le gardien de chevaux, vous partagez la responsabilité dans la mise en œuvre et le respect des pratiques de biosécurité appropriées. En tant que propriétaire ou gardien, vous êtes responsable de la santé et du bien-être de vos chevaux. LLe niveau de risque que vous êtes prêt à accepter est un choix que vous devrez faire. Si les risques de biosécurité sont inacceptables en ce qui concerne un site de rassemblement donné, vous pouvez relocaliser les chevaux (dans le cas de pension) ou décider de ne pas participer à un événement particulier.

Les orientations dans le document visent principalement les gardiens, ces personnes directement responsables des soins des chevaux ou qui ont autorité sur les responsables directs.

Certains propriétaires et gardiens de chevaux utilisent l'approche du « troupeau fermé » pour réduire les risques de maladie. Cela consiste à éliminer les déplacements des chevaux sur la propriété ou hors de celle-ci. Bien que cette approche soit réalisable pour certaines propriétés et puisse réduire les risques de maladie, elle n'élimine pas les risques de maladie causés par la transmission d'agents pathogènes au moyen de vecteurs biologiques ou mécaniques tels que les moustiques, mouches, tiques, aliments, personnes et harnachement ou équipement.

2.4 Quel est le but du présent guide?

La norme nationale de biosécurité a établi un ensemble de lignes directrices et de recommandations pour vous aider dans l'élaboration d'un plan de biosécurité afin de réduire le risque de maladie pour vos chevaux ou ceux qui relèvent de votre responsabilité. Le présent guide fournit plus de détails et les outils pour réaliser et mettre en œuvre les éléments de biosécurité de la norme. Ceci aidera à maintenir la maladie à distance de votre troupeau et des troupeaux voisins.

Soyez un bon voisin - Utiliser la biosécurité pour empêcher la propagation de maladies.

2.5 Organisation du guide

Le guide suit le modèle d'organisation de la norme comprend sept composantes de biosécurité ce qui dote les exploitations et les sites de rassemblement d'un programme de biosécurité approfondi :

  1. Élaboration de votre plan de biosécurité : l'outil d'autoévaluation
  2. Surveillance et maintien de la santé animale et intervention face aux maladies
  3. Acquisition de chevaux, retour de chevaux, chevaux en visite, déplacements et transports
  4. Gestion de l'accès
  5. Gestion de l'exploitation et du site de rassemblement
  6. Sensibilisation, éducation et formation de biosécurité
  7. Emplacement, conception et aménagement d'une exploitation ou d'un site de rassemblement et rénovations d'une propriété existante

Pour chaque composante de biosécurité, un objectif général est établi, appuyé par un certain nombre de pratiques recommandées afin de fournir l'orientation générale pour la réduction des risques de transmission de maladies. Le propriétaire d'un seul cheval qui quitte rarement une propriété isolée est confronté à des défis en matière de biosécurité différents par rapport aux propriétaires ou aux gardiens de chevaux et aux gestionnaires d'une pension ou d'une piste de course achalandée. Certains aspects des recommandations portant sur la biosécurité se divisent en deux groupes : petites exploitations et sites de rassemblement et grands sites de rassemblement (qui comprennent, sans toutefois s'y limiter, les sites de rassemblement accueillant des événements et les pistes de course).

Section 3 : Plan de biosécurité propre à l'exploitation ou au site de rassemblement

Biosécurité : Garder vos chevaux en santé et en sécurité

3.1 Élaboration d'un plan de biosécurité pour une exploitation ou un site de rassemblement

L'élaboration d'un plan de biosécurité pour une exploitation ou un site de rassemblement consiste à trouver un juste équilibre entre le risque et la prévention des maladies. Bien que vous, ainsi que d'autres propriétaires et gardiens de chevaux, pouvez déterminer et mettre en œuvre des mesures de biosécurité semblables, chaque plan de biosécurité est unique puisqu'il répond aux risques qui sont propres à votre exploitation ou site de rassemblement.

Il est utile d'avoir une connaissance élémentaire des maladies qui sont les plus susceptibles de présenter un risque pour vos chevaux (veuillez consulter l'annexe 2), leurs modes de transmission et les moyens de protéger vos chevaux contre les maladies. Travaillez avec le médecin vétérinaire de votre exploitation ou de votre site de rassemblement et des experts de l'industrie à l'élaboration d'un plan.

Étape 1 : Préparer un diagramme de l'exploitation ou du site de rassemblement

Un diagramme de l'exploitation ou du site de rassemblement est utile pour visualiser et déterminer les possibilités pour les chevaux d'entrer en contact avec des sources potentielles de maladie provenant d'autres chevaux, des personnes et de l'équipement.

Créer un diagramme des lieux et indiquer :

  • les frontières de la propriété, des clôtures et des portes;
  • l'emplacement des propriétés avoisinantes de chevaux et de bétail ;
  • les allées, les voies, les emplacements de stationnements et les flux de circulation;
  • le pâturage, l'hébergement des animaux, la carrière/le manège d'équitation et les zones liées aux événements;
  • les lieux d'entreposage pour les litières, les aliments pour les animaux, le fumier et les rebus;
  • les sources d'eau, les lieux réservés pour l'abreuvement et l'alimentation;
  • les autres endroits sur le site où les personnes, les chevaux et l'équipement peuvent entrer en contact.

Examiner le diagramme et établir une liste de préoccupations qui concernent la biosécurité.

Étape 2 : Déterminer les risques - Quelles sont les maladies préoccupantes et leurs modes de transmission?

Les maladies présentes dans la population chevaline locale et les maladies qui sont déjà apparues sur la propriété sont de première importance. Si vous voyagez avec vos chevaux, veuillez tenir compte des risques de maladies dans les régions géographiques où vous vous rendez. Discuter avec vos voisins qui possèdent des chevaux, les clubs ou les associations dont vous faites partie et votre médecin vétérinaire afin de déterminer le statut des maladies locales.

Étape 3 : Examiner les pratiques de gestion et remplir l'outil d'autoévaluation

La plupart des pratiques de soins et de gestion des chevaux posent un risque d'introduction et de propagation des maladies. Les risques pour la biosécurité s'intensifient sur un site de rassemblement où il y a beaucoup de gens et de chevaux qui se déplacent sur l'exploitation ou le site de rassemblement, hors de ceux-ci et autour de la propriété. Les soins quotidiens, les pratiques de gestion ainsi que les activités pratiquées moins fréquemment (par exemple, chevaux non résidents en visite sur la propriété et ceux qui reviennent après un mélange avec d'autres chevaux) qui peuvent entraîner la transmission de maladies doivent être identifiés. Examinez le diagramme de votre exploitation ou site de rassemblement pour vous aider avec cette étape.

Remplissez l'outil d'autoévaluation de la biosécurité à l'aide des renseignements et des préoccupations liées à la biosécurité énoncées à l'étape 1 et 2 et dans les pratiques de gestion déterminées ci-dessus. (Veuillez consulter l'annexe 3 pour un exemple d'outil d'autoévaluation). Il a été développé en se basant sur les sept composantes d'un plan de biosécurité.

Une fois l'autoévaluation terminée, l'examiner et cerner les secteurs où les pratiques de biosécurité sont efficacement gérées et celles où il y a place à l'amélioration.

Étape 4 : Identifier les buts de biosécurité et les pratiques recommandées

À partir de l'examen de l'outil d'autoévaluation et du diagramme de l'exploitation ou du site de rassemblement, identifier les défis et les risques en matière de biosécurité. En vous servant de la Norme de biosécurité et du guide de l'utilisateur, déterminer les buts de biosécurité et les pratiques recommandées qui peuvent être mises en œuvre afin de combler les lacunes de biosécurité. Aborder les stratégies avec votre médecin vétérinaire et d'autres sources d'expertise en biosécurité (spécialistes du bétail ou en vulgarisation du gouvernement provincial, associations de l'industrie et universités) au besoin.

Étape 5 : Élaborer une stratégie de mise en œuvre

Bien que tous les risques pour la biosécurité doivent être traités, certains seront plus pressants que d'autres. Établir la priorité des tâches de biosécurité et fixer une échéance pour les achever.

Établir les buts à court terme et les activités. Ces derniers :

  • peuvent être planifiés et mis en œuvre à l'intérieur de douze mois;
  • sont conformes aux objectifs et aux buts actuels à l'égard des exploitations et des sites des rassemblements;
  • nécessitent souvent un investissement minimal en temps et en capitaux.

Établir les activités à long terme. Ces dernières peuvent :

  • être planifiées et mises en œuvre sur une période de plus d'une année;
  • nécessiter des changements dans l'infrastructure physique ou la disposition de l'exploitation ou du site de rassemblement;
  • exiger des ressources supplémentaires en matière de financement ou de personnel non disponibles actuellement;
  • élargir les buts et les objectifs globaux à l'égard de votre plan de gestion au-delà de leur portée actuelle.

Étape 6 : Examiner l'efficacité du plan de biosécurité et voir à son amélioration en continu

L'efficacité du plan de biosécurité se mesure en adoptant ses pratiques de biosécurité, en les intégrant aux routines quotidiennes et en connaissant l'incidence du statut sanitaire des chevaux sur la propriété. Au besoin, des améliorations au plan de biosécurité sont élaborées et mises en œuvre.

  • Évaluer l'applicabilité et l'efficacité des pratiques de biosécurité en examinant les indicateurs clés du rendement sanitaire contenus dans les fiches de santé du troupeau (voir la section 5.0) pendant et après la mise en œuvre du plan de biosécurité et à mesure que des changements au plan sont apportés;
  • consulter votre médecin vétérinaire et autre conseiller en biosécurité et ajuster votre plan au besoin;
  • rencontrer la famille, le personnel, les pensionnaires et tous ceux qui ont libre accès à l'exploitation ou au site de rassemblement au moins deux fois par an et après la mise en œuvre d'une nouvelle mesure afin de discuter de la faisabilité et de l'efficacité de chacune des pratiques de votre plan de biosécurité;
  • examiner les séances de formation ou d'apprentissage en vue de déterminer les secteurs à améliorer.

3.2 Prenez vos précautions - Biosécurité : un cycle d'activités

La mise en œuvre de principes de biosécurité sur une exploitation ou un site de rassemblement peut être vue comme un cycle d'activités comprenant :

  • L'évaluation des risques pour la biosécurité;
  • L'élaboration d'un plan qui traite les risques;
  • La mise en œuvre de mesures et de procédures de biosécurité;
  • La surveillance des maladies équines, la tenue de registres sur les maladies et les traitements, et la collecte de renseignements sur les maladies et la vermine afin d'analyser le plan et d'identifier les nouveaux risques;
  • La réévaluation des risques et des interventions sur une base continue afin d'assurer une amélioration constante.

Figure 4 : Cycle d'activités en matière de biosécurité

La figure 4 est une illustration du cycle des activités qui devraient être effectuées afin d'élaborer et de mettre en œuvre un plan de biosécurité.
Description de la photo – : Figure 4 : Cycle d'activités en matière de biosécurité

La figure 4 est une illustration du cycle des activités qui devraient être effectuées afin d'élaborer et de mettre en œuvre un plan de biosécurité. Le cycle des activités de biosécurité comprend quatre éléments dans le milieu, accompagnés de flèches pointant vers l'une l'autre dans le sens des aiguilles d'une montre. Le premier élément en haut du cycle est « Évaluer ». Dans le sens des aiguilles d'une montre, le deuxième élément est « Plan », le troisième élément est « Mise en œuvre » et le quatrième est « Surveiller ». Il y a quatre zones de texte à côté de chacun de ces éléments dans le cycle (quatre en tout). Au-dessus du terme « Évaluer » se trouve une boîte avec le texte suivant : « Déterminer et évaluer sur une base continue les risques liés aux maladies et à la vermine qui représentent une menace pour votre exploitation ou votre site de rassemblement ». À droite du terme « Plan » se trouve une boîte avec le texte suivant : « Élaborer par écrit un plan de biosécurité afin d'aborder les questions liées au risque — ceci permet l'examen et la mise à jour de manière régulière, facilite l'amélioration constante au sein de l'exploitation ou du site de rassemblement et constitue la base pour la formation ». En dessous du terme « Mise en œuvre » se trouve une boîte avec le texte suivant : « Mettre en œuvre des mesures de biosécurité qui ont été décrites dans le plan pour aborder les questions liées au risque de maladies et de vermine. » À gauche du terme « Surveiller » se trouve une boîte avec le texte suivant : « Élaborer et mettre en œuvre un programme de surveillance de manière à effectuer une surveillance continue des maladies pour en examiner le plan, ainsi que la détection précoce et l'identification de la maladie ».

Évaluation : Les risques posés par l'introduction de parasites et de maladies qui menacent la santé des chevaux de votre exploitation ou de votre site de rassemblement sont déterminés et examinés à la lumière des sept composantes d'un plan de biosécurité. La détermination et l'évaluation des risques permettent la résolution des problèmes de biosécurité dans une exploitation ou un site de rassemblement.

Planifier et mettre en œuvre : Un plan de biosécurité écrit pour une exploitation ou un site de rassemblement est vivement recommandé, peu importe la taille du site de rassemblement ou son type. Un plan écrit permet de faire une révision et des mises à jour régulières, ce qui favorise l'amélioration continue dans le lieu de production et constitue la base pour la formation.

Surveiller et réévaluer : Il est important que la conception, l'efficacité et la mise en œuvre d'un plan de biosécurité soient évaluées sur une base régulière, mais aussi lorsque des changements aux pratiques agricoles ou aux questions de biosécurité se produisent. Les pratiques de production devraient être examinées fréquemment afin de veiller à l'efficacité des mesures mises en œuvre relativement à la prévention et au contrôle des parasites et des maladies.

Autres ressources concernant l'élaboration d'un plan de biosécurité

Section 4 : Principes des programmes de prévention et de contrôle des infections

Les maladies infectieuses chez les chevaux résultent d'une interaction complexe de trois facteurs désignés sous le nom de triade des maladies :

  • un cheval sensible aux maladies (l'hôte);
  • un agent pathogène tel qu'une bactérie, un virus, un champignon ou un parasite capable de causer des maladies (l'agent);
  • une occasion pour l'hôte et l'agent d'entrer en contact (l'environnement - lequel comprend les autres chevaux et animaux, les sites, la nourriture, l'eau, le sol, les insectes, l'équipement et les humains).

Figure 5 : La triade des maladies

Photo d'un cheval broutant dans un pré. Une image de la bactérie Streptococcus représentée par trois chaînes linéaires de segments circulaires. Une photo de l'intérieur d'une écurie à chevaux en bois dont le sol est recouvert de paille. Des fourches et des pelles sont appuyées contre un mur, une brouette remplie de paille et de rabotures se retrouve en plein milieu de l'écurie et un seau en métal est renversé sur le sol.
Description longue du diagramme : Figure 5 : La triade des maladies

Le diagramme est composé d'un ensemble de trois cercles de couleurs différentes, qui se chevauchent. Un cercle contient le texte « Hôte », un autre contient le texte « Environnement » et le troisième contient le texte « Agent ». Au centre de l'intersection des trois cercles se trouve un triangle jaune avec un trait jaune horizontale en équilibre sur la pointe du triangle.

La triade des maladies illustre que les maladies peuvent résulter de l'interaction d'un cheval sensible (l'hôte), d'un agent pathogène (l'agent) et d'un environnement favorable au développement de maladies. Il existe de nombreux facteurs qui influencent l'apparition de la maladie y compris la santé de l'animal, une alimentation adéquate, des agents stresseurs externes, le nombre d'agents pathogènes présents et la capacité de l'agent pathogène à provoquer la maladie. Par contre, il existe un point critique lorsque suffisamment de facteurs mettent en péril la capacité de l'animal à résister à l'infection, faisant pencher la balance en faveur de l'agent pathogène, ce qui peut entraîner la maladie. La compréhension des éléments nécessaires à l'apparition de maladie donne la capacité d'influencer et de gérer les répercussions afin de réduire la maladie. (Veuillez consulter l'annexe 2 et l'annexe 12 pour de plus amples renseignements à l'égard des parasites et des maladies du secteur équin.)

Au moment de discuter de la prévention des infections, il est utile de comprendre la distinction entre l'infection et la maladie. L'infection résulte de l'invasion par un pathogène d'un hôte sensible et de sa reproduction dans celui-ci. Il n'a pas toujours de répercussions sur le cheval. L'infection peut conduire à la maladie s'il se produit un changement par rapport à la fonction normale (par exemple des dommages ou un changement à la fonction des tissus et des organes).

De nombreuses variables liées à l'hôte, à l'agent et à l'environnement déterminent si un cheval tombera malade. Les programmes de prévention et de contrôle des infections reposent sur des approches qui ciblent ces facteurs.

4.1 Sources d'agents pathogènes

  • Chevaux sains (porteurs cliniquement normaux)
  • Chevaux malades
  • Autres animaux domestiques, dont les animaux de compagnie
  • Humains
  • Nourriture, eau et sol
  • Équipement et autres objets (vecteurs passifs)
  • Aires d'hébergement et environnements immédiats
  • Faune
  • Parasites (insectes, araignées, tiques, rongeurs, oiseaux et autres animaux qui nuisent aux chevaux)
Photo de 3 chevaux broutant dans un enclos d'hiver. Les chevaux sont séparés d'un enclos adjacent par une clôture en bois.
Les autres chevaux, la nourriture et leur environnement peuvent être des sources de maladie. Photo offerte gracieusement par Dale Morton, Hamilton (Ontario)
Photo de chevaux sellés se trouvant à un site de camping au long d'un sentier. Les chevaux regardent un abreuvoir fabriqué d'une vieille baignoire en métal. L'eau semble saumâtre.
Les sources d'eau et l'eau d'approvisionnement commune peuvent poser un risque de propagation de la maladie parmi les chevaux. Considérer la manière dont vous approvisionnerez vos chevaux en eau à la maison et sur les sentiers afin de gérer les risques de maladie. Photo offerte gracieusement par Monyca White

4.2 Modes de transmission

Les agents pathogènes peuvent se transmettre (propagation ou transfert) selon un certain nombre de voies; toutefois, tous les agents pathogènes ne se transmettent pas par toutes les voies. Les caractéristiques des agents pathogènes, telles que la capacité à survivre dans l'environnement, peuvent influencer significativement le mode de transmission.

  1. Transmission directe - Les agents pathogènes sont transmis entre les animaux par un contact physique rapproché.
    1. Contact direct - La transmission par contact physique étroit entre un animal sensible et un animal infecté par ses fluides corporels ou ses tissus. Selon l'agent pathogène, le contact avec la peau, le sang, la salive, les fluides respiratoires, l'urine, le sperme, les matières fécales et le lait peut transmettre l'agent pathogène. En plus des modes de contact évidents entre les individus et les groupes, le contact nez à nez par-dessus les clôtures devrait toujours être considéré dans l'analyse d'une situation de transmission.
  2. Transmission indirecte - Quelques agents pathogènes peuvent être transmis par un intermédiaire qui a été contaminé ou infecté. Cela peut être un objet inanimé (bride, vêtement sale, aliment et/ou eau contaminés) ou un animal vivant (insecte, rongeur).
    1. Contact indirect - La transmission par un contact avec une personne (par exemple, vêtements contaminés, chaussures et/ou mains), ou avec un objet inanimé (vecteur passif) par le partage d'équipement tel qu'aiguilles, seringues, vagins artificiels, équipement dentaire, véhicules contaminés, remorques, seau d'eau et couvertures. La transmission d'agents pathogènes peut avoir lieu sur de courtes distances (entre des animaux sur les mêmes lieux) et de longues distances (après des voyages pour des événements et des rassemblements). Le contact indirect avec des surfaces contaminées (boxes souillés et enclos précédemment occupés par des chevaux infectés) peut entraîner la transmission d'agents pathogènes. Les agents pathogènes transmis par cette voie doivent être en mesure de survivre dans l'environnement pendant le temps nécessaire pour entrer en contact avec un cheval sensible.
    2. Ingestion - La transmission par la consommation d'aliments pour animaux et d'eau contaminés par des agents pathogènes. La source de la contamination peut être, entre autres, du fumier, de l'urine, des sécrétions nasales et du gazon contaminés par des larves de parasites.
    3. Gouttelettes en aerosol - La transmission des agents pathogènes sur une courte distance par des gouttelettes de fluide contaminées générées par la toux, les éternuements, les ébrouements et les hennissements. L'inhalation de ces gouttelettes peut entraîner la transmission de la maladie.
    4. Aérogène - La transmission par de très petites particules en suspension dans l'air qui résulte du mouvement de matériel contaminé. Celles-ci peuvent demeurer en suspension dans l'air et voyager sur une longue distance.
    5. Vecteurs (organismes vivants) - La transmission par un organisme vivant (par exemple, humains, animaux, insectes et tiques) infecté ou contaminé par des agents pathogènes. Dans certains cas, l'insecte vecteur est requis pour le développement ou la multiplication du pathogène avant que celui-ci devienne infectieux pour le cheval.

Figure 6 : Le statut et le spectre des résultats de maladies

Le diagramme fournit une représentation visuelle des résultats de l'exposition des chevaux à des maladies ou l'état de maladies chez les chevaux.
Diagramme (modifié) offert gracieusement par John M Gay D.M.V. PHD Washington State University
Description de la photo – : Figure 6 : Le statut et le spectre des résultats de maladies

Le diagramme fournit une représentation visuelle des résultats de l'exposition des chevaux à des maladies ou l'état de maladies chez les chevaux. Le diagramme est composé de quatre rangées. Dans la rangée du haut, de gauche à droite, on voit une boîte de texte rectangulaire énonçant « Statut d'exposition », une boîte ovale énonçant « Non exposé » et une autre boîte ovale énonçant « Exposé ». Deux flèches partent de la boîte ovale « Exposé » et pointent à deux autres boîtes ovales se trouvant dans la prochaine rangée. À l'extrémité gauche de la deuxième rangée se trouve une boîte de texte rectangulaire contenant le texte « Statut d'infection ». À droite de cette case se trouvent une boîte de texte ovale énonçant « Non infecté » et une autre boîte ovale à droite de celle-ci énonçant « Infecté ». Deux flèches partent de la boîte ovale « Infectée » et pointent à deux autres boîtes ovales se trouvant dans la troisième rangée. À l'extrémité gauche de la troisième rangée se trouve une boîte de texte rectangulaire contenant le texte « Statut de la maladie ». À droite de cette case, il y a deux boîtes de texte ovales. La première boîte ovale énonce le texte « Subclinique (non apparente) » et la seconde, le texte « Clinique (apparente) ». Une flèche à deux pointes se trouve entre ces boîtes ovales. Trois flèches partent de la boîte ovale « Clinique (apparente) » et pointent vers trois autres boîtes ovales se trouvant dans la quatrième rangée; les trois boîtes comprennent les textes « Léger », « Moyen » et « Sévère » respectivement. Des flèches à deux pointes se trouvent entre les boîtes ovales « Léger » et « Moyen » et entre les boîtes ovales « Moyen » et « Sévère ». À l'extrémité gauche de la quatrième rangée se trouve une boîte de texte rectangulaire énonçant le texte « Résultat ». À droite de cette case, il y a trois boîtes de texte rectangulaires. Le premier rectangle comprend le texte « Guérison », le deuxième « Handicap » et le troisième « Décès ». Des flèches pointent vers le rectangle « Guérison » à partir des boîtes ovales « Léger », « Moyen » et « Sévère ». Des flèches pointent vers le rectangle « Handicap » à partir des boîtes ovales « Moyen » et « Sévère » et une flèche pointe vers le rectangle « Décès » à partir de la boîte ovale « Sévère ». Les rectangles « Guérison » et « Handicap » sont entourés d'une case en pointillés et des flèches pointillées pointent à leur tour vers les boîtes ovales « Subclinique (non apparente) » et « Non infecté ». Une flèche pointillée pointe aussi vers la boîte ovale « Non infecté » à partir de la boîte ovale « Subclinique (non apparente) ».

La figure illustre le statut et le résultat d'une maladie chez un cheval seul ou un groupe de chevaux après exposition à une maladie. Lorsqu'un cheval seul ou un groupe de chevaux est exposé à un agent pathogène, de nombreux facteurs (comme la génétique, l'âge, le statut sanitaire et le type d'agent pathogène) influencent le résultat de l'exposition. Les chevaux sains munis d'un robuste système immunitaire peuvent ne pas devenir infectés après exposition; d'autres, infectés de manière subclinique et certains chevaux peuvent tomber cliniquement malades et ne jamais se rétablir complètement. Les chevaux infectés de manière clinique (signes visibles de maladie) pourraient éventuellement devenir infectés de manière subclinique (aucun signe visible de maladie même s'ils demeurent porteurs de l'agent pathogène) ou éliminer l'infection complètement.

Dans un groupe de chevaux, le diagramme représente les divers stades et résultats de l'exposition à un agent pathogène pouvant se rencontrer en toute période. Il peut exister une variation parmi les chevaux avec certains qui demeurent non infectés tandis que d'autres sont à différents stades de la maladie, certains viennent à peine d'être exposés, d'autres sont cliniquement malades et un certain nombre sont déjà rétablis. Après exposition, certains animaux conservent parfois l'agent pathogène même s'ils se sont rétablis de la maladie (par exemple, Streptococcus equi [gourme] ou herpèsvirus équin de type 1 [rhino]).

Lorsque les mesures normales de biosécurité échouent, les chevaux peuvent devenir infectés par des agents pathogènes qui ont alors besoin d'un traitement. Celui-ci doit toujours être mené après consultation et sous la supervision d'un médecin vétérinaire. Il est la meilleure personne pour prescrire le bon médicament pour la condition, avec la bonne dose et la durée appropriée afin d'appliquer un traitement adéquat et ainsi réaliser la meilleure intervention.

4.3 Concepts généraux de la prévention et du contrôle des infections

A) Diminuer l'exposition aux agents pathogènes : c'est l'approche la plus importante; éliminer le contact entre les animaux et les agents pathogènes prévient l'infection et la maladie. Si l'exposition survient, les chevaux peuvent devenir malades s'il y a un nombre suffisant d'organismes (une dose infectieuse) qui peut contourner les systèmes de défense des chevaux, puis se multiplier et causer des maladies. De nombreuses pratiques de biosécurité sont axées sur la réduction de l'exposition qui consiste entre autres à séparer les chevaux sains des chevaux malades ou ceux dont l'état de santé est inconnu, à ne pas partager l'équipement équestre et le harnachement, à éliminer le contact entre les individus et les groupes par-dessus les clôtures et les boxes, ainsi qu'à nettoyer et à désinfecter les zones d'habitation des chevaux selon un horaire régulier et avant qu'elles ne soient utilisées par un autre cheval.

i)

  1. Séparation des nouveaux arrivants - séparer les nouveaux chevaux et les chevaux retournant au troupeau (par exemple, après une période hors de la propriété et d'exposition à d'autres chevaux) jusqu'à ce que leur statut sanitaire soit établi et/ou que des mesures préventives précises soient appliquées (par exemple, vermifugation et vaccination).
  2. Séparation des chevaux potentiellement à risque plus élevé - identifier les chevaux qui présentent un risque plus élevé de porter et de transmettre des agents pathogènes et les gérer adéquatement (isoler et traiter) afin de minimiser le risque. Cela peut comprendre les chevaux qui sont : visiblement malades (infection clinique), dont l'exposition à des chevaux malades est connue et ceux qui se sont récemment remis d'une maladie. Les chevaux cliniquement malades doivent être séparés des autres chevaux et gérés au moyen de mesures de biosécurité additionnelles.
  3. Séparation des chevaux sensibles - séparer les chevaux qui sont plus sensibles (jeunes, en gestation, âgés) d'être infectés par les autres chevaux.
Photo d'une clôture en lisse séparant des enclos.
Un boxe, un enclos distinct ou une zone clôturée peut servir à séparer des chevaux afin de réduire l'exposition et la transmission possible de maladies. Photo offerte gracieusement par Christine Acebo
Photo d'un poulain dans un pré avec d'autres chevaux.
Les jeunes chevaux sont plus sensibles à l'infection, leur régie devrait être faite de manière à réduire leur exposition à des environnements et aux autres chevaux qui pourraient représenter un risque plus élevé de maladie. Photo offerte gracieusement par Christine Acebo.

ii) Nettoyage et désinfection (par exemple, écuries, boxe, allées et remorques) - effectuer régulièrement un nettoyage et une désinfection afin de réduire le nombre d'agents pathogènes présents. Idéalement, tous les agents pathogènes devraient être détruits et éliminés par le nettoyage et la désinfection; toutefois, il peut être difficile d'y arriver. Le but est donc d'amener le niveau d'agents pathogènes sous celui qui est nécessaire pour causer des infections.

iii) Hygiène des mains - se laver les mains, utiliser des désinfectants pour les mains et, au besoin, porter des gants propres à usage unique (se laver les mains ou utiliser des désinfectants pour les mains après les avoir retirés) afin de minimiser la propagation des agents pathogènes.

Photo en gros plan d'une personne versant du désinfectant pour les mains dans sa paume d'un distributeur.
Les désinfectants pour les mains peuvent être efficaces pour réduire la propagation d'agents pathogènes, toutefois, le port de gants et le lavage des mains sont préconisés lors de travail avec des chevaux malades et des chevaux soupçonnés de maladies gastro-intestinales ou neurologiques. Photo offerte gracieusement par Daniel Schwartz D.M.V.
Photo en gros plan d'une personne mettant des gants en nitrile.
Les gants peuvent aider à réduire la propagation de maladies parmi les chevaux par l'entremise de personne et réduisent l'exposition humaine à certaines maladies zooniques. Photo offerte gracieusement par Daniel Schwartz D.M.V.

iv) Équipement de protection individuel - changer de vêtements et porter des survêtements de protection (bottes, salopettes et gants) afin de créer une barrière contre la transmission d'agents pathogènes. L'équipement de protection individuel peut servir à protéger la santé de votre cheval et la vôtre.

v) Contrôle de l'accès - contrôler l'accès à la propriété et aux chevaux afin de limiter l'exposition. Réduire les contacts, surtout ceux concernant des chevaux non résidents et ceux de leurs propriétaires ou gardiens, limiter les occasions de transmission de maladies aux animaux résidents.

Photo de 2 chevaux regardant attentivement au-dessus de la barrière en métal limitant l'accès à un pâturage recouvert de neige.
Photo offerte gracieusement par Dale Morton, Hamilton (Ontario)

vi) Flux de circulation - gérer les occasions de contact direct et indirect entre les chevaux, les personnes, l'équipement, les véhicules, les camions-remorques et les autres objets sur la propriété. Les clôtures, les portes, les voies et la signalisation peuvent aider à garder les choses là où elles doivent être.

vii) Gestion de la vermine - minimiser la vermine comme suit : en diminuant les attractifs (nettoyer la nourriture renversée et prévenir l'accumulation d'eau dans les enclos et les champs), en contrôlant l'accès aux endroits où elle peut s'établir et se reproduire (utiliser des moustiquaires pour les portes et fenêtres dans les écuries et enlever l'équipement et les débris non nécessaires) et en luttant activement contre la vermine avec des pièges, des appâts et des insecticides ou des pesticides au besoin. Les insecticides et les pesticides devraient être utilisés avec prudence et selon les recommandations du fabricant, car certains produits peuvent être néfastes en surdose pour les chevaux, les autres animaux, les humains et l'environnement.

viii) Gestion des pâturages - gérer les pâturages pour minimiser l'accumulation et la transmission d'agents pathogènes et de parasites parmi les chevaux. (Pour plus de détails, veuillez consulter la section 8.3)

B) Diminuer la susceptibilité aux maladies : la meilleure façon de diminuer la sensibilité aux maladies est de s'assurer que votre cheval a un statut sanitaire élevé. Ceci peut être accompli par les pratiques suivantes : fournir une alimentation appropriée, gérer toutes maladies sous jacentes, réduire le stress, mettre en place un programme adéquat de gestion des parasites, contrôler les conditions d'hébergement (par exemple, la température et l'humidité), fournir des soins dentaires appropriés, gérer la douleur, et veiller à l'utilisation adéquate des antibiotiques et des autres médicaments. D'autres facteurs qui ne peuvent être considérablement modifiés influencent la sensibilité des chevaux aux maladies : l'âge, le sexe, la génétique et la grossesse. Développer et mettre en vigueur un programme de prévention pour la santé des chevaux.

C) Accroître la résistance aux maladies : la vaccination est le meilleur moyen pour améliorer la résistance à certaines maladies infectieuses. Il faut administrer et entreposer les vaccins conformément au mode d'emploi sur l'étiquette pour qu'ils soient efficaces. Bien des vaccins nécessitent deux doses ou plus pour être efficaces; des vaccins de rappel pour maintenir la protection sont souvent requis sur une base annuelle ou plus fréquente. Par ailleurs, un petit nombre de chevaux ne peuvent être protégés par la vaccination parce que le vaccin n'a pu générer une réponse immunitaire suffisante, ou parce qu'il a été manipulé ou administré de manière inappropriée. Également, un faible pourcentage de chevaux ne peut être vacciné pour des raisons de santé. Afin de protéger ces animaux, il est important que la plupart des chevaux qui les entourent soient vaccinés afin d'arrêter la propagation de maladies. Développer un programme de vaccination et vacciner les chevaux contre les maladies selon une approche axée sur le risque en consultant votre médecin vétérinaire.

L'analyse du titre (niveau) d'anticorps - Il est maintenant possible de déterminer le niveau d'anticorps pour plusieurs maladies en analysant un échantillon de sang d'un cheval. Cette analyse peut aider à déterminer le moment pour effectuer un rappel de certains vaccins.

Toutefois, bien que le titre des anticorps puisse fournir certaines indications sur le niveau d'immunité (protection) pour une maladie donnée, il ne permet de montrer qu'une partie du tableau. Le niveau des anticorps nécessaire à la protection d'un cheval est encore inconnu pour de nombreuses maladies. Par ailleurs, d'autres composants du système immunitaire qui sont importants dans la défense contre les maladies, tel que l'immunité à médiation cellulaire, ne sont pas mesurés.

L'analyse du titre peut être appropriée dans certaines situations et pour certaines maladies, mais il existe des limites qui doivent faire l'objet d'échanges avec votre médecin vétérinaire.

Traiter avec la médication appropriée pour contrôler une maladie infectieuse : Il y a de nombreuses médications qui peuvent être utilisées pour aider à contrôler une maladie infectieuse, diminuant ainsi les chances de propagation aux autres chevaux. Les médicaments les plus couramment utilisés pour contrôler les infections bactériennes sont les antibiotiques. En raison du risque que des organismes infectieux développent de la résistance à plusieurs antibiotiques et causent possiblement des effets néfastes (par exemple, la diarrhée), les antibiotiques (et les autres médicaments) doivent être utilisés judicieusement et seulement selon les directives d'un médecin vétérinaire.

Une biosécurité insuffisante et inappropriée ou l'utilisation de médicament sans discernement peuvent mener à la résistance aux antimicrobiens, ce qui entraîne un effet important sur la santé humaine et animale.

Gestion de dossier - Une bonne tenue de dossiers et des protocoles écrits permettent de former le personnel sur les bons protocoles et de gérer les chevaux plus uniformément. Les dossiers écrits permettent d'évaluer, de vérifier et de modifier le programme de biosécurité au fil du temps. Les dossiers importants comprennent des renseignements sur : la vaccination, la lutte antiparasitaire (vermifuges), les dossiers de santé, l'arrivée ou le départ, les groupes de contact (par exemple les groupes de pâturage ou de mise à l'herbe dans un enclos), les protocoles de nettoyage et de désinfection, et les protocoles pour la gestion des chevaux malades ou potentiellement infectieux.

D'autres ressources sur les maladies et leur mode de transmission :

Section 5 : Programme préventif de gestion de la santé des chevaux

But : Instaurer un programme de gestion de la santé des chevaux dans l'exploitation ou dans le site de rassemblement qui décrit les soins quotidiens, la prévention des maladies et les méthodes de contrôle. Chaque cheval sur l'exploitation ou le site de rassemblement est en conformité avec le programme afin d'optimiser la prévention des maladies dans un environnement où des chevaux se mélangent.

Description : Les programmes préventifs de gestion de la santé peuvent améliorer la santé et le bien-être des chevaux et encouragent l'adhésion ausein des écuries et lors d'événements en atténuant les préoccupations liées à la propagation des maladies. Il est important de réaliser que la santé des autres chevaux est tout aussi importante que celle de vos propres chevaux.

5.1 Communication

But : L'identification ou le soupçon d'une maladie chez un cheval doit être rapidement communiqué afin de maintenir la santé et le bien-être des autres chevaux dans une exploitation ou un site de rassemblement où des chevaux sont gardés. L'ensemble du personnel doit être pleinement informé du programme et de son importance.

Description : Les procédures de déclaration de maladies en ce qui concerne les exploitations avec quelques chevaux résidents et où tous les propriétaires se connaissent pourraient simplement se résumer par un échange des coordonnées de chacun. Les stratégies de communication pour les sites de rassemblement accueillant des événements pour lesquels un grand nombre de chevaux de passage, appartenant à divers propriétaires et soignés par différentes personnes, doivent être bien planifiées et documentées. Un simple plan de communication écrit de manière claire à l'égard des préoccupations liées aux maladies fournit un fondement solide pour une gestion efficace.

La communication rapide de renseignements fiables en cas de doute ou de diagnostic d'une maladie infectieuse est importante pour les raisons suivantes :

  • consulter votre médecin vétérinaire;
  • s'assurer que les propriétaires de chevaux, les gardiens et les intervenants de l'exploitation ou du site de rassemblement connaissent les mesures de biosécurité à prendre et ce qu'ils doivent mettre en œuvre;
  • aviser les exploitations et les sites de rassemblement équins avoisinants du risque de maladie; et
  • minimiser l'anxiété, la panique et les réactions démesurées des propriétaires de chevaux et du public.

Figure 7 : Exemple d'une stratégie de communication et d'intervention simple au sujet d'une maladie

Quatre flèches en ligne toutes pointant vers la droite.
Description de la photo – : Figure 7 : Exemple d'une stratégie de communication et d'intervention simple au sujet d'une maladie

Quatre flèches en ligne toutes pointant vers la droite. Du texte se trouve à l'intérieur et en dessous de chaque flèche. De gauche à droite, voici le texte à l'intérieur et sous chaque flèche :

  1. À l'intérieur de la flèche : « Quand - identification d'une maladie ». En dessous de la flèche : « Le cheval semble être malade. Établir des critères de santé qui indiqueraient que votre cheval est peut-être malade - par exemple, une liste de signes cliniques y compris les changements de comportement et le niveau d'activité. »
  2. À l'intérieur de la flèche : « Qui - propriétaire communique avec le médecin vétérinaire ». En dessous de la flèche : « Le propriétaire du cheval consulte son médecin vétérinaire pour confirmer et déterminer la cause de la maladie et pour obtenir les options de gestion et de traitement possibles ».
  3. À l'intérieur de la flèche : « Quoi - communication ». En dessous de la flèche : « Si la maladie se propage facilement et qu'il y a un risque de contact avec d'autres chevaux, soyez un bon voisin et avisez les propriétaires des écuries voisines que votre cheval est malade ».
  4. À l'intérieur de la flèche : « Comment et pourquoi - contrôles de déplacements ». En dessous de la flèche : « Dans la mesure du possible, séparez votre cheval des autres chevaux sur la propriété. Mettez en œuvre de façon adéquate des contrôles de déplacements pour les chevaux, les personnes, l'équipement et le matériel afin de limiter la propagation de la maladie ».

Dans les cas où de multiples chevaux sont en contact les uns avec les autres et que de nombreux gardiens sont concernés, il faut élaborer une stratégie de communication avec des porte-parole désignés. Les renseignements inexacts et inadéquats peuvent avoir une incidence négative sur la crédibilité de l'exploitation et du site de rassemblement ainsi que sur l'ensemble de l'industrie équine.

Il est important que les gardiens soient en mesure de réagir rapidement afin de minimiser la propagation de maladies aux autres chevaux. Les propriétaires et les opérateurs des exploitations et des sites de rassemblement où les chevaux se mélangent (lesquels comprennent les événements, les compétitions, les foires agricoles, les pistes de course et les enceintes de mise aux enchères) devraient avoir une stratégie de communication et un plan d'intervention en cas de maladie. Les participants devraient connaître à l'avance la stratégie de communication et le plan d'intervention en cas de maladie.

Pratiques recommandées :

Élaborer une stratégie de communication adaptée à l'exploitation ou au site de rassemblement qui comprend :

  • élaborer un contrat écrit et signéNote de bas de page 7 entre le gardien de l'exploitation ou du site de rassemblement et le propriétaire du cheval ou son mandataire désignéNote de bas de page 8 et qui exige :
    • d'ajuster les soins préventifs du cheval en fonction des exigences de l'exploitation ou du site de rassemblement;
    • de partager toutes les informations concernant un problème de santé qui serait susceptible d'affecter d'autres chevaux sur la propriété;
  • organiser à l'avance un protocole pour la déclaration de maladies afin d'en minimiser la propagation;
  • si votre médecin vétérinaire est désigné comme responsable de la déclaration de maladies, vous devez lui fournir une autorisation écrite pour discuter des problèmes de santé de votre cheval avec le propriétaire ou l'opérateur du site de rassemblement;
  • désigner une personne qui sera le point de contact pour les informations sur la santé pour les propriétaires ou gardiens de chevaux;
  • aviser rapidement la personne désignée lorsqu'un cheval est soupçonné d'être malade. Lorsqu'un gardien différent assure les soins quotidiens et l'observation de la santé des chevaux, donnez-lui l'autorisation de transmette les problèmes de santé à cette personne;
  • désigner à l'avance le porte-parole qui sera responsable de rendre les renseignements publics. Les connaissances et l'expérience du porte-parole sont importantes pour que les renseignements fournis soient exacts et présentés de façon claire;
  • élaborer et examiner les renseignements chaque année ou lorsque des changements importants se produisent; et
  • déterminer « qui fait quoi »; les rôles et les responsabilités :
    • établir et définir les protocoles de biosécurité relatifs à la situation de maladie, en quoi ils diffèrent des mesures de biosécurité de routine et qui informe le personnel et de quelle manière. S'assurer que le personnel actuel a reçu une formation sur les procédures opérationnelles normalisées (PON) relatives à la gestion des maladies.

Considérations pour les accords et contrats de logement et la santé des chevaux

  • Un accord ou un contrat de logement peut contribuer à améliorer la communication entre les propriétaires d'écurie et les pensions. En décrivant précisément les rôles, les responsabilités et les attentes, un accord peut produire un résultat prévisible lorsque des problèmes surviennent.
  • Fournir une autorisation écrite à ceux qui peuvent échanger des renseignements concernant la maladie.
  • En plus des frais de pension et des services offerts, s'assurer que les exigences en matière de santé telles que la vaccination systématique, la lutte contre les parasites et les soins de santé préventifs sont définies.
  • Confirmer les procédures de communication pour les urgences médicales et non médicales et pour la prestation de soins médicaux en cas de maladie, de blessure ou d'urgence médicale afin d'assurer la santé et le bien-être de votre cheval, et préciser les obligations financière et juridique des deux parties.

Puisque les lois et les règlements provinciaux diffèrent, documentez-vous et obtenez les conseils d'un professionnel au moment d'élaborer des accords et des contrats de logement.

5.2 Programme de gestion de la santé des chevaux (troupeau)

But : Atteindre et maintenir un niveau uniforme et élevé de santé pour tous les chevaux d'une exploitation ou d'un site de rassemblement, élaborer, mettre en œuvre et maintenir un programme de gestion de la santé des chevaux.

Un programme préventif de gestion de la santé n'est efficace que si vous et les autres propriétaires ou gardiens de chevaux se conforment au programme afin d'établir et de maintenir la santé des chevaux. Cela s'applique aussi aux chevaux qui se trouvent temporairement sur la propriété ou le site de rassemblement dont les chevaux en visite sur le site pour un événement de courte durée ou utilisant seulement le site de rassemblement comme aire de repos pendant un transit.

Dans les sites de rassemblement où les chevaux sont mélangés et ont été exposés à divers environnements (par exemple, des concours hippiques, des événements et d'autres installations de logement) et possiblement des maladies, il est important que le statut sanitaire de base du cheval soit déterminé et qu'une approche uniforme pour la gestion de la santé soit mise en œuvre afin de minimiser le risque potentiel pour les chevaux résidents et les nouveaux arrivants.

Pratiques recommandées :

  • élaborer et documenter le programme de gestion pour l'exploitation ou pour le site de rassemblement en consultation avec les propriétaires, les gardiens, les médecins vétérinaires et d'autres sources d'expertise en biosécurité (spécialistes des animaux d''élevage du gouvernement provincial, associations de l'industrie et universités)
  • éléments qu'un programme de gestion de la santé pour un cheval (troupeau) peut inclure :
    • identification des installations et identification de chaque cheval;
    • exigences de vaccination avant l'entrée et protocoles post-arrivée;
    • exigences de dépistage des maladies;
    • programme de lutte antiparasitaire (vermifugation : type de produit, fréquence, analyses de laboratoireNote de bas de page 9);
    • procédures d'observation et de surveillance de la santé des chevaux;
    • détermination des procédures liées à la maladie et aux interventions; et
    • soins des sabots (y compris la planification et le nettoyage de l'espace de travail du maréchal-ferrant; coordonnées de la personne à joindre en cas d'urgence pour le maréchal-ferrant).

Les propriétaires et les gardiens de chevaux doivent s'assurer que les chevaux dont ils sont responsables et les propriétés sur lesquelles ils résident ou qu'ils visitent sont clairement considérés pour permettre une gestion adéquate de la santé des chevaux.

5.3 Surveillance et maintien de la santé animale

But : Diagnostiquer rapidement la maladie, minimiser la propagation aux autres chevaux et veiller au bien-être du cheval malade.

La détection précoce et le traitement de la maladie donnent une meilleure chance pour un rétablissement complet et réduisent la possibilité de transmission de maladies.

Pratiques recommandées :

  • tenir à jour les dossiers des pratiques de gestion (par exemple, vaccinations et arrivées, départs et groupes de contact des chevaux);
  • observer régulièrement et surveiller la santé des chevaux. À la base, l'observation doit se faire au moins une fois par jour. Augmenter la fréquence d'observation et de surveillance lorsque les chevaux se déplacent et reviennent d'événements, de concours hippiques, de pistes de course ou d'autres activités où des chevaux sont mélangés (veuillez consulter l'annexe 4 pour obtenir des renseignements sur la tenue de l'examen de l'état de santé des chevaux et les annexes 5 et 6 pour des exemples de registres);
  • observer et surveiller les chevaux supposent, sans toutefois s'y restreindre, l'identification de changements à ce qui suit :
    • démarche et déplacement;
    • appétit;
    • production de fumier et d'urine;
    • humeur ou disposition apparente; et
    • température, pouls et fréquence respiratoire.
  • établir des critères pour déclarer un cheval malade, lesquels donneraient le signal pour mettre en place des mesures supplémentaires. Par exemple, une température élevée au-dessus des valeurs normales de 37,0° à 38,5 °C (98,6 °F à 101,3 °F) devrait vous inciter à téléphoner rapidement à votre médecin vétérinaire;
  • connaître les valeurs normales des signes vitaux des chevaux. Pour un adulte au repos :
    • température : 37,0 à 38,5 °C (98,6 à 101,3 °F)Note de bas de page 10;
    • rythme cardiaque : de 28 à 44 battements par minute;
    • fréquence respiratoire : de 10 à 14 respirations par minute.
Photo d'un vétérinaire évaluant la santé d'un cheval — observant son rythme cardiaque à l'aide d'un stéthoscope.
Dr Wayne Burwash

En cas de préoccupations liées à la santé, consultez un médecin vétérinaire. La pratique recommandée afin de minimiser la souffrance du cheval et de protéger les autres chevaux d'une maladie potentielle est de s'assurer de la capacité d'une réponse immédiate.

5.4 Protocoles d'intervention en cas de maladie et situation d'urgence

But : Protéger la santé et le bien-être des chevaux, élaborer et mettre en œuvre des protocoles d'intervention en cas de maladie et de situations d'urgence. Tous les protocoles d'interventions d'urgence doivent inclure les considérations liées à la biosécurité. Dans une intervention en cas de maladie, le bien-être des chevaux malades est préservé et des mesures sont mises en œuvre afin de minimiser le risque potentiel pour les autres chevaux. Pour les urgences non liées aux maladies telles que les inondations et les incendies, la santé et le bien-être de tous les chevaux sont pris en compte durant l'évacuation, le transport et l'hébergement vers une installation alternative.

Description : Une intervention immédiate peut être nécessaire dans des situations liées ou non aux maladies. Dans les deux circonstances, il est important de disposer de protocoles d'intervention développés et de gardiens formés avant l'événement. Le soupçon ou l'identification d'une maladie dans une grande installation, particulièrement un concours hippique ou une piste de course, peut déclencher la panique, des déplacements de chevaux et d'autres mesures injustifiées qui augmentent les risques de maladie pour chaque cheval et pour l'industrie. Des événements qui compromettent la sécurité des chevaux sur un site de rassemblement tels qu'un incendie, des dommages causés par la foudre et des inondations peuvent nécessiter l'évacuation des chevaux. L'évacuation exige une planification préalable pour le transport et les options d'autres sites de rassemblement à proximité.

Pratiques recommandées :

Identification des animaux et des lieux de garde

  • s'assurer que tous les chevaux de l'exploitation et du site de rassemblement sont facilement identifiables par tous les gardiens. Afficher les renseignements suivants sur les écuries, les boxes et les enclos : l'identification des chevaux (par exemple, le nom et l'identification d'accompagnement y compris les marques, la race, le tatouage et l'identification de la micropuce), les graphiques et le nom du propriétaire ou de la personne responsable;
  • s'assurer que tous les lieux de garde sont clairement identifiés; et
  • faciliter la traçabilité en marquant les chevaux de façon permanente et en tenant des registres des lieux où ils ont été gardés ainsi que les coordonnées des propriétaires.

Rôles et responsabilités

  • Pour les urgences liées aux maladies et les autres interventions, vérifier que les protocoles, les rôles et les responsabilités, les numéros de téléphone d'urgence et l'identification de l'exploitation (localisation géographique) sont facilement repérables..

Intervention en cas de maladie

Les principes d'intervention en cas de maladie pour tous les lieux d'hébergement de chevaux et toutes les situations sont semblables; les principes peuvent s'appliquer à un cheval dans une petite exploitation ou un site de rassemblement ou à de nombreux chevaux à un événement important, que l'on soupçonne d'être malades. Les interventions suivantes peuvent être faites dans toutes ces situations.

Des signes de maladie sont décelés chez un cheval - Amélioration de votre biosécurité

  1. Aviser
    1. Aviser le propriétaire ou la personne autorisée à agir au nom du propriétaire et le gérant de l'exploitation ou du site de rassemblement.
    2. Aviser le médecin vétérinaire.
  2. Séparer
    1. Dans la mesure du possible, séparer physiquement les chevaux malades et ceux soupçonnés d'être malades des autres animaux et gérer-les comme un groupe distinct en les déplaçant à un endroit où le contact avec d'autres chevaux est impossible.
    2. Selon la taille et la configuration de l'exploitation ou du site de rassemblement, cela peut signifier loger dans un boxe, une écurie ou un enclos distinct.
    3. Lorsque la séparation physique est impossible, restreindre l'accès aux chevaux, délimiter une zone de l'écurie ou de l'enclos pour créer une séparation temporaire et indiquer qu'il y a un problème lié à la maladie.
    4. Dans les deux situations, porter des vêtements désignés au moment de travailler avec es chevaux, et nettoyer et désinfecter les chaussures, les mains et tout l'équipement avant d'entrer en contact avec d'autres chevaux.

    Veuillez consulter la section 6 pour obtenir plus de détails sur la séparation.

  3. Obtenir un diagnostic
    1. Consulter un médecin vétérinaire afin de déterminer si le cheval est infecté par une maladie contagieuse. Si un médecin vétérinaire n'est pas disponible immédiatement pour examiner le cheval, demander lui conseil sur les mesures pouvant prévenir la propagation.
    2. La nature de la maladie déterminera le niveau de communication et les mesures de biosécurité accrue qui seront mises en place afin de minimiser la propagation de la maladie. Veuillez consulter l'annexe 2 pour les maladies équines.
  4. Intervenir et communiquer
    1. Mettre en œuvre votre stratégie de communication. En échangeant des renseignements précis avec les personnes directement touchées, cela améliorera la gestion de la maladie et minimisera les réactions excessives inutiles.
    2. Désigner un porte-parole pour communiquer l'information permettra d'assurer la cohérence.
    3. Pour les sites de rassemblement et les événements d'envergure, une équipe de personnes ayant des parcours et des expertises différents est utile pour gérer la situation.
    4. Votre médecin vétérinaire peut devoir signaler certaines maladies au gouvernement fédéral ou provincial.
  5. Retracer les chevaux exposés
    1. Retraçage des autres chevaux potentiellement exposés - tout en obtenant un diagnostic préliminaire, identifier les autres chevaux qui ont été exposés. Se concentrer sur ceux ayant possiblement eu un contact direct (nez à nez) ou un contact indirect (par exemple, équipement partagé, boxe adjacent, partage d'eau et contact avec d'autres participants).
    2. En général, les chevaux ayant eu un contact direct sont des animaux à risque élevé, les chevaux ayant eu un contact indirect sont des animaux à risque modéré et les chevaux auxquels on ne connaît pas de moment où il y aurait eu contact direct ou indirect peuvent être considérés comme des animaux à faible risque d'infection et de propagation de maladies. La connaissance de la maladie est importante afin de déterminer les chevaux à risque potentiellement élevé.
  6. Restreindre les déplace-ments
    1. Restreindre temporairement les déplacements des animaux malades, suspects et exposés, ainsi qu'à ceux qui les manipulent, jusqu'à ce qu'un médecin vétérinaire ait posé un diagnostic préliminaire et qu'un plan d'intervention soit mis en œuvre.
    2. Dans bien des situations, un médecin vétérinaire sera capable d'isoler la cause possible de la maladie en obtenant une anamnèse; un examen des dossiers de santé connexes du cheval et un examen physique du cheval.
    3. Selon les circonstances, les chevaux à risque faible et modéré peuvent continuer de compétitionner, toutefois les expositions directe et indirecte devraient être minimisées.
    4. Restreindre les déplacements des autres animaux de l'exploitation ou du site de rassemblement.
  7. Surveiller les chevaux
    1. Observer les chevaux malades et exposés et rester à l'affût de changements dans leur statut sanitaire conformément à la directive du médecin vétérinaire. L'observation et la surveillance des températures rectales deux fois par jour sont une pratique recommandée pour tous les chevaux surtout lorsqu'ils participent à un événement.
  8. Libérer les chevaux
    1. Avant de lever les restrictions de déplacements, consulter le médecin vétérinaire traitant.
    2. Donner à tous les participants quittant le site de rassemblement ou l'événement de l'information au sujet de la maladie et sur la nécessité de surveiller leurs chevaux afin de déceler des signes de maladie.
    3. Les chevaux malades ou ayant été exposés par contact direct ou indirect doivent, au retour à leur lieu de garde, être gardés séparément des autres chevaux, être surveillés et recevoir les soins appropriés, jusqu'à ce qu'ils se rétablissent ou que leur statut sanitaire soit déterminé.
    4. Les chevaux non exposés peuvent être libérés vers d'autres lieux. C'est une pratique recommandée de déclarer aux responsables de l'événement votre participation à un événement où une maladie infectieuse a été signalée.

Plan d'action non lié aux maladies - protocole pour les mesures d'urgence (par exemple, inondation, incendie, catastrophe naturelle)

  • Élaborer un plan d'évacuation, de transport et d'hébergement alternatif afin de protéger la santé et le bien-être des chevaux tout en s'assurant de maintenir le même niveau de mesures en matière de biosécurité. Les protocoles d'évacuation devraient réduire le plus possible le chaos et optimiser le transport des chevaux dans le cadre d'un processus systématique qui tient compte de la continuité de l'identité. Établir et organiser d'avance un plan de transport d'urgence et d'hébergement vers une autre exploitation en cas de situations d'urgence de courte et de longue durées.
    Texte alternatif : Photo de quatre pompiers dirigeant un jet d'eau d'un boyau d'incendie vers une écurie à chevaux dévorée par les flammes.
    Personnel d'urgence intervenant lors d'un feu dans une écurie en Ontario. Avec la permission de Gary Dinkel
  • Savoir que le comportement des chevaux, en particulier lorsqu'ils sont effrayés par la menace d'un feu ou d'autres catastrophes, peut être imprévisible. Pratiquer les plans d'évacuation afin d'augmenter les chances de succès.
  • S'assurer qu'il y a des licous et des laisses entreposés en quantité suffisante dans un endroit éloigné de l'écurie qui sont facilement accessibles.
  • Affecter les gardiens à des tâches précises. Par exemple, une personne désignée pour la gestion du transport, la gestion de l'enlèvement systématique des chevaux et la vérification de la disponibilité de l'identification de chaque cheval durant le transport et le placement subséquent dans les exploitations alternatives.
  • Préserver la vie est le principal objectif. Une fois la menace atténuée, si les protocoles de biosécurité ont été compromis, effectuer une évaluation de la situation et mettre en place des mesures appropriées.

Section 6 : Nouveaux chevaux, retour de chevaux, chevaux en visite, déplacement et transport

But : Les déplacements des chevaux se font de manière à minimiser le risque d'introduire et de propager les agents pathogènes.

Description : Les nouveaux chevaux peuvent poser un risque d'introduction considérable de maladies aux chevaux résidents. Il est essentiel d'établir le statut sanitaire de chaque cheval et de s'assurer qu'il y a assez d'espace et de personnel pour offrir les soins de routine avant de les ajouter au troupeau.

6.1 Nouveaux chevaux (points à considérer), nouveaux arrivants et retour de chevaux

But : Déterminer le statut sanitaire des nouveaux chevaux et l'harmoniser avec celui du troupeau résident. Cela orientera les procédures qui peuvent avoir besoin d'être prises avant d'introduire des chevaux dans le troupeau. Séparer les chevaux nouvellement arrivés ou de retour et mettre en œuvre des mesures basées sur le risque pour protéger la santé des autres chevaux.

Description : Les nouveaux chevaux peuvent apporter des maladies dans votre troupeau. Même s'il est facile d'identifier les chevaux visiblement malades et de les séparer des autres chevaux afin de réduire la propagation de la maladie, les chevaux infectés de manière subclinique (ils semblent en bonne santé, mais ils sont porteurs d'un agent pathogène) posent un défi. C'est pour cette raison que les mesures régulières pour séparer tous les nouveaux arrivants des chevaux résidents sont importantes. Bien que des mesures puissent être prises pour réduire ce risque (par exemple, dépistage de maladies et les examens médecins vétérinaires avant l'arrivée), selon les tests utilisés et le stade de l'infection, certains chevaux infectés ne seront pas détectés par ces méthodes.

Les chevaux qui reviennent peuvent également poser un risque d'introduction de maladies, selon l'exposition potentielle qu'ils ont eue pendant qu'ils se trouvaient hors de l'exploitation ou du site de rassemblement. Assurez-vous de tenir compte de la période pendant laquelle votre cheval a été éloigné et des risques liés aux activités et aux endroits qu'il a fréquentés avant l'exploitation ou le site de rassemblement d'origine et à son retour à celle-ci.

La séparation de tous les chevaux arrivants pour une période de temps est une bonne stratégie de réduction des risques d'introduction de maladies aux animaux résidents

Pratiques recommandées :

  • avant l'arrivée des chevaux, obtenir une preuve (documentation) de l'historique de vaccination, de vermifugation et des autres tests de santé, selon les besoins (par exemple, un résultat négatifNote de bas de page 11 récent au test de dépistage de l'anémie infectieuse équine (AIE) et autres maladies). Lorsque cela n'est pas possible, effectuer ces tests pendant que le cheval demeure séparé des autres chevaux (veuillez consulter l'annexe 9 (veuillez consulter l'annexe 9 pour obtenir un exemple de dossier de protocole pour les nouveaux chevaux);

Lors de grands événements, exiger des documents officiels sur le statut sanitaire (certifiés par un médecin vétérinaire)

Un panneau de biosécurité planté dans un champ.
Description de la photo – : Un panneau de biosécurité

Sur le panneau de biosécurité on peut lire le texte suivant : « WHOA. This Facility requires a negative Coggins (EIA) test prior to off loading or entering the premises with your Horses. Contact Area Management » (HO! Pour entrer sur les lieux, vos chevaux doivent avoir un résultat négatif au test de Coggins pour l'anémie infectieuse équine [AIE] afin qu'ils puissent être déchargés sur les lieux ou y entrer. Veuillez communiquer avec le gestionnaire du manège). Il y a aussi des espaces libres sur le panneau afin de pouvoir y inscrire les coordonnées du gestionnaire du manège. Au haut du panneau, à gauche et à droite du mot « WHOA » (HO), se trouvent des hexagones rouges contenant le mot « STOP » (arrêt) en lettres blanches.

Ce grand panneau précise clairement qu'un résultat négatif au test de Coggins pour l'anémie infectieuse équine est requis pour entrer sur les lieux. Avoir les coordonnées du gestionnaire du manège est une pratique utile pour aborder les enjeux. Par souci de protection de la vie privée, le numéro de téléphone a été retiré de la photo. Photo offerte gracieusement par Alex McIsaac D.M.V.

Un panneau de biosécurité carré et blanc.
Description de la photo – : Un panneau de biosécurité carré et blanc

Un panneau de biosécurité carré et blanc. La bordure du panneau est tracée d'une large bande rouge continue. Au centre du panneau se trouve un carré rouge. À l'intérieur du carré rouge se trouve le mot « ATTENTION » en lettres majuscules blanches. Au-dessus du mot « ATTENTION » et superposé sur le carré rouge se trouve la silhouette d'une personne montée à cheval. La silhouette est noire. Au-dessus de la silhouette se trouve l'énoncé : "Cambridge Meadows Equestrian Centre" (centre équestre Cambridge Meadows). Sous le carré rouge, il y a le texte suivant : « Preventing the spread of disease is important to Cambridge Meadows. Only healthy horses allowed entry to grounds. Only clean equipment and tack allowed on-site. On arrival all participants must present health certification to event officials. A negative EIA test within the last 6 months is required. Horses must be presented on entry for a health check. Participants to report signs of horse sickness to event officials immediately. Failure to adhere to these requirements may result in disqualification ». (La prévention de la propagation de maladies est importante à Cambridge Meadows. L'accès à ce site de rassemblement n'est permis qu'aux chevaux en bonne santé. Seuls de l'équipement et du harnachement propres sont permis sur ce site. À l'arrivée, tous les participants doivent présenter un certificat sanitaire aux responsables de l'événement. Un résultat négatif à un test de dépistage de l'AIE au cours des 6 derniers mois est exigé. Les chevaux doivent être présentés à l'arrivée pour une vérification de leur état de santé. Les participants doivent déclarer les signes de maladies de leurs chevaux aux responsables de l'événement immédiatement. L'omission de respecter ces exigences pourrait mener à une disqualification ».

Ce site de rassemblement laisse peu de doute sur leur engagement à l'égard de la gestion de la santé des chevaux. Ils ont déterminé les risques de maladie causés par l'équipement et le harnachement ainsi que la nécessité de signaler les chevaux malades aux officiels de l'événement.

Le panneau est un bon rappel aux participants de leur responsabilité d'établir le statut sanitaire de leurs chevaux et que les conséquences de l'omission de se conformer peut entraîner leur disqualification. S'assurer que les pensions, les participants et les visiteurs sont conscients des exigences aide à protéger la santé de tous les chevaux.

Idéalement, les exigences sont fournies aux propriétaires et aux gardiens de chevaux avant l'événement et de nouveau à l'arrivée au site de rassemblement.

Image offerte gracieusement Daniel Schwartz D.M.V.

  • réviser les dossiers de santé détaillant les antécédents médicaux, les traitements reçus, les examens vétérinaires et l'historique des déplacements, le cas échéant;
  • veiller à ce que les chevaux soient distinctement identifiés : les dossiers de marques distinctes et uniques peuvent aider;
  • lors de l'achat de plusieurs chevaux, acheter auprès du moins grand nombre de sources possible afin de minimiser l'exposition aux maladies. Lorsque cela n'est pas possible, par exemple à des ventes de chevaux d'un an, il faudra mettre davantage l'accent sur la biosécurité pendant le transport et à domicile;
  • lors de l'achat de plusieurs chevaux, considérer les gérer par groupe en fonction du niveau de risque similaire. Les regroupements possibles pourraient comprendre le propriétaire précédent, le statut sanitaire, l'âge et le type d'utilisation;
  • si de la semence ou des embryons sont utilisés, s'assurer que les animaux donneurs sont exempts de maladies sexuellement transmissibles et que des méthodes vétérinaires reconnues soient employées pour la collecte, le traitement et la conservation de ces produits;
  • séparer les nouveaux arrivants des chevaux résidant à l'exploitation pendant une période suffisante pour s'assurer qu'ils ne sont porteurs de maladie. Un certain nombre de facteurs influencent la durée de la période de séparation nécessaire. Consulter votre médecin vétérinaire afin de fixer une durée appropriée;
    • La période de séparation normalement recommandée excède (est plus longue que) le délai d'apparition de signes cliniques après l'exposition aux maladies préoccupantes. Les pratiques de gestion de la santé, dont les protocoles de vaccination et de vermifugation et l'historique de voyages sont importants pour la détermination des risques de maladies potentiels. La preuve de la vaccination et les résultats de tests négatifs devraient être obtenus;

Voici quelques délais suggérés pour la séparation :

  • de 5 à 7 jours pour les chevaux de statut sanitaire connu, qui se traduit par l'absence de contact récent connu avec des chevaux malades, des antécédents médicaux approfondis et un examen vétérinaire récent avec des résultats négatifs;
  • 14 jours pour les chevaux de statut sanitaire semblable et faisant partie d'un programme semblable de gestion de la santé à l'exploitation ou au site de rassemblement;
  • de 21 à 28 jours pour les chevaux de statut sanitaire inconnu ou provenant de sites de rassemblement où le programme de gestion de la santé des chevaux est inconnu ou des composantes du programme de santé sont absentes.

Vous pourriez raccourcir la période de séparation si vous obtenez :

  • des résultats de tests négatifs aux principales maladies;
  • des antécédents médicaux approfondis; et
  • un examen vétérinaire récent avec des résultats négatifs.
  • s'assurer que les gestionnaires de l'exploitation ou du site de rassemblement obtiennent un certificat d'examen vétérinaire complété dans les 7 jours précédant l'arrivée à l'installation afin de déterminer le statut sanitaire du cheval et les procédures de biosécurité appropriées (par exemple, vaccination et tests de dépistage des maladies dans la mesure du possible; cette option peut ne pas être possible à une vente par encan);
  • vaccination : (veuillez consulter l'annexe 10 pour obtenir des directives supplémentaires sur la vaccination)
    • évaluer les besoins de vaccination de vos chevaux avec votre médecin vétérinaire. Certains des facteurs à prendre en considération sont : l'âge du cheval, l'historique de vaccination, l'exposition et la prévalence de la maladie dans leur environnement et leur historique de déplacements;
      • Remarque : La vaccination n'assure pas une protection immédiate contre les maladies, et de nombreux vaccins requièrent deux doses ou plus sur une période de trois à quatre semaines. Les chevaux qui n'ont pas été adéquatement vaccinés contre un agent pathogène particulier peuvent être vaccinés avant leur entrée à l'exploitation ou au site de rassemblement. Lorsque ce n'est pas possible, ces procédures peuvent aussi être réalisées pendant que les chevaux sont séparés sur l'exploitation ou le site de rassemblement.
    • les vaccins devraient être administrés conformément aux instructions sur l'étiquette;
    • obtenir les vaccins seulement de sources fiables afin de s'assurer qu'ils ont été manipulés et entreposés de façon appropriée;
    • conservez les dossiers de vaccination (date d'administration, type de vaccin et identification particulière du fabricant telle que le numéro de lot); et
    • signaler tous les effets indésirables qui se manifestent à votre médecin vétérinaire et au fabricant du vaccin.

Certaines provinces réglementent et restreignent l'adminsitration des vaccins. Veuillez vous assurer de connaître les exigences réglementaires et de vous y conformer.

Les vaccins sont mieux administrés par votre médecin vétérinaire qui connaît les avantages, les risques et l'utilisation appropriée pour protéger la santé de vos chevaux.

  • l'analyse du fumier des nouveaux chevaux devrait être effectuée en procédant au comptage des œufs dans les fèces pour établir la charge parasitaire du cheval avant la vermifugation et la participation au programme de lutte antiparasitaire de l'exploitation;
Photo de deux cavalières administrant des médicaments par voie orale à un cheval attaché dans une stalle d'écurie.
Le traitement antiparasitaire devrait être fondé sur un comptage d'œufs dans les fèces afin de cibler les chevaux nécessitant un traitement avec les produits appropriés. Photo offerte gracieusement par Canada équestre.
  • des analyses de la réduction du compte d'œufs dans les fèces devraient être envisagées afin d'évaluer la réaction à la vermifugation et de détecter toute résistance des parasites au vermifuge; (Veuillez consulter l'annexe 11 pour obtenir des directives supplémentaires sur la lutte antiparasitaire)
  • séparer physiquement les chevaux pour prévenir le contact direct ou le contact indirect entre les nouveaux animaux et les chevaux résidents. Lorsque la séparation physique est impossible, des barrières procédurales peuvent être utilisées. Cela consiste à limiter le nombre de personnes qui entre dans la stalle du cheval au personnel affecté à cette fin seulement, à utiliser des gants ou à l'hygiène des mains (lavage des mains) et des vêtements propres ou dédiés pour ceux qui manipulent le cheval et à prévenir le contact nez à nez avec les chevaux avoisinants. Garder à l'esprit que les barrières procédurales ne diminuent pas le risque de propagation de maladies au niveau de la séparation physique. De la même façon, les barrières physiques sont insuffisantes pour prévenir les maladies si les procédures pour minimiser la contamination croisée ne sont pas appliquées. Lors de l'utilisation de la séparation physique ou des barrières procédurales, réserver de l'équipement ou nettoyer et désinfecter l'équipement utilisé pour ces chevaux. Restreindre l'accès et contrôler les déplacements dans la zone où les nouveaux chevaux se trouvent;
  • surveiller les nouveaux chevaux quotidiennement afin de détecter tout changement à leur état de santé et en consignant les résultats dans un registre; et
  • séparer immédiatement et faire examiner par un médecin vétérinairetout cheval soupçonné d'être affecté d'une maladie contagieuse telle que la diarrhée, une maladie respiratoire ou une fièvre d'origine inconnue (consulter l'annexe 13 pour obtenir des directives supplémentaires sur la séparation des chevaux malades).

Considérations importantes :

  • L'entassement et le stress associés au transport ainsi que les compagnons de troupeau inconnus peuvent réduire la résistance d'un cheval à la maladie et entraîner l'excrétion d'agents pathogènes.
  • Les centres d'élevage peuvent poser un risque pour la santé des étalons, des juments, du sperme et des embryons par le contact cheval à cheval durant la monte et par de l'équipement contaminé. Une hygiène adéquate est nécessaire pour réduire au minimum la transmission d'agents pathogènes durant ces processus et la contamination après le prélèvement et le stockage d'embryons et de sperme.
  • Les sites de vente ou d'encans de chevaux où les occasions de mélange des animaux et le partage de licous, laisses, abreuvoirs et stalles sont particulièrement fréquents peuvent poser des risques importants pour la santé des chevaux. En outre, être conscient du statut sanitaire antérieur de l'exploitation (par exemple, gourme sous forme endémique).

6.2 Chevaux en visite

But : Diminuer le risque de transmission de maladies par des chevaux visitant l'exploitation ou le site de rassemblement pendant une courte période (par exemple, leçons, formation, événements d'un jour, randonnées et reproduction).

Description : Les chevaux en visite qui ne partagent pas le même statut sanitaire que le troupeau résident ou que les autres chevaux visiteurs peuvent poser les mêmes risques que de nouveaux arrivants dans une exploitation ou un site de rassemblement, si on leur permet de se mélanger. Les chevaux en visite qui seront hébergés à l'exploitation ou au site de rassemblement sont sujets aux mêmes considérations liées à la biosécurité que les nouveaux chevaux.

Pratiques recommandées :

  • le statut sanitaire des chevaux en visite devrait être déterminé avant leur arrivée et devrait être en conformité avec le programme de gestion de la santé de l'exploitation ou du site de rassemblement;
  • l'équipement accompagnant les chevaux en visite devrait être nettoyé et utilisé seulement pour ces chevaux (par exemple, remorque, harnachement, équipement de toilettage, seaux de nourriture et d'eau). Cela peut comprendre les activités suivantes : s'assurer que la remorque n'a pas été exposée à un cheval qui est malade (nettoyer et désinfecter le cas échéant, c.-à-d. une remorque empruntée), stationner dans une zone désignée, apporter des seaux propres et désinfectés pour l'abreuvement et l'alimentation des chevaux en visite (veuillez consulter la section 8.5 et l'annexe 15 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur le nettoyage et la désinfection) et aucun mélange n'est permis;
  • vérifiez que des enclos et des boxes sont disponibles pour séparer les chevaux visite du troupeau résident;
  • ne laissez pas les chevaux entrer en contact direct entre eux durant les activités; et
  • dans les sites de rassemblement où toute la population ou une bonne partie arrive et repart régulièrement, tels que les sites de compétition, la séparation des chevaux est parfois difficile et inadaptée à la conception des lieux. Dans ces situations, les chevaux arrivants ou partants devraient être séparés des chevaux résidents qui ne quittent jamais les lieux (par exemple, chevaux d'école ou retraités) ou des jeunes chevaux tels que ceux âgés d'un an et les poulinières. Les chevaux de course devraient être gardés ensemble dans des boxes adjacents et séparés des chevaux d'un an et de deux ans en cours de dressage.

6.3 Déplacement à l'intérieur de l'exploitation ou du site de rassemblement

But : Les déplacements des chevaux dans une exploitation ou un site de rassemblement sont gérés de manière à réduire l'exposition des chevaux à risque plus élevéNote de bas de page 12 aux chevaux moins résistants aux maladiesNote de bas de page 13.

Pratiques recommandées :

  • loger ensemble les chevaux de groupes de risques similaires (statut sanitaire, utilisation et âge) et limiter le contact entre ces groupes et le personnel, l'équipement ainsi que l'exposition aux environnements communs (enclos et pâturages).
  • loger les juments et les poulains séparés du reste du troupeau.
  • maintenir une séparationNote de bas de page 14 physique entre le troupeau résident et les chevaux malades, les nouveaux, ceux qui reviennent ou ceux qui sont en visite.

Les chevaux qui interagissent ensemble devraient rester ensemble.

6.4 Participation à des événements

But : Minimiser les risques de transmission de maladies par les chevaux et l'équipement (seaux et harnachement) apportés à des événements et rapportés de ceux-ci.

Description : Le mélange de chevaux à des événements pose un risque important de transmission de maladies. Les participants aux événements et leurs organisateurs partagent la responsabilité de minimiser les risques et jouent des rôles complémentaires.

6.4.1 Responsabilité du gardien

Pratiques recommandées :

  • examiner les exigences relatives à la santé (par exemple, est-ce qu'un résultat négatif au test d'AIE est requis?);
  • vérifier que les chevaux sont sains et adéquatement vaccinés. Consultez votre médecin vétérinaire au sujet du calendrier des vaccins;
  • gérer les chevaux d'une même écurie ou d'un même site de rassemblement en tant que groupe et les héberger ensemble à l'événement;
  • minimiser le contact entre les cavaliers, les palefreniers, ceux qui débourrent les chevaux et les entraîneurs, des chevaux qui ne sont pas les leurs;
  • dédier de l'équipement à vos chevaux et empêcher le partage entre chevaux. Cet équipement comprend, sans toutefois s'y limiter : les couvertures, les mangeoires, les seaux d'eau, le harnachement, les fournitures de toilettage et l'équipement de nettoyage des boxes (remarque : le bas des pantalons et les chaussures des cavaliers devraient être nettoyés avant de changer de cheval);
  • identifier de façon visible l'équipement afin de prévenir le partage;
  • voyer à ce que du matériel et de l'équipement pour le nettoyage et la désinfection, comme du désinfectant pour les mains, du savon, des brosses et du désinfectant, soient disponibles sur le site de l'événement et que les boxes attribués soient nettoyés au besoin;
  • vérifier avec l'organisateur de l'événement ou l'hippodrome afin de déterminer les méthodes utilisées pour nettoyer et désinfecter les boxes ou les enclos entre les utilisations par des chevaux différents (veuillez consulter la section 8.5 de l'annexe 15 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur le nettoyage et la désinfection);
  • surveiller l'état de santé, y compris la température corporelle quotidienne du cheval pendant l'événement. Signaler toute anomalie à l'organisateur de l'événement (et au médecin vétérinaire; ou autre personne désignée de l'événement ou autre). Tenez l'organisateur de l'événement informé de tout changement de l'état de santé du cheval;
  • éviter toute forme de contact direct (par exemple, nez à nez) et indirect (par exemple, surfaces communes dans les douches) entre les chevaux;
  • envisager l'utilisation de votre propre boyau d'arrosage; et
  • ne submerger pas l'extrémité d'un boyau d'arrosage d'utilisation commune dans un seau d'eau servant d'abreuvoir.

6.4.2 Responsabilité de l'organisateur de l'événement

Pratiques recommandées :

  • la responsabilité d'établir les exigences sanitaires relatives à la participation d'un cheval incombe à l'organisateur de l'événement (par exemple, des tests basés sur les risques peuvent être requis avant l'entrée sur le terrain [par exemple, AIE, gourme et VHE-1]);
  • restreindre l'accès des spectateurs aux écuries et aux remorques;
  • vérifier qu'il y a des murs complets dans les boxes entre les chevaux;
  • prévoir un boxe et une aire réservée pour les chevaux malades ou suspects;
  • vérifier que les boxes soient nettoyés et désinfectés avant l'arrivée d'un cheval et après son départ (afficher un registre de nettoyage visible);
  • vérifier que les boxes utilisés pour doucher les chevaux soient nettoyés et désinfectés fréquemment et, idéalement, entre chaque utilisation (afficher un registre de nettoyage visible);
  • fournir des contenants pour objets pointus et tranchants approuvés en quantité suffisante;
  • fournir des désinfectants pour les mains ou des stations de lavage des mains dans les écuries;
  • offrir des services vétérinaires (par exemple, sur appel ou sur place);
  • recommander que les gardiens des chevaux prennent et consignent les températures des chevaux au repos au moins une fois par jour et que le registre soit mis à la disposition des officiels de l'événement à des fins de vérification; et
  • s'assurer que tout l'équipement utilisé ou apporté à l'événement est nettoyé et désinfecté (par exemple obstacles, boxes portables).

(Veuillez consulter l'annexe 7 pour un exemple de déclaration de participation d'un cheval et l'annexe 8 pour un exemple de lettre d'événement aux chevaux participants)

Une des pratiques recommandées de l'industrie consiste à obliger la personne ayant l'autorité légale sur les soins du cheval à signer un accord qui stipule le signalement d'un problème de santé potentiellement infectieux à l'organisateur de l'événement. Celui-ci, avec l'aide d'un médecin vétérinaire, mettra en œuvre le protocole de biosécurité qui a été élaboré.

Photo de l'intérieur d'une grande installation équestre.
Photo offerte gracieusement par Canada équestre.

Conseils pour les cavaliers

  • Au moment d'effectuer une randonnée équestre avec des amis ou des voisins, il est bon de connaître préalablement le statut sanitaire et les antécédents des autres chevaux. Cela peut être aussi simple que d'assurer que les chevaux ont le même statut sanitaire et ne présentent aucun signe de maladies avant de se rassembler.
  • Éviter les contacts nez à nez avec les autres chevaux et maintenir une distance de 2 m avec eux pendant la randonnée peut réduire les possibilités de propagation des maladies.
  • Éviter de partager le harnachement, l'équipement, les seaux de nourriture et d'eau.
  • Gérer ce que votre cheval mange - empêchez-les de consommer l'eau et la nourriture des autres chevaux.
  • Si vous restez pour la nuit le long du sentier ou dans un terrain de camping, s'assurer que l'ensemble de la nourriture, de la litière et du fumier du cheval précédent est enlevé de la zone de stabulation du cheval avant le déchargement ou l'installation de la litière de votre cheval.
  • Essuyer les surfaces de contact communes telles que les rampes d'attache et les lignes d'attache, et laisser de l'espace entre les chevaux.
  • À votre départ du lieu de campement, enlever et éliminer la nourriture, l'eau et la litière de façon à ce que ce soit propre pour le prochain cavalier.

Références Note de bas de page 15  Note de bas de page 16

6.5 Transport

But : Transporter les chevaux de manière à réduire le plus possible l'exposition et la propagation de maladies.

Pratiques recommandées :

  • vérifier que le transport est conforme à l'ensemble de la législation applicable, dont les exigences de la Loi sur la santé des animauxNote de bas de page 17 et de son RèglementNote de bas de page 18 et le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des équidésNote de bas de page 19;
  • transporter seulement vos chevaux ou au moins seulement ceux pour lesquels les conditions de garde et le statut sanitaire sont connus;
  • n'offrir le transport à un cheval démontrant des signes de maladie infectieuse que pour le transporter à une exploitation où il recevra les soins appropriés. Ce cheval ne devrait pas être transporté avec des chevaux sains (nettoyer et désinfecter le véhicule de transport après son départ de l'exploitation);
  • minimiser le stress social pendant le transport de chevaux à bord d'une même remorque;
  • évitez de mélanger les jeunes chevaux pendant un transport (par exemple, chevaux d'un an d'exploitations différentes mélangés ou jeunes chevaux de course);
  • attacher votre cheval à votre propre remorque afin de minimiser l'exposition aux agents pathogènes d'autres remorques; et
  • après le transport de chevaux, nettoyer afin d'enlever toutes les matières organiques et désinfecter le véhicule de transport.

Section 7 : Gestion de l'accès

But : La gestion et le contrôle de l'accès à une exploitation ou à un site de rassemblement, ainsi qu'aux zones identifiées à risque, limitent l'introduction et la propagation de maladies sur la propriété et permettent la mise en œuvre des pratiques de biosécurité.

Description : La gestion de l'accès réfère à l'utilisation de barrières physiques et/ou de procédures appropriées afin de réduire la transmission d'agents pathogènes vers, dans et entre les exploitations et les sites de rassemblement par les personnes, les chevaux, l'équipement, le matériel et les véhicules.

Les fondements de la gestion de l'accès comprennent les éléments suivants :

  • déterminer les voies de transmission des maladies;
  • interrompre ou bloquer les voies de transmission des maladies;
  • contrôler l'accès non désiré ou non nécessaire à l'exploitation, au site de rassemblement et aux chevaux;
  • gérer les déplacements sur le site des personnes, des chevaux et de l'équipement; et
  • recourir à des mesures de biosécurité afin de réduire le risque d'exposition aux maladies et leur propagation en cas d'éclosion.

Appliquer rapidement une bonne gestion de l'accès dans la mise en œuvre de plans de biosécurité accroît la capacité d'intervention en cas de maladie.

7.1 Déplacement vers et dans les exploitations et les sites de rassemblement (Zones)

Goal: Establish and identify biosecure zones, controlled access points, and pathways to control access to the premises, barns and horses and to minimize pathogen transmission by animals, people, vehicles, trailers and equipment.

Description : En les identifiant sur un plan, les zones de biosécurité permettent la séparation et la protection des chevaux et des espaces utilisés pour leurs soins contre les sources d'agents pathogènes, permettant ainsi le contrôle des déplacements des personnes, des animaux, de l'équipement et du matériel entre les zones. Cela commence par la séparation de l'exploitation en zones de gestion et la détermination de points d'accès pour chacune des zones (points d'accès contrôlé). Les zones de gestion peuvent comprendre le site en entier, une écurie seule, les manèges et d'autres endroits comme les douches et les espaces d'entreposage pour la nourriture. Les points d'accès contrôlé doivent être pourvus du matériel et de l'équipement nécessaires à la mise en œuvre des procédures de biosécurité.

La conception de zones et les exigences applicables en matière de biosécurité doivent répondre aux risques de maladies spécifiques et aux buts de gestion du propriétaire, du gardien ou du gestionnaire du site. Des zones de biosécurité dûment établies facilitent les activités quotidiennes sans l'interruption inutile associée à l'application de procédures de biosécurité différentes. Dans bien des pays, dont le Canada, les zones aux fins de contrôle des déplacements et de la biosécurité, sont appelées zones d'accès contrôlé ou zones d'accès restreint selon le risque lié aux activités menées à l'intérieur de celles-ci.

  1. La zone d'accès contrôlé (ZAC) est la zone désignée qui contient les terrains, bâtiments, équipements et infrastructures impliqués dans les soins et la gestion des chevaux où l'accès et les déplacements sont contrôlés. L'accès est limité et géré à un point d'accès contrôlé. La zone d'accès contrôlé est souvent la première zone d'entrée sur une exploitation ou un site de rassemblement et comprend couramment les allées, l'équipement, les lieux d'entreposage et les manèges d'équitation, bien que certains de ces exemples puissent se trouver dans la zone d'accès restreint dans d'autres exploitations. Elle exclut habituellement l'espace de logement et de bureau pour le propriétaire ou le gestionnaire. La zone d'accès contrôlé peut inclure les pâturages et les écuries actuellement inoccupés par des chevaux. Une zone d'accès contrôlé a son propre protocole de biosécurité et englobe souvent les zones d'accès restreint.
  2. La zone d'accès restreint (ZAR) est la zone désignée qui comprend les endroits où les chevaux sont couramment gardés (sont mis à l'écurie, hébergés, mis au pâturage) et où l'accès pour les personnes, l'équipement et les matériaux est davantage limité. Ces zones comprennent les enclos, les écuries, les pâturages, ainsi que les aires de séparation utilisées pour les nouveaux chevaux, les chevaux en visite et les chevaux malades. L'aménagement et les pratiques de gestion de chacune des exploitations et sites de rassemblement déterminent si l'entreposage du fumier et les autres installations de production directement impliquées dans les soins et la maintenance des animaux, doivent être inclus dans la zone d'accès restreint.

Il est important de se rappeler que les propriétaires et les gardiens d'équidés peuvent décider d'utiliser une zone unique pour gérer leur biosécurité à l'exploitation ou au site de rassemblement, selon la complexité et les facteurs de risque qui existent.

Figure 8 : Zonage d'une exploitation équine :

Photo d'une exploitation équine entourée d'une clôture peinte en jaune.
Description de la photo – : Figure 8 : Zonage d'une exploitation équine

Photo d'une exploitation équine entourée d'une clôture peinte en jaune. À l'extérieur de la zone clôturée, au coin inférieur droit, se trouve une maison. À gauche de la maison se trouve une aire de stationnement (dalle en béton) où l'on voit des camionnettes et des vans. Entre l'aire de stationnement et l'écurie à chevaux se trouve une grande barrière fermée. Au coin inférieur gauche de l'image se trouvent deux panneaux de biosécurité. L'un d'entre eux est un panneau rectangulaire blanc qui comprend le texte suivant : « Visitors please respect farm biosecurity. Phone or visit the house before entering. Do not enter property without prior approval. Keep to laneways and pathways » (Les visiteurs sont priés de respecter les consignes de biosécurité de la ferme. Veuillez téléphoner ou entrer dans la maison avant de pénétrer sur les lieux. Ne pas entrer sur la propriété sans approbation préalable. Veuillez rester sur les voies et les allées ». Un panneau jaune plus petit en forme d'un signal « Cédez »indique : « Biosecurity in effect. Do not enter » (Consignes de biosécurité en vigueur Défense d'entrer). Derrière la barrière de gauche à droite se trouve un pâturage entouré d'une clôture blanche en bois et possédant une barrière. Il y a quelques chevaux sur ce pâturage et on y observe aussi un grand abreuvoir. À droite on voit un manège entouré d'une clôture munie d'une barrière; il y a aussi quelques gradins. Derrière le manège se trouve un espace d'entreposage de fumier couvert, sur une dalle en béton. À droite du manège se trouve une grande écurie à chevaux, dont les portes avant sont ouvertes. À droite de l'écurie se trouvent des enclos de mise à l'herbe clôturés. Une grange de remise se trouve devant les enclos de mise à l'herbe. Des revêtements durs entourent le pâturage, l'écurie et la grange-remise.

Exploitation équine simple présentant le concept de deux zones de biosécurité. La zone d'accès contrôlé (zone clôturée en jaune) établit une frontière entre tout ce qui se trouve à l'extérieur du site et les zones de la propriété directement liées à la gestion et aux soins des chevaux. Elle offre la possibilité de gérer les risques d'introduction de maladies dans des zones où elles peuvent être facilement transférées aux chevaux et permet de réduire la propagation de celles-ci hors de la propriété. Les aires d'entreposage des aliments pour les animaux, de la litière et du fumier et les gradins pour regarder la scène sont situées dans cette zone. Les zones d'accès restreint (zones bordées de rouge) requièrent une biosécurité plus stricte et limitent l'accès direct aux chevaux ou aux zones où ils peuvent résider. Les points d'accès contrôlé (portes mauves) et la signalisation aident à gérer et diriger le flux de circulation dans et hors des zones d'accès contrôlé et restreint. Le stationnement des visiteurs est établi à l'extérieur de la zone d'accès contrôlé et une allée et un stationnement distincts sont définis pour la résidence du propriétaire.

Figure 9 : Zonage d'une exploitation équine

Photo d'une exploitation équine entourée d'une clôture jaune.
Description de la photo – : Figure 9 : Zonage d'une exploitation équine

Photo d'une exploitation équine entourée d'une clôture jaune. À l'extérieur de la zone clôturée, au coin inférieur droit, se trouve une maison. À gauche de la maison se trouve une aire de stationnement (dalle en béton) où l'on voit des camionnettes et des vans. Entre l'aire de stationnement et l'écurie à chevaux et le terrain se trouve une grande barrière fermée. Derrière la barrière, en commençant de la gauche se trouve un manège entouré d'une clôture blanche en bois et muni d'une barrière. À droite on voit un manège entourée d'une clôture munie d'une barrière; il y a aussi quelques gradins. Derrière le manège se trouve un espace d'entreposage de fumier couvert sur une dalle en béton. À droite du manège se trouve une grande écurie à chevaux dont les portes avant sont ouvertes. À droite de l'écurie se trouvent deux enclos de mise à l'herbe clôturés et au coin supérieur droit se trouve un enclos de mise à l'herbe clôturé contenant un petit abri pour chevaux. Une grange de remise se trouve en bas des enclos de mise à l'herbe. Des revêtements durs entourent le pâturage, l'écurie et la grange-remise.

Angle de vue différent de l'exploitation équine illustrée à la figure 8. Dans le sens horaire à partir du coin supérieur gauche : Les chevaux au pâturage sont séparés des autres chevaux de la propriété et le flux de circulation minimise l'interaction avec les chevaux résidents. Le site couvert pour l'entreposage du fumier se situe en périphérie arrière de la propriété avec un point d'accès contrôlé dédié (porte mauve) permettant l'accès et l'évacuation du fumier sans empiétement significatif sur la propriété. La carrière d'équitation et l'écurie des chevaux résidents sont des zones d'accès restreint. Les voies de surface dure facilitent les déplacements autour de la propriété et encerclent complètement l'écurie qui est une zone à circulation dense.

Dans le coin supérieur droit, une zone d'accès restreint délimite un abri et un enclos établis pour les soins des chevaux malades ou suspects. Des aliments, de l'eau, de l'équipement et du harnachement distincts y sont entreposés et affectés aux soins et à l'entretien des chevaux. Des enclos de mise en liberté (aussi des zones d'accès restreint) permettent la séparation des groupes de pairs de chevaux. Des aliments et de la litière sont entreposés dans le petit bâtiment adjacent.

Pratiques recommandées :

  • revoir l'aménagement de l'exploitation ou du site de rassemblement afin de déterminer les risques de biosécurité existants associés avec les lieux actuels d'hébergement pour les chevaux;
  • établir des zones d'accès contrôlé et des zones d'accès restreint et, au besoin, établir des aires de séparation pour les nouveaux arrivants, les chevaux de retour d'événements hors de l'exploitation et des aires destinées au traitement des chevaux malades;
  • minimiser l'accès non nécessaire en limitant le nombre d'entrées (points d'accès);
  • s'assurer que le matériel de biosécurité nécessaire est disponible aux points d'accès désignés;
  • établir et délimiter des voies de circulation afin de réduire le risque de propagation des maladies en séparant les déplacements des chevaux au statut sanitaire différent, du matériel propre et utilisé/souillé (litière), des visiteurs et du personnel sur le site;
  • garder les voies de circulation propres et exemptes de sources de maladies potentielles; et
  • afficher de la signalisation en matière de biosécurité afin d'orienter et de diriger les gardiens et les visiteurs.

Pratiques recommandées : Sites de rassemblement accueillant des événements majeurs

  • appliquer les « pratiques recommandées » de zonage pour exploitation ou le site de rassemblement, dans la mesure du possible;
  • contrôler les accès et les déplacements des personnes et des animaux de compagnie sur le site;
  • établir des entrées et des aires de stationnement distinctes pour les participants et les visiteurs;
  • vérifier que les chevaux résidents, le cas échéant, sont logés et entraînés séparément des chevaux participants en visite. Si ce n'est pas possible, s'assurer que les chevaux résidents sont tenus de se maintenir au même statut sanitaire que les chevaux en compétition;
  • veiller à ce que l'hébergement offert empêche les contacts nez à nez (direct) entre les chevaux;
  • s'assurer que les aires communes telles que les douches ou les râteliers/mangeoires sont aménagés pour empêcher les contacts directs entre les chevaux et aussi, dans la mesure du possible, avec les surfaces communes (vecteurs passifs);
  • créer des espaces où les boxe seront occupés par groupe (cohortes) afin de créer des unités de gestion distinctes avec leurs propres douches et lieux d'entreposage de nourriture et d'équipement;
  • établir une aire de séparation pour les chevaux malades physiquement à l'écart des aires d'hébergement et d'exercice des chevaux utilisées par les chevaux résidents et de celles des participants.

7.2 Procédures de déplacement entre les zones

But : Établir des exigences et mettre en œuvre des procédures afin de gérer l'entrée et les déplacements des personnes, des chevaux, des véhicules et des remorques.

Description : Les avantages que peuvent procurer l'utilisation des zones dépendent du contrôle de l'accès aux zones et de l'application des mesures de biosécurité appropriées lorsque des personnes, des chevaux, de l'équipement et des véhicules franchissent les frontières de ces zones.

Les personnes, en particulier celles qui ont été en contact avec du bétail ou arrivant d'autres lieux hébergeant du bétail, et les chevaux, particulièrement ceux dont le statut sanitaire est inconnu ou précaire, qui entrent dans l'exploitation ou le site de rassemblement posent un risque d'introduction de maladies. De plus, les agents pathogènes susceptibles d'être présents dans le fumier, les sécrétions respiratoires, l'urine et le sang, peuvent contaminer l'équipement et les véhicules et transmettre des maladies lorsqu'ils entrent en contact avec les chevaux.

Les mesures de biosécurité requises pour les personnes, l'équipement et les chevaux se déplaçant à travers les zones peuvent être considérées selon un gradient variant en fonction du risque. À mesure que le risque d'introduction et de transmission d'agents pathogènes augmente, le niveau des mesures de biosécurité requises augmente aussi.

Les médecins vétérinaires peuvent aider les propriétaires et les gardiens équins en évaluant quels sont les facteurs de risque associés à un événement ou un site en particulier et comment instaurer des pratiques cohérentes avec le risque existant.

Dans certains sites, les niveaux de biosécurité sont identifiés par des couleurs (par exemple, vert, jaune, rouge). Les affiches de biosécurité correspondantes à des codes de couleurs indiquent le niveau de biosécurité et les pratiques de biosécurité à suivre.

Les pratiques de base de biosécurité incluent celles mises en application quotidiennement comme faisant partie des soins de routine et de l'élevage. Les protocoles de biosécurité au niveau élémentaire décrivent les pratiques courantes pour des choses telles que le nettoyage personnel (par exemple, lavage des mains), manipulation des déchets d'origine animale, utilisation des boyaux d'arrosage et des seaux, manipulation de la nourriture, entretien et nettoyage du harnachement et des fournitures de toilettage, et la surveillance régulière de la santé.

À mesure que le niveau de précaution augmente, les pratiques de base de biosécurité s'appliquent encore, mais elles sont complétées par les protocoles limitant l'accès; décrivant l'entretien et l'utilisation de vêtements de protection pour certaines zones; exigeant des niveaux plus sévères d'assainissement personnel entre chaque cheval, un haut niveau de contrôle de l'hygiène du harnachement, des fournitures de toilettage, des seaux à eau et des mangeoires, y compris les restrictions sur le partage entre les chevaux. Le contact direct nez à nez entre les chevaux au-dessus des boxes et des clôtures serait contrôlé.

À un niveau accru de biosécurité, l'accès à certaines zones est restreint et contrôlé en raison de la maladie ou le besoin de séparation pour quelque raison que ce soit (par exemple, la séparation après l'importation). Les protocoles de biosécurité pour les zones restreintes incluent toutes les mesures mentionnées ci-dessus en plus d'une attention accrue aux affiches et aux directives. Les précautions sanitaires sont soigneusement décrites, y compris le nettoyage et la désinfection des chaussures et l'utilisation des bains de pieds avec désinfectant.

Les pensions de chevaux et les lieux d'événements de grande taille posent un risque de transmission de maladies accru dû :

  • au plus grand nombre de chevaux;
  • au potentiel de mélange non-contrôlé de chevaux ayant différents antécédents de gestion de la santé;
  • aux déplacements plus fréquents des personnes, des chevaux et de l'équipement, ainsi qu'au stress associé au transport.

La gestion de l'accès au quotidien dans les grands sites de rassemblement est plus difficile à réaliser, ce qui accroît l'importance des programmes de vaccination, des critères de santé exigés pour la participation et de la surveillance de l'état de santé des chevaux présents.

Photo d'un cheval et sa cavalière sautant par-dessus un obstacle équestre.
Un accent accru sur les normes de santé et vaccination est important dans les grands sites de rassemblement Photo de Dre Mary Bell.

Pratiques recommandées - Personnes :

  • enseigner les procédures de biosécurité au personnel de l'exploitation ou du site de rassemblement;
  • limiter le trafic non essentiel sur le site et restreindre l'accès non nécessaire aux chevaux;
  • interdir l'accès aux visiteurs s'ils ont eu un contact récent (moins de 48 heures) avec des chevaux suspects ou dont l'infection par une maladie contagieuse est connue;
  • interdir l'accès aux visiteurs s'ils reviennent depuis peu (moins de 5 jours) d'un pays étranger où un contact avec des chevaux ou du bétail a eu lieu;
  • restreindre l'accès aux chevaux séparés du troupeau résident (ceux qui sont malades, nouveaux ou récemment de retour) au personnel nécessaire à leurs soins seulement;
  • planifier les visites en informant les visiteurs des procédures de biosécurité de l'exploitation ou du site de rassemblement avant leur arrivée;
  • organiser l'arrivée des visiteurs, en particulier les visiteurs avec des chevaux dont le statut sanitaire est inconnu;
  • rencontrer les nouveaux visiteurs et ceux occasionnels à l'entrée de l'exploitation ou du site de rassemblement (à l'extérieur de la ZAC) et fournir des directives de biosécurité. Pour les visiteurs fréquents, envisager de revoir avec eux les procédures de biosécurité. Par exemple, deux fois par année et vérification ponctuelle de leur conformité aux procédures;
  • utiliser un registre des visiteurs pour consigner l'accès des visiteurs, qui contribuera aux activités de lutte et d'intervention contre les maladies dans l'industrie;
  • fournir un moyen aux participants de signaler les préoccupations liées à la biosécurité aux gestionnaires du site afin que des mesures soient prises;
  • affecter du personnel à la surveillance des déplacements à l'intérieur du site, y compris l'accès aux écuries, aux zones d'isolement et orienter les participants et les visiteurs vers les zones du site auxquelles ils ont accès;
  • retreindre l'accès à la zone d'isolement uniquement aux personnes nécessaires aux soins directs des chevaux; et
  • restreindre l'accès aux unités de gestion des chevaux uniquement aux chevaux et aux participants qui leur sont assignés.

Pratiques recommandées - Désinfection (personnes, équipement, harnachement)

  • le lavage des mains ou l'utilisation d'un désinfectant pour les mains, ainsi qu'une barrière protectrice (vêtements de dessus protecteurs ou changements de vêtements) sont des mesures efficaces pour réduire la transmission de maladies par les humains;
  • affecter de l'équipement et du harnachement à chaque cheval (licou, laisse, brosses, chiffons, seaux de nourriture et d'eau, filets à foin, bonnets anti-mouches);
  • identifier clairement l'équipement dédié par une étiquette ou un code de couleur;
  • nettoyer et désinfecter l'équipement partagé entre les chevaux;
  • nettoyer et désinfecter l'équipement à la fin de la journée et entreposer dans un endroit propre séparé de l'équipement des autres chevaux;
  • choisir de l'équipement qui peut être facilement nettoyé et désinfecté, si possible : des surfaces dures et non poreuses (métal, fibre de verre, plastique, caoutchouc) plutôt que des matériaux plus mous et poreux (bois ou matériaux synthétiques qui s'égratignent facilement);
  • dédier de l'équipement aux zones où les chevaux sont séparés du troupeau lorsqu'ils sont malades ou pour une période d'observation;
  • autoriser seulement l'équipement, les outils et les véhicules qui ont été apportés sur le site afin d'entrer dans une zone contrôlée s'il le faut;
  • vérifier que les véhicules des visiteurs sont visiblement propres avant l'entrée sur les lieux et dans la zone d'accès contrôlé. Des mesures supplémentaires peuvent être exigées si le véhicule arrive d'une zone où la maladie est présente;
  • vérifier que le matériel d'entretien (par exemple, ceux utilisés par le maréchal-ferrant), les outils et les véhicules ont été nettoyés et désinfectés avant l'entrée; et
  • suivre une procédure par étapes pour le nettoyage et la désinfection et utiliser un désinfectant ayant un numéro d'identification du médicament qui cible les agents pathogènes préoccupants.

Section 8 : Gestion de l'exploitation et du site de rassemblement

But : Promouvoir la santé des chevaux en fournissant un environnement propre, bien entretenu, peu stressant et sécuritaire qui minimise les risques pour la biosécurité.

Description :

La gestion de l'exploitation et du site de rassemblement comprend, sans toutefois s'y limiter, toutes les infrastructures pouvant loger ou abriter des chevaux, les enclos, les pâturages, l'équipement, les aires d'entreposage de la litière, de la nourriture et du fumier, ainsi que les carrières/manèges d'équitation, les pistes de course et les sites de concours hippique. La mise en œuvre d'une biosécurité proactive dans tous les aspects de la gestion de l'exploitation et du site de rassemblement est importante pour la santé et le bien-être des chevaux.

8.1 Aliments, eau et litière

But : Se procurer des aliments, de l'eau et de la litière de bonne qualité et les protéger contre la contamination par le fumier, l'eau, la vermine et la faune.

Description : Des aliments, de l'eau et une litière de bonne qualité sont importants pour la santé des chevaux. La source, le traitement, le transport et l'entreposage des aliments, de l'eau et de la litière sont des considérations importantes pour minimiser l'exposition aux agents pathogènes.

Pratiques recommandées :

Aliments : La principale cause de maladie provenant des aliments n'est pas la transmission de maladies infectieuses, mais les moisissures causant des problèmes digestifs et la toxémie; il n'y a aucune propagation d'un cheval à un autre. Cependant, les aliments peuvent être contaminés par d'autres agents pathogènes et causer des maladies chez les chevaux.

  • pour une santé optimale, déterminer et discuter des exigences nutritionnelles (aliments) pour vos chevaux avec un nutritionniste pour les chevaux ou votre médecin vétérinaire;
  • se procurer et fournir des aliments de haute qualité provenant d'une source connue, soit d'une meunerie commerciale dotée d'un programme d'assurance de la qualité, soit d'un fournisseur qui a des protocoles visant à garantir la récolte, l'entreposage et le transport des matières premières de façon à réduire les risques de contamination;
  • recueillir et entreposer un échantillon représentatif de chaque envoi d'aliments pour des épreuves et des analyses;
  • entreposer les concentrés et le fourrage de façon à prévenir la contamination (par l'eau, la vermine et le fumier) et la détérioration. L'entreposage des aliments dans un bâtiment à part des chevaux peut minimiser l'activité des rongeurs chez les chevaux et autour de ceux-ci;
  • éliminer les aliments contaminés ou de qualité médiocre;
  • utiliser les aliments de manière à faire une rotation des plus vieux aux plus frais; et
  • vider complètement vos contenants d'entreposage des aliments entre chaque lot.

EauNote de bas de page 20 : Bien qu'il existe quelques options d'approvisionnement en eau (puits privé, service d'eau public, rivières, lacs et étangs), la qualité de certaines varie davantage et peut poser un risque de maladie chez vos animaux. L'eau devrait être testée annuellement et si nécessaire (par exemple, changement de la couleur ou de l'odeur de l'eau). Le traitement de l'eau (par exemple, filtration UV) peut être requis pour assurer la qualité et minimiser le risque de contamination.

La qualité et l'appétence de l'eau sont affectées par la température, le pH, la salinité, les agents pathogènes (par exemple, les coliformes et les algues bleu-vert), les minéraux et les produits chimiques. La qualité des sources d'eau de surface (par exemple, les étangs et les ruisseaux) varie davantage et les possibilités de contamination sont plus grandes que pour les puits et les services d'eau publics et municipaux. Les maladies comme la leptospirose, la giardiase, la myéloencéphalite équine à protozoaire et le botulisme peuvent présenter un risque plus élevé lors de l'utilisation de sources d'eau de surface.

Les avantages des fournisseurs d'eau publics sont qu'ils sont responsables de l'assurance de la qualité de l'eau commerciale. Même si cela suscite moins de préoccupations que les puits de surface, les étangs et les cours d'eau, il importe de reconnaître que l'eau fournie par les services publics peut être contaminée. La contamination peut survenir en raison d'un traitement inapproprié, d'un réseau de distribution mal entretenu vers le site de rassemblement ou d'un réseau de distribution mal entretenu au site de rassemblement. Nettoyer, désinfecter et vidanger régulièrement le réseau de distribution d'eau. Cela comprend les seaux, les auges et les systèmes d'abreuvoirs automatisés.

Remarque : L'utilisation et l'accès des sources d'eau de surface par le bétail sont souvent réglementés par des lois et des règlements afin de protéger la qualité de l'eau souterraine et de surface ainsi que l'habitat environnemental. On rappelle aux propriétaires et aux gardiens de chevaux de respecter la législation pertinente.

  • Les sources communes d'eau (abreuvoirs partagés) peuvent être une source de transmission d'agents pathogènes. Lorsque les chevaux se mélangent temporairement à un endroit (événement, concours), abreuver tous les chevaux individuellement et empêcher le partage de seaux d'eau ou l'utilisation d'abreuvoirs communs;
  • déterminer la provenance de l'eau et évaluer sa qualité et son appétence;
  • ne pas submerger les boyaux d'eau d'utilisation commune dans les chaudières d'eau;
  • dans la mesure du possible, bloquer l'accès aux sources naturelles d'eau de surface;
  • faire analyser la qualité de l'eau au moins une fois par année afin de vérifier qu'elle respecte les normes liées à la consommation animaleNote de bas de page 21. Envisager de faire analyser les sources d'eau de surface et les puits de surface :
    • à la suite de période de pluie abondante et de ruissellement, s'il y a des préoccupations concernant la contamination par le fumier ou d'autres contaminants;
    • s'il y a un changement relatif au goût, à la couleur ou à l'odeur de l'eau; et
    • s'il y a une maladie inexpliquée répandue à l'ensemble du troupeau.

Idéalement, les chevaux devraient avoir leur propre seau d'eau; il ne devrait pas être partagé entre les groupes à risque et de pairs (par exemple, nouveaux chevaux et chevaux soupçonnés de maladie).

Litière : La nouvelle litière et celle qui a déjà servi (si elle n'a pas été obtenue, transportée et entreposée correctement) peuvent être une source d'agents pathogènes.

  • entreposer la litière fraîche de façon à prévenir la contamination par le fumier, l'eau, les ravageurs et les espèces sauvages;
  • fournir une source constante de litière absorbante et sèche, qui est enlevée et remplacée lorsqu'elle est souillée et selon un horaire régulier dans le cadre d'une routine de nettoyage des boxe;
  • enlever la litière, nettoyer et désinfecter les boxes avant d'y installer un autre cheval. Il est particulièrement important de s'assurer que le boxe a été désinfecté s'il était occupé par un cheval malade; et
  • veiller à ce que les désinfectants sélectionnés et le protocole utilisé soient appropriés en fonction du type de murs et de planchers (par exemple, bois, ciment). Consulter l'annexe 14 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur les désinfectants et l'annexe 15 pour les procédures de nettoyage et de désinfection.

8.2 Gestion de la propriété et de la vermine

But : Entretenir la propriété afin de fournir un environnement sain et sécuritaire aux chevaux. Minimiser les populations de vermine et de parasites; gérer les activités des animaux de compagnie; contrôler l'exposition à la faune au moyen d'un plan intégré de lutte contre la vermine et de contrôle des espèces sauvages.

Description : Entreposer adéquatement l'équipement, les aliments et le fumier, ainsi que maintenir la propriété et ses environs exempts de débris est important pour la santé et la sécurité des chevaux. Les zones non obstruées sont propices au nettoyage et minimisent le risque de blessures pour les chevaux. Il s'agit également d'un élément important pour le contrôle de la vermine et des espèces sauvages.

La vermine et les espèces sauvages sont opportunistes. Les déchets abandonnés, les aliments pour les animaux ou les objets échappés représentent des occasions de repas ou d'élire domicile. La vermine, les animaux domestiques, les animaux féraux, le bétail, les parasites et les espèces sauvages peuvent causer ou transmettre des maladies et provoquer de l'irritation physique et des blessures aux chevaux. Les insectes (en particulier les mouches, les moustiques et les moucherons) et les rongeurs sont les animaux indésirables les plus fréquents qui doivent être gérés. Il est important d'utiliser des méthodes primaires de lutte contre la vermine et la faune en réduisant les sources d'habitat et d'alimentation avant d'entreprendre des mesures secondaires telles que l'utilisation d'insecticides et de pesticides.

Pratiques recommandées :

  • utiliser les méthodes primaires de lutte contre la vermine en réduisant les sources d'habitat des insectes et d'autres animaux nuisibles;
    • tondre la végétation;
    • faire du compostage ou retenir le fumier;
    • supprimer les cachettes et les aires de nidification pour la vermine et la faune;
    • minimiser les accumulations d'eau sur le site en nivelant, remplissant et contrôlant les eaux de ruissellement; et
    • éliminer les autres sites de reproduction des insectes en enlevant des objets comme des pneus, seaux, contenants et débris dans lesquels l'eau peut s'accumuler, garder les gouttières et le captage d'eau exempt de débris.
  • installer des ventilateurs dans les écuries pour réduire l'humidité dans celles-ci ainsi que dans les litières où les insectes peuvent se reproduire et pour limiter l'entrée d'insectes volants;
Photo d'une sellerie bien organisée.
Garder le harnachement, l'équipement et les locaux d'entreposage bien rangés et suspendre le matériel minimise les sites de nidification pour la vermine et permet de nettoyer les zones correctement. Photo offerte gracieusement par Ingrid Hildebrandt D.M.V.
  • les aliments sont une substance attractive pour les animaux, la vermine, la faune et les autres animaux domestiques. Entreposer les aliments de façon sécuritaire, nettoyer sans tarder les déversements de nourriture et entreposer correctement les déchets;
  • au besoin, traiter les chevaux et/ou les lieux avec des répulsifs et des insecticides de façon saisonnière et conformément aux recommandations du fabricant. Consulter un spécialiste pour lutter contre la vermine (exterminateur), en cas d'infestations importantes;
  • utiliser divers pièges à mouches et à insectes pour aider à gérer les populations autour des écuries et des pâturages;
  • installer des pièges à capture vivante pour les rongeurs et surveiller leur activité. Utiliser des stations et pièges appâtés pour rongeurs seulement après réflexion et avec prudence, car ils constituent un danger pour les animaux de compagnie, la faune et les enfants;
Image de 2 bouteilles d'insecticide.
Sélectionner un insecticide ou un répulsif qui cible les espèces d'insectes présentes. Photo d'insecticide pour les mouches offerte gracieusement par Can-Vet.
Image d'une bouteille de piège à mouches en plastique transparent.
Piège à mouches Starbar avec phéromone pour usage extérieur; peut être utilisé pour contrôler un grand nombre d'espèces de mouches. Photo offerte gracieusement par Farnamhorse.com.
Image d'un piège à mouches cylindrique en plastique jaune recouvert de mouches.
Piège à mouches collant (de Starbar) est une forme de contrôle des mouches non sélectif, certain sont recouverts d'attractifs. Photo offerte gracieusement par valleyvet.com.
Photo d'un piège à mouches à cheval. Ce type de piège est muni d'une petite structure en forme de tente sous laquelle est suspendu un objet en forme de balle noire.
Les mouches à cheval exigent souvent des pièges particuliers et sont attirées par les objets noirs. Piège à mouche à cheval par Horse Pal. Photo offerte gracieusement par bitingflies.com.
Photo en gros plan d'une guêpe se trouvant sur une pupe de mouche.
Contrôle biologique des mouches : guêpe parasite pond ses œufs dans la pupe de mouche. Photo offerte gracieusement par Lyle Buss, University of Florida.
  • installer des moustiquaires dans les fenêtres et les portes, sceller les ouvertures des écuries et des autres infrastructures;
  • déplacer les chevaux à l'intérieur pendant les périodes ou saisons à risque élevé (par exemple, du crépuscule à l'aube);
  • minimiser les contacts avec les animaux de compagnie, les autres animaux d'élevage et la faune susceptibles d'agir comme vecteurs de maladie; et
  • garder les chevaux éloignés des zones d'entreposage de l'équipement de ferme.

Tous les insecticides et les répulsifs doivent être utilisés et entreposés avec precaution. Suivre attentivement toutes les directives figurant sur l'étiquette. Les produits ne devraient pas être appliqués sur une peau présentant des lésions cutanées ou autour du nez, de la bouche et des yeux.

Les pyréthrines et les pyréthroïdes sont hautement toxiques pour les chats, alors que les organophosphates et les carbamates peuvent être toxiques pour les animaux et les humains.

Renseignements supplémentaires sur la gestion de la vermine :

Mosquito and Fly Prevention and Control on Manitoba Farms: Manitoba Agriculture, Food and Rural Initiatives, Soils and Crops Branch (en anglais seulement)
Insect Pests: Penn State Extension (en anglais seulement)
Fly Control Around Horses: University of Minnesota Extension (en anglais seulement)

Options de contrôle des insectes
Méthode Commentaires
Méthodes naturelles Chauves-souris et oiseaux Bien que les chauves-souris et certains oiseaux (hirondelles des granges et hirondelles pourprées) consomment une grande quantité d'insectes, il n'existe pas de preuves scientifiques suffisantes à l'appui pour encourager leur présence autour des propriétés équestres pour contrôler les mouches, les moustiques et les moucherons.
Méthodes naturelles
Guêpes parasites
(Muscidifurax raptor,
Muscidifurax raptorellus et
Muscidifurax zaraptor)
Petites guêpes nocturnes ne piquant pas qui pondent leurs œufs dans les pupes de mouche. Les guêpes en développement tuent les pupes de mouche. Les guêpes doivent être libérées au début du printemps et toutes les deux à quatre semaines jusqu'au gel. Cibler les pupes plutôt que les mouches adultes peut réduire considérablement les populations de mouches en diminuant les possibilités pour les mouches adultes de pondre des œufs. Cette façon de faire peut être utilisée pour contrôler un grand nombre d'espèces de mouches. Les guêpes (pupe des mouches paralysée en copeaux) peuvent être achetées et expédiées d'entreprises canadiennes.
Pièges Les divers pièges ciblent les mouches adultes, certains d'entre eux ont des attractifs à mouche ou des appâts. Certaines options comprennent un ruban adhésif pour les mouches, des contenants avec des appâts et des pièges à mouche à cheval. Les pièges à mouches sont souvent seulement efficaces pour certaines espèces de mouches ainsi différents types de pièges doivent être utilisés. Les pièges doivent être placés correctement, surveillés et remplacés fréquemment.
Répulsifs

Un grand nombre de formulations et de produits sont disponibles sur le marché; censé éloigner plutôt que tuer les insectes. L'efficacité et la durée d'action des produits varient.

  • Produits chimiques fabriqués : DEET, icaridine (picaridine) et IR3535 : Ces produits chimiques ont tous été approuvés pour leur efficacité à repousser certaines espèces de moustiques, de mouches et leur efficacité partielle contre les tiques (protection et durée réduites). Il a été signalé que l'IR3535 et l'icaridine sont moins irritants que le DEET.
  • Répulsifs naturels : l'huile de citronnelle et l'huile d'eucalyptus à odeur de citronnelle offrent un certain degré de protection contre les moustiques, les mouches et les tiques, toutefois, le degré et la durée de protection sont inférieurs à ceux offerts par les produits chimiques fabriqués.
  • Les huiles de lavande, de géranium, de clou de girofle, de menthe et autres ne sont pas recommandées.
Insecticides

Produits chimiques qui ciblent et tuent principalement les mouches adultes. Les produits sont formulés pour une application externe y compris (entre autres) pulvérisateurs, à verser, topique, lingettes et poudres. Certains produits peuvent être utilisés comme pulvérisateurs environnementaux/pulvérisateurs pour les écuries : Les ingrédients courants comprennent :

  • Pyrèthres/Pyréthrines : issus de fleurs séchées de certains plants de Chrysanthemum. Moins toxiques que de nombreux insecticides. Ils se dégradent rapidement dans l'environnement et dans la lumière du soleil. Peuvent être dispendieux étant donné qu'ils proviennent d'une source naturelle.
  • Pyréthroïdes : composés chimiques fabriqués semblables aux pyréthrines. Plus puissants, efficaces et durent plus longtemps que les pyréthrines; certaines générations précédentes sont plus toxiques que les pyréthrines.
  • Carbamates et organophosphates : composés chimiques plus vieux. Peuvent être toxiques pour tous les animaux en perturbant le système nerveux.

Les insecticides sont réglementés par l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada. Pour être homologués, les produits doivent s'avérer efficaces et poser un risque minimal pour la santé humaine et l'environnement. Santé Canada gère une base de données interrogeable sur les produits : Recherche dans les étiquettes de pesticides - Santé Canada

8.3 Gestion des pâturages

But : Gérer les pâturages de façon à minimiser l'accumulation et la propagation d'agents pathogènes et de plantes toxiques.

Description : Le fait d'avoir une trop forte densité de chevaux sur les pâturages peut contribuer au surpâturage, à des conditions de pâturage poussiéreux et à l'accumulation d'agents pathogènes susceptibles de nuire à la santé des chevaux. La gestion appropriée des pâturages joue un rôle important dans la gestion des parasites des chevaux - tels que les vers ronds et les vers solitaires - et peut contribuer à réduire l'usage des vermifuges et des insecticides pour les chevaux. (Veuillez consulter l'annexe 11 pour obtenir des renseignements supplémentaires sur la gestion des parasites)

Pratiques recommandées :

  • prévenir la surpopulation des chevaux dans les pâturages en ajustant le taux de chargement aux conditions de pâturage;
  • soumettre obligatoirement tous les chevaux à un programme de lutte antiparasitaire;
  • alterner les pâturages afin de minimiser leur surutilisation et aider à réduire les charges parasitaires. Si une rotation n'est pas possible, envisager l'utilisation d'un enclos toutes saisons pour les chevaux afin de permettre à l'herbe du pâturage de repousser, de protéger le sol saturé et de contrôler la quantité de gazon vert ingérée par les chevaux;
  • alternez les chevaux et d'autres animaux non vulnérablesNote de bas de page 22 dans le même pâturage qui consomment environ la même quantité quand l'exposition aux parasites est à son sommet (mois d'été);
  • n'épandre que du fumier complètement composté sur les champs utilisés pour le pâturage, puisque la chaleur générée au cours du processus de compostage inactivera les œufs et les larves présents dans le fumier;
  • gérer le nombre de chevaux dans un pâturage pour s'assurer qu'il y a un broutage égal de jeune fourrage feuillu pour minimiser le développement de végétaux matures plus avancés, plus hauts et moins désirables (herbe haute);Note de bas de page 23
  • donner du foin au besoin pour garder le fourrage à une hauteur raisonnable (4 pouces et plus);
  • introduire les chevaux graduellement dans les pâturages et les observer régulièrement;
  • faire attentionNote de bas de page 24 lors de l'épandage ou du hersage des pâturages puisque cette pratique expose et répand les œufs et les larves. L'épandage et le hersage devraient être envisagés seulement pendant les chaleurs de l'été, lorsque les œufs et les larves exposés mourront plus rapidement;
    • les chevaux devraient être tenus à l'écart du pâturage pendant au moins une semaine après l'épandageou le hersage pour permettre aux œufs et aux larves de parasites de mourir;
    • l'épandage ou le hersage n'est pas encouragé lors des températures plus froides comme à l'automne. Les parasites peuvent survivre pendant une longue période dans des températures plus froides.

Renseignements supplémentaires sur la gestion des pâturages :

Managing Pastures to Feed your Horse, North Carolina State University Cooperative Extension Service (en anglais seulement)
Pasture Management for small strongyle control. Dre Mary Rossano et al; University of Kentucky (en anglais seulement)
Pasture Management: University of Minnesota Extension (en anglais seulement)

8.4 Clôtures intérieures et périphériques

But : Les clôtures intérieures et périphériques servent à contenir les chevaux de façon sécuritaire et à faciliter leur gestion sur la propriété.

Description : Les clôtures ont un certain nombre de fonctions essentielles au maintien de la santé et du bien-être des chevaux incluant le confinement sécuritaire, la séparation des groupes de pairs d'âge et de statuts sanitaires différents, la protection contre les prédateurs et la délimitation de la propriété. La sélection des matériaux et de la conception appropriés pour les clôtures devrait être faite en fonction des besoins, de l'utilisation prévue, de la durabilité, de l'entretien et du coût.

Photo d'un enclos à chevaux entouré d'une clôture électrique à cinq brins. Les brins sont attachés à de grands poteaux en bois à l'aide d'isolants électriques afin d'éviter la mise à la terre.
Clôture électrique. Photo fournie par Rammfence.com
Photo d'une clôture en maillage de métal galvanisé attaché à des poteaux en bois.
Clôture en métal galvanisé. Photo fournie par Horsefencing.net
Photo d'une clôture d'enclos à chevaux en fils de métal recouverts de polymère attachés à des poteaux en bois.
Clôture en métal recouverte de polymère. Photo fournie par Rammfence.com
Photo d'une clôture pour enclos à chevaux en bois recouvert de polymère. Un cordon de clôture électrique est attaché aux poteaux intérieurs.
Clôture de bois et cordeline recouverts de polymère. Photo fournie par Woodguard.ca
Photo de poteaux et de clôture de perche en vinyle.
Poteaux et clôture de perche en vinyle. Photo fournie par AVinylfence.com
Photo d'une clôture en métal à mailles.
Clôture en métal à mailles en forme de losange ou de v. Photo d'une clôture Keepsafe de fenceline.co.uk

Pratiques recommandées :

Conception, construction et installation de clôtures

  • harmoniser les besoins en clôture et leur utilisation avec les matériaux et la conception appropriés. Tenir compte de la durabilité (par exemple, le temps de vie et les caractéristiques des matériaux, y compris fendillement, rupture, écaillage, décomposition, craquellement, étirement et la présence de rouille), la force, l'entretien, le coût et la facilité à nettoyer et à désinfecter au besoin (par exemple, clôture dans un enclos destiné aux chevauxmalades ou aux arrivants);
    • il existe de nombreux matériaux sur le marché qui représentent des options alternatives aux clôtures en bois et qui sont beaucoup plus faciles à nettoyer et à désinfecter : bois recouvert de polymères, clôture en vinyle, fil ou maille en métal recouvert de polymères, métal à haute résistance (fil sans saillie, treillis de fils métalliques, maille, fils entrelacés de brins métalliques), clôture électrique (ruban, fil entrelacé et corde) et panneau ou tuyau de métal;
  • entourer la propriété au moyen d'une clôture périphérique clairement visible et en mesure de prévenir que des chevaux s'échappent;
  • inspecter régulièrement l'intégrité des clôtures et des portes et faire les réparations afin d'empêcher le mélange non désiré de chevaux;
  • dans certaines circonstances il devrait y avoir suffisamment d'espace (au moins 10 pieds) entre les enclos et/ou la zone de pâturage clôturée afin de prévenir le contact entre les chevaux (Veuillez consulter la figure 10 : diagramme de l'aménagement de l'exploitation); et
  • utiliser des portes et de la signalisation afin de restreindre l'accès au site et aux zones comprises dans la propriété.

Renseignements supplémentaires sur la conception de clôtures

Fence Planning for Horses: Penn State College of Agricultural Sciences Extension (en anglais seulement)
Fences for Horse: University of Georgia Extension (en anglais seulement)

8.5 Nettoyage et désinfection des écuries et de l'équipement

But : Le nettoyage et la désinfection sont effectués avant et après utilisation, ainsi que dans le cadre de l'entretien régulier, des écuries, des boxes, des infrastructures et de l'équipement.

Description : Le nettoyage et la désinfection quotidiens sont requis afin de réduire le risque continu de transmission de maladies sur l'exploitation ou le site de rassemblement. L'équipement et les outils utilisés pour déplacer les aliments ou le fumier, ou pour entretenir le site, particulièrement ceux utilisés pour les chevaux séparés ou malades, nécessitent des pratiques de nettoyage et de désinfection spécialisées. Il est important que les écuries, les boxes, les infrastructures pertinentes (telles que les abreuvoirs et les clôtures) et l'équipement soient nettoyés et désinfectés lorsqu'il y a une éclosion de maladie ou un cas suspect de maladie dans le troupeau.

Pratiques recommandées :

  • implanter un plan de nettoyage et de désinfection pour le contrôle des agents pathogènes sur l'équipement et les surfaces environnementales;
  • établir un calendrier et des protocoles de nettoyage et de désinfection pour l'équipement de l'exploitation ou du site de rassemblement (par exemple, écuries, boxe, abreuvoirs, mangeoires et seaux) et pour les véhicules;
  • nettoyer et désinfecter les surfaces communes de contact dans les enclos et les carrières/manèges d'équitation (par exemple, les barrières et les clôtures où les chevaux sont réunis);
  • nettoyer et désinfecter les remorques, les boxes et les enclos entre chaque cheval et à la suite d'une maladie;
  • éviter de partager le harnachement et l'équipement entre les chevaux et, lorsque nécessaire, nettoyer et désinfecter entre chaque cheval;
  • nettoyer toujours avant de désinfecter puisque les désinfectants sont généralement inefficaces en présence de matières organiques;
  • éviter le lavage à haute pression qui risque de propager les agents pathogènes;
  • utiliser un désinfectant efficace capable d'inactiver les agents pathogènes concernés; et
  • être conscient que les désinfectants sont des produits chimiques posant des risques variables aux préposés, aux chevaux et aux surfaces environnementales.
Photo d'une dame nettoyant et désinfectant les panneaux en plastique d'une stalle à chevaux.
Photo offerte gracieusement par Canada équestre

Veuillez consulter l'annexe 14 sur les désinfectants et l'annexe 15 sur les procédures de nettoyage et de désinfection.

Nettoyer soigneusement les surfaces, l'étape la plus importante, élimine la majorité des agents pathogènes. Appliquer le désinfectant uniquement sur des surfaces propres et suivre les indications inscrites sur l'étiquette du fabricant.

Renseignements supplémentaires :

Une bonne ressource pour des procédures qui peuvent être appliquées aux remorques destinées au transport des chevaux : Le document du Conseil canadien de la santé porcine : Méthode de lavage, désinfection et séchage des véhicules de transport des porcs vivants.

8.6 Entretien des écuries, de la ventilation et des douches

But : Gérer et entretenir les écuries, les bâtiments et les douches et optimiser la ventilation dans les aires d'hébergement des chevaux.

Description : Maintenir les bâtiments et les surfaces en bon état permet un nettoyage et une désinfection efficaces, réduisant ainsi l'accumulation d'agents pathogènes. Une ventilation adéquate est une considération importante pour la santé respiratoire d'un cheval. La ventilation est nécessaire pour assurer un échange d'air fréquent et une distribution uniforme d'air frais, pour éliminer l'humidité et les irritants (tels que l'ammoniac et les particules), et pour régulariser la température. La conception et le drainage des douches et râteliers/mangeoires sont importants afin de réduire le contact entre les chevaux et entre les chevaux et les surfaces environnantes.

Pratiques recommandées :

  • s'assurer que les surfaces avec lesquelles les chevaux entreront en contact direct sont en bon état (c.-à-d., pas rongées ni craquées);
  • s'assurer que la circulation d'air est adéquate partout dans l'écurie;
  • gérer et surveiller la ventilation pour s'assurer que l'humidité, les particules en suspension et la température sont contrôlées afin de réduire leur impact sur la santé des chevaux;
  • minimiser l'utilisation de boxes intérieurs, dans lesquels la circulation d'air est réduite;
  • revoir la disposition des douches et des râteliers/mangeoires afin de mettre en œuvre des mesures qui réduisent les contacts directs entre les chevaux et avec les surfaces environnantes; et
  • veiller à ce que les douches soient bien drainés, nettoyés et désinfectés en fonction de l'usage. Les douches ne devraient pas se déverser dans les zones où les chevaux sont logés ou au pâturage.

Renseignements supplémentaires sur la ventilation :

Ventilation horse facilities: Penn State College of Agricultural Sciences Extension (en anglais seulement)
Stall and Stable: Canadian Pony Club Education (en anglais seulement)

8.7 Gestion du fumier

But : Le fumier est régulièrement retiré, entreposé et éliminé de façon à minimiser le contact avec le troupeau et à prévenir la contamination des sources d'alimentation et d'abreuvement.

Description : Le fumier est une source d'agents pathogènes potentiels. Les agents pathogènes potentiels peuvent demeurer infectieux pendant de longues périodes de temps dans l'environnement et l'enlèvement régulier du fumier réduira l'accumulation d'agents pathogènes dans l'environnement. Le compostage du fumier peut offrir des avantages supplémentaires, y compris l'élimination des œufs et des stades immatures de nombreux parasites. S'assurer que les méthodes d'entreposage et d'élimination du fumier sont être conformes aux règlements fédéraux, provinciaux et municipaux.

Pratiques recommandées :

  • retirer le fumier des boxes, des enclos et des pâturages des chevaux selon un horaire régulier afin de réduire le plus possible l'accumulation. Le ramassage et le retrait quotidiens sont recommandés dans les boxes et les enclos. Le ramassage hebdomadaire et aux deux semaines dans les enclos et les pâturages peut réduire l'accumulation de parasites;
  • dédier des outils et de l'équipement utilisés pour la manutention du fumier à cette activité. Désigner de l'équipement pour les zones où les chevaux sont séparés des autres chevaux. Si de l'équipement ne peut être réservé à cette activité ou désigner à des zones précises, nettoyer et désinfecter l'équipement entre les activités ou les zones;
  • vérifier que la capacité d'entreposage du fumier suffit à la taille de l'installation;
  • concevoir et localiser des aires d'entreposage du fumier afin de prévenir le contact avec le troupeau, la contamination des aliments et des approvisionnements en eau ainsi que l'accès par la vermine ou la faune;
  • séparer l'aire d'entreposage du fumier des chevaux résidents de celle des chevaux à risque élevé afin de réduire au minimum les possibilités de propagation des maladies;
  • composter le fumier pour inactiver les agents pathogènes (dont les parasites) si le fumier doit servir de fertilisant dans les pâturages des chevaux (ou d'autres espèces animales sensibles); et
  • se laver les mains ou les assainir, et nettoyer et désinfecter les chaussures ou les bottes après avoir manipulé du fumier.
Photo d'une série de bacs de compostage du fumier en bois. Les panneaux du devant peuvent être retirés pour faciliter le remplissage et le vidage.
Le compostage du fumier peut être effectué à l'aide d'une série de bacs où le fumier et la litière utilisée peuvent être ajoutés et retournés au besoin pour assurer un chauffage constant. On peut recouvrir les bacs d'une bâche ou un couvercle pour éviter que les ravageurs et la faune y aient accès. Photo offerte gracieusement par la University of Minnesota; photo modifiée aux fins d'utilisation.
Photo d'une structure de compostage sur une dalle de béton comportant plusieurs grands bacs de compostage.
Une structure de compostage couverte sur une dalle de béton aide à minimiser la pluie et la neige qui peuvent contribuer aux lixiviats provenant des tas de compost. Le lixiviat provenant du compost non traité peut toujours contenir des bactéries, des virus et des parasites qui peuvent entraîner des maladies chez les chevaux, les autres bestiaux et les animaux sauvages. Photo reproduite avec l'autorisation de o2composting.com

Le compostage du fumier offre de nombreux avantages, y compris ce qui suit :

  • Réduction des odeurs, du volume du fumier et de la litière utilisée
  • Recyclage des nutriments et amélioration de la qualité du sol lorsqu'utilisé comme amendement de sol
  • Élimination des insectes et des œufs, des nymphes et des larves de parasites
  • Inactivation de certains agents pathogènes bactériens et viraux
  • Retrait des zones de reproduction des insectes
  • Élimination des semences de mauvaises herbes

Renseignements supplémentaires sur la gestion du fumier :

Manure and Pasture Management for Horse Owners - Alberta Agriculture and Forestry (en anglais seulement)
Structures de stockage de fumier pour petits et moyens élevages de chevaux - ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales
Horse Stable Manure Management - Penn State Extension (en anglais seulement)
Environmentally Friendly Horse Farm Through Better Manure/Waste Management - Government of British Columbia (en anglais seulement)

8.8 Gestion des ordures

But : Les ordures, les déchets biomédicaux et les objets pointus et tranchants sont régulièrement éliminés et gérés de façon à réduire au minimum la transmission d'agents pathogènes.

Pratiques recommandées :

  • entreposer les ordures ménagères et de l'écurie dans des conteneurs fermés et en faire l'élimination régulièrement;
  • confiner les déchets médicaux et les objets tranchants et poitus dans un contenant distinct approuvé à cet effet et l'éliminer conformément à la réglementation locale. Les contenants pour objets tranchants et poitus approuvés sont à l'épreuve des fuites et résistants aux piqûres d'aiguille, très visibles, conçus pour offrir une entrée à sens unique pour les objets tranchants et ils peuvent être fermés de manière sécuritaire pour le transport. On peut obtenir les conteneurs auprès d'un médecin vétérinaire, d'une pharmacie, d'une entreprise d'élimination des déchets médicaux ou d'un magasin de fournitures médicales. Ne pas utiliser des conteneurs à déchets temporaires ou non approuvés puisqu'ils peuvent être facilement percés ou ils peuvent se renverser et répandre leur contenu.
Photo de deux conteneurs pour objets tranchants et pointus en plastique et avec couvercles. Des étiquettes et des consignes visibles sont affichées sur le devant des conteneurs.
Un exemple d'un conteneur pour objet stranchants et pointus approuvé accompagné d'un dispositif intégré de retrait sécuritaire des aiguilles. Photo offerte gracieusement par BD (Becton Dickinson et compagnie).

8.9 Gestion des carcasses d'animaux morts

But : Les carcasses d'animaux morts sont gérées et éliminées afin de minimiser la transmission d'agents pathogènes et la contamination de l'environnement.

Description : La méthode d'élimination et d'entreposage des carcasses d'animaux morts doit être conforme aux règlements municipaux et provinciaux. Selon la région, les méthodes d'élimination acceptables comprennent l'enterrement, le compostage, l'incinération, la récupération, les moyens naturels et l'enfouissement.

Il faut faire particulièrement attention en éliminant les chevaux euthanasiés à l'aide de solution chimique puisqu'ils posent un risque important. Les produits chimiques sont toxiques pour les animaux de compagnie, les autres animaux, les espèces sauvages, les humains et l'environnement.

Les carcasses de chevaux peuvent être une source d'agents pathogènes, et certains peuvent survivre pendant des périodes de temps considérables dans la carcasse. Certains agents bactériens, fongiques et parasitaires peuvent se reproduire et augmenter en nombre dans la carcasse et sur cette dernière. Les ravageurs et les espèces sauvages qui ont accès à ces carcasses peuvent propager des agents pathogènes de la propriété aux installations avoisinantes et aux espèces sauvages.

L'élimination par des moyens naturels et l'enterrement ne sont pas permis dans toutes les provinces. Vérifier auprès des autorités provinciales.

Les solutions pour l'euthanasie (médicaments) sont extrêmement puissantes. Même de petites quantités de médicament dans des seringues usagées peuvent représenter un danger pour les animaux et les personnes. Éliminer prudemment les seringues et les aiguilles et essuyer toute éclaboussure de sang à la suite d'une euthanasie pour éviter tout contact avec des humains ou des animaux.

Pratiques recommandées :

  • si elle n'est pas évidente, déterminer la cause de la mort afin de tenter d'exclure les sources contagieuses ou infectieuses;
  • si l'élimination de la carcasse, le nettoyage et la désinfection de la zone (par exemple, un boxe ou un enclos) ne sont pas faisables dans l'immédiat, veiller à ce que la carcasse soit dans un endroit qui empêche l'accès par les animaux de compagnie, la vermine, la faune, les autres animaux d'élevage et les autres chevaux jusqu'à ce qu'elle puisse être déplacée;
  • veiller à ce que l'accès aux animaux de compagnie, à la vermine et aux charognards soit bloqué dans les zones de rétention des carcasses et là où les carcasses sont ramassées par un service d'élimination. L'endroit doit aussi minimiser l'introduction de ceux ci dans les aires d'hébergement des chevaux;
  • dédier de l'équipement ou nettoyer et désinfecter l'équipement utilisé pour la collecte et l'élimination des carcasses d'animaux morts.

Figure 10 : Exemple d'aménagement d'une propriété et séparation des enclos :

Photo d'une écurie et d'enclos extérieurs entourés d'une clôture afin d'illustrer le concept de séparation de enclos de chevaux en différents états de santé.
Description de la photo – : Figure 10 : Exemple d'aménagement d'une propriété et séparation des enclos

Photo d'une écurie et d'enclos extérieurs entourés d'une clôture afin d'illustrer le concept de séparation de enclos de chevaux en différents états de santé. Dans le sens des aiguilles en commençant par le coin supérieur gauche de l'image : un enclos à chevaux clôturé contenant un abri à chevaux et un abreuvoir. Cet enclos est entouré d'une zone d'accès restreint. Il porte la mention d'« Enclos de séparation pour les chevaux à risque plus élevé ». À droite et séparés par un espace gazonné se trouvent deux enclos clôturés contenant chacun un abreuvoir et portant la mention « Enclos de mise en liberté ». Ils sont tous deux entourés d'une zone d'accès restreint. À l'extrémité droite se trouve un bâtiment contenant de nombreux barils et se trouvant sur une dalle en béton. Celui-ci porte la mention « Entreposage des aliments et de la litière ». Devant ces zones se trouve une grande écurie en bois portant la mention « Écurie de chevaux résidents ». Le toit du bâtiment a été retiré afin de pouvoir observer le plan intérieur. Au coin supérieur gauche de l'écurie se trouve une stalle contenant des boyaux, de l'eau et de l'équipement et portant la mention « Douche ». À droite se trouvent les portes coulissantes de l'écurie menant dehors. À droite des portes se trouvent 3 boxes en bois à encadrements en métal portant la mention « Boxes pour les chevaux résidents ». À droite de celles-ci se trouve une zone fermée munie d'une porte et la mention « Entreposage des aliments et de la litière ». De grands bacs à ordures à roulettes se trouvent entre cette zone et le mur de l'écurie. De grandes portes sont ouvertes sur l'extérieur du côté droit de l'écurie. Une allée sépare les deux côtés de l'écurie sur toute sa longueur. Au bas de l'écurie se trouvent quatre boxes en bois et en métal portant la mention « Boxes pour les chevaux résidents ». À gauche de celles-ci se trouve une salle fermée portant la mention « Sellerie ». Un boxe pour chevaux, en bois et en métal, se trouve dans le coin inférieur gauche de l'écurie. Celui-ci est séparé de la sellerie par une zone overte. On retrouve des fenêtres coulissantes des deux côtés de l'écurie. Le sol de l'écurie est en béton. Une zone d'accès restreint entoure l'écurie. Un panneau de biosécurité est affiché à côté des portes de l'écurie de droite.

La séparation des enclos et des écuries pour les chevaux au statut sanitaire différent ou par groupe de pairs aide à minimiser la transmission d'agents pathogènes et facilite la gestion des chevaux sur l'exploitation ou sur le site de rassemblement. L'écurie des chevaux résidents, les enclos de mise en liberté et les enclos de séparation sont tous des zones d'accès restreint accessibles par des points d'accès contrôlés (portes). Les enclos de mise en liberté de deux jours sont complètement clôturés et séparés par plus de 10 pieds, ce qui empêche le contact direct entre les chevaux et chacun possède son propre abreuvoir. Les nouveaux chevaux et ceux de retour sont séparés dans un boxe à l'extrémité de l'écurie et un enclos de mise en liberté est réservé à leur usage.

Les chevaux malades requièrent le plus haut niveau de biosécurité et, idéalement, devraient être physiquement séparés des autres chevaux sur la propriété (écurie de séparation). Restreindre l'accès uniquement aux personnes nécessaires aux soins de ces chevaux et exiger le lavage des mains avant et après la visite. Réserver des salopettes et des chaussures exclusivement à cette écurie ou nettoyer et désinfecter les bottes à l'entrée et à la sortie. Réserver et étiqueter tout le harnachement et l'équipement (seaux, râteaux, pelles, etc.) et veiller à ce qu'aucun ne soit retiré et utilisé avec d'autres chevaux. Dans l'impossibilité d'avoir un emplacement distinct, un boxe isolé des autres chevaux dans l'écurie des chevaux résidents peut être utilisé. Toutefois, l'espace aérien partagé et l'étroite proximité avec les autres chevaux peuvent entraîner la transmission accidentelle d'agents pathogènes par voies aériennes et d'autres méthodes de contact indirect.

Section 9 : Sensibilisation, éducation et formation de biosécurité

But : Toutes les personnes fréquentant une exploitation ou un site de rassemblement ou entrant en contact avec les chevaux sont au fait des pratiques de biosécurité existantes, les connaissent et s'y conforment. Des procédures opérationnelles normalisées (PON) pour les protocoles de biosécurité sont élaborées et examinées au moins une fois par année.

9.1 Leadership et sensibilisation à la biosécurité

But : Les gardiens assument la responsabilité de veiller à l'établissement de pratiques de biosécurité et à leur communication à toutes les personnes fréquentant une exploitation ou un site de rassemblement ou entrant en contact avec des chevaux.

Description :

Les gardiens de chevaux des exploitations ou des sites de rassemblement sont ultimement responsables d'assurer la santé et le bien être de leurs chevaux, ce qui passe entre autres par l'établissement et la communication de protocoles de biosécurité. Sur les exploitations ou les sites de rassemblement où les chevaux de multiples propriétaires se mélangent, il y a un risque accru d'introduction et de propagation de pathogènes.

Pratiques recommandées :

  • les gardiens assument la responsabilité d'établir et de communiquer les exigences de biosécurité;
  • désigner une personne-clé responsable de l'organisation, de la communication et de l'administration du programme de biosécurité;
  • conserver une liste des coordonnées des propriétaires, des gardiens, des clients, du médecin vétérinaire et du personnel de l'exploitation ou du site de rassemblement afin de faciliter la distribution des documents de biosécurité;
  • veiller à ce que les propriétaires et les gardiens de chevaux assument la responsabilité des gens qui accèdent à la propriété en leur nom. Ils devraient confirmer que ces personnes sont au courant des protocoles de biosécurité et ont reçu la formation et l'éducation nécessaires pour se conformer aux exigences;
  • conserver une copie des protocoles de biosécurité dans un endroit centralisé accessible à tous les utilisateurs potentiels;
  • fournir des affiches applicables aux bons protocoles de biosécurité.

9.2 Éducation et formation

But : Tous les gardiens et/ou les propriétaires de chevaux, les membres de leur famille, les clients et le personnel de l'exploitation ou du site de rassemblement sont éduqués, formés et régulièrement tenus à jour sur les risques, les protocoles de biosécurité et les résultats. Les fournisseurs de services et les visiteurs sont informés et reçoivent une orientation sur les protocoles de biosécurité.

Description :

La réussite de la biosécurité repose sur la compréhension que tous ont de l'importance, du but et de leur rôle dans le programme de biosécurité à l'exploitation ou au site de rassemblement, ainsi que sur l'adoption des pratiques pendant leur routine. Certaines personnes (propriétaires, gardiens, clients et travailleurs) auront besoin de connaissances et de formation sur les pratiques de biosécurité propres à l'installation. Un plan de biosécurité écrit est essentiel pour assurer la santé et le bien être des chevaux. Les connaissances additionnelles sur l'état de santé des chevaux, les maladies et les exigences réglementaires sont importantes et devraient être obtenues auprès de sources d'information valides et fiables. Il faudrait cerner les occasions d'éducation et de formation et les examiner régulièrement.

Liste de vérification de la formation et de l'éducation

Nom :

Poste ou rôle :

La formation et l'éducation en matière de biosécurité nécessitent (choisir les éléments nécessaires) Ressources documentaires utilisées pour la formation Date d'achèvement de la formation
Principes de biosécurité, risques et importance de la biosécurité
Manuel des pratiques recommandées de gestion des exploitations ou des sites de rassemblement équins
Procédures de biosécurité et habitudes pour les tâches régulières
Procédures de biosécurité pour les visiteurs, les clients et les fournisseurs de services
Exigences et procédures de biosécurité pour certaines activités (par exemple, reproduction, cheval invité et introduction d'un nouveau cheval)
Introduction à la santé et aux maladies des chevaux (niveau de base)
Procédures pour la surveillance de la santé des chevaux, y compris la reconnaissance et le signalement d'une maladie
Coordonnées pour les questions touchant la santé et les urgences, y compris celles pour les médecins vétérinaires désignés et de secours
Tenue de registres, y compris les registres de santé, les rapports et le registre des visiteurs
Règlements provinciaux et fédéraux régissant ou réglementant les maladies infectieuses équines
(Mesures supplémentaires)
(Mesures supplémentaires)

Il y a de nombreuses options pour acquérir les connaissances et la formation en biosécurité nécessaires :

  • séances ou réunions de formation d'orientation à l'interne
  • formation sur le terrain dans le cadre de travail sous supervision directe
  • participation à des cours et à des séminaires en personne ou en ligne
  • auto-apprentissage

Pratiques recommandées :

  • nommer une personne-clé pour diriger le processus d'élaboration et d'examen des procédures opérationnelles normalisées (PON);
  • consulter le médecin vétérinaire au cours de l'élaboration et/ou de la révision des procédures opérationnelles normalisées pour s'assurer de cibler les risques importants;
  • intégrer les procédures opérationnelles normalisées à toutes les séances de formation et d'orientation;
  • élaborer (et traduire, le cas échéant) des ressources documentaires qui illustreront efficacement les protocoles de biosécurité dans le cadre d'un programme de formation et de mise à jour (par exemple, un manuel sur l'installation, des affiches et d'autres fiches d'information ou ressources) aux fins de conformité et d'utilisation par toutes les personnes présentes sur la propriété;
  • veiller à ce que de la formation au personnel soit donnée au moins annuellement et lorsqu'il y a des changements au programme de biosécurité;
  • indiquer le type d'affiches nécessaires et l'endroit où la documentation éducative et les affiches devraient être placées;
  • désigner une personne-clé responsable de l'organisation et de l'éducation de toutes les personnes présentes sur la propriété ainsi que de l'administration du programme;
  • former le personnel et les autres personnes présentes sur la propriété sur les mesures pertinentes en ce qui concerne leurs activités et leurs fonctions professionnelles et qui tiennent compte des risques actuels. Par exemple, une nouvelle éclosion de maladie, un changement à la population des chevaux sur les lieux ou des déplacements accrus;
  • tenir des dossiers sur toute la formation du personnel;
  • s'informer de la formation, de l'expérience et de l'approche en matière de biosécurité auprès des chevaux de tout le nouveau personnel potentiel (et autres personnes présentes sur la propriété). Ceux qui comprennent et reconnaissent le sérieux et les risques potentiels associés à la propagation des maladies seront un atout pour l'installation;
  • donner au personnel des occasions de discuter des enjeux de biosécurité avec l'administrateur désigné, le gestionnaire ou le propriétaire de l'installation et entre eux. Encourager le personnel à discuter des préoccupations et des défis liés à la mise en œuvre du plan de biosécurité et offrir du soutien. Avoir une méthode rapide pour communiquer tout changement à l'état de santé d'un cheval à la personne appropriée;
  • tenir des « réunions d'équipe » afin d'examiner les protocoles chaque fois qu'un risque pour la biosécurité est relevé, ainsi qu'un examen postérieur à l'incident avec tout le personnel;
  • former les préposés aux chevaux afin qu'ils puissent comprendre et procéder à l'évaluation de l'état de santé des chevaux et qu'ils puissent consigner les résultats dans un registre avec les autres préoccupations et le suivi.

La communication efficace et continue est une composante cruciale d'un plan de biosécurité. Les changements aux risques doivent être communiqués efficacement à tous les participants. La rétroaction est essentielle à l'élaboration de bonnes techniques.

Section 10 : Emplacement, conception et aménagement d'une exploitation ou d'un site de rassemblement et rénovations d'une propriété existante

But : Une bonne planification et évaluation de votre exploitation ou du site de rassemblement dans une perspective de biosécurité peut contribuer à réduire le risque d'introduire ou de propager les maladies. Un plan de l'aménagement de la propriété peut être utile afin d'évaluer les zones à risque élevé et faible, y compris le flux de circulation, les aires pour les visiteurs, la gestion du fumier, les besoins en clôtures pour les voies de déplacement ainsi que la direction des vents dominants et du ruissellement des eaux.

Description :

Les principes de biosécurité devraient être considérés dans la conception ou la restructuration de la disposition de la propriété ou d'un environnement. Souvent des changements mineurs peuvent être mis en œuvre et avoir un impact positif. Les secteurs prioritaires pour la conception et la disposition d'une installation comprennent ce qui suit : la géographie, la topographie et le flux de circulation en ayant l'utilisation finale à l'esprit. Pour des renseignements sur la gestion et les pratiques rationnelles pour le bien être de l'hébergement et les soins des chevaux, consulter le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des équidés.

10.1 Géographie

La géographie globale de la région et de la propriété doivent être évaluées de façon à limiter la propagation de maladies et à réduire au minimum leur introduction sur le site. La construction de nouvelles installations dans des régions moins densément peuplées de chevaux et de bétail peut réduire le risque d'exposition à des agents pathogènes. Évaluer les besoins et équilibrer les avantages liés à l'accès à des services vétérinaires, à des fournisseurs d'aliments et à d'autres complexes d'événements équins qui peuvent être situés dans la région environnante.

Liste de vérification des points à considérer en matière de biosécurité
Points à considérer et pratiques recommandées Remarques
Nouvelles Installations - Construire, à une distance suffisante des autres installations équestres, complexes d'événements, installations de rassemblement et installations d'élevage afin de minimiser la transmission aérienne de maladies infections.
Prendre connaissance des industries environnantes avant de bâtir une installation afin de minimiser l'incidence de sources de contamination et de dangers potentiels (biologiques, chimiques, physiques).
Déterminer la proximité avec les cliniques et les hôpitaux vétérinaires, les événements et les lieux de rassemblement afin de minimiser le stress du transport et de l'exposition aux autres animaux.
Obtenir des renseignements sur les maladies régionales et le mode de transmission.

10.2 Topographie

Incorporer les caractéristiques topographiques naturelles dans la conception du site de façon à influencer l'utilisation globale de la propriété, la localisation des bâtiments, des enclos de mise en liberté, des pâturages et autres infrastructures nécessaires à l'exploitation ou à l'installation. La pente du terrain et le type de sol auront une incidence sur le drainage, sur la facilité et le coût des travaux de terrassement et de construction, sur la qualité des pâturages et sur les surfaces d'entraînement pour les chevaux. Les arbres et les collines peuvent procurer une protection l'été contre le soleil, le vent et les températures défavorables et influencer la ventilation dans l'écurie. Les étangs et les cours d'eau peuvent réduire l'utilisation de certains espaces, attirer la faune ou la vermine et affecter le drainage.

Liste de vérification des points à considérer en matière de biosécurité
Points à considérer et pratiques recommandées Remarques
Choisir un endroit légèrement élevé, qui offre un drainage adéquat, une couverture végétale convenable pour le pâturage et une base pour les écuries.
Déterminer s'il y a présence d'endroits où de l'eau stagnante risque de s'accumuler et étudier des façons de minimiser ce risque.
Déterminer si des mesures seront nécessaires pour éviter le ruissellement des eaux qui entraînerait des inondations des écuries, des fermes et des installations.
Tenir compte des risques de maladies si les enclos ou les zones de mise en liberté qui traversent des zones boisées peuvent contenir des espèces de tiques susceptibles de porter des pathogènes tels que Borrelia burgdorferi (la cause de la maladie de Lyme).
Évaluer les environs afin de s'assurer qu'il y a suffisamment d'espace pour l'entreposage et le compostage du fumier. L'installation doit permettre la séparation entre l'écurie et la zone d'entreposage des aliments, tout en étant accessible pour le nettoyage quotidien du fumier, des litières souillées et des aliments et en tenant compte de l'accès des véhicules et de l'équipement de grande taille pour l'enlèvement du compost et du fumier.

10.3 Aménagement

L'aménagement de la propriété affecte la facilité de la conduite des opérations journalières et la capacité de mettre en œuvre des pratiques de biosécurité efficaces. L'aménagement doit tenir compte du nombre de chevaux prévu et doit permettre l'agrandissement si nécessaire. Être en mesure de séparer des chevaux provenant de groupes de pairs différents ou à risque différent est important, tout comme la possibilité de minimiser les risques de contamination des lieux d'habitation, des aliments, de l'eau et de la litière.

Liste de vérification des points à considérer en matière de biosécurité
Points à considérer et pratiques recommandées Remarques
Établir l'aire d'entreposage de fumier de façon à prévenir les fuites ou les ruissellements dans les aires de logement des chevaux, les fossés, les sources d'eau et les réservoirs d'eau de surface comme les ruisseaux, les étangs, les rivières et les lacs.
Vérifier que tous les points d'accès à l'écurie sont sécuritaires et visibles.
Minimiser la possibilité de contact nez à nez par dessus les clôtures (par exemple, double clôture, voir la figure 10), particulièrement dans les zones à risques élevés.
Veiller à ce que l'aménagement de l'exploitation ou de l'installation soit conçu de manière à permettre la séparation des groupes de pairs et à risque.
Placer les zones de chargement et de déchargement des chevaux à un endroit où il y a le moins de trafic des véhicules possible sur le site.

10.4 Flux de trafic

L'absence de contrôle des déplacements des personnes, des chevaux, de l'équipement et du matériel sur une exploitation ou sur un site de rassemblement peut rapidement et facilement propager des agents pathogènes. Identifier et planifier les flux de circulation permettront de réduire ce risque.

Liste de vérification des points à considérer en matière de biosécurité
Points à considérer et pratiques recommandées Remarques
Évaluer les voies sur le plan de la circulation des véhicules, des fournitures et des chevaux. Si possible, de l'aménagement conçu pour minimiser le contact avec d'autres chevaux. Des aires de stationnement désignées (et faisant l'objet de signalisation) pour les fournisseurs, les médecins vétérinaires, les travailleurs de l'exploitation et les visiteurs pour aider à la propagation de maladies.
Consulter les premiers intervenants afin de vérifier que la conception de l'installation convient à l'accès en situation d'urgence.
Contrôler et gérer l'accès à la propriété, y compris, entre autres, aux visiteurs, aux chevaux, aux autres bestiaux, aux animaux de compagnie et à la faune.
Afficher des panneaux de signalisation de biosécurité très visible.
Veiller à ce que les fournisseurs de services (par exemple, les fournisseurs de services publics, les livreurs d'aliments, les médecins vétérinaires et les maréchaux ferrants) disposent d'espaces de stationnement réservés dans des zones à faible circulation.
Maintenir la séparation des chevaux et des gens participant à différentes disciplines équestres (par exemple, les installations qui renferment des écoles d'équitation devraient interdire la circulation à pied à proximité des chevaux de spectacle).
Héberger des chevaux assignés à un entraîneur ensemble et séparés des autres chevaux d'un autre entraîneur ou d'une autre discipline.
Désigner une aire de stationnement pour les remorques.

10.5 Conception de nouvelles structures physiques ou rénovation d'une structure physique existante

Il existe de nombreux types de structures qui servent à héberger des chevaux, dont celles conçues pour d'autres bestiaux (par exemple, étables à vaches rénovées). Il faut évaluer la structure du point de vue de la biosécurité équine puisque les besoins des autres espèces peuvent être très différents de ceux des chevaux. Ci dessous se trouvent les pratiques recommandées pour la conception d'un nouveau site ou pour la rénovation d'une installation existante, en tenant compte de la biosécurité.

Liste de vérification des points à considérer en matière de biosécurité
Points à considérer et pratiques recommandées Remarques
Au moment de réparer ou d'agrandir l'installation, sélectionner des matériaux de construction lisses, non poreux, durables et faciles à nettoyer et à désinfecter (par exemple, métal, béton scellé et certains plastiques). C'est important surtout pour les surfaces exposées avec lesquelles les chevaux auront de fréquents contacts, comme les murs, les séparateurs, les surfaces des boxes et les planchers.
Sceller les surfaces de bois (par exemple, clôtures, murs des écuries et des bâtiments) avec plusieurs couches de peinture-émail non toxique de qualité marine ou d'uréthane pour obtenir une surface qui peut se nettoyer et se désinfecter plus facilement. Éviter de sceller les surfaces que les chevaux peuvent gruger et ingérer.
Sélectionner des matériaux de construction qui ne vont pas se briser ou éclater s'ils sont rués par les chevaux.
Veiller à ce qu'il y ait un nombre suffisant de robinets et d'éviers pour le nettoyage et le lavage des mains. Installer des stations de désinfection des mains pour les visiteurs et le personnel, et publier des avis sur les procédures acceptables (par exemple, des protocoles écrits pour le nettoyage et la désinfection).
Veiller à ce qu'il y ait un drainage sous la surface adéquat afin d'enlever les eaux usées et les eaux pluviales dans l'écurie, les bâtiments et les boxes, et autour de ces derniers.
Élaborer une zone de transition - un endroit où toutes les personnes peuvent changer de chaussures et de vêtements avant d'entrer dans les zones d'hébergement des chevaux surtout dans des zones où ils peuvent poser des risques de biosécurité plus élevés.
Installer des moustiquaires pour garder les mouches et les moustiques à l'extérieur des écuries et les inspecter régulièrement pour déceler une infestation de ravageurs ainsi que des zones qui peuvent favoriser la reproduction de ravageurs (par exemple, des eaux stagnantes ou des piles de matériaux ou de débris).
Veiller à ce qu'il y ait un boxe et un pâturage pour la séparation d'un nouveau cheval ou d'un cheval malade qui permet de garder le cheval et son équipement séparés des chevaux résidents.
Veiller à ce que les bols d'eau, les mangeoires, les dispositifs d'alimentation et les sceaux soient nettoyés et désinfectés régulièrement.
Utiliser des planchers non glissants.
Veiller à ce que l'éclairage disponible soit approprié aux besoins des chevaux et hors de leur portée.
Veiller à ce que la circulation d'air soit suffisante dans l'ensemble des zones d'hébergement des chevaux afin de fournir de l'air frais et de réduire au minimum la poussière, les odeurs et l'humidité.
Veiller à ce que la température au sein des zones d'hébergement peut être gérée aux fins de confort et pour éviter l'accumulation d'humidité dans les lieux clos.
Idéalement, entreposer la paille et le foin dans un bâtiment distinct ou loin des chevaux et apporter des réserves pour seulement deux ou trois jours dans l'étable ou l'écurie.
Veiller à ce que les boxes soient assez grands pour accueillir un cheval couché et fournir suffisamment d'espace pour qu'il se mette facilement debout (espace pour s'allonger adéquat). Il est également important de tenir compte de la gestion possible des carcasses et y accéder pour les retirer lorsque la situation le nécessite. Voir le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des équidés.
Construire et employer des clôtures et des portails pour maintenir une séparation optimale entre les animaux (par exemple, au pâturage, entre deux écuries ou entre les véhicules et les animaux).
Il est possible d'installer des boxes séparés pour les nouveaux chevaux, les chevaux blessés ou malades (de manière permanente ou temporaire) accompagnés d'un accès défini et distinct.
Utiliser des clôtures pour garder les chevaux hors des ruisseaux et des étangs et bloquer l'accès à d'autres zones à risques élevés.

Annexe 1 : Élaboration du guide de l'utilisateur et remerciements

Le guide de l'utilisateur a été élaboré dans le cadre d'un partenariat entre Canada équestre et l'Agence canadienne d'inspection des aliments, en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada. Un comité consultatif représentant un groupe diversifié de l'industrie, composé de propriétaires de chevaux, d'experts en la matière, de représentants des gouvernements provinciaux, d'organisations régionales et sectorielles de l'industrie équine, du milieu universitaire et du secteur public, a fourni des orientations considérables et précieuses tout au long du processus.

Le guide de l'utilisateur accompagne la Norme nationale de biosécurité pour les exploitations et sites de rassemblement du secteur des équins et fournit des renseignements et de l'orientation supplémentaires pour atteindre les objectifs de biosécurité.

Membres du Comité consultatif sur la biosécurité dans l'industrie équine
Représentant Organisation/Affiliation
Bill desBarres Alberta Equestrian Federation et Horse Welfare Alliance of Canada
Dr Adam Chambers Commission des courses de l'Ontario
Dre Alison Moore Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario
Dre Chantal Proulx Ministère de l'Agriculture des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec
Dr David Paton Médecin vétérinaire praticien équin (Colombie Britannique)
Dr Darrell Dalton Association des médecins vétérinaires de l'Alberta
Dorothy Willows Horse Industry Association of Alberta
Dr Daniel Schwartz Agence canadienne d'inspection des aliments
Gayle Ecker Equine Guelph, Université de Guelph
Isabelle Breton Propriétaire de chevaux et biologiste
Jack de Wit Canada équestre
Kathryn Tonita Ministère de l'Agriculture de la Saskatchewan
Les Burwash Ministère de l'Agriculture et du Développement rural de l'Alberta
Dre Mary Bell Canada équestre et médecin vétérinaire praticien équin
Dre Patricia Pentney Agence canadienne d'inspection des aliments
Renée Lévesque Cheval Québec
Dr Ron Clarke Médecin vétérinaire praticien équin retraité (Alberta)
Dr Ross A. McKague Médecin vétérinaire praticien équin (Manitoba), Manitoba Jockey Club and Assiniboia Downs (piste de course)
Sandra Conrad Canada équestre (représentante de l'Atlantique) et Nova Scotia Equestrian Federation
Dr Scott Weese Collège de médecine vétérinaire de l'Ontario
Dre Susan Raymond (substitut de Gayle Ecker) Equine Guelph, Université de Guelph
Virginie Rochet Spécialiste sectorielle, Agriculture et Agroalimentaire Canada
Dr Wayne Burwash Médecin vétérinaire praticien équin (Alberta)

Annexe 2 : Maladies infectieuses importantes des chevaux au Canada

Maladies sélectionnées des chevaux : Le tableau suivant fournit une liste des maladies des équidés importantes qui posent un risque potentiel pour la santé du cheptel canadien en entier. De nombreux agents pathogènes sont déjà présents au Canada, tandis que d'autres posent un risque lié à l'importation de chevaux, de semence, d'embryons, d'équipement contaminé ou au voyage international à destination d'événements équestres. Légende : B (bactéries), C (champignons), P (parasite), V (viral) Cette liste n'est pas complète et ne comprend pas les parasites internes (voir l'annexe 12).

Maladies infectieuses importantes des chevaux au Canada
Nom Pathogène Type Les chevaux peuvent infecter les humains Voie de transmission Directe (contact) Voie de transmission Indirecte (vecteur passif) Voie de transmission Aérosols ou voie aérienne Voie de transmission Vecteur Voie de transmission Ingestion Autre Commentaire
Anaplasmose granulocytique équine Anaplasma 
phagocytophilum
B Non Tiques Ixodes
Anémie infectieuse équine Anémie infectieuse équine V Non Mouches piqueuses Contamination croisée de sang. Sang aérosolisé.
Artérite virale équine (AVÉ) Virus de l'artérite virale équine V Non X X Reproduction
Aspergillose Aspergillus spp. C Non X X X
Botulisme Clostridium botulinum B Non X
Brucellose Brucella spp. B Oui X X X Reproduction
Coccidioidomycose Coccidioides immitis et C. posadasi C Oui Contact avec le sol. Pas d'un cheval à l'autre.
Coronavirus Coronavirus équin V Non X
Cryptococcose Cryptococcus neoformans, C. gattii C Non Environnement. Pas d'un cheval à l'autre.
Cryptosporidiose Cryptosporidium parvum P Oui X
Dermatomycose Trichophyton equinum, Microsporum canis C Oui X X
Dermatophilose Dermatophilus congolensis B Non X X
Dourine Trypanosoma equiperdum P Non Reproduction Actuellement non répertoriée au Canada
Encéphalite du Nil occidental Virus du Nil occidental V Non Moustiques
Encéphalite équine de l'Est (EEE) Virus de l'encéphalomyélite équine de l'Est V Non Moustiques
Encéphalite équine de l'Ouest (EÉO) Virus de l'encéphalite équine de l'Ouest V Non Moustiques
Encéphalite équine du Venezuela (EÉV) Virus de l'encéphalite équine du Venezuela V Oui Moustiques Actuellement non répertoriée au Canada
Fièvre charbonneuse Bacillus anthracis B Oui X X X X
Fièvre équine du Potomac Neorickettsia risticii B Non Insectes aquatiques Ingestion. Provient principalement de l'eau de surface.
Gale animale Chorioptes equi, Sarcoptes scabiei, Demodex equi P Oui pour Sarcoptes X X
Gourme Streptococcus equi equi B Non X X
Grippe Virus de la grippe équine V Non X X X
Herpèsvirus équin type 1 (avortement) Herpèsvirus équin type 1 (EHV-1) V Non X X X X
Herpèsvirus équin type 1, maladie neurologique (myéloencéphalopathie) EHV-1 V Non X X X X
Herpèsvirus équin type IV EHV-4 V Non X X X
Infection à Clostridium difficile Clostridium difficile B Peut-être X
Leptospirose Leptospira interrogans B Peut-être X X Source d'eau contaminée importante
Maladie de Lyme Borrelia burgdorferi B Non Tiques (Ixodes spp.)
Métrite contagieuse des équidés (MCÉ) Taylorella equigenitalis B Non Reproduction Actuellement absente du Canada
Morve Burkholderia mallei B Oui X X X
Myéloencéphalopathie protozoaire équine (MPÉ) Sarcocystis neurona P Non X Associée à l'exposition à des fèces d'opossums et d'autres petits animaux
Piroplasmose Babesia caballi, Theileria equi P Non Certaines tiques Sang
Poux (pédiculose) Haematopinus asini, Bovicola equi P Non X X
Pneumonie Rhodococcus equi Rhodococcus equi B Rarement X
Rhinovirus Rhinovirus équin V Non X X
Salmonelle Salmonella sp. B Oui X
SARM Staphylococcus aureus résistante à la méthicilline B Oui X X
Stomatite vésiculeuse Virus de la stomatite vésiculeuse V Non X Insectes. Principalement les phlébotomes et les mouches noires. Actuellement non répertoriée au Canada

Annexe 3 : Liste de vérification d'autoévaluation pour l'évaluation du risque

Outil d'autoévaluation de la biosécurité à l'exploitation ou à l'installation

L'objectif de l'autoévaluation est de cerner les secteurs de risque et de déterminer les mesures de biosécurité appropriées afin d'élaborer un plan de biosécurité propre à votre site.

Aux fins de cette autoévaluation, la séparation se définit comme l'utilisation de barrières physiques afin d'empêcher le contact direct entre les chevaux. La séparation est un outil de gestion servant à minimiser le risque d'introduction et de propagation de maladies. D'autres termes tels qu'isolement et quarantaine sont souvent utilisés pour désigner des fins précises de la séparation (voir « séparation » dans le glossaire pour des renseignements additionnels sur les autres termes).

Date de l'évaluation : space

Éléments d'un plan de biosécurité

1. Collecte de renseignements et de données
1a) Identification du propriétaire, de l'exploitation ou du site de rassemblement et autres coordonnées importantes. Nom :
Localisation (Physique et Système d'information géographique (SIG)) :
Personne ressource :
Contact d'urgence (nom et numéros de téléphone) :
Médecin vétérinaire :
Maréchal ferrant :
Police :
Incendie :
Ambulance :
Autre :
1b) Ressources et réseaux de communication déterminés pour la modification de votre plan de biosécurité et protocoles de formation pour les risques potentiels dans votre localité et votre région.
2. Surveillance et maintien de la santé animale et intervention face aux maladies (réfère à la Section 5.0 de la Norme)
Activités de biosécurité 2a) Tous les chevaux résidents. Est ce que vous… Oui Non Parfois Si non, nommez les mesures de biosécurité qui pourraient être mises en œuvre sur votre exploitation ou le site de rassemblement qui minimiseraient le risque ou la préoccupation.
Avez un médecin vétérinaire qui connaît bien votre exploitation ou le site de rassemblement et les pratiques de santé du troupeau?
Disposez d'un accord pour les chevaux sous les soins de personnes autres que leur propriétaire et qui prévoit une intervention immédiate en cas de maladie ou d'incidences potentielles sur le bien être?
Disposez d'un programme de santé préventif pour les chevaux résidents?
Ajustez les nouveaux chevaux au programme de santé préventif de l'exploitation ou du site de rassemblement soit :
  • avant leur arrivée ou
Ajustez les nouveaux chevaux au programme de santé préventif de l'exploitation ou du site de rassemblement soit :
  • vous les séparez à l'arrivée jusqu'à ce que des mesures soient mises en œuvre?
Surveillez et inspectez les chevaux quotidiennement afin de détecter tout signe de maladie?
Séparez les chevaux en fonction de l'âge, du statut sanitaire, de l'utilisation et du bien être social?
Avez établi (et rédigé) des protocoles d'intervention en cas de maladie et en cas d'urgence?; et
  • Disposez de personnel bien formé?
Maintenez les dossiers de santé pour les traitements des chevaux?
Obtenez un diagnostic vétérinaire pour les chevaux qui semblent être morts d'une maladie ou d'une cause inconnue?
Activités de biosécurité 2b) Gestion des chevaux malades ou en mauvaise condition. Est ce que vous… Oui Non Parfois Si non, nommez les mesures de biosécurité qui pourraient être mises en œuvre sur votre exploitation ou le site de rassemblement qui minimiseraient le risque ou la préoccupation.
Avez un boxe ou un enclos distinct pour les chevaux malades et qui empêche le contact avec les autres chevaux?
Travaillez avec les chevaux sains avant de vous occuper des individus malades?
Portez des gants à usage unique et des vêtements de protection lorsque vous manipulez des chevaux malades?
Lavez vos mains après avoir manipulé des chevaux malades?
Désinfectez vos chaussures (si des couvres bottes ne sont pas disponibles) après avoir travaillé avec des chevaux malades?
Utilisez de l'équipement désigné ou spécialisé :
  • pour le traitement des animaux malades?
Utilisez de l'équipement désigné ou spécialisé :
  • pour le nettoyage des boxes ou des enclos?
Nettoyez et désinfectez l'équipement utilisé :
  • pour les soins et les traitements des chevaux malades?
Nettoyez et désinfectez l'équipement utilisé :
  • dans la gestion des zones contaminées de l'exploitation ou du site de rassemblement?
3. Acquisition de chevaux, retour de chevaux et chevaux en visite (réfère à la Section 6.0 de la Norme)
Activités de biosécurité Est ce que vous… Oui Non Parfois Si non, nommez les mesures de biosécurité qui pourraient être mises en œuvre sur votre exploitation ou le site de rassemblement qui minimiseraient le risque ou la préoccupation.
Exigez la confirmation du statut sanitaire d'un cheval avant d'en accepter l'arrivée à l'exploitation ou au site de rassemblement? (Cela comprend un examen des dossiers de santé afin de vérifier que les statuts de vermifugation et de vaccination correspondent au troupeau résident).
Disposez d'une procédure et d'un accord écrit afin d'harmoniser le statut sanitaire des chevaux avant leur arrivée si leur état de santé ne correspond pas à celui du troupeau résident? (Par exemple, vaccinez de manière appropriée ou vous conformez au programme de vermifugation du site de rassemblement).
Disposez d'un boxe et/ou d'un enclos distincts qui empêchent le contact des chevaux résidents avec les nouveaux arrivants, les chevaux de retour et les chevaux en visite?
Ou existe-t-il d'autres protocoles qui empêchent le contact avec les chevaux résidents?
Séparez les nouveaux chevaux ou les chevaux de retour dans le troupeau résident à leur arrivée?
Exigez que l'équipement utilisé sur les chevaux en visite (harnachement, pansage, seaux d'alimentation et d'eau) soit attribué individuellement à un cheval, et nettoyé et désinfecté avant l'arrivée à votre exploitation ou au site de rassemblement?
Validez le statut sanitaire des chevaux en visite pour des activités de courte durée (non hébergés pour la nuit)?
Les garder séparer du troupeau résident en tout temps?
Permettez aux organisateurs, lorsque vous participez à des événements, de prendre des mesures pour minimiser les risques de transmission de maladies si une maladie est identifiée chez votre cheval ou le cheval d'un participant?
Nettoyez et désinfectez les remorques avant l'utilisation?
4. Gestion de l'accès (réfère à la Section 7.0 de la Norme)
Activités de biosécurité Est ce que vous… Oui Non Parfois Si non, nommez les mesures de biosécurité qui pourraient être mises en œuvre sur votre exploitation ou le site de rassemblement qui minimiseraient le risque ou la préoccupation.
Avez établi des critères devant être respectés pour autoriser l'accès à votre exploitation ou au site de rassemblement? (Cela comprend les critères liés à l'équipement, aux chevaux, aux véhicules et aux personnes).
Disposez de signalisation visible qui indique l'accès et les considérations liées à la biosécurité?
Restreignez l'accès des visiteurs et des chevaux en visite aux zones requises pour leurs activités seulement, par égard pour la biosécurité? (Par exemple, leur accès est limité aux zones nécessaires seulement).
Obligez toutes les personnes à se laver et se désinfecter les mains après un contact avec les chevaux?
Limitez l'accès à l'exploitation ou au site de rassemblement seulement aux personnes, à l'équipement, aux véhicules, aux intrants et aux chevaux qui sont jugés essentiels?
Avez des points d'accès sécurisés ou surveillés afin de favoriser la conformité avec les protocoles de biosécurité?
Avez une clôture périphérique qui entoure l'exploitation ou le site de rassemblement afin de garder les chevaux résidents en sécurité et les autres animaux à l'extérieur?
Veillez à l'entretien des clôtures et des portes afin de prévenir le mélange accidentel de vos chevaux avec ceux d'une autre exploitation?
Avez une aire de stationnement clairement définie en dehors de la zone d'accès contrôlé?
5. Gestion de l'installation (réfère à la Section 8.0 de la Norme)
Activités de biosécurité Est ce que vous… Oui Non Parfois Si non, nommez les mesures de biosécurité qui pourraient être mises en œuvre sur votre exploitation ou le site de rassemblement qui minimiseraient le risque ou la préoccupation.
Avez un registre des visiteurs disponible pour la consignation des présences sur le site?
Et :
  • Sont ils tous tenus de le signer?
Avez un emplacement (station) pour le lavage des mains avec du désinfectant pour les mains, des serviettes en papier et des affiches indiquant les procédures recommandées pour la biosécurité?
Nettoyez et désinfectez les boxes régulièrement et entre les chevaux?
Nettoyez et désinfectez fréquemment les douches selon l'utilisation?
Et :
  • Toujours après le passage d'un cheval atteint d'une maladie cutanée?
Désignez ou réservez de l'équipement pour des activités précises (par exemple, réserver des pelles pour la manipulation du fumier des chevaux sains résidents)?
Désignez ou avez de l'équipement particulier à utiliser seulement pour chaque cheval individuellement? (Si non, nettoyez et désinfectez l'équipement entre les chevaux?)
Avez en place un programme établi de lutte contre la vermine et les parasites?
Et :
  • Gérez les déplacements des animaux de compagnie et minimisez l'exposition des chevaux à la faune?
Faites analyser et traitez l'eau, si indiqué?
Nettoyez et désinfecter l'équipement de distribution d'eau régulièrement (hebdomadairement), entre différents chevaux?
Et :
  • S'il y a des soupçons ou une confirmation de la contamination du réseau d'alimentation en eau par des pathogènes?
Obtenez les aliments et la litière auprès de fournisseurs reconnus proposant des programmes vérifiables d'assurance de la qualité?
6. Sensibilisation, éducation et formation en matière de biosécurité (réfère à la Section 9.0 de la Norme)
Activités de biosécurité Est ce que vous… Oui Non Parfois Si non, nommez les mesures de biosécurité qui pourraient être mises en œuvre sur votre exploitation ou le site de rassemblement qui minimiseraient le risque ou la préoccupation.
Élaborez des procédures opérationnelles normalisées sur la biosécurité selon l'avis de votre médecin vétérinaire et sont elles propres à votre exploitation ou au site de rassemblement?
Disposez d'une personne formée et désignée pour l'examen et la mise à jour des procédures opérationnelles normalisées sur la biosécurité?
Offrez un programme de formation pour le personnel, basé sur les procédures opérationnelles normalisées de biosécurité à l'exploitation ou au site de rassemblement?
Dispensez le programme de formation à tout le personnel;
et est-il examiné et mis à jour au besoin?
Consignez et affichez toute la formation et toutes les procédures afin que le personnel puisse s'y référer facilement?
7. Emplacement, conception et aménagement d'une exploitation ou d'un site de rassemblement et rénovations d'une propriété existante (réfère à la Section 10.0 de la Norme)
Activités de biosécurité Est ce que vous… Oui Non Parfois Si non, nommez les mesures de biosécurité qui pourraient être mises en œuvre sur votre exploitation ou le site de rassemblement qui minimiseraient le risque ou la préoccupation.
Faites appel à une variété d'experts pour l'élaboration de votre conception?
Tenez compte des impacts de la géographie locale et régionale dans l'évaluation de la mise en œuvre de la biosécurité?
Prenez en compte la topographie du site de développement dans l'évaluation de la mise en œuvre de la biosécurité?
Basez (considérez) l'aménagement de la propriété sur la mise en œuvre de la biosécurité afin de faciliter la séparation et afin de gérer le flux de circulation des personnes, de l'équipement, des chevaux et des autres intrants?

Annexe 4 : Effectuer une évaluation de l'état de santé des chevaux

Photo d'un cheval sellé attaché dans l'allée d'une écurie.
Photo offerte gracieusement par Ingrid Hildebrandt, D.M.V.

Pour optimiser la santé et le bien être des chevaux, vous devriez connaître la façon d'effectuer une évaluation de base de la santé des chevaux. Connaître les valeurs normales des signes vitaux de vos chevaux ainsi que leur condition physique et leur caractère, comportement et niveau d'activité normaux est nécessaire pour déterminer ce qui constitue une anomalie et ce qui peut indiquer une maladie. Les changements subtils au niveau de la santé peuvent facilement passer inaperçus, surtout si vous n'y prêtez pas attention.

Le fait d'effectuer une évaluation de l'état de santé des chevaux ne remplace pas le besoin et les bienfaits d'un examen physique par un médecin vétérinaire. L'évaluation de l'état de santé des chevaux fournit un avertissement précoce d'un problème de santé potentiel. Les renseignements aideront votre médecin vétérinaire à déterminer la gravité du problème de santé et à établir la priorité pour s'occuper de votre cheval.

Consignez les résultats de l'évaluation de l'état de santé de votre cheval.

Effectuez l'évaluation de l'état de santé des chevaux chaque fois que vous croyez qu'il y a un changement dans l'état de santé de votre cheval. Évaluer vos chevaux quotidiennement lorsque vous participez et hebdomadairement lorsque vous êtes à votre exploitation ou votre installation.

Équipement

  • Thermomètre numérique
  • Lubrification pour le thermomètre
  • Montre qui peut afficher les secondes
  • Stéthoscope
  • Gants et fournitures pour nettoyer et désinfecter vos mains et l'équipement avant et après l'examen
Une évaluation de l'état de santé des chevaux
La façon d'effectuer une évaluation de l'état de santé des chevaux Note de tableau 25  Note de tableau 26
Les évaluations de l'état de santé comprennent l'observation de votre cheval au repos et en action, à distance et à proximité.

À distance - évaluer la posture et le comportement.

  • Est-ce que sa tête est baissée ou est-il alerte et réactif face à son environnement?
  • Est-il allongé, debout, trotte-t-il ou transfert-il son poids d'une patte à l'autre?
  • Lorsqu'il est avec d'autres chevaux, votre cheval s'isole-t-il ou interagit-il avec les autres?
  • Quel est l'état général de son corps? Note de tableau 27  Note de tableau 28
  • Y a-t-il un changement au niveau de sa démarche ou des mouvements anormaux?

Appétit et consommation d'eau

  • Votre cheval mange-t-il moins, mange-t-il plus lentement ou refuse-t-il la nourriture tout court?
  • La consommation d'eau a-t-elle diminuée ou augmentée? La consommation d'eau augmentera pendant les journées chaudes. Il peut être difficile d'évaluer la consommation d'eau si l'on utilise des abreuvoirs automatiques - utilisez une auge ou un sceau pour mesurer la consommation d'eau, au besoin.

Fumier et urine

  • Une diminution du volume de fumier et d'urine peut indiquer une diminution de la consommation et de la déshydratation ou une obstruction possible.
  • Du fumier sec (des boulettes fécales) peut être une indication de déshydratation.
  • Vous devriez consulter votre médecin vétérinaire si votre cheval fait des efforts pour uriner ou déféquer, si son urine contient du sang ou est de la couleur du café, ou s'il fait de la diarrhée.

À proximité

  • Évaluez l'état de santé de votre cheval, palpez son corps et recherchez des enflures, de la douleur et de la chaleur.
  • Examinez les sabots à la recherche de fissures, d'éclats, de douleur et pour vérifier l'ajustement des fers.
  • Remarquez vous une asymétrie? Cela peut indiquer un problème de santé.

Température

  • Une température normale pour un cheval adulte se situe entre 37 et 38,5 °C (entre 98,6 et 101,3 °F).
  • Chez les poulains et les nouveau-nés, la température normale est légèrement plus élevée : entre 37,5 et 38,9 °C (entre 99,5 et 102 °F).
  • Prenez la température rectale de votre cheval - rappelez vous de lubrifier le thermomètre.
  • La température de votre cheval peut varier légèrement en raison de la température extérieure et de l'exercice. Par contre, la température de l'animal devrait redevenir normale après l'exercice.
  • Les infections, la douleur et la déshydratation peuvent causer une élévation de la température. Les températures qui sont au dessus ou en dessous devraient faire l'objet d'un examen.

Rythme cardiaque

  • Le rythme cardiaque normal d'un cheval adulte est de 28 à 44 battements par minutes. Le rythme cardiaque normal pour un poulain ou un nouveau né est de 80 à 100 battements par minute.
  • Nous pouvons obtenir le rythme cardiaque en écoutant le cœur à l'aide d'un stéthoscope. Placez le stéthoscope sur la poitrine, derrière le coude gauche. Comptez le nombre de battements sur une période de 15 secondes et multipliez le résultat par quatre.
  • L'exercice et l'énervement peuvent faire augmenter le rythme cardiaque. Par contre, il devrait revenir à un rythme d'environ 60 battements par minute pour un cheval adulte après de 10 à 20 minutes de repos, puis il continuera de diminuer vers un rythme normal. Nous pouvons également mesure le rythme cardiaque en comptant le pouls d'une artère. Votre médecin vétérinaire peut vous montrer l'emplacement des artères qui peuvent être utilisées.

Respiration

  • Le rythme cardiaque normal d'un cheval adulte est de 10 à 14 respirations par minute. Chez les poulains et les nouveau-nés, le rythme est de 20 à 40 respirations par minute.
  • Il est possible de mesurer la respiration en regardant l'expansion de la case thoracique, en surveillant le battement des narines ou en écoutant les sons respiratoires de la poitrine ou de la trachée à l'aide d'un stéthoscope.
  • Observez pendant 30 secondes et multipliez le nombre de respirations par deux.
  • Les températures chaudes ou humides, l'énervement, l'exercice, la douleur et l'infection peuvent augmenter le rythme respiratoire.
  • Lorsque la respiration est normale, il y a très peu de mouvements au niveau des flancs et de l'abdomen. Une respiration laborieuse indique une détresse respiratoire qui doit faire l'objet d'un examen afin d'en déterminer la cause.

Membranes des muqueuses et temps de remplissage capillaire
Examiner la bouche et soulevez les lèvres pour inspecter les membranes des muqueuses (gencives). Chez un cheval en santé, elles sont roses, brillantes et glissantes ainsi qu'humides. Des gencives sèches et collantes sont une indication de déshydratation.

  • Le temps de remplissage capillaire (TRC) est mesuré par l'application d'une légère pression à l'aide du bout de votre doigt sur les membranes des muqueuses puis en relâchant la pression. Chez un cheval en santé, la couleur devrait revenir en moins de deux secondes. Un TRC de plus de deux secondes peut indiquer un problème de santé.

Examen de la tête
Yeux : Des écoulements au niveau des yeux, un aspect trouble, de la rougeur ou de l'enflure indique un problème.
Museau : Des écoulements provenant des narines, une odeur et une diminution de la circulation d'air dans une ou les deux narines doivent faire l'objet d'un examen.
Oreilles : Les maladies des oreilles sont relativement peu communes. Par contre, des écoulements peuvent être une indication d'une infection locale. Les oreilles qui sont baissées ou qui réagissent lentement aux sons peuvent indiquer un besoin d'une évaluation de l'état de santé supplémentaire.

Sons abdominaux et intestinaux

  • À l'aide d'un stéthoscope, écoutez pendant au moins une minute à des emplacements élevés et bas sur les flancs, sur les côtés droits et gauches de l'abdomen. Chez un cheval en santé, il y aura une série régulière d'environ un à trois « sons des entrailles » ou intestinaux sur une période d'une minute.
  • Les sons normaux comprennent des gargouillis, des ruades et même des rugissements. Des bruits métalliques et des tintements peuvent indiquer une accumulation de gaz et sont une cause d'inquiétude.
  • L'absence de sons peut indiquer un problème de santé important nécessitant une consultation vétérinaire immédiate.

Annexe 5 : Dossier d'examen de santé des chevaux

Examen de santé des chevaux

Image d'un tableau d'enregistrement de l'examen sanitaire d'un cheval.
Description de la photo – : Examen de santé des chevaux

Image d'un tableau d'enregistrement de l'examen sanitaire d'un cheval. Les rangées de texte du tableau sont :

Examen de santé des chevaux

Nom du cheval, Identification du cheval

Date, Heure

Attitude et comportement généraux

Vif, alerte et réactif (VAR); Calme, alerte et réactif (CAR); Léthargique; Légèrement déprimé; Déprimé

Remarques :

La prochaine section du tableau concerne l'alimentation et l'évacuation et les énoncés des rangées posent les questions suivantes :

Appétit : Normal, Accru, Réduit, Ne mange pas

Consommation d'eau : Normale, Accrue, Réduite, Aucune

Quantité de fumier : Normale, Accrue, Réduite, Aucune

Apparence du fumier : Normale, Accrue, Réduite, Dure/sèche

Volume d'urine : Normal, Accru, Réduit, Aucun

Apparence et odeur de l'urine : Normales, Anormales, Ne sait pas

La prochaine section du tableau concerne des renseignements sur les valeurs normales des signes vitaux, comme la température, le taux de respiration et le rythme cardiaque et fournit aussi un espace pour enregistrer des renseignements :

Évaluation des signes vitaux

Valeurs normales : Entre 37 et 38.5 °C (entre 98.6 et 101.3 °F) adulte au repos; Entre 37.5 et 38.9 °C (99.5 et 102.0 °F) poulains et nouveau-nés

Entre 10 et 14 respirations par minute chez un adulte au repos; Entre 20 et 40 respirations par minute chez les poulains et les nouveau-nés

Entre 28 et 44 BPM chez un adulte au repos; Entre 80 et 100 BPM chez les poulains et les nouveau-nés

Date : Température en matinée (°C); Température en après-midi (°C); Rythme respiratoire, respirations par minute; Rythme cardiaque, Battements par minute

Couleur des gencives (membranes muqueuses) : Blanches/pâles; Roses pâles; Roses; Rouges; Mauves/Bleues

Temps de remplissage des capillaires (TRC) : Presque immédiat; De une à deux secondes; De deux à trois secondes; Plus de trois secondes

Pouls : Normal; Faible; Irrégulier; Imperceptible

Bruits du cœur : Normaux; Anormaux; Imperceptibles

Apparence de la respiration : Normale; Anormale; Ne sais pas

Apparence et structure de la tête, de la face et de la gorge : Normales; Anormales

Œil gauche - Œil droit : Normal; Rouge; Trouble; Larmoyant; Strabisme

Sons abdominaux

Côté gauche supérieur, Côté droit supérieur, Côté gauche inférieur, Côté droit inférieur : Absents/Silencieux; Moins que la normale; Normal roulement; Plus que la normale

Remarques :

Apparence et structure des membres : PG - Normal; PG — Anormal; PD - Normal; PD - Anormal; PG - Normale; PG - Anormale; PD - Normale; PD — Anormale

Pied : PG - Normal; PG — Anormal; PD - Normal; PD - Anormal; PG - Normale; PG - Anormale; PD - Normale; PD — Anormale

Remarques :

Annexe 6 : Dossier d'examen des signes vitaux

Exemple de formulaire de Dossier des signes vitaux
Description de la photo – : Dossier d'examen des signes vitaux

Exemple de formulaire de Dossier des signes vitaux

L'en-tête du formulaire est le suivant : Dossier d'examen des signes vitaux — En compétition ou dans tout lieu de rassemblement.

L'en-tête est suivi du paragraphe suivant : Surveiller la température rectale deux fois par jour. Si la température dépasse les valeurs normales, effectuez une évaluation de l'état de santé et communiquez avec votre médecin vétérinaire au besoin.

Le formulaire comporte ensuite deux champs :

  1. Nom du cheval
  2. Identification du cheval

Le reste du formulaire est un tableau utilisé afin de recueillir les renseignements suivants :

  • Sous l'en-tête « Valeurs normales » : Date
  • Sous l'en-tête « Entre 37 et 38.5 °C (entre 98.6 et 101.3 °F) adulte au repos; Entre 37.5 et 38.9 °C (99.5 et 102.0 °F) poulains et nouveau-nés » :
    • Température en matinée (°C)
    • Température en après-midi (°C)
  • Sous l'en-tête « Entre 10 et 14 respirations par minute chez un adulte au repos; Entre 20 et 40 respirations par minute chez les poulains et les nouveau-nés » :
    • Rythme respiratoire, respirations par minute
  • Sous l'en-tête « Entre 28 et 44 BPM chez un adulte au repos; Entre 80 et 100 BPM chez les poulains et les nouveau-nés » :
  • Rythme cardiaque en battements par minute (bpm)

Annexe 7 : Exemple de la déclaration du participant à un événement hippique

Renseignement sur l'événement

Nom de l'événement :

Emplacement de l'événement :

Date(s) de l'événement :

Renseignements pour la personne ressource

Nom de la personne en charge du cheval ou des chevaux à l'événement :

Adresse :

Adresse électronique :

No de téléphone à domicile :

No de téléphone cellulaire :

No d'immatriculation du camion :

No d'immatriculation de la remorque :

Chevaux prenant part à l'événement
Nom du cheval Race Identification (couleur, marques, race, identification électronique) Sexe Âge Température du cheval au repos < 38,5 °C (101,3 °F)
Adresse de la propriété (identification des lieux) d'où provient le cheval participant à l'événement :
Adresse de la propriété (identification des lieux) où ira le cheval après l'événement (si elle diffère de cette inscrite ci-dessus) :

Autres coordonnées (pour d'autres personnes associées aux chevaux)

Nom :

No de téléphone cellulaire :

Nom :

No de téléphone cellulaire :

Déclaration de l'état de santé du cheval :

Je, space, déclare que le cheval susmentionné :

  • est en bonne santé;
  • mange normalement;
  • a une température corporelle en dessous de 38,5 °C (101,3 °F);
  • ne présente pas de signes de maladies infectieuses pendant les trois (3) jours précédents son arrivée à cet événement, y compris le transport.

Signature : space Date : space

(Remplir un formulaire distinct pour les différents propriétaires.)

À l'usage des responsables de l'événement seulement :

Date et heure d'arrivée : space Initiales du responsable de l'événement : space

Date et heure de départ : space Initiales du responsable de l'événement : space

Annexe 8 : Exemple de lettre au participant

Madame, MonsieurNote de bas de page 29,

La protection de la santé et du bien-être de votre cheval et des autres chevaux à cet événement est de première importance pour la direction de l'événement. Nous mettons en place des mesures de biosécurité pour réduire le risque d'introduction et de propagation de maladies infectieuses.

Tous les chevaux entrant sur le site doivent être examinés par les responsables de l'événement ou par des représentants désignés. Ce genre d'examen vise à déterminer l'état de santé du cheval. Si, après l'examen, un responsable croit que l'état de santé d'un cheval fait courir un risque aux autres chevaux, les responsables peuvent séparer et restreindre les déplacements du cheval et des autres chevaux qui peuvent avoir été infectés ou exposés, ou, au besoin, demander à ce que le cheval quitte les lieux de l'événement.

Tous les participants doivent accepter de coopérer entièrement avec les responsables des examens et de respecter leurs décisions et leurs directives. La non-conformité entraînera l'expulsion immédiate du participant des lieux et des mesures disciplinaires par les organismes gouvernementaux.

Voici les exigences de santé équine d'entrée pour cet événement : (le responsable de l'èvènement peut en choisir une ou plus et supprimer les autres).

  1. Les chevaux qui présentent des signes cliniques évidents de maladie, comme de la fièvre, un écoulement nasal anormal, une toux fréquente uniforme, des signes neurologiques d'ataxie ou une faiblesse importante des pattes arrière ne peuvent entrer sur les lieux de l'événement.
  2. Politique d'absence de fièvre pour l'événement :
    1. a. Chaque cheval qui entre sur le site doit avoir la documentation nécessaire attestant que sa température corporelle est mesurée à space quotidiennement et qu'aucune mesure ne dépasse les 38,5 °C (101,3 °F) pour les chevaux adultes ou 38,9 °C (102,1 °F) pour les poulains au repos, ou pour les space jours précédents l'arrivée sur les lieux de l'événement.
    2. Les responsables de l'événement prendront la température corporelle de tous les chevaux au moment de leur arrivée sur les lieux de l'événement et tous les chevaux subiront une inspection périodique par les responsables de l'événement pendant ce dernier.
    3. c. Le propriétaire ou les gardiens du cheval surveilleront et consigneront dans un registre la température de leur cheval space fois par jour pendant l'événement.
  3. Politique de certificat de santé : Le propriétaire ou les gardiens d'un cheval doivent présenter aux responsables de l'événement, à l'arrivée sur les lieux de l'événement, une preuve (un certificat de santé) d'une inspection vétérinaire effectuée au cours des space dernières heures indiquant que le cheval est exempt de maladies infectieuses et contagieuses.
  4. Déclaration de participation à l'événement : (voir l'annexe 7 pour obtenir un exemple de la déclaration de participation à un événement équestre)
    1. Le propriétaire ou les gardiens d'un cheval doivent signer une déclaration de certification de la santé qui atteste que le cheval est en santé et qu'il n'a pas présenté de signes de maladie infectieuse au cours des space jours précédents en plus d'avoir eu une température corporelle en dessous de 39 °C (102 °F) au cours des space dernières heures précédant l'arrivée sur les lieux de l'événement.
    2. Le propriétaire ou les gardiens d'un cheval doivent fournir aux responsables de l'événement l'adresse des lieux où chaque cheval a séjourné immédiatement avant l'arrivée à l'événement et l'adresse des lieux prévus de destination de chaque cheval à la suite du départ des lieux de l'événement.

En plus des exigences susmentionnées, nous demandons aux participants de se conformer à ce qui suit :

  1. les chiens sont interdits sur les lieux de l'événement OU tous les chiens présents sur les lieux de l'événement doivent être tenus en laisse;
  2. placer les chevaux uniquement dans les boxes qui leur sont assignés;
  3. restreindre votre accès uniquement à la zone d'hébergement qui vous est assignée;
  4. limiter les contacts entre les chevaux;
  5. limiter les contacts d'un cheval à un humain à un cheval;
  6. ne pas partager l'équipement entre les chevaux de différents propriétaires (harnachement, sceaux d'eau, brosses et guenilles, etc.);
  7. ne pas submerger l'extrémité des tuyaux d'eau dans les seaux d'eau;
  8. ne pas permettre aux chevaux de boire directement à partir du boyau d'eau;
  9. éviter d'attacher les chevaux aux clôtures ou aux portails situés près de la zone de compétition;
  10. couvrir (entreposer) tous le fourrage et la paille pour éviter que les ravageurs, les oiseaux ou d'autres animaux y aient accès;
  11. surveiller le cheval fréquemment pour déceler des signes de maladie pendant l'événement;
  12. signaler immédiatement tout cheval malade aux responsables de l'événement;
  13. nettoyer et désinfecter minutieusement tout l'équipement avant de l'utiliser sur les lieux d'origine; et
  14. séparer et surveiller tous les chevaux au moment de leur retour sur les lieux d'origine.

En cas d'urgence ou d'un incident lié à une maladie infectieuse à l'événement, tous les participants et tous les chevaux demeureront sur place jusqu'à ce que les responsables de l'événement donnent leur autorisation de quitter les lieux. Si nous détectons une maladie infectieuse, les responsables de l'événement évalueront le risque d'exposition à la maladie de chaque cheval et ils fourniront au propriétaire ou aux gardiens des directives de surveillance des maladies. Si des mesures de restriction des mouvements sont mises en place, chaque propriétaire ou gardien de cheval est responsable des soins et de l'entretien de leur cheval respectif sur les lieux.

Nous apprécions votre conformité aux efforts de la gestion de l'événement pour maintenir la biosécurité et l'état de santé de tous les chevaux à l'événement à venir.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos sentiments distingués.

space

(Signature)

Annexe 9 : Protocole et liste de vérification pour les chevaux entrants

Liste de vérification et procédure opérationnelle normalisée du protocole pour les chevaux entrants
Exigences Remarques Point effectué
S'assurer que votre établissement ou votre installation a suffisamment de place pour héberger des chevaux supplémentaires.

Mettre en place une zone de séparation pour les chevaux entrants qui permet d'éviter le contact direct nez à nez entre les chevaux.

  • au moins 25 m des autres chevaux dans une écurie distincte;
  • un boxe temporaire dans un bâtiment différent ou à côté de l'écurie des chevaux résidents;
  • un boxe de réserve au sein de l'écurie des chevaux résidents tout en gardant les boxes adjacents vides.
Réservez de l'équipement qui sera utilisé avec les chevaux séparés;
Nettoyer et désinfecter l'équipement avant et après l'avoir utilisé avec les chevaux séparés.
Restreindre l'accès aux chevaux séparés et accrocher de la signalisation de biosécurité.

En cas d'achat de chevaux :

  • examinez l'état de santé du troupeau du vendeur et les antécédents en matière de maladies de l'installation;
  • achetez du moins grand nombre de sources possible.
S'assurer que les chevaux soient identifiables - consigner les signes distinctifs, les tatouages, la race ou la micropuce.
Demander des preuves d'un examen physique clinique vétérinaire dont les résultats sont négatifs pour les maladies infectieuses au cours des sept (space) derniers jours.
Demander et examiner les antécédents de vaccination et de vermifugation.

Obtenir une preuve que l'on a effectué des épreuves de dépistage de l'AIE dont les résultats sont négatifs au cours des derniers (space) mois.

  • Résultats négatifs pour les autres maladies (space)
  • Résultats négatifs pour les autres maladies (space)
Exigences OU Exigences Remarques Point effectué

Chevaux vaccinés avant leur arrivée au cours des derniers (space) mois contre :

  • l'encéphalomyélite équine de l'Est et de l'Ouest
  • le virus du Nil occidental
  • le tétanos
  • la gourme
  • la rage
OU

Chevaux vaccinés à leur arrivée contre :

  • l'encéphalomyélite équine de l'Est et de l'Ouest
  • le virus du Nil occidental
  • le tétanos
  • la gourme
  • la rage
Avant OU À l'arrivée

Chevaux vaccinés avant leur arrivée au cours des derniers (space) mois contre :

  • l'influenza équine (grippe)
  • la rhinopneumonie équine
  • autre (space)
  • autre (space)
OU

Chevaux vaccinés à leur arrivée contre :

  • l'influenza équine (grippe)
  • la rhinopneumonie équine
  • autre (space)
  • autre (space)
Avant OU À l'arrivée
Exigences Remarques Point effectué
Effectuer un compte d'œufs dans les fèces et vermifuger les chevaux au besoin.
Demander et examiner les dossiers médicaux.

Séparer les chevaux entrants pour :

  • une période de cinq à sept jours (état de santé connu - documentation, aucun contact récent avec des chevaux malades)
  • une période de 14 jours (chevaux provenant d'un troupeau ayant un état de santé similaire)
  • une période de 28 jours (état de santé inconnu)
Surveiller quotidiennement l'état de santé des nouveaux chevaux, y compris leur température rectale et consigner les résultats dans un dossier médical.
Si des nouveaux chevaux présentent des signes de maladie, s'assurer de changement de vêtements et de chaussures en plus de se laver les mains après être entré en contact avec le cheval. Effectuer une évaluation de l'état de santé du cheval et communiquer avec le médecin vétérinaire pour établir un diagnostic
Remarques supplémentaires :

Annexe 10 : Lignes directrices supplémentaires sur la vaccination

La vaccination est le principal moyen pour augmenter la résistance à des agents infectieux en particulier. Nous avons élaboré des vaccins sécuritaires et efficaces contre un certain nombre de maladies équines et lorsqu'ils sont utilisés de manière appropriée, ils peuvent prévenir ou minimiser la gravité et la durée d'une maladie. Discutez d'un programme de vaccination avec votre médecin vétérinaire pour le personnaliser sur les exigences et les risques particuliers de votre cheval ou de vos chevaux. En collaboration avec votre médecin vétérinaire, examinez les risques liés aux maladies, indiquez les maladies contre lesquelles ils sont vaccinés et déterminez un calendrier pour maximiser les avantages pendant les périodes où les risques sont les plus élevés.

Pour déterminer les maladies contre lesquelles vacciner, il faut se baser sur :

  • le risque des maladies. Par exemple :
    • la probabilité d'exposition (tenir compte des pratiques de nutrition et de gestion des chevaux);
    • l'emplacement géographique;
    • la fréquence des déplacements et des contacts avec des chevaux de différentes exploitations;
  • les conséquences de la maladie;
  • les réactions indésirables potentielles aux vaccins;
  • l'efficacité du vaccin et les avantages anticipés.

Des facteurs supplémentaires qui ont une incidence sur la vaccination, y compris l'âge du cheval, son état de santé, son historique de vaccination, son historique des déplacements et ses réactions précédentes aux vaccins.

Essayer d'élaborer un protocole de vaccination unique pour tous les chevaux est impossible et est contraire aux objectifs de maximisation de la résistance aux maladies. L'American Association of Equine Practitioners (AAEP) a élaboré une série de lignes directrices et de protocoles pour la vaccination. Ils catégorisent les vaccins comme étant « de base » ou « fondés sur les risques ».

Vaccins de base et fondés sur les risques
Vaccins de base Vaccins fondés sur les risques
  • « Les vaccins qui offrent une protection contre les maladies qui sont endémiques (communes) dans une région, ceux qui ont une importance potentielle au niveau de la santé publique, ceux obligatoires selon la loi, les maladies hautement infectieuses et virulentes, et celles qui comportent un risque de maladies graves.
  • Les vaccins de base ont clairement démontré leur efficacité et leur innocuité, et donc, présentent un niveau suffisamment élevé d'avantages pour les patients et un niveau suffisamment faible de risques pour justifier leur utilisation chez la majorité des patients Note de tableau 30. »
  • Il y a des différences géographiques pour les risques de maladies dans l'ensemble du Canada et les exigences de vaccination de base peuvent différer. Discutez avec votre médecin vétérinaire des vaccins de base qui sont les plus appropriés pour votre cheval.
  • Dans la majorité des régions du Canada, les vaccins suivants doivent être considérés Note de tableau 31 :
    • le tétanos (trismus)
    • la rage : lorsque vous étudiez le fait de vacciner pour la rage, il est important de garder à l'esprit que la rage est une maladie neurologie mortelle et ayant une importance au niveau de la santé publique.
    • l'encéphalomyélite équine de l'Est et de l'Ouest (maladie du sommeil)
    • le virus du Nil occidental
  • Les vaccins qui sont recommandés « après avoir effectué une analyse des risques et des avantages. L'utilisation de vaccins basés sur les risques peut varier d'une région à l'autre, d'une population à l'autre au sein d'une région ou entre des chevaux au sein d'une population donnée. » Note de tableau 32
  • Les vaccins basés sur les risques comprennent ce qui suit :
    • l'influenza équine (la grippe équine)
    • l'herpèsvirus équin (rhinopneumonie)
    • la gourme (pneumonite)
    • la fièvre équine du Potomac
    • le botulisme
    • l'artérite virale équine
    • la diarrhée à rotavirus
    • la fièvre charbonneuse

Bien que la vaccination soit un élément essentiel pour le maintien de la santé des chevaux, elle n'offre pas une garantie complète contre la présence de maladies. De nombreux facteurs ont une incidence sur les résultats à la suite d'une exposition aux maladies (voir la triade des maladies). Une bonne biosécurité, des pratiques d'élevage et de gestion sont nécessaires pour maximiser les avantages de la vaccination.

Pour qu'un vaccin soit efficace, il doit être entreposé et administré conformément aux directives de l'étiquette. Certains vaccins nécessitent l'administration de plus d'une dose en raison des intervalles particuliers pour être efficaces. Votre médecin vétérinaire est la meilleure ressource pour les recommandations en matière de vaccins propres à votre cheval.

Entreposage et manipulation des vaccins

  • lire et suivre les directives sur l'étiquette du fabricant pour l'entreposage;
  • s'assurer que les vaccins nécessitant une réfrigération sont entreposés à la température appropriée; les vaccins ne devraient pas être congelés. Éviter de les entreposer dans la porte, des bacs ou des tiroirs du réfrigérateur puisque les températures fluctuent souvent dans ces endroits;
  • surveiller la température des réfrigérateurs où sont entreposés les vaccins à l'aide d'un thermomètre numérique;
  • protéger les vaccins de l'exposition au soleil; le soleil peut détruire les composants du vaccin;
  • surveiller les dates d'expiration et faire la rotation des vaccins plus anciens afin de les utiliser avant les nouveaux produits.

Administration des vaccins

  • lire et suivre les directives sur l'étiquette du fabricant pour l'administration;
  • pour les vaccins qui nécessitent une reconstitution, le mélanger au liquide approprié (diluant), au volume et à la température appropriée;
  • ne pas mélanger les vaccins avec d'autres vaccins ou médicaments dans la même seringue ou applicateur;
  • ne reconstituer que la quantité de vaccin qui sera utilisé immédiatement; ne pas entreposer un vaccin reconstitué. Les vaccins reconstitués sont souvent instables et ne seront pas efficaces s'ils sont entreposés;
  • utiliser une aiguille et une seringue neuves pour chaque animal;
  • administrer le vaccin par la voie appropriée (par exemple, intramusculaire, sous-cutanée, intranasal) à l'aide de la technique appropriée;
  • ne pas réduire ou partager la dose de vaccin entre les animaux;
  • éliminer les aiguilles, les seringues et les contenants de vaccins utilisés de manière appropriée;
  • tenir à jour un registre de vaccination, y compris la date, le nom du vaccin, le fabricant, le numéro de série et de lot, la voie d'administration et l'emplacement de l'administration;
  • consigner toute réaction indésirable au vaccin et signaler ces dernières à votre médecin vétérinaire.

Annexe 11 : Lignes directrices supplémentaires sur les programmes de lutte antiparasitaire

L'utilisation fréquente de produits (anthelminthiques) pour lutter contre les parasites chez les chevaux a mené à une augmentation de la résistance aux médicaments et aux changements dans les populations de parasites touchant les chevaux. Alors que les strongyles de grandes tailles étaient autrefois une menace importante pour les chevaux, les strongyles de petite taille se sont répandus et représentent un plus grand risque pour les chevaux, surtout lorsque nous découvrons de lourdes chargesNote de bas de page 33.

La résistance aux anthelminthiques survient lorsque les vers ayant la génétique qui offre une résistance passent ces gènes aux générations suivantes de vers. Alors que le nombre de vers résistants aux anthelminthiques augmente, les traitements commencent à échouer.

Il est nécessaire d'avoir de nouvelles stratégies en place pour faire face aux menaces changeantes; les traitements antiparasitaires fréquents devraient être remplacés par des traitements en temps opportun ciblant des parasites particuliers à l'aide de produits efficaces.

Objectifs d'un programme de lutte antiparasitaires peut comprendre ce qui suit :

  1. Minimiser le risque de maladie parasitaire.
  2. Contrôler le rejet des œufs de parasites et le développement de larves infectieuses.
  3. Minimiser l'utilisation de médicaments, maintenir des médicaments efficaces et prévenir ou retarder le développement de la résistance aux anthelminthiques.

RéférenceNote de bas de page 34

Épreuve de la réduction du compte d'œufs dans les fèces (ERCOF)

Utilisez l'ERCOF pour déterminer si les strongyles et les vers ronds sont résistants à un certain anthelminthique. Prélevez des échantillons de fèces avant la vermifugation et dans les 14 jours suivant le traitement de vermifugation. Le pourcentage de réduction des œufs peut fournir une indication de l'absence ou de la présence d'une résistance aux médicaments. Utilisez les épreuves de réduction du compte d'œufs dans les fèces au niveau d'un troupeau et non d'un seul individu puisqu'elles peuvent être très variables lorsqu'elles sont répétées pour un seul cheval et lorsque nous les effectuons entre les chevaux. Pour des lignes directrices plus détaillées pour effectuer une ERCOF, consultez votre médecin vétérinaire et examinez les procédures de 2014 de la Ontario Veterinary Medical Association et le document American Association of Equine Practitioners Parasite Control Guidelines (2016).

Les chevaux qui pâturent ensemble peuvent présenter de grandes différences au niveau du rejet des œufs de strongyles.

  • Au sein d'un groupe de chevaux matures, le compte d'œufs de strongyle est hautement concentré chez certains chevaux;
  • de 20 à 30 % des chevaux adultes rejettent environ 80 % des œufs.
Points à considérer pour les programmes de vermifugation
Points à considérer pour les programmes de vermifugation pour les chevaux adultes : Points à considérer pour les poulains, les animaux sevrés, les sujets d'un an :
  • axez les traitements sur les strongyles de petite taille;
  • utilisez de un à deux traitements anthelminthiques pour cibler les gros strongyles, les ténias, les mouches et les nématodes Spirurida;
  • utilisez des traitements supplémentaires pour cibler les chevaux ayant une potentiel de contamination au strongyle élevé;
  • axez les traitements anthelmintiques pendant les saisons de haute transmission (habituellement le printemps et l'automne, lorsque le [refuge au pâturage] est à son plus élevé);
  • évaluez l'efficacité des vermifuges utilisés sur chaque exploitation au moins chaque trois ans à l'aide de l'épreuve de réduction du compte d'œufs dans les fèces.
  • il n'est pas recommandé de cibler les traitements (traitement sélectif) en fonction du compte d'œufs dans les fèces pour ce groupe d'âge;
  • traitez les poulains au cours de la première année de vie à l'aide d'une série de traitements anthelmintiques pour traiter les vers ronds, les strongyles et les ténias;
  • effectuez des épreuves de réduction du compte d'œufs dans les fèces annuellement pour évaluer l'efficacité des anthelmintiques contre les strongyles et les vers ronds;
  • placez les poulains récemment sevrés dans les pâturages les « plus propres » ayant les charges les plus faibles;
  • traitez les poulains d'un an et de deux ans comme étant des excréteurs « élevés ».

Points généraux à considérer :

  • S'assurer de la bonne posologie pour les chevaux et ne pas sous doser les chevaux et les poulains; utiliser les rubans ou les balances afin de déterminer le poids corporel.
  • Les strongyles de petite et grande taille ainsi que les ténias sont acquis dans le pâturage. Il est possible de contracter des nématodes et des oxyures en isolation ainsi que sur le pâturage.
  • Effectuer un compte d'œufs dans les fèces pour tous les chevaux nouvellement arrivés et vermifuger de manière appropriée avant de les envoyer au pâturage ou qu'ils partagent un boxe.
  • Concentrer les traitements médicamenteux lorsque le climat local favorise la transmission parasitaire.
  • Concevoir un programme de lutte antiparasitaire qui tient compte des pratiques de gestion de l'exploitation et de la région du pays. Considérer les éléments suivants :
    • Densité de stockage : De nombreux chevaux et de nombreux propriétaires peuvent rendre le traitement individuel de chaque cheval plus difficile et plus laborieux.
    • Des taux de stockage élevés résultant en une exposition aux parasites constamment très élevée peuvent être difficiles à gérer pour même le meilleur programme de vermifugation.
    • Le temps que les chevaux passent au pâturage : l'accès limité ou l'absence d'herbe contribue souvent à des comptes d'œufs faibles.
    • Âge des chevaux sur l'exploitation : Y a t il des poulains, des animaux sevrés, des sujets d'un an et des adultes matures? Traiter les jeunes chevaux comme étant de grands excréteurs.
    • Est ce un troupeau « ouvert » : Mettre en place un programme de biosécurité pour tous les chevaux nouvellement arrivés qui comprend un compte d'œufs dans les fèces et des vermifuges larvicides avant de les placer avec les chevaux résidents. Quelle est la capacité ou la volonté de l'exploitation de « nettoyer » l'environnement à l'aide de moyens qui ne sont pas chimiques comme la rotation de pâturages, le pâturage partagé avec d'autres espèces, le retrait du fumier et le compostage?

Annexe 12 : Nématodes gastro intestinaux importants des chevaux au Canada

Nématodes gastro intestinaux importants des chevaux Note de tableau 35
Parasite Transmission et maladie chez les chevaux
Strongyles de grande taille (Strongylus vulgaris, S. edentatus, S. equinus et Triodontophorus) Les œufs sont excrétés dans le fumier et deviennent des larves dans l'environnement. Les chevaux infectés après l'ingestion de larves sur le pâturage ou dans la litière. Les larves migrent par les artères abdominales et dans les autres organes.
Les chevaux semblent chétifs et faibles, peuvent avoir de la diarrhée, perdre du poids, avoir des coliques et des saignements.
Strongyles de petite taille (cyathostomes - nombreuses espèces). Les œufs sont excrétés dans le fumier et deviennent des larves. Les chevaux infectés après l'ingestion de larves sur le pâturage ou dans la litière.
Les larves endommagent l'intestin. Souvent, ils présentent peu de signes cliniques. Il y a perte de poids si la charge est élevée.
Nématodes de grande taille (Parascaris equorum) Les œufs sont excrétés dans le fumier. Les chevaux infectés en ingérant des œufs sur le pâturage ou dans la litière. Les larves migrent par l'abdomen jusqu'aux poumons et sont crachées, avalées et entrent dans l'intestin.
Les chevaux présentent des signes respiratoires ou intestinaux, sont chétifs, ont perdu du poids et ont des coliques.
Oxyures (Oxyuris equi) Les œufs sont ingérés par le foin ou après être entré en contact avec un autre cheval. Les œufs deviennent des vers dans le tractus intestinal. Les vers migrent à l'extérieur du rectum et les œufs se déposent près de l'anus.
Les vers causent de l'irritation de la zone, des démangeaisons et la perte des poils.
Strongles pulmonaires (Dictyocaulus arnfieldi) Ces vers sont plus courants chez l'âne et le mulet. Les œufs ou les larves sont ingérés sur le pâturage et dans la litière. Les larves migrent par l'intestin jusqu'aux ganglions lymphatiques aux poumons où ils maturent en vers adultes. Les chevaux crachent, avalent et font entrer dans leur intestin les œufs des vers adultes.
L'irritation des poumons, la toux et les difficultés respiratoires peuvent mener à la pneumonie.
Ténias (Anopolocephalus magna, Anopolocephalus perfoliata et Paranoplocephala mammillana) Les segments des vers contenant les œufs sont excrétés dans le fumier. Les œufs sont ingérés par des acariens des pâturages qui sont ingérés par les chevaux lorsqu'ils broutent. Les larves se développement dans le tractus intestinal.
Elles peuvent causer une irritation de l'estomac, une perte de poids et des coliques.
Vers de la cavité corporelle (Setaria equina) Les vers adultes présents dans l'abdomen produisent des larves qui entrent dans la circulation sanguine et peuvent être transmises aux moustiques. Les larves maturent dans les moustiques et peuvent être transmises aux chevaux lorsque les moustiques se nourrissent. Occasionnellement, les vers adultes migrent vers les poumons et, parfois, vers les yeux. La migration vers les yeux peut entraîner une importante inflammation et mener à la cécité.
Mouches (Gasterophilus intestinalus) Les mouches pondent des œufs qui collent aux poils des chevaux. Les larves se développent et sont ingérées par le cheval.
Elles entraînent une irritation de la gueule et de l'estomac.

Notes de tableau

Note de tableau 35

Bliss DH. The Control of Gastro-Intestinal Nematode Parasites in Horses with Emphasis on Reducing Environmental Contamination. « A New Control Strategy for an Old Problem. » MidAmerica Ag Research, Verona, WI (En anglais seulement)

Retour à la référence de la note de tableau 35

Annexe 13 : Séparation des chevaux malades

La séparation des chevaux malades nécessite la prévention du contact direct entre les chevaux (par exemple, des contacts nez à nez, les interactions sociales et la reproduction) et des contacts indirects avec des surfaces qui peuvent être contaminées (par exemple, le harnachement, les seaux d'eau, les mains, les vêtements, les chaussures, les murs du boxe et la litière). Il peut être difficile de trouver suffisamment d'espace pour séparer les chevaux.

Hébergement

Désigner un emplacement pour héberger et traiter les chevaux malades.

  • Choisisser un boxe dans un bâtiment distinct dont le vent ne soufle pas versl'emplacement du lieu d'hébergement des chevaux résidents. Il devrait être à au moins 25 m des autres chevaux; le plus loin sera mieux pour éviter la transmission des agents pathogènes aériens et en aérosol. Le bâtiment devrait permettre d'éviter les contacts avec d'autres chevaux, devrait être isolé de la circulation régulière sur le site et avoir sa propre [zone de pâturage].
    • Lorsque c'est impossible, étudier la possibilité de créer un boxe temporaire dans une annexe sur la propriété ou utilisez un hangar au sein d'un enclos. Une clôture temporaire et des panneaux de clôture portables peuvent aider à créer la séparation nécessaire. Restreindre l'accès à ces zones pendant qu'elles hébergent un cheval malade. Pour éviter les contacts nez à nez à la ligne de clôture entre les chevaux, il peut être nécessaire de laisser les enclos situés de chaque côté de la zone désignée vides.
    • Bien que ce ne soit pas l'idéal, il est possible de gérer les chevaux malades dans un lieu d'hébergement régulier en les plaçant dans un boxe situé au fond de l'écurie, loin des voies de circulation achalandées et séparé des autres chevaux en laissant le boxe adjacent vide. Un espace aérien partagé et la possibilité de contamination croisée par les personnes et l'équipement réduisent l'efficacité de cette méthode. Assignez de l'équipement au cheval malade en particulier. Installez des ventilateurs près du boxe pour diriger le flot d'air loin du reste de l'écurie.
  • Idéalement, les surfaces de la zone d'hébergement, y compris le plancher, devraient être non poreuses et faciles à nettoyer.
  • L'emplacement devrait offrir la possibilité de contrôler l'accès afin de restreindre l'entrée et les déplacements des personnes, des véhicules, de l'équipement et des chevaux.
  • Accrocher de la signalisation informant que l'accès à la zone est restreint et fournir les protocoles écrits d'entrée.
  • Nommer du personnel spécialisé pour prendre soin uniquement des chevaux malades ou mettez en place des protocoles pour le personnel régulier afin de minimiser le potentiel de transmission des agents pathogènes aux autres chevaux. Créez des barrières pour la transmission des agents pathogènes en prenant soin des chevaux malades après le troupeau en santé et suivez les protocoles appropriés comme le lavage des mains, le changement de vêtements et de chaussures à l'entrée et à la sortie de la zone.
  • Mettre en place une zone d'entreposage du fumier pour ces chevaux qui est séparée de la zone d'entreposage du fumier utilisée pour les chevaux en santé.
  • Les boxes et les enclos doivent être nettoyés et désinfectés après leur utilisation pour les soins et le traitement des chevaux malades.
  • Votre médecin vétérinaire ou d'autres sources d'expertise en biosécurité seront en mesure de vous conseiller sur les meilleures pratiques pour la séparation.

Matériel et équipement

  • L'équipement et le matériel spécialisés pour le traitement des chevaux malades ne doivent pas être utilisés pour les autres animaux. Cela comprend les abreuvoirs et les dispositifs d'alimentation, les seaux d'eau, les contenants à déchets, les brouettes, les fourches et les harnachements à chevaux (couvertures, licous, brides, brosses et pics à pied).
  • Identifier l'équipement qui sera utilisé dans cette zone à l'aide de peinture de couleur, de ruban ou d'un marqueur permanent.
  • Vous assurez qu'il y a des stations de nettoyage et de désinfection des mains, une station de nettoyage des bottes et des vêtements et des bottes de protection désignés.
  • Entreposer les fournitures médicales nécessaires, y compris les médicaments et les thermomètres.
Équipement, fournitures et articles divers pour la séparation des chevaux malades
Équipement Fournitures Divers
  • Abreuvoir et dispositif d'alimentation
  • Seau d'eau
  • Boyau
  • Seau pour le lavage des bottes
  • Brosse à bottes
  • Brouette
  • Fourche, pelle, balai
  • Contenant à déchet
  • Couvertures
  • Licou, bride, pince nez, brosses, pics à pied
  • Eau
  • Salopettes, combinaisons ou ensemble de vêtements couvrants supplémentaire
  • Bottes en caoutchouc ou couvre chaussures jetables
  • Gants d'examen jetables, gants de travail
  • Savon, désinfectant, désinfectant à mains
  • Serviettes en papier
  • Sacs à déchets
  • Médicaments, thermomètre
  • Marqueur permanent, ruban coloré
  • Signalisation de biosécurité
  • Registre d'entrée et des visiteurs
  • Procédures opérationnelles normalisées écrites
  • Identification du cheval, coordonnées du propriétaire et du médecin vétérinaire
  • Dossier des traitements médicaux, registre des températures
  • Lutte antiparasitaire

Annexe 14 : Désinfectants sélectionnés

Voici une courte liste de désinfectants sélectionnés adaptés au nettoyage et à la désinfection de routine des surfaces environnementales et de l'équipement.
Agent actif Exemples de produit Temps de contact Avantages Inconvénients Commentaires
Hypochlorite Eau de Javel.
Dilution 1:10-1:50 de javellisant ménager avec de l'eau propre
10 min
  • Spectre large. Efficace contre la plupart des organismes résistants (virus à enveloppe, spores de bactéries, dermatophytes).
  • Facile à se procurer.
  • Rentable
  • Corrosif pour certaines surfaces.
  • Peu stable lorsqu'il est exposé à la lumière.
  • Faible activité en présence de débris organiques (par exemple, terre et fumier).
  • Peut décolorer les tissus de couleurs.
  • Bon pour diverses surfaces environnementales.
  • L'efficacité décroît lorsque le pH augmente, la température baisse, présence d'ammoniac et d'azote.
  • Réserver la forte concentration (1:10) aux circonstances particulières avec des micro-organismes résistants.
  • 1:32-1:50 plus souvent utilisée.
  • Ne jamais mélanger avec d'autres produits chimiques, puisque cela peut générer des vapeurs néfastes.
  • Changer les solutions diluées tous les jours.
  • Ne pas entreposer dans des contenants transparents.
Peroxymonosulfate de potassium [Virkon Trifectant] 10 min
  • Spectre large, agit contre les virus à enveloppe et les spores de bactéries.
  • Actif en présence de débris organiques modérés.
  • Corrosif, surtout avec les surfaces métalliques.
  • Désinfectant de routine communément utilisé.
  • Il faut faire preuve de prudence en manipulant des produits concentrés.
  • Envisager de rincer les surfaces de métal et de béton après le temps de contact requis.
Peroxyde d'hydrogène accéléré Accel
Peroxigard
De 5 à 10 minutes
  • Spectre large, agit contre les virus à enveloppe, les spores de bactéries et la dermatomycose.
  • Bonne activité dans les débris organiques modérés.
  • Faible toxicité.
  • Biodégradable.
  • Ne semble pas corrosif.
  • Plus coûteux que les autres options.
  • Excellent choix pour la désinfection environnementale.
Ammoniums quaternaires Divers De 10 à 30 minutes
  • Faible coût.
  • Faible toxicité.
  • Stable dans les conditions d'entreposage.
  • Efficaces contre les bactéries gram-négatives et de nombreuses bactéries gram-positives, ainsi que les virus à enveloppe.
  • Effet limité sur les virus sans enveloppe, les spores de bactéries, les nématodes.
  • Inhibés par les débris organiques.
  • Désinfectant environnemental courant, mais dont le spectre peut être moins qu'optimal dans certaines situations.
Composés phénoliques Divers 10 min
  • Bonne activité dans les débris organiques.
  • Activité limitée contre les virus sans enveloppe et les spores de bactéries.
  • Peuvent irriter la peau et les membranes muqueuses.
    Potentiellement toxiques pour d'autres espèces (p. ex., chats, porcs)
  • Non recommandés en raison de leur toxicité, de leur spectre et du manque d'avantages considérables par rapport à d'autres options meilleures. Potentiellement toxiques.
Alcool, polyvidone iodée, chlorhexidine, acides
  • Non recommandés en raison de leur activité dans l'environnement ou de leur spectre.

Sélection et utilisation des produits

Les désinfectants sont réglementés par Santé Canada du point de vue de l'innocuité, de l'efficacité et de la qualité lorsqu'ils sont utilisés conformément au mode d'emploi sur l'étiquette. Toutefois, l'efficacité est déterminée dans des conditions de laboratoire contrôlées et si les désinfectants sont utilisés dans un environnement agricole, ils doivent l'être conformément aux recommandations du fabricant et il faut porter attention à la charge organique accrue et aux conditions environnementales. Les désinfectants ne sont principalement efficaces que s'ils sont appliqués sur des surfaces propres et sèches, et leur efficacité est influencée par divers facteurs tels que la température, le pH de l'eau, la présence d'autres produits chimiques, la concentration et le temps de contact.

Alors que les températures descendent en dessous de 10 °C, de nombreux désinfectants chimiques nécessitent un temps de contact requis et une concentration plus élevée pour obtenir une désinfection efficace. Les composés d'ammonium quaternaire sont plus touchés par la baisse des températures que le peroxyde d'hydrogène, l'eau de javel et le peroxymonosulfate de potassium. Alors que les températures approchent le point de congélation, la désinfection devient difficile; les remorques, l'équipement et les autres articles devraient être nettoyés et désinfectés dans un bâtiment chauffé.

Annexe 15 : Procédures de nettoyage et de désinfection

Le processus en cinq étapes pour le nettoyage et la désinfection

Le nettoyage et la désinfection sont deux processus différents. Le nettoyage renvoie au retrait physique des matières organiques pour permettre l'exposition de la surface de l'objet (par exemple, l'équipement ou le boxe) à un désinfectant. La procédure de nettoyage est composée d'un processus de nettoyage à sec et d'un nettoyage à l'eau. Le nettoyage à sec permet le retrait de la majorité des débris organiques (fumier, litière, débris et terre) alors que le nettoyage à l'eau aide à retirer les résidus et les biofilms des surfaces à l'aide d'eau chaude et de détergents.

La désinfection renvoie à l'application d'un désinfectant (souvent un produit chimique) pour nettoyer une surface afin de détruire la majorité des agents pathogènes restants. Aucun désinfectant en particulier n'est adéquat pour toutes les situations. Les protocoles de désinfection utilisés quotidiennement différeront de ceux utilisés pour contrôler une éclosion de maladie infectieuse. Par contre, les deux protocoles de désinfection nécessitent un nettoyage et un lavage minutieux avant l'application d'un désinfectant.

Le processus complet de nettoyage et de désinfection comprend cinq étapes effectuées dans l'ordre suivant :

  1. Nettoyage à sec
  2. Nettoyage à l'eau
  3. Séchage
  4. Désinfection
  5. Séchage

Étape 1 : Nettoyage à sec

Commencez en emmenant tous les chevaux et les autres animaux hors des zones à nettoyer. Retirez tous les déchets, le matériel et l'équipement; retirez les seaux et les mangeoires et les abreuvoirs, les filets à foin, les licous et les guides, l'équipement de toilettage et tout autre objet qui se trouve dans la zone à nettoyer.

En commençant par le haut de la surface à nettoyage et en descendant, frottez, frappez, brossez ou essuyez l'accumulation de débris organiques. Allez des zones les plus propres aux plus sales afin de minimiser la contamination inutile des surfaces. Récupérez et éliminez les débris organiques sur le tas de fumier. En faisant un nettoyage à sec minutieux, le nettoyage à l'eau sera plus facile.

Étape 2 : Nettoyage à l'eau

À l'aide d'un jet à basse pression (pour réduire la propagation des agents pathogènes), mouillez les surfaces au moyen d'une solution d'eau tiède et d'un détergent ou d'un dégraissant. Le détergent ou le dégraissant aide à retirer la terre, les huiles et les pellicules biologiques (colonies de microbes protégés par une substance visqueuse ou muqueuse). Le retrait des pellicules biologiques est essentiel pour l'élimination des organismes qui peuvent potentiellement provoquer des maladies.

Commencez en appliquant la solution sur les zones les plus fortement contaminées, puis appliquez la à partir du haut en allant vers le bas. Après avoir permis à la solution de saturer entièrement les débris organiques, continuez de nettoyer à l'aide d'un jet à basse pression et d'eau tiède : frottez les surfaces à l'aide de brosses et de grattoirs au besoin. Lorsque les surfaces sont visiblement propres, rincez les minutieusement à l'aide d'eau tiède pour retirer toute trace de détergent ou de pellicule biologique restante. Utilisez une raclette pour retirer l'eau de la surface des planchers afin de faciliter le séchage.

Étape 3 : Séchage

Laissez les surfaces sécher complètement. Cette opération aide à détruire les agents pathogènes et à minimiser la dilution du désinfectant. Utilisez des ventilateurs ou des appareils de chauffage pour accélérer le processus de séchage.

Étape 4 : Désinfection

Sélectionnez le désinfectant approprié et préparez le conformément aux directives de l'étiquette. Protégez vous en portant les vêtements et l'équipement de protection individuelle appropriés (par exemple, des gants, des verres de sécurité, des bottes et une combinaison). Appliquez le désinfectant sur les surfaces propres et sèches jusqu'à ce qu'il s'écoule du haut vers le bas. Réappliquez le désinfectant au besoin afin de vous assurer que les surfaces demeurent mouillées pendant la durée de contact prescrite par le fabricant. En général, il s'agit au moins de dix minutes. Rincez les surfaces si le fabricant l'exige. Rincez toujours les mangeoires de nourriture et d'eau avant de les remplir à nouveau.

Étape 5 : Séchage

Laissez toutes les surfaces sécher complètement avant de les utiliser. Utilisez des ventilateurs ou des appareils de chauffage pour accélérer le processus de séchage.

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