Étude microbiologique de référence nationale sur le poulet à griller
Décembre 2012 à décembre 2013

Analyse de laboratoire

Préparation des échantillons

Les carcasses entières et les parties de carcasses prélevées à l'abattoir et au magasin de détail étaient retirées de façon aseptique de leurs emballages ou de leurs sacs d'échantillonnage au laboratoire tiers et préparées par la suite en vue d'une procédure de rinçage. Toutes les carcasses entières étaient rincées tant à l'intérieur qu'à l'extérieure avec 400 ml d'eau peptonée tamponée (EPT) dans un mouvement de va-et-vient pendant 1 min (ACIA, 2010). En ce qui concerne les échantillons de parties de poulet, on ajoutait de l'EPT afin d'obtenir une viande finale dont le ratio d'EPT était de 4,5 g par ml, et le sac était pétris manuellement pendant 2 min (FSIS, 2010a). Le contenu de chaque cæcum individuel d'un échantillon de 20 cæcums était prélevé de façon aseptique afin de prévenir toute contamination croisée de la surface externe des cæcums, et regroupé afin de former un échantillon composite. La composition des contenus caecaux était en suspension dans un ratio de 1:4 (p/p) avec de l'EPT et mélangé pendant 2 min. Tous les échantillons préparés étaient réfrigérés en attente de l'analyse.

Méthodes d'analyse

Tous les échantillons devaient subir des tests de dépistage de Salmonella selon le système de réaction en chaîne de la polymérase (RCP) BAX® au moyen de la méthode MLG 4C.03 (FSIS, 2011a). Selon le type d'échantillon, les échantillons présumés positifs étaient soit confirmés par la méthode de culture MLG 4.05 (FSIS, 2011b), soit dénombrés à l'aide d'une combinaison de la méthode MLG 4.05 et de la procédure de nombre plus probable (NPP) à trois tubes comme le décrit l'annexe 2.03 du MLG (FSIS, 2008). Tous les tubes de NPP ont été cultivés et confirmés pour les espèces de Salmonella selon le MLG 4.05. Pour les échantillons cæcaux, la concentration de Salmonella était déterminée pour un nombre limité d'échantillons positifs établis à un maximum de 36 échantillons par mois. Comme la concentration de Salmonella dans les échantillons caecaux était supérieure à la valeur maximale de NPP d'une grande proportion d'échantillons caecaux, on a augmenté le nombre de dilutions de trois à cinq au cours de l'étude.

Tous les échantillons étaient également analysés au moyen de la méthode de dénombrement en plaque de gélose directe MLG 41.01 (FSIS, 2010b) afin de détecter et de dénombrer Campylobacter conformément aux modifications suivantes. Pour les échantillons cæcaux, les volumes de 0,1 ml de 10-4 à 10-6 dilutions de contenus caecaux étaient déposés sur des plaques Campy-Cefex en duplicat. Les faibles dilutions de contenus caecaux (10-1 et 10-3) n'étaient pas déposées sur des plaques en raison de la prolifération observée sur ces plaques lors de la phase pilote de l'étude qui n'étaient pas dénombrables. En ce qui concerne les liquides résiduels, des volumes de 0,1 ml d'échantillon non dilué et des dilutions de 10-1 à 10-4 ont été déposés sur des plaques Campy-Cefex en duplicat. Indépendamment du type d'échantillon, cinq colonies, proportionnelles à tous les types de colonies observés sur une ou plusieurs plaques, ont été prélevées et confirmées positives au test de dépistage de l'espèce Campylobacter. On a examiné la morphologie caractéristique et la motilité de chaque colonie sous microscope à contraste de phase. Tous les isolats présumés positifs ont été regroupés et confirmés par un test d'agglutination au latex spécifique aux espèces de C. jejuni, de C. coli et de C. lari. On a réalisé un dénombrement de Campylobacter pour chaque groupe confirmé dans lequel trois colonies pour chaque type de colonie étaient spécifiées de façon individuelle au moyen d'une méthode RCP multiplex spécifique à C. jejuni et à C. coli (Santé Canada, 2011). Toutes les colonies appartenant aux types de colonies confirmées ont été dénombrées sur les plaques avec dilution appropriées. Ainsi, les dénombrements de Campylobacter signalés par la présente représentent le compte total de C. jejuni et de C. coli. Outre l'ensemencement direct, toutes les carcasses et les pièces de carcasses ont été analysées au moyen d'une méthode qualitative ou de culture de bouillons d'enrichissement comme le décrit la MLG 41.01.

La détection et le dénombrement d'E. coli générique n'ont été réalisés que sur les liquides de rinçage de carcasses entières et de parties de carcasses prélevées dans des abattoirs au moyen de la méthode MFHPB-34 (Santé Canada, 2001), mais avec l'utilisation de 1 ml d'échantillon non dilué et de quatre dilutions sérielles (10-1 à 10-4) préparées avec de l'EPT (Curiale, 1991).

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